Le Robin des bois ultra-violent qui va vous étonner — Transcript
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- 0:00Si vous avez aimé Logan, vous êtes
- 0:01peut-être intéressé par on l'appelait
- 0:03Robin des Bois ou ce brave You Jackman
- 0:05ne joue pas un vieux Wolverine mais un
- 0:07vieux bah Robin des Bois. Alors je le
- 0:09dis clairement, c'est pas pareil mais ça
- 0:11veut pas dire que c'est pas bien.
- 0:18Je suis le hors la loi. Robin des Bois.
- 0:21Vous attendiez peut-être aussi le film
- 0:23grâce à son réalisateur he Michel
- 0:25Sarnownki. Je sais que c'est mon cas en
- 0:27tout cas car j'avais comme beaucoup été
- 0:28très impressionné par son premier film
- 0:30Pig ou plutôt j'avais surtout été
- 0:32surpris parce que Pig n'est pas parfait
- 0:34loin de là mais il est surprenant si
- 0:37vous ne connaissez pas c'est un tout
- 0:38petit film indé qui met en scène Nicolas
- 0:41Cage en chercheur de truffer
- 0:43son cochon truffier qui coûte quand même
- 0:45une blinde. Il était hermite mais il
- 0:47part en ville pour le récupérer en se
- 0:49servant des skills qu'il a accumulé dans
- 0:50son mystérieux passé. Dit comme ça, ça
- 0:53ressemble un peu à une série B un peu
- 0:54naze. Un sous sous John Wick avec des
- 0:57cochons. Mais en fait bah pas du tout.
- 0:59Sarnovski s'amuse justement à détourner
- 1:01les codes d'un certain cinéma pour
- 1:02transformer son histoire en joli fable
- 1:04sur l'authenticité et sur la
- 1:06sophistication. C'était hyper bien foutu
- 1:09alors que l'évolution du scénario est
- 1:10quand même franchement audacieuse et
- 1:12c'était vraiment précis dans sa
- 1:13description d'un petit monde urbain qui
- 1:15se targue de vouloir revenir à
- 1:16l'essentiel sans même vraiment savoir ce
- 1:18que ça veut dire. Nicolas Cesch qui
- 1:20s'est énormément investi dans le rôle a
- 1:21dit plusieurs fois par la suite que
- 1:23c'était son meilleur et d'ailleurs il
- 1:24lui doit en partie son retour dans une
- 1:26grosse production. Et vous savez dans
- 1:27l'industrie, il y a une règle tacite
- 1:29mais qui est respectée [musique] par
- 1:30tous les grands artistes. Nicolas Cage a
- 1:32toujours raison. Si je vous dis Sandra
- 1:34Block et Nicole Kinman, vous me répondez
- 1:37les Ensorceleuses. Ce film de 1998 où
- 1:39les deux actrices incarnent des
- 1:41sorcières modernes confronté au regard
- 1:43des autres mais aussi à un crime à
- 1:44dissimuler. Et bien à la base, c'est
- 1:46basé sur un roman d'Alice Hoffman que
- 1:48notre partenaire Verseau spécialisé dans
- 1:50la littérature de genre réédite ce 3
- 1:52juillet avec une nouvelle traduction par
- 1:54Fabien le roi. Et ça tombe bien puisque
- 1:56Verseau va également sortir en septembre
- 1:58la suite le grimoir des ensorceleuses
- 2:00pour coller à la sortie au cinéma des
- 2:02ensorceleuses de la vie est bien faite.
- 2:04Si vous ne connaissez pas lesorceleuses,
- 2:06ça suit l'histoire de Sally et Gillian,
- 2:08deux orphelines élevées par leur tente
- 2:10sorcière. En grandissant, Sally devient
- 2:13une mère de famille parfaite en quête de
- 2:15normalité tandis que Gillian fuit son
- 2:17passé en vogant aux quatre coins des
- 2:18États-Unis et en couchant avec les pires
- 2:20mecs de la planète. Un drame va les
- 2:22réunir mais aussi réveiller tout un non
- 2:24dit familial qui se répand aussi sur les
- 2:26filles de S. Alors à ma grande surprise,
- 2:29le film Lesorceleuses n'adapte en fait
- 2:31qu'une grosse moitié de l'intrigue du
- 2:33roman, ce qui est vraiment dommage parce
- 2:35qu'il passe à côté de son vrai cœur
- 2:36émotionnel. Pour Alice Hoffman, il est
- 2:38évidemment question du regard qu'on
- 2:40porte sur les femmes, qu'elles soient
- 2:41séduisante, entreprenante,
- 2:43indépendantes, voire les trois à la
- 2:44fois. Et au fond, les traditions
- 2:46misogyines continuent de faire leur
- 2:47trous au fil des siècles. Au-delà de
- 2:49l'influence que ça a sur Sally et
- 2:51Jilian, ça concerne aussi les enfants de
- 2:53S, Kylie et Antonia, qui deviennent de
- 2:56très beaux personnages d'adolescente,
- 2:58perturbés par leurs hormones et leurs
- 2:59trop plein d'émotions. Et c'est
- 3:00peut-être cette sensibilité féminine
- 3:02indéfinissable qu'on a beaucoup raccordé
- 3:05à la sorcellerie. Et au fond, les
- 3:06ensorceleuses, c'est avant tout ça, un
- 3:08livre sur la manière dont les symboles
- 3:10de la sorcellerie, qu'on y [musique]
- 3:11croit ou pas, encapsulent notre laisser
- 3:14aller à des pulsions romantiques et
- 3:16sexuelles pas forcément très saines.
- 3:17Sali et Jilian sont craintes et désiré
- 3:20parce qu'elles mettent les autres
- 3:21personnages face à ce miroir déformant.
- 3:23Et honnêtement, en plus de très bien
- 3:25décrire la psychée de ces gens qui
- 3:27gravitent autour de son récit, les
- 3:29ensorceleuses m'a étonné par ce côté
- 3:31bien plus méchant que le livre a par
- 3:33rapport au film qu'il a inspiré. J'ai
- 3:35pris beaucoup de plaisir à la lecture de
- 3:36ce qui est en fait une fresque familiale
- 3:39vraiment touchante, notamment sur le
- 3:41poids de la mort et les traumatismes
- 3:43qu'on refile à ses enfants. Donc
- 3:44n'hésitez pas à vous jeter dessus, c'est
- 3:45disponible à partir de ce 3 juillet aux
- 3:47éditions Verseau. Il est très ironique
- 3:50que ce premier film parle d'authenticité
- 3:52et de gens qui au contraire ont beaucoup
- 3:53trop de fric carnki a enchaîné avec un
- 3:56pur film de licence à savoir le paouf
- 3:59traigner donc aux antipotes de Pig sans
- 4:01un bruit jour 1. Et il est encore plus
- 4:03ironique que ce préquel soit aussi
- 4:05impersonnel, si bien qu'on se demandait
- 4:07si le réalisateur n'avait pas déjà
- 4:09rejoint la longue longue liste des
- 4:11artistes qui font un bon film
- 4:12indépendant et qui se font immédiatement
- 4:14coopt par Hollywood et qui y restent
- 4:16prisonniers gâchant leurs talents sur
- 4:17les adaptations de comic books produit
- 4:19en masse. On l'appelait Robin des Bois
- 4:21qu'on préférera peut-être appeler par
- 4:22son titre original beaucoup plus grave
- 4:24The Death of Robin Hood pouvait donc
- 4:26trancher.
- 4:28D'un côté, c'est peut-être la preuve
- 4:30qu'il était gobé par Hollywood car Robin
- 4:32des Bois est carrément un personnage de
- 4:33licence. Les majors ont déjà largement
- 4:35rentabilisé son myth, que ce soit avec
- 4:37Herold Flynn, chez Disney, chez Rid
- 4:39Scott ou avec Kevin, la méga classe
- 4:41Costner. Bon, ça marche pas à tous les
- 4:43coups, hein.
- 4:46Et oui, ce film existe. Souvenez-vous.
- 4:48D'ailleurs, si voler au riches pour
- 4:49donner aux pauvres est un crédau qui
- 4:50vous parle, sachez que vous pouvez voler
- 4:52aux riches de Google pour donner aux
- 4:54pauvres de nous. Oui. OK. Bon, on n'est
- 4:57pas des pauvres évidemment, c'est de
- 4:58plus en plus difficile de les
- 4:59transitions pour cette partie, mais le
- 5:00site a désormais besoin des abonnements
- 5:02de nos lecteurs pour pouvoir proposer
- 5:03autre chose que les articles de trois
- 5:05lignes sur l'ascendant astrologique de
- 5:07Tom Cruise. Pour nous aider, si vous le
- 5:09pouvez bien sûr, il y a un lien dans la
- 5:11description et en plus ça donne accès à
- 5:13des articles en plus sur plein de sujets
- 5:15cinéphil, n'hésitez pas. Concernant The
- 5:17Death of Robin Hood, l'engagement de la
- 5:19vedette Yuk Jackman dans un rôle aussi
- 5:20iconique fait aussi forcément penser à
- 5:23Logan évidemment et le budget est en
- 5:24plus probablement bien plus coçu que les
- 5:263 millions de pigs. Donc on pouvait se
- 5:28demander si c'était pas un autre film de
- 5:30franchise déguisée. Mais d'un autre
- 5:32côté, il a vraiment la gueule d'un film
- 5:34indé et il faut reconnaître que le pitch
- 5:35et ne serait-ce que le titre promettait
- 5:37une approche un peu plus maligne que pif
- 5:39paf pouf Robin défonce des méchants. Et
- 5:41bien j'ai la joie de vous dire que c'est
- 5:42la réponse B. Dans ce film, Sarnovski
- 5:45imagine un Robin des Bois certes
- 5:46vieillissant, mais surtout aux antipodes
- 5:48du héros romanesque incarné par Erol
- 5:50Flo, Kevin Kostner. La thèse est
- 5:51annoncée dès la séquence d'introduction.
- 5:53Le myth de Robin des Bois est faux. Le
- 5:56vrai Robin des Bois est juste un
- 5:57criminel qui n'a jamais fait la
- 5:59distinction entre les riches et les
- 6:00pauvres et qui surtout a massacré
- 6:02hommes, femmes et enfants toute sa vie
- 6:04sans vraiment leur demander le montant
- 6:05de leur compte épargne. Et on est très
- 6:07loin de la rédemption hollywoodienne.
- 6:09Robin est vraiment un monstre ultra
- 6:11violent. Il le sait et il l'assume et il
- 6:13le montre aussi d'ailleurs. De là vient,
- 6:15je trouve, l'une des plus belles idées
- 6:16du longmétrage, à savoir que son
- 6:18principal problème, c'est qu'il est
- 6:19harcelé par les gens qui veulent se
- 6:21venger des innombrables exactions qu'il
- 6:23a commises dans sa vie. Ce Robin n'est
- 6:24pas un héros de franchise et il est
- 6:26victime de sa propre franchise, de celle
- 6:28qui a été construite par la culture
- 6:29populaire dans son dos et de celle qui
- 6:31l'a créé lui-même en euh butant la
- 6:33moitié de la population anglaise. Même
- 6:34discours avec petits gens joué par Bills
- 6:36Casgard et qui est moins un chef sage et
- 6:38malin qu'un psychopathe pathétique qui
- 6:40baigne dans le sang depuis son plus
- 6:41jeune âge traumatisé par un Robin qui
- 6:43n'hésitait pas à enrôler des gosses.
- 6:45C'est d'ailleurs lorsqu'il retrouve
- 6:46Robin qui vit désormais en ermite que
- 6:48Petits Jean lancent les enjeux du film.
- 6:50Il a besoin de lui pour effectuer une
- 6:51base besogne et trucider quelques
- 6:53marrants supplémentaires. Mais
- 6:54clairement le Robin, il est fatigué
- 6:57hein. Il ne faut donc pas s'attendre à
- 6:59un blockbuster d'action. Et d'ailleurs,
- 7:00les débuts de la promotion ont peut-être
- 7:02un petit peu induit le public en erreur.
- 7:04Lorsque les premières images sont
- 7:05sorties, Sardorski avait beaucoup parlé
- 7:07de comment il mettait en scène les
- 7:08combats, c'est-à-dire non pas comme des
- 7:10mano à mano super chorégraphiés, mais
- 7:12comme des luttes à mort sales, gor et
- 7:14désespéré. Et c'est totalement le cas
- 7:17dans la première partie du film qui
- 7:19comporte effectivement une séquence de
- 7:20baston particulièrement brutale et
- 7:22éprouvante. La bagarre
- 7:23mais la structure du film est clairement
- 7:25construite en deux parties. La deuxième
- 7:27partie débute après approximativement
- 7:29un/ers de la durée et elle est pas du
- 7:31tout mais alors pas du tout riche en
- 7:33bagarre. Bien au contraire, elle
- 7:34organise la rencontre avec un personnage
- 7:35mystérieux joué par Judy Comer et elle
- 7:37offre au personnage une forme
- 7:39d'apaisement. Et bien sûr, c'est le
- 7:40passage de cette première partie à la
- 7:42seconde qui constitue le cœur du
- 7:44longmétrage. À partir de là, il se lance
- 7:45dans un numéro d'équilibriste qui est un
- 7:47peu dangereux puisque'encore une fois,
- 7:48cette histoire ressemble beaucoup à une
- 7:50histoire de rédemption hein, à savoir
- 7:51vraiment l'obsession du cinéma
- 7:52américain. Or, on attendait de Sarnovski
- 7:54après qu'il ait su retourner un petit
- 7:56peu les codes classiques du cinéma
- 7:57américain dans Pig, qu'il aille plus
- 7:59loin que ça, qu'il raconte autre chose.
- 8:01Je pense que la mission est globalement
- 8:03accomplie, même s'il est ici beaucoup
- 8:05moins audacieux que dans Pig. Il
- 8:06n'échappe pas à quelques poncifs sur le
- 8:08plan technique avec par exemple un
- 8:09changement de format d'image pour
- 8:11représenter le changement de section du
- 8:12film hein comme si ce nouveau décor
- 8:13n'était pas suffisant pour vraiment
- 8:15exprimer le basculement de l'intrigue.
- 8:17Sur le plan des personnages aussi hein,
- 8:18Carilan Gamin bien sûr qui va
- 8:20représenter une forme d'humanité et
- 8:22d'espoir pour le futur. Mais surtout il
- 8:24y a le fameux personnage de Jodi Comer
- 8:25qui devient vraiment intéressant vers la
- 8:27fin mais qui l'orgne un peu au milieu
- 8:29sur une figure féminine quasi angélique
- 8:31très lisse et parfois un poil
- 8:33caricatural. quelques détails qui me
- 8:35font personnellement préférer P donc,
- 8:37mais qui ne m'empêchent pas d'apprécier
- 8:38ce numéro d'équilibriste, parfois plutôt
- 8:41touchant car encore une fois, le film
- 8:42fonctionne vraiment bien quand il met en
- 8:43scène non pas la rédemption mais son
- 8:45impossibilité justement. Il raconte un
- 8:47mal si profond qu'on ne peut pas le
- 8:49pardonner. Déjà parce que le niveau de
- 8:51violence défie toute sensibilité humaine
- 8:53et aussi parce que le passé de Robain a
- 8:55pourri une société tout entière quand on
- 8:56y pense. En créant des cycles de
- 8:58vengeance un peu partout, il a lui-même
- 9:00créé le monde ultra viiolent qu'il
- 9:01érigeait autrefois en excuse pour tuer
- 9:03encore plus. Pire encore, en créant
- 9:05simultanément un mythe déformant
- 9:07complètement ses exploits, il a occulté
- 9:09voire légitimer cette violence. Bref, le
- 9:11film a le bon goût de ne pas nous
- 9:12infliger un éème euh oui, c'est un
- 9:14connard mais bon enfant, il est devenu
- 9:15gentil donc c'est OK. D'ailleurs,
- 9:17soulignons que c'est pas un rôle facile
- 9:19pour You Jackman. qui a donc la lourde
- 9:21tâche d'être à la hauteur de la cruauté
- 9:22du personnage tout en suscitant assez
- 9:24d'empathie pour qu'on accepte de le
- 9:25suivre et franchement il s'en sort
- 9:27franchement très très bien ce qui n'est
- 9:28pas très surprenant hein parce que bon
- 9:29il est quand même taillé pour le rôle.
- 9:30La question posée par le film une fois
- 9:32qu'il est en convalescence, donc dans la
- 9:33deuxième partie au côté de Jod Chummer,
- 9:35c'est donc pas comment atteindre une
- 9:37forme de rédemption, mais que faire
- 9:39vraiment quand on est une pourriture et
- 9:42quand on rencontre ? La réponse n'est
- 9:44pas très agréable à entendre et elle
- 9:45risque de decevoir beaucoup de personnes
- 9:47qui lui reprocheront son rythme très
- 9:49doux et une certaine absence de
- 9:51résolution, on va dire, dans les
- 9:52conflits entre personnages. Mais
- 9:53personnellement, je salue Sarnovski
- 9:55d'avoir pris le sujet à bras le corps
- 9:57plutôt que de se vruter dans la facilité
- 9:59et je trouve que ça ne rend cette
- 10:00histoire que plus touchante. Robin est
- 10:02extrêmement vulnérable puisqu'il réalise
- 10:04bien qu'il n'a même pas le moyen de
- 10:06racheter ses méfetés. Paradoxalement, il
- 10:07apparaît ainsi plus humain que ces
- 10:09anti-héros à qui on pardonne tout après
- 10:10une bonne action. Et ça fonctionne
- 10:12jusqu'à une fin qui a peut-être de gros
- 10:14sabots, OK, mais que je trouve plutôt
- 10:16belle perso. Et puis bien sûr, c'est
- 10:18l'occasion pour le réalisateur de
- 10:19s'attarder sur un autre sujet qui était
- 10:20en creux dans Pig, hein, celui du mythe,
- 10:22voire de la religion, hein, car le
- 10:24parallèle est clairement fait. On aurait
- 10:25pu s'attendre à ce que Robin finisse par
- 10:27essayer de rattraper ses propres mythes
- 10:28et cetera, mais le film est au contraire
- 10:30assez dur avec les histoires qu'on se
- 10:32raconte au coin du feu, notamment avec
- 10:33un tournant dans le récit qui interroge
- 10:35vraiment sur ce qu'il faut révéler, sur
- 10:37ses mythes ou pas. En ça, Sarnowski
- 10:39affiche un discours qui est assez
- 10:40différent. un des grands cignastes
- 10:41hollywoodiens dont on parle souvent sur
- 10:43cette chaîne et qui passe en général
- 10:45leur film à louer la puissance des
- 10:47comptes ancestraux et des histoires tous
- 10:49marqués par la popularité de ce cher
- 10:51Joseph Campbell et de son livre Le héros
- 10:52au mil visage. Sarnovski est beaucoup
- 10:54plus mesuré et largement plus
- 10:56pessimiste. He ici il met scène le mythe
- 10:57de Robin des Bois avec une certaine
- 10:59ambiguïté. Cette légende est un mensonge
- 11:01qui peut apporter de l'espoir OK mais à
- 11:03condition d'assumer une forme de réalité
- 11:04crue où s'épanouit avant tout la
- 11:06violence et la guerre de tous contre
- 11:08tous. Malgré nos peurs, le cinéaste est
- 11:10donc bien en train de creuser son propre
- 11:12sillon. Un sillon sombre mais un sillon
- 11:14jamais cynique. Et ça, mine de rien, et
- 11:16ben c'est plutôt fort. Donc merci.
- 11:19Alors, on va juste prier que Hollywood
- 11:20ne lui envoie pas un méga chèque par la
- 11:22poste pour une autre méga saga
- 11:24lucrative. Attends, c'est quoi son
- 11:25prochain film ? Euh ouh ou là. OK, bon
- 11:29ben on verra hein. Si vous voulez une
- 11:30discussion plus approfondie sur Sans un
- 11:32bruit, on avait discuté du film avec
- 11:34Geoffrey dans l'une de nos dernières
- 11:35vidéos débat. Et si vous vous demandez
- 11:37pourquoi on ne fait plus ce format,
- 11:38regardez le nombre de vues. Sinon, je
- 11:39vous dis à la prochaine. Salut !
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