La Pologne refuse l'euro ! Pourquoi nous le cache-t-on ? — Transcript
Full transcript
- 0:04Mes chers compatriotes, je voudrais vous
- 0:06parler aujourd'hui, aujourd'hui
- 0:08c'est-à-dire le 30 juillet 2026 d'une
- 0:11information en provenance de Varsovie
- 0:13qui est arrivée avanthier, selon
- 0:15laquelle le premier ministre polonais,
- 0:17monsieur Donald Tosk, a informé son
- 0:20pays, ses compatriotes et le monde
- 0:22entier que la Poléogne reportait une
- 0:24nouvelle fois son adhésion à la monnaie
- 0:27européenne à l'euro. Pour que vous
- 0:29compreniez bien l'importance de ce sujet
- 0:32dont personne ne parle et notamment dans
- 0:34la perspective de l'élection
- 0:35présidentielle de 2027, la question de
- 0:38l'euro est complètement passée sous
- 0:40silence alors que c'est une des
- 0:42questions les plus fondamentales quant à
- 0:44l'avenir de notre pays. C'est la raison
- 0:46pour laquelle je vais vous parler de ça.
- 0:49Et pour que vous compreniez bien, je
- 0:51suis obligé de faire un petit retour en
- 0:53arrière pour que les choses soient bien
- 0:54claires dans votre esprit.
- 0:57Jusqu'en 1992, il y avait 12 États
- 1:01membres de la communauté économique
- 1:03européenne.
- 1:05À la mi-décembre 1991,
- 1:09ces 12 États réunis à Mahastricht, une
- 1:13ville qui se trouve au sud-est des
- 1:15Pays-Bas.
- 1:16Il y a eu une réunion des chefs d'état
- 1:18de gouvernement à Maastricht le 9 et le
- 1:2110 décembre 1991 qui sont tombés
- 1:23d'accord sur la version définitive de ce
- 1:26traité de Mahastrich. La signature
- 1:30formelle du traité par les plénis
- 1:32potentieles, c'est-à-dire en règle
- 1:34générale le chef d'état du gouvernement
- 1:35et le ministre d'affaires étrangères a
- 1:37eu lieu le 7 février 1992 également à
- 1:41Mahaastricht.
- 1:43Ce traité de Maastricht prévoyait
- 1:45notamment de transformer la communauté
- 1:47économique européenne en une Union
- 1:50européenne, c'est-à-dire une Europe
- 1:51fédérale qui ne dit pas son nom,
- 1:53prévoyait de créer une politique
- 1:55étrangère et de sécurité commune, la ce
- 1:59qui est devenu la politique étrangère de
- 2:00l'Union européenne et la politique de
- 2:01défense et prévoyait aussi une union
- 2:04monétaire qui devait déboucher sur la
- 2:06création d'une monnaie commune qui
- 2:08devait s'appeler l'écu et qui finalement
- 2:11à la demande des Allemands, c'est appelé
- 2:14l'euro.
- 2:16Le traité de Marrich ayant été signé
- 2:19formellement par les gouvernement le 7
- 2:20février 1992, il a fallu ensuite
- 2:22procéder aux ratifications qui peuvent
- 2:24avoir lieu soit par référendum, soit par
- 2:28un vote du parlement. Le premier pays
- 2:32parmi les 12 qui a mis à qui qui a
- 2:36préparé la ratification, c'était le
- 2:37Danemark. Il y a eu un référendum qui a
- 2:40eu lieu le 2 juin 1992
- 2:43et à la surprise générale, la
- 2:45stupéfaction de beaucoup de
- 2:46d'observateurs,
- 2:48les Danois ont rejeté le traité de
- 2:51Maastricht avec une petite majorité de
- 2:5350, 50,7 % des voies mais ils l'ont
- 2:57rejeté ce qui évidemment a semé la
- 3:01perturbation, la consternation générale
- 3:03parce que le premier des 12 qui devait
- 3:04ratifier ben il commence par ne pas le
- 3:06ratifier.
- 3:08Néanmoins les procè la procédure a
- 3:10continué mais les 12 sont convenus qu'il
- 3:12allait falloir régler le problème du
- 3:14Danemark. On est arrivé en fait ensuite
- 3:17en France où il y a eu le référendum sur
- 3:19le traité de Mastrich le 20 septembre
- 3:211992
- 3:22où les nos compatriotes ont ratifié dans
- 3:26des conditions de propagande inoui
- 3:28puisque on sait que les partisans du Oui
- 3:31ont tué à peu près 80 % du temps de
- 3:33parole à la télévision. Les Français ont
- 3:36ratifié là aussi, mais sur le fil du
- 3:38rasoir, à 51 % des voies, ils ont
- 3:40ratifié le traité de Maastricht.
- 3:43L'ensemble des pays de ce qui était la
- 3:46communauté économique européenne ont
- 3:47ratifié avant le 31 décembre et il s'est
- 3:51trouvé donc qu'il fallait régler le
- 3:52problème du Danemark. Et donc
- 3:54entre-temps, il avait été décidé que les
- 3:56Danois allaient revoter puisque vous
- 3:58savez que la construction européenne
- 4:00étant une construction fondamentalement
- 4:02tyrannique et totalitaire. n'admet pas
- 4:05qu'on ne puisse pas être d'accord. Donc
- 4:07si un peuple vote non, c'est forcément
- 4:09évidemment qu'il a il s'est trompé,
- 4:12qu'il a été trompé, manipulé par des
- 4:14démagogues et cetera. Donc il va falloir
- 4:16le faire voter voter voter jusqu'à ce
- 4:19que Boren suive jusqu'à ce qu'il vote.
- 4:21Oui. Donc les Danois ont été prié de
- 4:24faire un nouveau référendum mais le
- 4:28gouvernement de Copenhag a commencé à
- 4:31expliquer qu'il ne pouvait pas
- 4:32reproposer exactement le même texte à
- 4:34ses compatriotes.
- 4:36Le gouvernement danois a fait valoir que
- 4:37si le peuple danois avait rejeté le
- 4:40traité de Maastricht, c'était parce que
- 4:42les Danois étaient très attachés à la
- 4:43monnaie nationale danoise qui est la
- 4:45couronne danoise. Et donc on a fait une
- 4:48exception
- 4:49qui a été définie par un sommet des
- 4:51chefs d'état et de gouvernement. Il a
- 4:53été décidé, ça une exception à se
- 4:55traiter, c'est que le Danemark serait
- 4:58exempté d'adopter l'euro. Pour être
- 5:02précis, il y avait un autre pays qui
- 5:04avait au moment des négociations déjà
- 5:06obtenu la même exemption, c'était le
- 5:08Royaume-Uni puisque je rappelle qu'à
- 5:09l'époque le Royaume-Uni faisait partie
- 5:11des 12 et le Royaume-Uni,
- 5:15mais lui il l'avait négocié avant toute
- 5:16ratification, avait demandé l'exemption.
- 5:19Pour la petite histoire d'ailleurs, mais
- 5:21ça compte pour la suite. Les autres
- 5:24États membres de ce qu' allait devenir
- 5:25l'Union européenne auraient pu refuser
- 5:28cette exemption. La France aurait pu
- 5:29très bien dire au Royaume-Uni et au
- 5:32Danemark, il est hors de question que
- 5:35vous ayez cette exemption, sinon moi je
- 5:37ne marche pas dans la combine, je ne
- 5:39suis pas d'accord.
- 5:40Mais il y a des forces tellement
- 5:42puissantes qui agissent sur les
- 5:44gouvernements des pays occidentaux et
- 5:46notamment sur le gouvernement français.
- 5:47À l'époque, nous étions avec François
- 5:50Mitteran où vous savez qui est-ce qui
- 5:53était son conseiller spécial ? C'était
- 5:54Jacques Catali qui a énormément œuvré
- 5:57dans les coulisses. Il l'a lui-même
- 5:58expliqué pour que la France adopte cette
- 6:01monnaie.
- 6:02D'abord tous ceux qui dont j'ai le
- 6:04privilège d'avoir fait partie ont tenu
- 6:05la plî pour écrire les premières
- 6:07versions du traité de Mastrich. On s'est
- 6:08bien engagé fait en sorte que sortir ça
- 6:11soit pas possible.
- 6:13On on a soigneusement oublié d'écrire
- 6:16l'article qui permet de sortir.
- 6:21C'est peut-être pas très démocratique
- 6:23évidemment, mais c'est c'était une
- 6:25grande garantie pour rendre les choses
- 6:26plus difficiles pour nous forcer
- 6:28d'avancer.
- 6:29Donc on a fait comprendre à François
- 6:31Mitteran qu'il ne pouvait pas s'opposer
- 6:34à donner ses exemptions au Royaume-Uni
- 6:36et au Danemark parce que sinon l'affaire
- 6:38allait se coincer.
- 6:40Les Danois, une fois qu'ils ont su
- 6:43qu'ils allaient conserver la couronne
- 6:44danoise et bien ils ont voté oui pour le
- 6:47deuxème référendum et donc sont entrés
- 6:49dans le traité de Maastricht.
- 6:51Pour résumer donc, au 1er janvier 1993,
- 6:56tous les États de la Communé économique
- 6:59européenne avait ratifié le traité de
- 7:02Maastricht dont deux, le Royaume-Uni et
- 7:05le Danemark, avaient obtenu une
- 7:07exemption qu'il n'entrerait pas dans la
- 7:09monnaie commune.
- 7:11L'euro est donc entré petit à petit en
- 7:14vigueur, pas tout de suite puisqu'il y a
- 7:16eu une une politique de convergence qui
- 7:19a duré quand même longtemps puisqu'en
- 7:22fait le traité de Maasrich est entré en
- 7:24vigueur le 1er janvier 1993
- 7:28et c'est le 1er juillet 1997.
- 7:32Ça avait été prévu comme ça dans le
- 7:33traité et ça a été reporté de 2 ans au
- 7:361er juillet 1999,
- 7:39c'est-à-dire donc un plus de 6 ans après
- 7:41l'entrée en vigueur du traité de
- 7:43Maastricht qu'a été créé l'euro pour les
- 7:47échanges interbancaires.
- 7:49Et c'est le 1er janvier 2002 que l'euro
- 7:52est apparu sous la forme de pièces et
- 7:54des billets pour tout tout un chacun. Et
- 7:57c'est à partir du 1er janvier 2002
- 8:01que l'ensemble des prix ont été
- 8:03transformés de franc en euros,
- 8:05deutschmark en euros, de l'IRE italienne
- 8:07en euros et cetera.
- 8:10Suite pendant cette période, on a eu en
- 8:141995,
- 8:15on a eu l'adhésion de trois nouveaux
- 8:18États qui n'étaient pas dans la les
- 8:21communautés économiques européennes et
- 8:23qui ont fait porter le nombre d'États de
- 8:2512 à 15. Les trois nouveaux États étant
- 8:30l'Autriche,
- 8:32la Suède et la Finlande. Euh et lorsque
- 8:36ces trois pays ont adhéré à l'Union
- 8:38européenne sont entrés en 1995 dans
- 8:40l'Union européenne, elles ont été
- 8:42contraintes de ratifier les traités
- 8:45existants et donc elles ont été
- 8:47contraintes, ces trois pays, Finlande,
- 8:49Autriche et Suède, d'accepter le
- 8:51principe de l'euro.
- 8:54Sauf que la Suède, tout en ayant ratifié
- 8:58le traité de Maastrich a demandé a dit
- 9:01que d'un point de vue politique, il ne
- 9:03pouvait pas passer à l'adoption de
- 9:06l'euro sans demander l'autorisation
- 9:08formelle du peuple suédois. Et donc ils
- 9:11ont demandé l'autorisation d'attendre un
- 9:13petit peu que l'état d'esprit de
- 9:15l'opinion est évolué puisque le
- 9:17gouvernement de Suédois, le gouvernement
- 9:18de Stockholm savait que les Suédois
- 9:20étaient dans le même état d'esprit que
- 9:23le peuple danois, c'estàdire il voulait
- 9:25conserver la couronne suédoise de même
- 9:27que les Danois avaient conservé la
- 9:30couronne danoise. D'ailleurs, les
- 9:31Suédois, le gouvernement suédois avait
- 9:33tenté d'obtenir la même exemption que
- 9:35les Danois, mais à l'époque, il avait
- 9:37été décidé que c'était hors de question
- 9:39qu' on avait fait une seule exemption
- 9:41euh pour euh enf deux exemptions une
- 9:43pour le Royaume-Uni parce que les
- 9:45Britanniques c'est britannique et la
- 9:46deuxième pour le Danemark qui qu'on
- 9:48pouvait pas multiplier les exemptions
- 9:50lorsque
- 9:52l'euro est entré en vigueur dans les
- 9:55échanges interbancaires le 1er juillet
- 9:571999
- 9:59et bien tous Les États sont entrés de
- 10:03dans l'euro mais la Suède non puisque la
- 10:06Suède a dit "On fera un petit peu plus
- 10:08tard, laissez-nous faire le moment venu
- 10:10un référendum."
- 10:12Lorsque le 1er janvier 2002
- 10:15les euros sous forme de pièces et de
- 10:17billets sont arrivés dans les
- 10:18porte-monnaaies de monsieur madame tout
- 10:19le monde et que tous les prix ont
- 10:20[grognement] changé, la même chose s'est
- 10:22produite, c'est-à-dire que sur les 15
- 10:24États de l'Union européenne de l'époque,
- 10:26il y en a eu 12 où il y a eu ce
- 10:28changement et il y en a eu trois où ça
- 10:31n'est pas arrivé. le Royaume-Uni et le
- 10:33Danemark qui ont conservé leur monnaie
- 10:34nationale et puis la Suède qui a
- 10:37conservé sa monnaie nationale même si la
- 10:38Suède a dit "Ne vous inquiétez pas, ne
- 10:40vous inquiétez pas, on va venir, on va
- 10:43bientôt le faire à notre tour."
- 10:45Il faut comprendre que le gouvernement
- 10:47de Stockholm pensait que à partir du
- 10:50moment où on les suédois constaterait
- 10:53que en Finlande qui est de le pays d'en
- 10:55face si j'ose dire que en Allemagne qui
- 10:57est le pays au sud de la la du début de
- 11:00la la mer de la mer Baltique
- 11:03que les Suélois se diraient bon ben on
- 11:05va faire comme tout le monde on va
- 11:07adopter le l'euro. [soupir]
- 11:09Les Suédois
- 11:11ont donc organisé un référendum quelques
- 11:15temps après, le 14 septembre 2003, pour
- 11:19demander au peuple suédois, est-ce que
- 11:21vous êtes d'accord pour adopter l'euro ?
- 11:25Tout le monde pensait que ça se
- 11:26passerait très bien. Et puis Patatra, je
- 11:29vous renvoie, j'avais fait une vidéo sur
- 11:30le sujet, les Suédois ont voté non.
- 11:33de telle sorte que la Suède se retrouve
- 11:37est est toujours d'ailleurs dans la même
- 11:38situation maintenant, c'est-à-dire c'est
- 11:40quand même 23 ans après ces événements.
- 11:44La Suède est toujours tenue
- 11:45juridiquement d'entrer dans l'euro mais
- 11:49elle a affaire à un peuple rétifé
- 11:53et don et à non à 57 % d'ailleurs des
- 11:55suffrages. Et les Suédois comme les
- 11:58Danois étant des peuples démocratiques,
- 12:00beaucoup plus démocratiques qu'en
- 12:01France. Puisque nous quand les Français
- 12:03votent non comme en 2005, on ne tient
- 12:05absolument pas compte de ce qu'ils ont
- 12:07voté. Les Suédois ont dit ben on va
- 12:09reporter à plus tard.
- 12:12arrivent ensuite les grands
- 12:14élargissements qui ont eu lieu notamment
- 12:16en 2004 où l'on est passé de 15 États à
- 12:2225 États avec l'entrée de 10 nouveaux
- 12:25États dans l'Union européenne, notamment
- 12:28les pays de l'Est plus Chypre et Malte.
- 12:33Quand je dis les pays de l'Est et la
- 12:34Pologne, les pays Baltes, la Tquie, la
- 12:36Hongrie et cetera. Donc, on est passé à
- 12:4125 États en 2004
- 12:44et puis 3 ans après, en 2007, on est
- 12:47passé à deux états supplémentaires avec
- 12:51l'entrée de la Bulgarie et de la
- 12:53Roumanie, ce qui faisait 27. Et puis en
- 12:562013, on est passé de 27 à 28 avec
- 13:00l'entrée de la Croatie. Et puis en 2020,
- 13:06on est passé de 28 à 27 avec le Brexit
- 13:09qui est le référendum sur le Brexit a eu
- 13:10lieu en 2016, mais le Royaume-Uni est
- 13:12formellement sorti de l'Union européenne
- 13:16en 2020. de telle sorte que aujourd'hui
- 13:20nous sommes 27 états.
- 13:23Sur ces 27 états, tous les nouveaux
- 13:26entrants se sont retrouvés dans la même
- 13:28situation que celle que j'avais que j'ai
- 13:30décrite tout à l'heure pour l'Autriche,
- 13:33la Finlande
- 13:35et la Suède. C'est-à-dire qu'ils sont
- 13:38entrés, ils ont adhéré à l'Union
- 13:39européenne, ils ont signé et ratifié des
- 13:42traités et ils se sont engagés
- 13:43juridiquement
- 13:45d'adopter la monnaie européenne.
- 13:49Le problème qui s'est posé pour ces pays
- 13:52de l'Est
- 13:53qui s'est posé à la Suède. C'est-à-dire
- 13:56que ces pays-l sont entrés dans l'Union
- 13:58européenne avec l'espoir justifié qu'ils
- 14:02allaient avoir beaucoup d'argent,
- 14:04beaucoup de subventions de fonds dit
- 14:06européens en fait payés principalement
- 14:09par l'Allemagne, la France, les Pays-Bas
- 14:11et puis le Royaume-Uni jusqu'à ce que le
- 14:13Royaume-Uni s'en aille. Donc ça ça
- 14:16plaisait aux populations. On leur a dit
- 14:18on va avoir plein d'argent. Mais
- 14:19évidemment, il est rare que les gens
- 14:20soient furieux quand on leur dit qu'ils
- 14:22vont avoir plein d'argent. Mais on avait
- 14:24un peu caché au peuple le fait qu'on
- 14:26allait changer de monnaie. Et puis
- 14:29lorsque l'obstacle arrive là, d'un seul
- 14:31coup, les gouvernements se sont aperçus
- 14:32que c'était beaucoup plus compliqué
- 14:34qu'il n'y paraissait.
- 14:37de telle sorte que parmi donc on est
- 14:40passé de 15 à 27 excluons maintenant le
- 14:43Royaume-Uni et donc avec ces 12 nouveaux
- 14:46états qui sont arrivés de jusqu'en 2013,
- 14:49il s'est trouvé à l'intérieur de ces
- 14:50états, des États où la population
- 14:53a accepté d'entrer dans l'euro sans trop
- 14:55de problème. Tel a été le cas par
- 14:58exemple de Malte ou de la Slovaquie.
- 15:03Euh et puis il y en a d'autres en
- 15:05revanche où la population n'était pas du
- 15:07tout d'accord parce que ce sont des
- 15:09peuples, certains de ces peuples sont
- 15:10des peuples qui sont très jaloux de leur
- 15:13indépendance nationale, très jaloux de
- 15:15garder leur monnaie parce qu'ils ce sont
- 15:18des peuples qui ont réfléchi, peuples
- 15:20intelligents qui savent que c'est pas
- 15:21anodin de ne plus avoir une monnaie
- 15:24nationale, que forcément une monnaie
- 15:25c'est un pouvoir et que l'on donne on ne
- 15:27sait pas à qui en définitive. Et donc il
- 15:30s'est trouvé parmi ces nouveaux États
- 15:31qui sont entrés dans l'Union européenne,
- 15:34il s'est trouvé qu'il y a un certain
- 15:35nombre qui dont la population refusait
- 15:38d'entrer dans l'euro. Lesquels sont ces
- 15:40États ? des États qui ont une longue
- 15:42tradition d'indépendance nationale a
- 15:45commencé par la Hongrie. La Hongrie qui
- 15:48est un peuple peuple magiar un peu
- 15:50descendéen enfin qui est très
- 15:52particulier hein qui a une langue
- 15:54spécifique l'ongrois qu'on appelle le
- 15:56magiar qui se rattache aux langues
- 15:57zuraloaltaï qui est un brame mot très
- 15:59particulier et qui a montré d'ailleurs
- 16:02lorsqu'il avait été rattaché au pays de
- 16:05l'Est sous la tutelle de l'URSS dans le
- 16:08cadre du pacte de Varsovie et bien il a
- 16:10donné du filartordre à Moscou.
- 16:12Rappelez-vous la tentative de révolution
- 16:13de Budapest en 1956.
- 16:16Deuxè pays qui est très jaloux de son
- 16:19indépendance nationale,
- 16:21la Tchéquie, la République tchèque
- 16:23puisque c'est un pays qui a sa propre
- 16:25langue, qui est un peu incrusté à
- 16:27l'intérieur des pays germaniques, mais
- 16:29qui s'est rendu Slè notamment parce que
- 16:31c'est à Prague avec la défénestration de
- 16:34Prague en 1618 qui a commencé la guerre
- 16:36de 30 ans avec des envoyés du
- 16:38Saint-Empire romain germanique qui se
- 16:40sont fait jeter par la fenêtre du
- 16:41château de Hatchani à Prague.
- 16:45Et les Tèqus pareillement ont donné du
- 16:47filart orordre à l'URSS avec le
- 16:49printemps de Prague en 1968. Et le
- 16:53troisème pays particulièrement jaloux de
- 16:56sa souveraineté dans son indépendance
- 16:58nationale et bien c'est la Pologne. La
- 17:01Pologne qui a une particularité. C'est
- 17:02un pays qui était resté extrêmement
- 17:04catholique. C'est un peu un isolat
- 17:06catholique entouré de pays protestants.
- 17:09pays qui a donné du fil à retordre lui
- 17:12aussi et au combien au camp soviétique
- 17:15surtout à partir du moment où il y a eu
- 17:18l'élection de Jean-Paul II du cardinal
- 17:21Carole Vchiwa en 1978 au trône de
- 17:24Saint-Pierre et qui avec le pape
- 17:26Jean-Paul II qui a été qui a donné quel
- 17:28peu de temps après le cours de l'envoi
- 17:31au à la révolution de du syndicat solide
- 17:33Arnoche et de proche en proche le début
- 17:35de désagrégation du camp socialiste.
- 17:39Je parle de ça parce que c'est important
- 17:42de bien comprendre l'histoire. Il se
- 17:44trouve que les trois pays que je viens
- 17:45de de désigner, la Hongrie, la
- 17:48République tchèque et la Pologne sont
- 17:52également trois pays qui ont pour
- 17:54l'instant refusé l'euro.
- 17:57La Hongrie l'a même inscrit dans sa
- 18:00Constitution en disant que la monnaie
- 18:02nationale de la Hongrie est le forint,
- 18:04c'est-à-dire la monnaie hongroise.
- 18:06La République tchèque a refusé d'adopter
- 18:11l'euro alors que la Slovaquie qui avait
- 18:13été rattachée après la première guerre
- 18:14mondiale, on avait créé un pays
- 18:16artificiel qui s'appelait la
- 18:17Tchécoslovaquie.
- 18:19La tradition Slovaque, le peuple
- 18:21Slovaque n'est pas le même que les
- 18:22Tchècs. Et les Slovaques eux ont accepté
- 18:24facilement l'euro alors que les Tchèc
- 18:26s'y sont totalement refusés.
- 18:29La République tchèque a refusé l'euro et
- 18:31enfin la Pologne, c'est l'objet
- 18:34essentiel de cette vidéo, et bien a
- 18:37repoussé l'adoption de l'euro parce que
- 18:41l'adoption n'était pas automatique. Il
- 18:42fallait en fait remplir un certain
- 18:44nombre de critères de nature économique
- 18:46et financier. De telle sorte que les
- 18:49pays entrés nouvellement dans l'Union
- 18:51européenne ont pu en fait tenir un
- 18:53double discours assez facile sur le
- 18:56thème oui oui ne vous inquiétez pas.
- 18:58On va adopter l'euro le moment venu mais
- 19:00vous comprenez pour l'instant on ne peut
- 19:02pas le faire parce que les données
- 19:04macroéconomiques tati
- 19:06nous empêche mais on va bientôt y venir.
- 19:08On s'est donc retrouvé à partir de ces
- 19:12élargissements dans une situation qui
- 19:14perdure d'ailleurs où en fait et
- 19:16contrairement à ce que pensent beaucoup
- 19:18de nos compatriotes, l'euro n'est pas la
- 19:20monnaie dans toute l'Union européenne.
- 19:23Aujourd'hui, au moment où je parle, sur
- 19:26les 27 États membres de l'Union
- 19:28européenne, il y en a 21 qui ont adopté
- 19:32l'euro.
- 19:34Il y en a six qui n'ont pas adopté
- 19:36l'euro. Je vous les ai quasiment tous
- 19:38dit. Il y a le Danemark,
- 19:42il y a la Suède. Le Danemark, je vous ai
- 19:45dit que c'est en D92, la Suède avec son
- 19:47référendum de 2003. Il y a la République
- 19:50tchèque, la Hongrie et la Pologne qui
- 19:55s'y sont pour l'instant refusé, qui ont
- 19:57reporté à plus tard.
- 20:00Et enfin, il y a la Roumanie puisque la
- 20:03Roumanie et la Bulgarie sont entrés
- 20:05parmi les derniers et la Roumanie a été
- 20:08jugée par les instances européennes et
- 20:12par les instances de Buchares.
- 20:14Et en plus, il y a aussi un certain
- 20:16irrédantisme du peuple roumain. Il faut
- 20:19pas confondre les Bulgares et les
- 20:20Roumains. Par exemple, les Roumains
- 20:23langue ont une langue latine. Romanie,
- 20:26Roumanie, ça vient justement de de Rome.
- 20:29C'est un pays qui a été la DACI a été
- 20:31conquise par l'empereur Trajan au 2e
- 20:34siècle après Jésus-Christ. Alors que les
- 20:36Bulgares, c'est un peuple slavisé qui
- 20:38utilise l'alphabet synique et qui est un
- 20:40peuple orthodoxe. Alors que les Roumains
- 20:42sont orthodoxes mais ont un ont un une
- 20:45langue qui se rattache aux langues
- 20:46romaines. D'ailleurs, si vous entendez
- 20:48des gens parler le roumain ou si vous
- 20:49lisez un texte en roumain, vous
- 20:51trouverez qu'il y a un certain nombre de
- 20:52mots qui ressemblent un peu au français
- 20:54ou à l'italien.
- 20:56Voilà donc les six pays qui ont refusé
- 20:58pour l'instant ou qui n'ont pas encore
- 21:00accepté ou qui ont traîné les pieds
- 21:03d'entrer dans l'euro. Alors on en arrive
- 21:05à la Pologne. La Pologne c'est le plus
- 21:08important de ces six états. C'est un
- 21:10pays considérable à la fois du point de
- 21:13vue de la géostratégie, de l'étendue, de
- 21:16la superficie, de la population,
- 21:19mais également de l'économie et aussi de
- 21:22la tradition historique, culturelle,
- 21:25civilisationnelle avec une langue
- 21:26polonais qui est une langue bien à bien
- 21:29à bien à elle. Donc c'est le pays le
- 21:31plus important de tous ces pays qui ne
- 21:32sont pas encore entrés dans l'euro.
- 21:37En 2000 euh 8, le premier ministre
- 21:40polonais s'appelait Donald Tusk. Et
- 21:44quand il est arrivé au pouvoir en 2007,
- 21:47les institutions européennes ont dit
- 21:50"Bon bah voilà, vous êtes entré depuis
- 21:522004
- 21:53euh voilà, ça fait 3 ans, faudrait
- 21:55peut-être quand même songer à entrer
- 21:56dans l'euro."
- 21:58Et en 2008, Donald Tusk qui était donc
- 22:02était très qui est toujours très proéen
- 22:05européen au sens de soumission à
- 22:07l'empire américain, Donald Tusk a dit en
- 22:112008 a fait savoir "Oui oui, ne vous
- 22:13inquiétez pas, la Pologne entrera dans
- 22:16l'euro avant la fin de 2012."
- 22:21Ainsi respectant sa promesse et
- 22:24expliquant aux dirigeants européens que
- 22:27la Pologne tiendrait ses engagements.
- 22:30Donc une démarche consensuelle
- 22:31proeuropéenne très différente de la
- 22:34démarche par exemple adoptée par Victor
- 22:36Orban en Hongrire dans la constitution
- 22:39hongroise que le forint est la monnaie
- 22:43nationale hongroise,
- 22:45ce qui est un problème vis-à-vis des
- 22:47traités européens. Donc certains d'entre
- 22:49vous se diront "Mais comment se fait-il
- 22:50qu'ils peuvent piétiner et bafouer les
- 22:52traités européens euh sans problème ?"
- 22:56La réponse que c'est un sujet très
- 22:58compliqué et que comme je l'ai dit tout
- 23:01à l'heure, les institutions européennes
- 23:03ont à la fois envie que tous les États
- 23:05entrent dans l'euro mais sous certaines
- 23:07conditions macroéconomiques veulent pas
- 23:10déstabiliser complètement l'économie des
- 23:12pays en question puisque comme ils sont
- 23:14plus pauvres que la moyenne des autres
- 23:16pays, adopter l'euro c'est une leur
- 23:19faire adopter une monnaie trop chère
- 23:21dans les cours de change sont trop chers
- 23:22sur les marchés internationaux et sont
- 23:24donc ça risque donc de plonger les États
- 23:27dans une récession dans la misère. Donc
- 23:31la Commission européenne, la Banque
- 23:32centrale européenne essaie de faire une
- 23:35espèce de dérapage contrôlé en disant
- 23:37bon vous pouvez attendre un petit peu
- 23:40parce qu'ils veulent à la fois qu'ils
- 23:41ont mais pas trop vite. De ça que jouent
- 23:43d'ailleurs les États en question.
- 23:46Donc Donald Tusk, lorsque la Pologne est
- 23:50entrée dans l'Union européenne, on
- 23:52estime que son revenu moyen était de 40
- 23:56% à peu près du revenu de des autres
- 23:59pays de des pays riches de de l'Union
- 24:01européenne. En tout cas, son PIB était
- 24:04de 40 % représenter 40 % de celui de la
- 24:08France, 40 % en parité de pouvoir
- 24:10d'achat. Donc Donald Tusk dit la Pologne
- 24:13va entrer en 2012. Sauf que voilà, petit
- 24:16problème qui n'était pas prévu tout à
- 24:18fait au programme.
- 24:20À partir de fin 2008 et tout au long de
- 24:23l'année 2009 et des années suivantes va
- 24:25se développer la crise en Grèce, la
- 24:28crise financière de la Grèce avec des
- 24:31déficits commerciaux géants, avec un
- 24:34endettement public en croissance
- 24:36exponentielle et en fait cette crise
- 24:39financière de la Grèce et tous les
- 24:42économistes qui regardent ça de près
- 24:45comprennent que ça vient du fait que la
- 24:47Grèce qui était beaucoup plus pauvre a
- 24:49adopté l'euro alors qu'elle n'était pas
- 24:52n'était pas en état d'avoir cette
- 24:54monnaie qui était trop chère par rapport
- 24:56à la compétitivité
- 24:58de son économie.
- 25:00Soitdite en passant, on apprend ensuite
- 25:03que c'est Goldmanx
- 25:05international qui avait conseillé le
- 25:07gouvernement grec et qui avait conseillé
- 25:09au gouvernement d'Athène de falsifier un
- 25:12certain nombre de données
- 25:13macroéconomiques de sa propre économie
- 25:16pour pouvoir dire que Goldman Sax dise à
- 25:18la Commission européenne que la Grèce
- 25:20vous êtes entrée dans l'euro.
- 25:23En attendant, se réunit la Troica avec
- 25:27le Fond Monétaire International, avec la
- 25:30Commission européenne, avec la Banque
- 25:32centrale européenne, donc les trois
- 25:34institutions financières qui débarquent
- 25:36dans Grèce, qui se rendent compte que la
- 25:38situation est catastrophique et qui vont
- 25:40imposer un remède de cheval en fait à la
- 25:43Grèce qui ne s'en est d'ailleurs
- 25:44toujours pas remis pour essayer de
- 25:47limiter l'explosion de la dette. Je vais
- 25:50pas vous parler ici de la crise en
- 25:52Grèce, ça serait un peu hors sujet. Mais
- 25:54ce qui est dans le sujet, c'est que ces
- 25:58mesures draconiennes qui ont été
- 26:00imposées à la Grèce et qui risquent tout
- 26:02à fait d'ailleurs d'être imposé dans les
- 26:062 ans qui viennent à la France puisqu'on
- 26:08se rapproche très de plus en plus du
- 26:10scénario grec.
- 26:12Ces mesures ont semé la consternation
- 26:16dans un certain nombre de pays d'Europe.
- 26:20En Grèce notamment, il y a toute une
- 26:22série de patri de de de d'entreprises
- 26:26d'établissement public du patrimoine
- 26:28national qui ont été vendues à l'encamp
- 26:31à des consortiums bancaires. Le loto
- 26:33national, les chemins de fer, toute une
- 26:36série de ports de toutes les îles
- 26:38grecques. Il y a eu l'équivalent des
- 26:41caisses des dépôts et consignation, les
- 26:42autres, enfin ça a été un carnage qui a
- 26:45été obligé d'être vendu donc à des
- 26:47banques. Et soitdite en passant,
- 26:50ces mesures draconiennes qui ont été
- 26:52imposées à partir de 2009-2010
- 26:55vont durer jusqu'en 2018 et elles
- 26:59interviendront même malgré la la
- 27:02l'arrivée au pouvoir de l'extrême gauche
- 27:04de Cyiza et de monsieur Cipras qui
- 27:08devient le nouveau premier ministre grec
- 27:09l'équivalent de Mélenchon.
- 27:12Monsieur de Cipra s'est flanqué d'un
- 27:14monsieur qui s'appelle monsieur Yanis
- 27:15Varoufakis, son ministre des finances.
- 27:17qui considère que il faut absolument
- 27:19sortir de l'euro. L'Allemagne de madame
- 27:22Merkel dit il faut que les la Grèce
- 27:24sorte de l'euro, c'est plus possible.
- 27:26Sauf qu'il n'est pas prévu dans les
- 27:27traités qu'un pays puisse sortir de
- 27:30l'euro. La seule façon de sortir de
- 27:32l'euro, c'est de sortir de l'Union
- 27:33européenne en même temps. Il n'y a pas
- 27:34de procédures qui permettent de sortir
- 27:36de l'euro. Et puis fondamentalement,
- 27:40quoi que pouvait dire madame Merkel ou
- 27:43quoi que pouvait dire un certain nombre
- 27:44d'économistes ou quoi que pouvait dire
- 27:46le ministre des finances grecques et
- 27:48bien l'oligarchie qui soutient tout ça
- 27:51qui pilote tout ça de loin a dit qu'il
- 27:54était hors de question que la Grèce
- 27:56sorte de l'euro parce que ça serait un
- 27:59effet domino qui risquerait d'arriver et
- 28:01c'est l'ensemble de l'édifice européen
- 28:03qui risquerait de se désagréger.
- 28:05On a donc forcé les Grecs à rester dans
- 28:07l'euro. D'autant plus d'ailleurs que
- 28:11Cipras, l'équivalent de Mélenchon, qui
- 28:14tenait les mêmes discours que Mélenchon
- 28:15aujourd'hui, avait dit que de toute
- 28:17façon il resterait dans l'Union
- 28:19européenne. Donc Cypras a été coincé
- 28:21lui-même par le fait qu'il avait fait
- 28:23une campagne en disant qu'il resterait
- 28:24dans l'Union européenne mais qu'il
- 28:25allait demain en race gratis. ce que
- 28:27fait Mélenchon.
- 28:29Cypras a été mis au pied du mur, devait
- 28:32rester dans l'Union européenne, devait
- 28:34rester dans l'euro et donc il n'a pas eu
- 28:36le choix. Ça veut dire que son ministre
- 28:39des finances, Yanis Varoufais a été
- 28:41démissionné, a été prié d'aller voir
- 28:43ailleurs et que Cypras, trahissant à
- 28:46180° les promesses qu'il avait faites à
- 28:49son électorat, a été obligé d'adopter
- 28:51des mesures de pire rigueur et notamment
- 28:53de participer à la privatisation de
- 28:56toute une série d'établissements
- 28:57publics. C'est quand même inimaginable
- 28:58de la part d'un gouvernement d'extrême
- 29:01gauche.
- 29:02C'est exactement ce qui se passerait
- 29:04d'ailleurs si les Français Élisaient
- 29:05Mélonchon en 2027 on assisterait à la
- 29:09même situation exactement. Non des plais
- 29:12à tous ceux qui me regardent qui vont
- 29:14dire "Non, non, c'est pas vrai
- 29:15Mélenchon". Non, Mélenchon se pliera à
- 29:18l'oligarchie comme d'ailleurs il s'est
- 29:20plié en 2017 pour faire élire Macron et
- 29:22comme il s'est plié en 2022 pour faire
- 29:24élire Macron.
- 29:27Le résultat de tout ça, c'est que ces
- 29:30mesures ont été terribles. Non seulement
- 29:33le patrimoine grec a été vendu à
- 29:34l'encamp, mais il y a eu aussi des
- 29:36mesures comme par exemple la vente d'un
- 29:38certain nombre d'îes ioniennes. Je crois
- 29:42que c'est à l'émire du Qatar. Mais
- 29:44aussi, on a taillé dans le vif des
- 29:46retraites. Vous Il s'est passé en Grèce
- 29:48la petite musique qu'on entend
- 29:49aujourd'hui en France. Fauta tailler
- 29:51dans les retraites. Je vois d'ailleurs
- 29:52des youtubeurs qui ont 25 ans qui disent
- 29:54"C'est un scandale, il faut tailler dans
- 29:56les retraites." Évidemment, quand on a
- 29:5725 ans, on ne dit pas exactement la même
- 29:59chose que quand on en a 65 et que l'on a
- 30:02cotisé pendant 40 ans de sa vie pour
- 30:03avoir une retraite. Bien, ce qui s'est
- 30:06passé en Grèce, c'est que les retraites
- 30:07ont été divisées par deux et que ça a
- 30:10procuré des drames humains épouvantables
- 30:13avec un taux de suicide des retraités
- 30:15qui a été multiplié par de Je signale
- 30:18d'ailleurs parce qu'il va falloir en
- 30:19parler pendant cette campagne de 2027
- 30:22que tous ceux qui veulent dire arro
- 30:24contre les retraites, on va leur parler
- 30:26de ce qui s'est passé en Grèce et de
- 30:28l'explosion des suicides et de les la
- 30:30grande pauvreté de toute une série de
- 30:32retraités grecs.
- 30:34Quoi qu'il en soit, ces informations ont
- 30:38été regardées à la loupe par le peuple
- 30:40polonais et le peuple polonais qui déjà
- 30:43ne voulait pas entrer dans l'euro
- 30:47encore moins entrer dans l'euro. Et
- 30:49Donald Tusk a été obligé d'avaler son
- 30:52chapeau. Il avait promis que la Pologne
- 30:55entrerait avant la fin 2012. Ben, il
- 30:57n'en a rien fait. il a été obligé de
- 30:59reporter sa promesse,
- 31:02ce qui ne lui a pas porté chance. il
- 31:04était devenu entre-temps très
- 31:05impopulaire la l'usure du pouvoir et
- 31:08donc il a été battu par des élections
- 31:10législatives et on a eu à l'arrivé au
- 31:12pouvoir d'une coalition autour du gouver
- 31:15du parti qui s'appelle PIS PIS qui veut
- 31:19dire droit et justice qui est catalogué
- 31:22à droit voir à l'extrême droite d'un
- 31:24parti conservateur avec ses alliés et
- 31:27qui est un parti eurosceptique et qui a
- 31:30été au pouvoir cette coalition de 2015
- 31:33juse [grognement] jusqu'à 2023.
- 31:36Pendant ce lapse de temps de 8 ans, il y
- 31:38a eu trois premiers ministres, deux
- 31:40femmes qui sont pas restées longtemps,
- 31:42l'une et l'autre, environ un an et puis
- 31:45le premier ministre Moravski qui lui est
- 31:47celui qui est resté le plus longtemps.
- 31:50Évidemment, comme c'était l'émanation
- 31:52d'une coalition de droite et d'extrême
- 31:54droite eurocritique qui ne voulait à
- 31:56aucun prix de l'euro, ils n'ont pas
- 31:59introduit l'euro. Donc la décision de
- 32:02report qu'avait prise Donald Tusk en
- 32:052012 et bien elle a été elle n'a pas été
- 32:07remise en question par les gouvernements
- 32:10successifs qui ont conservé la monnaie
- 32:12nationale polonaise qui s'appelle le
- 32:14Zlotti.
- 32:16Et puis comme d'habitude, c'est le jeu
- 32:19de la démocratie. L'usure du pouvoir a
- 32:22frappé cette coalition et à partir de
- 32:252023 et bien c'est les forces
- 32:28proeuropéennes qui sont revenues au
- 32:29pouvoir à Varsvie et Donald Tusk est
- 32:33redevenu premier ministre comme il
- 32:35l'avait été en 2007-2008.
- 32:38Donc 15 ans après, il est redevenu
- 32:40premier ministre polonais et il s'est
- 32:43retrouvé devant cette équation
- 32:46toujours que lui a rappelé à cette
- 32:47occasion les autorités bruxelloises et
- 32:49francfortoises puisque c'est également
- 32:51la BCE ont demandé à la Pologne alors
- 32:54quand est-ce que vous adhérez à l'euro
- 32:55puisque vous êtes revenu au pouvoir
- 32:58et donc Tque s'est trouvé confronté à
- 33:00cette ce dilemme entre d'une part les
- 33:02traités européens qui font toujours
- 33:05obligation à la Pologne d'adhérer à
- 33:06l'euro.
- 33:08Et par ailleurs, le refus continu des
- 33:11Polonais d'adhérer à l'euro. Un sondage
- 33:14eurobaromètre qui a été fait il y a
- 33:15quelques mois indique qu'il y a à peu
- 33:18près 57 % des Polonais qui refusent bec
- 33:21et ongles de l'abandon du zlotist. C'est
- 33:23amusant d'ailleurs parce que ce 57 %
- 33:25correspond exactement au 57 % de Suédois
- 33:27qui ont refusé également l'adoption de
- 33:30l'euro et qui ont voulu conserver la
- 33:32monnaie suédoise, la couronne suédoise.
- 33:35Donc Tosque se dit bah je dois faire
- 33:37quelque chose parce que l'Union
- 33:38européenne l'exige mais il y a 57 % de
- 33:41du peuple polonais qui ne le veut pas.
- 33:44Il s'est donc retrouvé à face à un
- 33:46dilemme. Mais entre-temps,
- 33:49le temps avait était passé. C'est-à-dire
- 33:52que cette fois-ci, il avait le recul du
- 33:54temps pour voir parce que en 2008, le
- 33:58l'euro venait encore à peu près d'être
- 34:00entré en vigueur. Pas tout à fait, il
- 34:02était entré vraiment en vigueur à partir
- 34:03du 1er janvier 99, je vous l'ai dit, en
- 34:05terme d'échange interbancaire et surtout
- 34:08dans l'esprit général des gens à partir
- 34:09du 1er janvier 2002. Donc en 2000 2007
- 34:132008 2009, on pouvait encore un petit
- 34:16peu tergiver tandis qu'en 2023
- 34:192025 bah làà ça fait quand même
- 34:21maintenant plus de 20 ans. Ça va bientôt
- 34:23faire en 2026 l'année prochaine ça fera
- 34:26un/art de siècle en 2027 que l'euro est
- 34:29arrivé dans nos portefeuilles le 1er
- 34:31janvier 2002.
- 34:33Et donc
- 34:35la différ à la différence de son premier
- 34:37passage au poste de premier ministre,
- 34:39Donald Tusk a pu juger en rationalité
- 34:43qu'est-ce qu'il préférait des deux. Et
- 34:46qu'est-ce qu'il vient de décider ? Et
- 34:47c'est ça l'information qui date
- 34:48davanhier. Et bien, il vient de décider
- 34:51de reporter une nouvelle fois l'adoption
- 34:54de l'euro par la Pologne. Et ce qui est
- 34:57important, c'est pourquoi ? Alors
- 34:59officiellement, il a essayé de noyer le
- 35:01poisson. il a tenu des propos un peu un
- 35:05peu vaseux, c'est le cas de le dire, en
- 35:07disant que bien sûr la Pologne allait
- 35:10adopter l'euro, mais que dans un premier
- 35:13temps, il fallait d'abord que le niveau
- 35:15de vie des Polonais rattrape celui de
- 35:17l'Allemagne. Bon, que le PIB en parité
- 35:20de pouvoir d'achat se rapproche de de
- 35:22des des des revenus allemands. Et
- 35:25deuxièmement,
- 35:27que la population polonaise accepte le
- 35:30principe. ce qui est toujours pas le
- 35:33cas. Il a d'ailleurs utilisé le même
- 35:35argument que les Suédois puisque je
- 35:37rappelle que les Suédois qui ont voté
- 35:39non en 2003, il y a toujours pas eu de
- 35:42nouveaux référendum là-dessus parce que
- 35:44tous les sondages en Suède montrent que
- 35:45le peuple suédois est toujours à 57 %
- 35:48vend debout contre l'adoption de l'euro.
- 35:52Et donc Tosk a examiné la situation. Il
- 35:57a donc dit qu'il reportait et il a
- 35:58évoqué ces deux thèmes. Un, il faut que
- 36:01le peuple polonais soit d'accord et deux
- 36:02que notre niveau de vie est à peu près à
- 36:04rattraper celui de l'Allemagne.
- 36:06Mais en réalité, c'est pas les vraies
- 36:07raisons. Ça, ce sont des raisons
- 36:09diplomatiques.
- 36:10Les vraies raisons. Elles ont été
- 36:13explicitées par le ministre des finances
- 36:15polonais du gouvernement Tusque,
- 36:18gouvernement proe européen, je le
- 36:19signale, qui a dit, il s'appelle André
- 36:22Domanski, il a fait cette déclaration
- 36:25suivante, il faut regarder en lettre de
- 36:27feu si vous voulez. Ça c'est vraiment
- 36:28l'essentiel. Regardez ce qu'il a dit. Le
- 36:31ministre des finances polonais a vient
- 36:33de déclarer : "Notre économie va
- 36:36clairement mieux que la plupart de
- 36:38celles qui ont adopté l'euro."
- 36:41Nous avons de plus en plus de données,
- 36:43de recherches économiques et d'arguments
- 36:46pour garder le slotti polonais. La
- 36:49Pologne figure aujourd'hui parmi les
- 36:51économies de premier plan et je ne vois
- 36:54aucune raison impérieuse d'abandonner
- 36:58notre propre monnaie.
- 37:02Alors ça
- 37:05c'est quand même ça devrait faire
- 37:06l'objet de débat en France pour la
- 37:08présidentielle.
- 37:10On a quand même un des très grands pays
- 37:11de l'Union européenne dont le ministre
- 37:12des finances pourtant proeuropéens dit
- 37:15qu'il faut pas adopter l'euro parce que
- 37:16ça va nuire à la monnaie. Pourquoi il le
- 37:19dit d'ailleurs ? parce qu'en 2008-2009,
- 37:20il y a eu une crise et qui a eu lieu en
- 37:23Pologne et que cette crise a été réglé
- 37:27par une dépréciation monétaire du
- 37:30Zlotique a perdu à peu près 15 % de sa
- 37:33valeur par rapport aux autres monnaes et
- 37:34notamment par rapport à l'euro des pays
- 37:36avoisinants puisque la Pologne a zlotti
- 37:39mais l'Allemagne à l'euro puis la France
- 37:41et cetera et donc lors de la crise
- 37:43financière de 2008-2009
- 37:46cette dépréciation du slotti
- 37:49a d'un seul coup dynamisé les
- 37:51exportations polonaises. C'était devenu
- 37:5315 % moins cher et donc à limiter la
- 37:56casse, si l'on peut dire, à limiter la
- 37:58récession qui aurait dû découler. Et ce
- 38:01que le gouvernement polonais a bien
- 38:03compris à l'époque en examinant cette
- 38:05période, c'est que s'il s'était trouvé
- 38:07dans l'euro, il n'aurait pas pu avoir
- 38:09cette dépréciation monétaire.
- 38:11Et donc la crise financière qu'il
- 38:14subissait ne pouvant pas être
- 38:18amortie par la dépréciation de la
- 38:20monnaie nationale se serait traduite par
- 38:24des mesures extrêmement douloureuses du
- 38:27point de vue social avec une baisse du
- 38:30niveau de vie et une augmentation du
- 38:33chômage.
- 38:35Ajoutons à cela que il y a pas que le
- 38:38ministre des finances, monsieur
- 38:39Domanski, il y a aussi le gouverneur de
- 38:41la banque centrale polonaise qui a dit
- 38:45qu'il fallait absolument garder le zloti
- 38:47polonais parce qu'il a expliqué à ses
- 38:50concitoyens qu'il était bien mieux
- 38:51d'avoir sa monnaie nationale pour avoir
- 38:54une [grognement] gestion des taux
- 38:55d'intérêt de la monnaie nationale. Il
- 38:58suffit d'intervenir sur les marchés
- 38:59financiers pour essayer on se fixe des
- 39:01objectifs sur les marchés financiers
- 39:03pour les taux d'intérêt pour avoir un
- 39:05des taux d'intérêt qui corresponde au
- 39:06mieux aux besoins de l'économie
- 39:08polonaise.
- 39:10Alors que le gouverneur de la banque
- 39:13centrale de Pologne a expliqué que si on
- 39:14était dans l'euro, si la Pologne était
- 39:16dans l'euro, les taux d'intérêt seraient
- 39:18ceux qui découleraaient de la gestion de
- 39:22la Banque centrale européenne située à
- 39:24Francfort et que la le taux de change
- 39:27notamment de l'euro pourrait ne pas
- 39:29correspondre du tout aux besoins de
- 39:31l'économie polonaise.
- 39:34Le gouverneur de la Banque centrale de
- 39:38Pologne avait été nommé par un
- 39:40gouvernement justement eurocritique,
- 39:43mais son successeur va être nommé par le
- 39:45président polonais qui se trouve être
- 39:47lui-même eurocritique puisqu'on est en
- 39:50période de cohabitation à Varsovie. Et
- 39:52donc le prochain gouverneur de la Banque
- 39:55centrale Pon qui prendra ses fonctions,
- 39:57je crois en 2028 pour un mandat de 6 ans
- 40:01est farouchement opposé à l'adoption de
- 40:04l'euro. Ce qui signifie, si vous m'avez
- 40:06bien suivi, qu'en réalité ce que vient
- 40:09d'annoncer Donald Tusk et si on examine
- 40:12un petit peu les gens qui sont autour de
- 40:14lui, la configuration des personnalités
- 40:15et des forces, ça veut dire que la
- 40:17Pologne n'adoptera pas l'euro
- 40:21au plutôt avant 2035.
- 40:25Il faudra attendre la fin 2034 au plutôt
- 40:28pour que la Pologne entre dans l'euro.
- 40:30Alors que je rappelle que la Pologne est
- 40:33entrée dans l'Union européenne en 2004.
- 40:36C'est que voici un pays qui pendant 30
- 40:38ans ne sera toujours pas entré dans dans
- 40:41l'euro.
- 40:43Je le signale parce que on ne le dit pas
- 40:45aux français. On ne dit pas aux français
- 40:47que il y a quand même six états de la de
- 40:50l'Union européenne qui ne sont pas dans
- 40:51l'euro. Et pour certains d'entre eux
- 40:54aujourd'hui, je l'ai dit, ça fait quand
- 40:56même maintenant 23 ans que la Suède
- 40:58devrait être dans l'Euro et qu'elle s
- 40:59est refusé. Et là, je vous dis que la
- 41:01Pologne, ça fait 22 ans qu'elle devrait
- 41:05être dans l'euro. Elle elle n'y est
- 41:07toujours pas. et elle nous annonce qu'il
- 41:08n'y sera toujours pas en 2044,
- 41:09c'est-à-dire 30 ans après.
- 41:13Alors, ceci doit être comparé avec un
- 41:17autre phénomène
- 41:19qui est que la Pologne bénéficie
- 41:23des fonds européens. C'est le premier
- 41:25pays bénéficiaire des fonds européens.
- 41:27La Pologne touche en gros alors comme
- 41:29tous les pays membres de l'Union
- 41:30européenne, vous vous me connaissez, je
- 41:31vous ai expliqué ça très souvent, la
- 41:34Pologne donne de l'argent à la
- 41:36Commission européenne et la Commission
- 41:37européenne redonne de l'argent à la
- 41:39Pologne comme tous les États. Mais il se
- 41:41trouve qu'il y a des États qui sont
- 41:43contributeurs nets en un l'Allemagne, en
- 41:45de la France, en tr les Pays-Bas depuis
- 41:48le départ du Royaume-Uni. Ces pays
- 41:50contributeurs net donnent beaucoup plus
- 41:52à la Commission européenne qu'ils n'en
- 41:53reçoivent.
- 41:55ce qui n'est pas le cas de la Pologne
- 41:57puisque la Pologne donne beaucoup moins
- 41:59à la Commission européenne que ce
- 42:00qu'elle reçoit parce que les surplus
- 42:03conversent à la Commission européenne
- 42:05puisqu'on on donne beaucoup plus qu'on
- 42:06reçoit mais la Commission européenne
- 42:07elle en prend une part pour ses propres
- 42:09frais de fonctionnement et les frais de
- 42:11fonctionnement de toute la structure des
- 42:12institutions européennes la cour de
- 42:14justice les Parlements et cetera, mais
- 42:17aussi elle fait de la péréquation et
- 42:19donc la la Commission européenne verse
- 42:20beaucoup plus d'argent aux pays de l'Est
- 42:23qui sont des pays plus pauvres. pour
- 42:26augmenter leur niveau de vie. La Pologne
- 42:29chaque année reçoit à peu près 15
- 42:31milliards d'euros de bénéfices net, ce
- 42:34qui est considérable.
- 42:36C'est à peu près le déficit net de ce
- 42:39que de ce que de ce que perd la France.
- 42:42Nous, on sait pas très bien les chiffres
- 42:43varient, c'est caché, c'est secret
- 42:45défense, c'est tout ce qu'on veut. On
- 42:46sait entre 12 et 15 milliards d'euros.
- 42:49On sait pas très bien, ça être à peu
- 42:51près ça. En attendant, la Pologne, elle
- 42:53elle est bénéficiaire nette de 15
- 42:54milliards d'euros et depuis des années.
- 42:57Or ces 15 milliards d'euros, c'est une
- 42:59mane considérable qui arrive de
- 43:02l'étranger et qui contribue à dynamiser
- 43:05l'économie polonaise. Si l'on peut
- 43:07prendre une comparaison, une métaphore
- 43:09que j'ai déjà apprise qui est un petit
- 43:10peu grinçante mais qui qui veut bien
- 43:12dire ce qu'elle veut dire. Vous imaginez
- 43:14dans une salle d'hôpital, il y a deux
- 43:16malades, il y en a un à qui on prélève
- 43:18du sang
- 43:20et pour le donner à l'autre qui est
- 43:23malade, qui est plus malade.
- 43:25Donc celui qui est le plus malade, il
- 43:26reçoit du sang comme ça de plus en plus.
- 43:29Il va se passer quoi ? Ben, il va se
- 43:31passer que celui qui reçoit le sang
- 43:33nouveau va petit à petit retrouver sa
- 43:36vigueur, retrouver voilà. Mais celui à
- 43:39qui on prélève le sang va quand même
- 43:41devenir pas, vous savez qu'on peut pas
- 43:43tirer plus de d' 1 lre de sang d'un être
- 43:45humain. C'est le grand grand maximum.
- 43:48C'est souvent plutôt 200 ou 300 ml que
- 43:51lui prend pour qu' lorsqu'il y a une
- 43:52transfusion sanguine.
- 43:54Donc c'est un peu la même chose.
- 43:56C'est-à-dire que vous avez des États
- 43:58comme l'Allemagne et la France à qui on
- 44:01prélève on prélève on prélève des
- 44:03ressources
- 44:05qui ne reviennent pas qui ne viennent
- 44:06pas s'investir dans l'économie
- 44:07française. Ça contribue à la récession
- 44:11des pays qui sont contributeurs nets. Ce
- 44:14qui, je l'explique depuis des années,
- 44:16mais dans le débat national, dans le
- 44:18débat public, on en parle jamais mais
- 44:20c'est une des causes fondamental
- 44:23de l'apauvrissement tendantiel
- 44:26du peuple français, c'est que quand on
- 44:29sort des milliards d'euros chaque année
- 44:32qui ne viennent même pas se réinvestir,
- 44:34c'est bien pire que de donner de
- 44:35l'argent par exemple pour le RSA, hein.
- 44:38Je vois les hyperlibéraux, ultralibéraux
- 44:40et cetera comme monsieur Lissard, madame
- 44:43Knafo et cetera et cetera qui nous
- 44:45disent il faut taper dans les dépenses
- 44:46publiques. Ils oublient simplement, je
- 44:49suis d'accord qu'il y a trop de dépenses
- 44:50publiques, mais il faut bien les
- 44:51sélectionner
- 44:53parce que donner le RSA, il y a il y a
- 44:56certains il y a certains abus, ça c'est
- 44:57sans doute vrai, mais les gens qui
- 44:59reçoivent le RSA, le gros de ce qu'ils
- 45:01reçoivent, ils le dépensent dans des
- 45:03dépenses qui font tourner l'économie
- 45:05nationale. Bon, ils peuvent acheter des
- 45:07produits d'importation mais quand ils je
- 45:09sais pas les trucs de service quand ils
- 45:11ou quand ils achètent à manger et
- 45:13cetera, c'est quand même ça fait tourner
- 45:14l'économie nationale. Alors que lorsque
- 45:16l'on donne 15 milliards d'euros à
- 45:18l'Union européenne
- 45:20et ces 15 milliards d'euros qui vont
- 45:22irriguer la Pologne, la Hongrie et
- 45:23cetera, sachant que la Pologne elle elle
- 45:25reçoit 15 milliards d'euros mais ça
- 45:26vient pas seulement de la France, ça
- 45:27vient de l'Allemagne et cetera.
- 45:29Lorsqu'on donne cet argent à l'Union
- 45:30européenne, ça n'est pas réinvesti en
- 45:32France. C'est d'ailleurs ce qu'avait ce
- 45:34pourquoi Jacques Chirac avait vivement
- 45:37protesté lorsque à peine entré dans
- 45:39l'Union européenne, la Pologne avait
- 45:41décidé en 2005
- 45:442006
- 45:46avait décidé de d'acheter des avions F15
- 45:51ou des avions F35 américains plutôt que
- 45:54des avions français. Et donc Shirac
- 45:57avait dit que c'était quand même pas
- 45:58très pas correct alors que la Pologne
- 46:01commençait à recevoir des fonds
- 46:03considérable venus de l'Union
- 46:05européenne, c'est-à-dire des
- 46:06contribuables allemands, des
- 46:07contribuables français, que la Pologne
- 46:09se mette à acheter que des produits
- 46:11américains, je le signale au passage.
- 46:13Donc cet effet est un effet récessif
- 46:15pour la France et très positif pour la
- 46:17Pologne. C'est pas tout d'ailleurs.
- 46:19Parce que avec cet argent, la Pologne ne
- 46:21fait pas qu'acheter des avions
- 46:22américains. Elle améliore ses
- 46:24infrastructures. Il y a eu des travaux
- 46:26considérables qui ont été faits en
- 46:27Pologne d'amélioration des routes, des
- 46:29ponts, des chemins de fer, des
- 46:32aéroports, de toute une série
- 46:34d'infrastructures
- 46:35qui ont rendu le pays très attirant et
- 46:38qui ont d'ailleurs incité les
- 46:40entreprises, notamment des entreprises
- 46:42françaises, à aller investir en Pologne
- 46:44au détriment d'ailleurs d'investissement
- 46:46en France. Et par ailleurs, la directive
- 46:48travailleur détaché a fait que la France
- 46:51entre autres a dû venir laisser a dû
- 46:53laisser venir en France des travailleurs
- 46:55polonais. On a Dieu sait si on avait
- 46:57parlé du fameux travailleur polonais
- 46:59venant travailler en France pour un prix
- 47:02faisant pesant sur les salaires des
- 47:04ouvriers français.
- 47:06Donc au tout ceci fonctionne au
- 47:08bénéfices considérables de la Pologne et
- 47:10au détriment dans tous les domaines de
- 47:12la France.
- 47:14Je rappelle, la Pologne
- 47:16bénéficie de 15 milliards d'euros,
- 47:19modernise ses ses infrastructures,
- 47:23bénéficie d'investissement venus des
- 47:25pays de l'Ouest riches et
- 47:27accessoirement, mais ça n'est pas du
- 47:29tout accessoire, c'est fondamental,
- 47:31refuse d'adopter l'euro pour pouvoir
- 47:34gérer, avoir une monnaie compétitive
- 47:37pour gérer son commerce extérieur de
- 47:38façon positive.
- 47:40Le résultat des courses, c'est quoi ?
- 47:43c'est que lorsque la Pologne est entrée
- 47:45dans l'Union européenne en 2004,
- 47:48le niveau le niveau de vie polonais
- 47:50était de 40 % du niveau de vie français
- 47:53et qu'aujourd'hui en 2026, c'est-à-dire
- 47:5622 ans après, il est de 80 % du niveau
- 47:59de vie français et à croire le fond
- 48:03monétaire international, le niveau de
- 48:05vie des Polonais aura dépassé le niveau
- 48:07de vie des Français en 2034,
- 48:11ce qui d'ailleurs au passage
- 48:13Je m'adresse ici aux européistes
- 48:15acharnés et qui disent que c'est normal
- 48:18que la France paye plus parce qu'il faut
- 48:20que tout le monde soit au même niveau.
- 48:22Je les mets au pied du mur parce qu'il
- 48:24va y avoir un moment à partir duquel la
- 48:25France sera plus pauvre que celle
- 48:27qu'elle aide.
- 48:28Et donc il va falloir que les
- 48:30Européistes nous expliquent
- 48:32que comment ça va se passer dans les
- 48:34négociations budgétaires vis-à-vis de
- 48:36l'Union européenne en disant il va
- 48:37bientôt falloir que la Pologne soit
- 48:39contributrice nette et que nous nous
- 48:41soyons à nouveau bénéficiaire d'aide
- 48:43comme on l'avait été au tout début des
- 48:45années 60 lorsque la France recevait
- 48:48plus d'argent qu'elle n'en donnait.
- 48:49c'était l'argent venu de l'Allemagne et
- 48:51qui au bénéfice des agriculteurs.
- 48:53si teluit, si tel était le cas,
- 48:57il n'est pas impossible
- 48:59que quand on connaît l'état d'esprit des
- 49:01Polonais qui sont un peuple toujours
- 49:04très jaloux de sa souveraineté, de son
- 49:06indépendance, mais également qui fait
- 49:08très bien ses comptes et qui est très
- 49:10malin puisqu'il ne fait c'est ce que les
- 49:12anglons appellent du cherry picking,
- 49:14c'est-à-dire on on c'est ça veut dire on
- 49:16prend les cerises, c'est-à-dire que les
- 49:18Polonais comme d'ailleurs les autres
- 49:20pays de l'Est se servent de tout ce qui
- 49:23peut le leur servir. Donc ils acceptent
- 49:25les subventions venant de l'Europe mais
- 49:27ils refusent la monnaie.
- 49:29Euh ils acceptent les investissement,
- 49:31ils acceptent le côté des travailleurs
- 49:33détachés mais ils veulent toujours
- 49:36que être bénéficiaire net. Et si un jour
- 49:39venait ou d'un seul coup on leur dirait
- 49:41bah maintenant vous allez être
- 49:42contributeur net. On peut compter sur
- 49:45les Polonais comme sur les Hongrois,
- 49:47comme sur les Roumains et cetera et
- 49:49cetera pour qu'il disent là on marche
- 49:51plus, on quitte l'Union européenne. Ça
- 49:54c'était absolument écrit parce que il
- 49:56faut être en fait naïf comme les
- 49:58Français pour croire aux grands idéaux
- 50:01de la construction européenne hein.
- 50:03Pourtant Charles de Gaul nous avait bien
- 50:04prévenu que dans les claviers
- 50:06internationals, il n'y a pas d'amis
- 50:09les il n'y a pas d'amis entre les États.
- 50:10Il n'y a que des intérêts. Alors, je
- 50:12voudrais maintenant conclure conclure
- 50:15cette vidéo en élevant un petit peu le
- 50:18débat et en prenant
- 50:22l'ensemble des pays de l'Europe, du
- 50:24continent européen. Parce qu'en fait
- 50:27dans ce continent européen, vous avez
- 50:29trois types d'État.
- 50:31Vous avez un petit groupe d'États
- 50:34qui ont refusé d'entrer dans l'Union
- 50:38européenne et d'adopter l'euro.
- 50:42Il y en a trois dans l'Europe
- 50:43occidentale.
- 50:45Les trois pays, c'est la Suisse, la
- 50:48Norvège et l'Islande.
- 50:51C'est le premier groupe.
- 50:55On peut y ajouter depuis quelques années
- 50:59à la limite le Royaume-Uni qui vient de
- 51:01se de rejoindre ce groupe. Il y a le
- 51:04Royaume-Uni qui a passé plusieurs années
- 51:05dans la communauté économique devenue
- 51:07Union européenne à partir de 1992. Donc
- 51:09c'est un cas particulier. Il y a un
- 51:11deuxième groupe d'États
- 51:14qui sont entrés dans l'Union européenne
- 51:17et qui ne sont pas entrés dans l'euro.
- 51:19Je vous l'ai dit, ce sont les six états
- 51:21que j'ai déjà mentionné que l'on peut
- 51:23d'ailleurs subdiviser en deux
- 51:25sous-groupes.
- 51:26Le premier groupe, c'est la Suède, le
- 51:29Danemark et la République tchèque
- 51:32qui sont dans l'Union européenne mais
- 51:33qui n'ont pas adopter l'euro et dont on
- 51:36peut considérer que ce sont des pays qui
- 51:38étaient déjà assez riches et assez
- 51:41développés.
- 51:43Et puis il y a un deuxième sous-groupe
- 51:45parmi ceux qui n'ont pas accepté l'euro
- 51:47tout en entrant dans l'Union européenne,
- 51:49c'est la Hongrie, la Pologne et la
- 51:53Roumanie. Et puis il y a un troisème
- 51:56groupe,
- 51:58c'est l'ensemble des pays qui sont
- 52:00entrés dans l'Union européenne et dans
- 52:02l'euro et ils sont 21 dont l'Allemagne,
- 52:06la France, l'Italie, l'Espagne, le
- 52:07Portugal, les Pays-Bas, la Belgique,
- 52:09l'Autriche, l'Italie, la Grèce. Voilà.
- 52:14Alors moi, je me suis intéressé
- 52:16à examiner cette la situation de ces
- 52:19pays avec maintenant le recul du temps
- 52:22puisque comme je l'ai dit, ça fait
- 52:24maintenant plus d'un quart de siècle, un
- 52:26quart de siècle que l'euro fonctionne
- 52:30dans les échanges interbancaires depuis
- 52:3199, ça fait 27 ans et depuis 2002, c'est
- 52:36la monnaie qui a supplanté les monnaes
- 52:38nationales. Ça va faire 25 ans un/art de
- 52:41siècle l'année prochaine. On a donc le
- 52:43recul du temps. De même qu'on a le recul
- 52:46du temps sur les bénéfices ou les
- 52:47inconvénients de l'Union européenne
- 52:50puisque en 2027, ça fera quand même 70
- 52:54ans que on construit l'Europe depuis le
- 52:57traité de Rome de 1957
- 53:01et depuis 1992, ça fera 35 ans que nous
- 53:04sommes dans l'Union européenne, dans une
- 53:05Europe fédérale. Donc on peut quand même
- 53:07à un moment quand même faire le bilan et
- 53:10c'est à ce bilan que je vais consacrer
- 53:13une partie de l'élection présidentielle
- 53:16de la campagne pour l'élection
- 53:17présidentielle de 2027 parce que c'est
- 53:18un bilan que tous les autres partis
- 53:22politiques refuseront de faire y compris
- 53:25bien sûr le Rassemblement national qui
- 53:27de plus en plus est un copiercollé de la
- 53:29Macronie y compris d'ailleurs monsieur
- 53:32Mélenchon qui refuse de sortir de
- 53:34l'Union européenne et de l'euro.
- 53:37Alors ce bilan c'est quoi ? Parlons
- 53:39simple.
- 53:41Quand vous examinez les données
- 53:43macroéconomiques, mais vous pouvez
- 53:45utiliser Chat GPT,
- 53:48vous pouvez utiliser Claude va toutes
- 53:50les IA pourront vous aider à faire ces
- 53:52comparaisons.
- 53:53Vous découvrirez quoi ? Vous découvrirez
- 53:56que le premier groupe,
- 53:59le groupe des trois pays qui ont refusé
- 54:02d'entrer dans l'Union européenne et dans
- 54:04l'euro, c'est-à-dire la Suisse, la
- 54:07Norvège et l'Islande,
- 54:10sont les pays qui se portent de loin le
- 54:11mieux dans tous les domaines.
- 54:13Ce sont des pays qui en terme
- 54:16d'endettement public, en terme de
- 54:19croissance,
- 54:20en terme de chômage,
- 54:23en terme d'inflation
- 54:27battent tous les records, ce sont les
- 54:29mieux placés. et j'y ajouterai, j'ai
- 54:31déjà eu l'occasion de le dire, que si
- 54:33vous allez consulter
- 54:35le site des Nations-Unies et notamment
- 54:37celui du programme des Nations- Unies
- 54:38pour le développement, vous constaterez
- 54:40que ce sont les trois pays qui sont au
- 54:41firmament de l'ensemble des pays du
- 54:44monde dans le cas dans le l'indice de
- 54:46développement humain, l'indice IDH qui
- 54:47est un indice multifactoriel,
- 54:50un indice composite qui tient compte de
- 54:52l'espérance de vie à la naissance de je
- 54:55pense la participation des femmes à la
- 54:56vie publique ou je ne sais plus quoi, le
- 54:59niveau la le PIB par habitant. Enfin, il
- 55:01y a plusieurs critères pour juger de
- 55:04l'indice de développement général.
- 55:07Ces trois pays donc
- 55:09réussissent les mieux. Et je me permets
- 55:11de signaler que ces trois pays sont des
- 55:14petits pays. La Suisse a un petit peu
- 55:18moins de 10 millions d'habitants, 9,5
- 55:20millions d'habitants.
- 55:22La Norvège a [raclement de gorge] à peu
- 55:23près 4 à 5 millions d'habitants et
- 55:26l'Islande a 330000 habitants. Et ce sont
- 55:30les pays du monde
- 55:32où l'on se porte le mieux, où les gens
- 55:34sont les plus heureux et en Europe, ceux
- 55:37dont toutes les données macroéconomiques
- 55:39sont les meilleures.
- 55:41Ça pose quand même un petit problème. Ça
- 55:43devrait poser un énorme problème même à
- 55:47tous nos idéologues qui
- 55:5068 ans depuis le traité de Rome nous
- 55:52expliquent
- 55:53que la France est beaucoup trop petite
- 55:56pour ne pas être dans l'Union européenne
- 55:58qui nous explique que si on est dans
- 55:59l'Union européenne, on va être plus fort
- 56:01que les autres qui nous explique que
- 56:03grâce à l'euro, on va pouvoir tenir tête
- 56:05aux autres. La preuve est faite
- 56:08exactement du contraire.
- 56:11Et je me permets de dire parce que bien
- 56:12sûr je connais les arguments du style
- 56:14oui mais la Suisse c'est uniquement les
- 56:16banques mais c'est pas vrai du tout.
- 56:18C'est pas vrai du tout. L'ensemble de
- 56:20l'industrie financière en Suisse pèse à
- 56:22peu près 9 % du PIB et les banques
- 56:24strictos insus et 5 % du PIB Suisse. La
- 56:27Suisse est à bord et avant tout une
- 56:29grande puissance de services et pas
- 56:31seulement des services financiers mais
- 56:32aussi une de de produits industriels.
- 56:34Vous avez des très grandes entreprises
- 56:36industrielles en Suisse. Nesle ça vous
- 56:37dit tel quelque chose c'est le grand
- 56:39géant de l'agroalimentaire mondial
- 56:41Suisse. Vous avez dans l'optique, dans
- 56:43l'électronique, vous avez des dans la
- 56:46dans l'horlogerie, vous avez des grandes
- 56:48industrie suisse. Il y a des gens qui
- 56:50disent "Oui, la Norvège, la Norvège,
- 56:52j'ai vu que disait certains disaient
- 56:54"C'est un émirat nordique scandinave."
- 56:56Est-ce qu'ils ont du gaz ? Oui, c'est
- 56:57vrai qu'ils ont du gaz mais ils l'ont
- 56:59très bien géré. Ils ont créé un fond
- 57:01pour les générations futures, ce qui
- 57:03prouve justement que c'est un peuple
- 57:04industrieux et intelligent. Et puis la
- 57:06l'Islande, l'Islande, ils ont rien, ils
- 57:09ont les pêcheries et cetera. Ils ont pas
- 57:11de ressources gazières particulières,
- 57:14ils ont pas une industrie
- 57:15extraordinaire, mais en tout cas, bah
- 57:16ils se portent très bien. Merci pour
- 57:18eux.
- 57:19Ils ont ils gèrent leur économie dans un
- 57:23optimum collectif pour un pays de 330000
- 57:25habitants.
- 57:28Ensuite,
- 57:30le groupe des pays membres de l'Union
- 57:32européenne mais qui n'ont pas pris
- 57:35l'euro. Je vous ai dit qu'il y en a deux
- 57:37sous-groupes. Il y a d'un côté les plus
- 57:39développés,
- 57:41c'est-à-dire la Suède, le Danemark et la
- 57:44République tchèque. Quand on examine
- 57:47leurs résultats macroéconomiques, bien
- 57:49ils sont très bons. Ce sont des pays qui
- 57:52ont globalement une très faible dette.
- 57:54Le [raclement de gorge] Danemark par
- 57:55exemple a fait des excédents budgétaires
- 57:58depuis plusieurs années. Il a réduit la
- 58:01dette publique du Danemark à quelque
- 58:03chose comme entre 25 et 28 % du PIB à
- 58:06comparer au 118 % qu'on a en France
- 58:11et également ce qu'il y a en Espagne, ce
- 58:14qu'il y a en
- 58:16Italie, ce qu'il y a en Belgique et
- 58:18cetera.
- 58:21Pareil pour la République tchèque,
- 58:23pareil pour la Suède. Ces données sont
- 58:26également flatteuses en matière
- 58:29d'inflation,
- 58:30sont également très bonnes en matière de
- 58:33chômage, un petit peu moins bonne
- 58:34peut-être pour la Suède qui est à 7 % de
- 58:36taux de chômage, mais pour la la le
- 58:38chômage au Danemark ou en République
- 58:41tchèque est de l'ordre de 4 %, donc
- 58:43c'est très c'est très faible.
- 58:45l'inflation est est contenue et donc on
- 58:48peut dire que globalement du point de
- 58:50vue macroéconomique, ce sont des pays
- 58:51qui se portent relativement bien.
- 58:55Il y a un troisème enfin il y a le
- 58:56deuxème sous-groupe à l'intérieur de ce
- 58:58groupe des pays de l'Union européenne
- 59:01n'ayant pas adopté l'euro. Je vous l'ai
- 59:03dit tout à l'heure, c'est la Pologne,
- 59:07c'est la Roumanie,
- 59:10c'est la Bulgarie parce que la Bulgarie
- 59:12est dans l'euro mais depuis quelques
- 59:13mois. Donc les données dont je vous
- 59:14parle, ce sont des données qui ont été
- 59:16comparées par vous les voyez d'ailleurs
- 59:18à l'écran et qui ont été comparés grâce
- 59:21au moteur de l'intelligence artificielle
- 59:24de Claude. Donc la Bulgarine étant dans
- 59:27le l'euro que depuis quelques mois et
- 59:30les la l'étude ayant été faite sur les
- 59:31cin dernières années, on a rattaché la
- 59:34Bulgarie au groupes des pays de l'Union
- 59:37européenne hors euro. Il y a donc la
- 59:39Pologne, la Hongrie, la Roumanie et la
- 59:43Bulgarie. Dans ces quatre pays, on
- 59:47constate quoi ? On constate qu'ils ont
- 59:50des résultats économiques phénoménaux en
- 59:53matière de croissance.
- 59:55En revanche, des mauvais résultats en
- 59:57matière d'endettement public et
- 59:59d'inflation. puis de très bons résultats
- 1:00:01en matière de chômage. Évidemment, quand
- 1:00:02vous avez une très forte croissance en
- 1:00:04général, vous n'avez pas beaucoup de
- 1:00:05chômage. Pourquoi cette forte croissance
- 1:00:08de la Hongrie ou de la Pologne par
- 1:00:10exemple ? Bah je vous l'ai dit tout à
- 1:00:12l'heure, c'est parce que d'abord et
- 1:00:13avant tout, vous avez une injection
- 1:00:14colossale de fonds venus des pays
- 1:00:17européens. Ce qui permet d'avoir après
- 1:00:20vous avez ce qu'on appelle le
- 1:00:21multiplicateur kinésien parce que
- 1:00:23lorsque vous avez lorsque vous
- 1:00:24construisez des infrastructures bien
- 1:00:26vous donner du travail à des entreprises
- 1:00:28de travaux publics, des électriciens,
- 1:00:30des couvreurs zingueurs, des
- 1:00:31architectes, des cabinets d'architectes,
- 1:00:33du gros œuvre et cetera et cetera,
- 1:00:35lesquels vont avoir des sous-traitants,
- 1:00:37lesquels vont avoir des salariés qui
- 1:00:39vont investir, enfin dépenser leur
- 1:00:41argent dans l'économie polonaise et avec
- 1:00:43le phénomène du multiplicateur, ça va
- 1:00:45pousser l'ensemble de l'économie du pays
- 1:00:47vers le haut.
- 1:00:48Donc ces pays-là bénéficient à plein de
- 1:00:50la man de l'Union européenne mais en
- 1:00:54revanche ils ont du mal à conserver leur
- 1:00:59dettes publiques et donc vous avez des
- 1:01:01taux très importants de d'endettement de
- 1:01:03déficit budgétaire par exemple en
- 1:01:05Pologne où le taux le déficit a été de
- 1:01:08l'ordre de plus de 7 % au cours des
- 1:01:11dernières années au cours de la dernière
- 1:01:12année ce qui est supérieur au taux
- 1:01:14français que le taux français pour 2026
- 1:01:16est en partie pour être aux alentours de
- 1:01:186 % de déficit. Mais précisons quand
- 1:01:21même que la dette publique en Pologne,
- 1:01:24en Hongrie, en Bulgarie, en Roumanie est
- 1:01:27quand même d'un niveau très inférieur au
- 1:01:30niveau de la République française. Donc
- 1:01:32il y a qu'encore de la marge. Le taux de
- 1:01:34chômage corrélé au taux de croissance
- 1:01:37est très faible. Et voilà.
- 1:01:41Et puis les derniers,
- 1:01:44ce sont les 21 pays membres de l'Union
- 1:01:47européenne et de l'euro, dont la France,
- 1:01:50l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la
- 1:01:52Grèce, la Belgique, l'Allemagne, l'Autri
- 1:01:54et Cera. Et bien regardez les
- 1:01:56statistiques que vous donne Claude.
- 1:01:59Regardez les conclusions que vous donne
- 1:02:01l'intelligence artificielle.
- 1:02:04Maintenant, nous sommes
- 1:02:06un/art de siècle après l'adoption de
- 1:02:08l'euro. Nous sommes près de un tiers de
- 1:02:12siècle
- 1:02:14depuis
- 1:02:15la création de l'Union européenne et
- 1:02:18nous sommes 68 ans après le lancement de
- 1:02:20la construction européenne. On constate
- 1:02:22quoi ? On constate que ces 21 pays en
- 1:02:25fait se portent mal. Ils ont une
- 1:02:28croissance faible, nettement plus faible
- 1:02:31que dans les autres pays. Ils ont un
- 1:02:34endettement
- 1:02:36élevé et parfois très élevé, un
- 1:02:38endettement public élevé, parfois très
- 1:02:39élevé.
- 1:02:41Ils ont une inflation qui n'est pas très
- 1:02:42bonne et ils ont un slow de chômage.
- 1:02:45Alors ça dépend desquels. Enfin, il y en
- 1:02:47a notamment la France qui cumule tous
- 1:02:49les tous les handicaps. La France a à la
- 1:02:52fois un très fort taux de chômage sans
- 1:02:53compter qu'on camoufle un certain nombre
- 1:02:55de statistiques. Elle a un endettement
- 1:02:58tout à fait disproportionné, tout à fait
- 1:03:00exagéré.
- 1:03:02Elle a une inflation qui n'est pas si
- 1:03:04géniale que ça en définitive. Alors que
- 1:03:07normalement lorsque vous avez du chômage
- 1:03:08et un faible taux de croissance, vous
- 1:03:10avez pas beaucoup d'inflation et puis on
- 1:03:11a un très faible taux de croissance, on
- 1:03:12est quasiment à la stagnation pour ne
- 1:03:15pas dire à la récession. Voilà, je
- 1:03:17termine ici cette vidéo. J'espère que ça
- 1:03:20vous donnera des éléments de réflexion.
- 1:03:23Ce que je veux dire par cette vidéo
- 1:03:24fondamentale, c'est que on a menti au
- 1:03:28français et que personne ne veut tirer
- 1:03:31le vrai bilan de l'euro. Il est temps de
- 1:03:34faire le bilan de l'euro un/art de
- 1:03:37siècle après son introduction et un
- 1:03:40tiers de siècle après l'arrivée de
- 1:03:41l'Union européenne. Il est temps de
- 1:03:43commencer à faire un bilan et ce bilan
- 1:03:45n'est pas bon. Il est même mauvais. Il
- 1:03:47est même très mauvais, surtout si on le
- 1:03:50compare à des pays qui ont refusé
- 1:03:52d'adopter l'Union européenne et l'euro
- 1:03:54et qui pourtant sont beaucoup plus
- 1:03:57petits en surface, en superficie, en
- 1:04:01économie, en population que la France.
- 1:04:05Au total, j'espère vous avoir apporté la
- 1:04:07démonstration
- 1:04:08que depuis que le monde est monde, hein,
- 1:04:11une monnaie nationale, c'est un peuple
- 1:04:14et un état, une souveraineté. J'ai eu
- 1:04:16l'occasion de l'expliquer. On trouve
- 1:04:17cette notion dans le premier livre des
- 1:04:20Macabés dans l'Ancien Testament.
- 1:04:23J'espère vous avoir montré que c'est une
- 1:04:25nouvelle fois confirmé. Une monnaie
- 1:04:27nationale, c'est une monnaie au service
- 1:04:30d'une nation, d'un peuple.
- 1:04:34Alors que l'euro qui est une monnaie
- 1:04:36supranationale
- 1:04:38n'est pas une monnaie au service des
- 1:04:40peuples, c'est une monnaie au service
- 1:04:43d'une idéologie et de la caste de
- 1:04:46l'oligarchie qui pilote cette idéologie
- 1:04:49pour son propre profit.
- 1:04:51Je vous remercie de votre attention.
- 1:04:54vive la sortie de cet enfer qui est
- 1:04:58l'Union européenne et l'euro
- 1:05:01vive la souveraineté et l'indépendance
- 1:05:03nationale et vive la France retrouvée.
- 1:05:10Merci de soutenir le PR pour continuer
- 1:05:12le travail d'émancipation entrepris
- 1:05:14depuis 18 ans par François. Vos dons
- 1:05:16sont essentiels. [musique] Votre
- 1:05:18mobilisation aussi.
- 1:05:21M.
About this transcript
This page contains the full transcript of La Pologne refuse l'euro ! Pourquoi nous le cache-t-on ? by Union Populaire Républicaine, generated from the public captions YouTube serves with the video. The transcript has 10,411 words across 1,674 segments, with the original timestamps preserved so you can click any line to jump to that moment in the embedded player.
What you can do with it
Use the transcript to take notes, quote the speaker, build a study guide, generate a summary with ChatGPT or Claude via the YouTube Summary tool, or export it as a timed subtitle file with YouTube to SRT. You can also re-open it in the transcriber to translate the transcript into 100+ languages.
Free YouTube transcript tool
YouTube2Text is a free YouTube transcript generator — no signup, no daily limit. Paste any YouTube link and get the full transcript instantly, with timestamps, click-to-jump, translation to 100+ languages, AI prompts for ChatGPT, Claude, and Gemini, and exports to TXT, SRT, VTT, or Markdown.