« La nouvelle géopolitique – la France, l’Europe et le monde » - Introduction de Jean-Luc Mélenchon — Transcript
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- 0:00Le texte qui vient de vous être donné à
- 0:02un statut particulier, c'est un point
- 0:04d'étape d'une discussion qui a commencé
- 0:06maintenant il y a plus de 3 mois entre
- 0:08nous. Car contrairement à certaines
- 0:11rumeurs, nous discutons beaucoup mais
- 0:13nous le faisons avec discrétion.
- 0:15Ce qui nous permet d'ensuite de pouvoir
- 0:18discuter de ce qu'on a fait et pas de
- 0:20comment on l'a fait.
- 0:22Et ce texte donc je vous promets une
- 0:25prochaine édition dans laquelle il y
- 0:26aura toute la partie Europe qui est
- 0:28encore en discussion entre nous et tel
- 0:31qu'il se présente là. Je vous promets
- 0:33aussi qu'il y aura une autre édition
- 0:35avec des intertitres et peut-être
- 0:37quelques illustrations pour le rendre
- 0:40moins austère d'apparence.
- 0:43Il brosse un tableau d'ensemble et je
- 0:46voudrais le résumer à cet instant
- 0:50pour ouvrir les travaux de la journée
- 0:52qui devront être pris en compte pour la
- 0:55suite du travail que nous avons à
- 0:56accomplir.
- 0:58Je pense qu'il est acquis entre nous que
- 1:00ordre économique
- 1:02et ordre géopolitique sont intimement
- 1:05liés d'une manière générale. J'y
- 1:07ajouterai volontiers pour ma part que
- 1:09l'ordre symbolique et l'ordre culturel
- 1:14sont évidemment eux aussi entraîné dans
- 1:16ce circuit.
- 1:18Nous nous trouvons c'est ainsi à la fin
- 1:21d'un cycle dans l'histoire de l'humanité
- 1:24et d'un cycle de grande ampleur. celui
- 1:28qui avait succédé à la réorganisation du
- 1:30monde après la défaite de l'Axe et la
- 1:34deuxième guerre mondiale
- 1:36et la fin du cycle qui lui-même s'était
- 1:39engagé après que la période dite de
- 1:42reconstruction
- 1:44a donné tous ces effets.
- 1:47Au début des années 70,
- 1:50le capitalisme mondial tel qu'il était
- 1:53organisé à l'époque est entré dans la
- 1:57nécessité de devoir se réorganiser
- 2:00compte tenu de l'étouffement qu'il
- 2:03ressentait
- 2:04du fait à la fois des raisons
- 2:06classiques, ordinaires, habituelles qui
- 2:08étouffent ce système de l'intérieur mais
- 2:11du fait que le tiers de l'humanité était
- 2:14soustrait à la circulation de qui
- 2:16produit l'accumulation du capital
- 2:19et en 1970, la puissance dominante qui
- 2:22étaient les États-Unis d'Amérique était
- 2:24elle-même dans un moment d'asphyxie qui
- 2:28l'a obligé à inventer un autre système
- 2:30d'organisation et de répartition des
- 2:32efforts et des gains.
- 2:35C'est ainsi que au mois d'août de
- 2:38l'année 1971, rompant avec ce qui était
- 2:41la règle pour tout le reste de
- 2:42l'humanité, les États-Unis d'Amérique
- 2:44ont décidé qu'il ne feraiit plus en
- 2:46échange d'un dollar quelque contrepartie
- 2:49matérielle que ce soit et en tout cas en
- 2:51aucun cas la part d'or qui jusque-l
- 2:54s'attachait à 1 dollar.
- 2:56Évidemment, c'était décrété pour les
- 2:59États-Unis un privilège inoui de
- 3:01puissance qui était d'imprimer de la
- 3:04monnaie autant qu'il le voulaient.
- 3:05surtout qu'il s'était accordé avec les
- 3:09principaux bailleurs de la principale
- 3:12matière première de la période de la
- 3:15civilisation du pétrole, c'est-à-dire
- 3:17les monarchies
- 3:19euh saoudiennes,
- 3:21cetera. Que les échanges concernant le
- 3:25pétrole dont tout le monde avait besoin
- 3:28et que tout le monde avait besoin
- 3:30d'acheter se ferait en dollar. de la
- 3:32sorte, il y avait en quelque sorte une
- 3:36compensation à chaque dollar et c'est
- 3:38sans doute la raison pour laquelle on
- 3:39les a appeler les pétro dollars,
- 3:41c'est-à-dire des dollars qui étaient
- 3:43garantis par le fait qu'avec ça, on
- 3:44pouvait acheter du pétrole et des
- 3:46matières premières puisque
- 3:47progressivement ce privilège s'était
- 3:49tendu à toutes les matières premières.
- 3:51Ça c'est 1971, mais dès 1972
- 3:56avec la rencontre entre Nixon et
- 3:59Mazedung,
- 4:01une autre organisation s'est mise en
- 4:03place qui mettait en place un circuit où
- 4:07d'une part on délocaliserait, les
- 4:08États-Unis délocaliseraient les
- 4:10productions de base pour en effondrer
- 4:13les prix et où l'accumulation des
- 4:15commandes permettrait à la Chine
- 4:17d'acheter des bons du trésor. C'était la
- 4:19contrepartie que l'un a porté à l'autre
- 4:21d'un côté des commandes et du
- 4:23développement, de l'autre côté de
- 4:25l'accumulation et la garantie du
- 4:27système. Cette courroie s'est mise en
- 4:29place en 1972 pour ceux qui étaient là à
- 4:32l'époque peut-être se souviennent-ils de
- 4:34l'épisode charmant de la diplomatie du
- 4:36pingpong qui prépara la rencontre entre
- 4:39Mao et Nixon qui était un événement
- 4:42mondial qui en plus remplissait une
- 4:44deuxième fonction très agréable pour
- 4:47l'impérialisme américain de rompre le
- 4:49bloc communiste qui s'étendait de la
- 4:52Russie à la Chine. Si je mentionne ce
- 4:54point, c'est pour dire quel exploit a
- 4:57été de réussir à recoller les Russes
- 4:59avec les Chinois à la suite des
- 5:01aberrations de la politique
- 5:02nord-américaine. Mais c'est leur
- 5:04affaire.
- 5:06Ça c'est 1970 72 1974
- 5:10arrive l'accord dit du Plaza. Ça se
- 5:12passe dans un hôtel où il est convenu
- 5:14que le dollar vaut ce que vaut un panier
- 5:16de monnaie. Autrement dit comme l'a dit
- 5:18un américain, c'est notre monnaie, c'est
- 5:20votre problème. C'est ce système monde
- 5:23là. qui progressivement s'est mis lui
- 5:25aussi à chaoté et jusqu'au point où il
- 5:28s'est autoasphyxié. Pourquoi ? parce
- 5:31qu'il a généré évidemment une sphère
- 5:33financière gigantesque qui a fini par
- 5:35submerger tout le reste de l'économie
- 5:37dite réelle, même si je sais que ce
- 5:39concept de économie réelle ou économie
- 5:42financière est contestée, mais à
- 5:44submerger l'économie réelle au point que
- 5:47dans la sphère financière se réalise des
- 5:49taux de profit sans aucun rapport avec
- 5:51ce qu'on peut obtenir de la production
- 5:53et de l'échange réel. Et donc cette
- 5:55sphère est devenue dominante. Il est
- 5:58clair que dès lors qu'elle est devenue
- 6:00dominante et incontrôlée,
- 6:03elle a provoqué le désastre dont tout le
- 6:05monde se souvient en 2008 pour une
- 6:07sombre affaire de quelqu'un qui
- 6:09n'arrivait plus à payer la maison qu'il
- 6:11avait acheté.
- 6:13une catastrophe financière mondiale par
- 6:15effet domino. Un peu du type de celle
- 6:18que dorénavant on observe sous une forme
- 6:21plus ou moins violente tous les 10 ans
- 6:24et en ce moment même tout le monde
- 6:28sert les bras parce que bah il se
- 6:31reproduit dans la sphère financière une
- 6:34crise ayant pour point de départ
- 6:36l'explosion de la bulle qui s'est formé
- 6:38autour des entreprises d'intelligence
- 6:40artificielle.
- 6:42Et évidemment, le destin promis à ce
- 6:44modèle économique, c'est évidemment
- 6:46l'effondrement à répétition. Sauf que
- 6:48chaque effondrement est plus puissant
- 6:50que le précédent et que les moyens avec
- 6:52lesquels on a réparé les précédents
- 6:54effondrements, c'est-à-dire l'injection
- 6:57massive de monnaie, a progressivement
- 7:00produit de moins en moins d'effets pour
- 7:02la raison que l'organisme mondial est
- 7:04saturé de liquidité qui monte ou
- 7:07descendent suivant les cours qui leur
- 7:08sont attribués. Mais en tout cas, ça n'a
- 7:10plus l'effet de relance. Comme en même
- 7:12temps la capacité économique ne s'est
- 7:15pas développée du fait de la stagnation
- 7:17de la productivité, le système dans son
- 7:20ensemble est condamné à aller de crise
- 7:22en crise et évidemment d'effondrement en
- 7:25effondrement. La suite de 2008 a mis à
- 7:29nu quelque chose qui n'était pas prévu
- 7:32par la puissance dominante, c'est que la
- 7:34Chine ayant développé quelle stupidité
- 7:37fallait-il avoir ? Quel racisme
- 7:39fallait-il avoir pour considérer que les
- 7:41Chinois se contenteraient de produire à
- 7:43ville prix des marchandises plus ou
- 7:45moins discutables quant à leur qualité ?
- 7:48La Chine est la première civilisation du
- 7:50monde. C'était le premier PIB au 19e
- 7:53siècle avant que nous l'ayons effondré à
- 7:56coup de commerce de drogue. Et dès lors,
- 7:59elle a su ce qu'il fallait faire pour
- 8:01développer à partir de ce qu'on lui
- 8:03commandait de nouvelles techniques, de
- 8:05nouvelles méthodes et devenir la
- 8:07première puissance du monde accumulant
- 8:09des réserves considérables qui mettent
- 8:11tous les autres pays du monde en quelque
- 8:12sorte à sa disposition. Mais elle
- 8:15pratique elle-même une forme
- 8:16particulière. euh de développement dans
- 8:19lesquels il n'y a pas de pratique
- 8:22impérialiste ou plus exactement il n'y a
- 8:24de pratique que dans l'organisation de
- 8:26circuits commerciaux dont il vise à
- 8:28assurer la stabilité sans que cela
- 8:31s'accompagne de char de militair de
- 8:33garmison de casernes d'exécution et
- 8:36cetera du moin c'est ce que nous avons
- 8:38pu observer jusqu'à maintenant mais en
- 8:402008 c'est la relanche chinoise qui
- 8:42remet d'applel le système capitaliste
- 8:44mondial et dès 10, il apparaît que pour
- 8:48la première fois la Chine devient la
- 8:50première puissance manufacturière du
- 8:52monde. Et c'est alors que toutes sortes
- 8:54de gens qui avaient été assez assez
- 8:57assez superficiels et désinvoltes pour
- 9:00proposer pour ceux qui s'en souviennent
- 9:02aussi que dorén avant le futur seraient
- 9:05des entreprises sans murs, sans usine et
- 9:07sans ouvriers qui se contenteraient
- 9:09d'avoir des brevets, des licences, des
- 9:12dollars pour fonctionner. et on a
- 9:16compris qu'on ne s'abritait pas dans une
- 9:18police d'assurance, qu'on ne se
- 9:20nourrissait pas avec un taux de change
- 9:22et ainsi de suite. La première puissance
- 9:24manufacturière est nécessairement la
- 9:26première puissance mondiale car jusqu'à
- 9:28présent nous nous nourrissons, nous nous
- 9:31vêtons, nous nous organisons à partir de
- 9:34réalités matériell et pas seulement de
- 9:37d'abstraction immatérielle comme les
- 9:40échanges de services.
- 9:42La Chine étant la première puissance
- 9:44manufacturière, immédiatement
- 9:47l'impérialisme américain, je dis
- 9:48l'impérialisme américain parce que lui
- 9:50est un impérialisme assumé et ceux qui
- 9:53en doutaient ont pu le vérifier dans la
- 9:55période récente a immédiatement compris
- 9:58ce que cela signifiait. Si bien que dès
- 10:022011, madame Clinton et monsieur Obama
- 10:06parlent du pivot stratégique. Ils
- 10:08comprennent que le centre du monde
- 10:10politique s'est déplacé du côté du
- 10:13centre du monde économique et que cela
- 10:16se déroule dans la zone que l'on
- 10:18appelait à l'époque Asie- Pacifique et
- 10:21que pour des besoins de propagande et de
- 10:23désignation de l'ennemi, on appelle
- 10:25désormais un dos pacifique.
- 10:28Mais il s'agit bien toujours du même
- 10:30endroit, c'est-à-dire de l'endroit qui
- 10:32représente 60 % du PIB mondial, quelque
- 10:35chose comme 60 à 70 % de l'humanité et
- 10:39cetera et cetera. Et ce pivot, selon les
- 10:42propos des responsables nord-américains
- 10:45met à l'ordre du jour le fait qu'il n'y
- 10:47a pas de solution de marché à la
- 10:49compétition avec la Chine. C'est donc
- 10:53lorsqu'arrive monsieur Trump, il vient
- 10:57au bout de cette période dans laquelle
- 10:59quelque chose d'autre évidemment,
- 11:01comment pourrais-je ne pas le
- 11:03mentionner, s'est produit. C'est
- 11:04l'effondrement de l'URSS
- 11:07qui euh laisse croire à la victoire
- 11:09absolue d'un modèle absolument
- 11:11alternatif. Cependant,
- 11:13là je donne mon point de vue personnel,
- 11:15les États-Unis d'Amérique sont une sorte
- 11:17de projection de la noirceur
- 11:20bureaucratique de l'URSS, car elle
- 11:22fonctionne elle aussi sur des
- 11:24bureaucraties concurrentes qui opèrent
- 11:27dans l'ombre des conflits arbitrés par
- 11:30personne ou donnant lieu à des synthèses
- 11:33absurdes du genre. Qui est notre ennemi
- 11:35? Est-ce la Chine ? Évidemment, les
- 11:39bureaucraties qui sont intéressées à
- 11:40l'une et à l'autre solution parce que
- 11:42derrière viennent des marchés
- 11:44d'armement, des déploiements de
- 11:46personnel décident qu'on fera l'un et
- 11:49l'autre, c'est-à-dire et la Russie et la
- 11:52Chine. Résultat, vous l'avez sous les
- 11:54yeux.
- 11:55Alors, cet événement lui aussi a donné
- 11:58lieu à des déroulements, des
- 12:00développements qui ont fini une forme
- 12:03d'encerclement de l'impérialisme
- 12:05nord-américain. Et dans le temps où se
- 12:08déroule cette réorganisation
- 12:10politique, géopolitique, il y a
- 12:12évidemment un phénomène de polarisation
- 12:15sociale qui va s'étendre à la planète
- 12:17entière. Premièrement, dans les
- 12:19économies dites développées, dans les
- 12:22pays dit occidentaux, le projet de
- 12:25moyennis de la société comme promesse
- 12:28d'un futur désirable à la masse de ceux
- 12:31qui le composent, s'est effondré à
- 12:34l'image du de la polarisation à
- 12:37l'échelle du monde où 56000 personnes
- 12:40possèdent autant que 2iards 800 millions
- 12:43d'êtres humains.
- 12:45cette accumulation extraordinaire qui
- 12:47s'est amplifiée est devenue le modèle
- 12:49général de toutes les sociétés qui ont
- 12:52accepté les règle de l'ordolibéralisme.
- 12:54C'est comme ça que ça s'appelle.
- 12:56C'est-à-dire la politique ne se mêle pas
- 12:58d'économie et l'économie n'est est
- 13:00d'autant plus brillante qu'elle est
- 13:02totalement dérégulée et que l'État s'en
- 13:04retire.
- 13:06Dès lors que l'État s'en retiré, les
- 13:08nations qui sont constituées autour de
- 13:09leur état, comme c'est le cas de la
- 13:11nôtre, vont s'effondrant chaotiquement
- 13:13comme nous l'observons dans notre pays.
- 13:15Mais cela s'est passé dans des dizaines
- 13:17d'autres nations qui en étaient
- 13:19seulement à la construction de leur état
- 13:21et sur lesquels on avait d'abord
- 13:23expérimenté les fameuses politiques
- 13:25d'ajustement structurel qui sont ensuite
- 13:27devenues la règle pour le monde entier.
- 13:30Nous voici donc rendus à une étape bien
- 13:32particulière. Vous remarquerez le rôle
- 13:35spécial que joue l'Afghanistan,
- 13:38petit pays
- 13:40dans le déroulé de cette histoire. C'est
- 13:43en Afghanistan que la Russie s'est brisé
- 13:45les dents après les Anglais, après les
- 13:47Français et après tout le monde pour la
- 13:49raison qu'il est impossible d'envahir
- 13:50l'Afghanistan et de l'occuper parce que
- 13:53il ne se laisse occuper par personne. Si
- 13:56bien que la Russie s'est retirée
- 13:58d'Afghanistan et peu de temps après,
- 14:00compte tenu du coût qu'avait représenté
- 14:03la guerre d'Afghanistan sur la société
- 14:05soviétique, le révélateur qu'elle avait
- 14:07été de son inertie, de son incapacité à
- 14:10se renouveler, à prendre des décisions
- 14:12adaptées aux circonstances et pas
- 14:14simplement aux intérêts de sa
- 14:15bureaucratie, et bien l'URSS s'est
- 14:18effondré.
- 14:20Alors, on peut observer malicieusement
- 14:22que les États-Unis d'Amérique qui
- 14:25avaient à leur tour envahi l'Afghanistan
- 14:28pour soi-disant les punir d'un crime
- 14:30qu'il n'avait pas commis, soit dit
- 14:31parenthèse,
- 14:33et bien après 20 années de désordre de
- 14:37toutes sortes et d'un circuit qui
- 14:39faisait que 80 % de l'argent qu'on
- 14:41injectait là-bas revenait aux États-Unis
- 14:43d'Amérique à travers les ONG, les
- 14:45différentes organisations militaires qui
- 14:47s'activaient là-bas. après une guerre
- 14:49aux objectifs de plus en plus confus
- 14:51avec des moyens de plus en plus
- 14:53discutables et dont les résultats
- 14:54étaient de plus en plus inconnus.
- 14:56Souvenons-nous par exemple du largage
- 14:58sur l'Afghanistan de la bombe
- 15:00conventionnelle la plus grosse de
- 15:02l'histoire qui paraît-il était
- 15:04équivalente à un pourcentage de la bombe
- 15:06d'Hiroshima. Personne n'a jamais su
- 15:08pourquoi on avait jeté cette bombe.
- 15:10Sinon, peut-être pour en débarrasser les
- 15:12États-Unis d'Amérique qui ne savaient où
- 15:14la mettre ni comment la démonter, ni
- 15:16quel résultat ont été obtenus. par ce
- 15:18largage. Mais en attendant,
- 15:21l'Afghanistan qui devait se terminer par
- 15:23une négociation, s'est terminé par une
- 15:26débat qui épouvantable et quelque chose
- 15:28qui ressemblait à la fin des États-Unis
- 15:31d'Amérique au Vietnam.
- 15:33La différence évidemment, c'est que
- 15:35après que les États-Unis aient perdu la
- 15:37guerre du Vietnam contre le courageux
- 15:39petit peuple vietnamien qui avait
- 15:40auparavant défit les Chinois, les
- 15:42Français et une nouvelle fois les
- 15:44Chinois, et bien cette victoire laissait
- 15:47indemne le monde de la guerre froide, si
- 15:50bien que les États-Unis y avaient
- 15:51retrouvé naturellement leur place de
- 15:53première force armée.
- 15:56Là, après la défaite en Afghanistan, il
- 16:00n'y a aucun ordre du monde qui s'impose.
- 16:02C'est la raison pour laquelle nous avons
- 16:04été de violence en violence pour
- 16:07démontrer, comme l'avait d'abord dit
- 16:09monsieur Bouge Per lorsqu'il a organisé
- 16:13l'invasion de l'Irak pour empêcher
- 16:15l'Iran d'y avoir de l'influence. Que
- 16:17chacun se souvienne que c'était le motif
- 16:19et mesure le résultat magnifique a été
- 16:21obtenu depuis. Et bien depuis cette
- 16:24guerre devait installer le nouvel ordre
- 16:26du monde sous l'autorité unipolaire des
- 16:29États-Unis d'Amérique. Alors dans les
- 16:31débats est apparu un peu partout l'idée
- 16:33que le monde devait être multipolaire.
- 16:36J'en profite pour vous dire à cette dès
- 16:38cet instant que ce n'est pas du tout la
- 16:40vision que nous portons. Nous ne portons
- 16:42pas du tout la vision d'un monde
- 16:44multipolaire. Nous portons la vision
- 16:46d'un monde ordonné. Et c'est parce que
- 16:48nous voulons un monde ordonné et non pas
- 16:50un monde multipolaire qui finit
- 16:53inévitablement dans la confrontation des
- 16:55nation et donc dans la guerre que
- 16:59fondamentalement
- 17:00des changements sont intervenus dans la
- 17:03manière avec laquelle nous posons les
- 17:05questions internationales. dit-nous, ça
- 17:08désigne globalement ce que nous sommes
- 17:11politiquement, mais je dirais la gauche
- 17:14radicale puisque j'observe que beaucoup
- 17:17des organisations de la gauche gauche se
- 17:21réfèrent à peu près au même cadre de
- 17:23pensée que celui dans lequel nous
- 17:25évoluons aujourd'hui. C'est-à-dire que
- 17:28le droit international y occupe une
- 17:30toute autre place. Pourquoi ? Parce que
- 17:34en définitive
- 17:36les aléas de l'économie
- 17:38productiviste capitaliste et les alléas
- 17:43de la géopolitique qui en résultent ne
- 17:46sauraient résumer la réalité mondiale à
- 17:50elle seule. la crise qui s'observe dans
- 17:53la nouvelle forme de la division
- 17:55internationale du travail qui est la
- 17:57mondialisation
- 17:59d'un côté et la globalisation numérique
- 18:02de l'autre qui inclut la totalité de la
- 18:04production et des échanges dans un même
- 18:07espace numérique. Tout cela ne saurait
- 18:09résumer la crise globale de la
- 18:12civilisation humaine. Celle-ci résulte
- 18:15des conditions que je viens de décrire
- 18:18puisque je vous l'ai dit en commençant à
- 18:20nos yeux, la domination de l'empire
- 18:23nord-américain est assise sur un dollar
- 18:25qui n'existe pas en valeur mais lui-même
- 18:28est assis sur des matières premières et
- 18:30sur la première d'entre elles le
- 18:31pétrole. Si bien qu'on peut dire qu'il y
- 18:33a un lien intime entre l'ordre
- 18:36géopolitique et la civilisation du
- 18:38pétrole et qu'il y a un lien intime que
- 18:40tout le monde connaît entre la
- 18:42civilisation du pétrole et la crise
- 18:44écologique globale. C'est une seule et
- 18:47même réalité qui naturellement n'évolue
- 18:49pas au même rythme suivant les mêmes
- 18:51conditions ni dans les mêmes cadres mais
- 18:53qui forment un tout et qu'il faut penser
- 18:55comme un tout. C'est pourquoi il y a un
- 18:57instant, je disais nous ne prenons pas
- 18:59un monde multipolaire mais un monde
- 19:01ordonné car l'organisation général du
- 19:04monde doit non seulement intervenir dans
- 19:06la sphère de la géopolitique, dans la
- 19:09sphère de l'économie, mais également
- 19:11dans la sphère de la régulation
- 19:12écologique ou plus exactement dans la
- 19:15sphère de l'adaptation de la
- 19:17civilisation humaine à la catastrophe
- 19:19écologique commencée et irréversible qui
- 19:22est signifiée par le changement
- 19:24climatique dont nous observons quelques
- 19:26effets dans notre pays depuis maintenant
- 19:29une semaine avec cette canicule.
- 19:31Alors, commençons donc par cette
- 19:34évolution des principes qui n'a pas été
- 19:37perçu par les observateurs qui d'une
- 19:39manière générale ne perçoivent rien,
- 19:40notamment les observateurs médiatiques
- 19:43surtout eux qui n'observent rien et
- 19:45d'ailleurs ne s'y intéressent pas. Mais
- 19:47dans notre discours, je pense au dernier
- 19:50conflit auquel nous avons été
- 19:51confrontés, c'est-à-dire l'organisation
- 19:54méthodique du génocide à Gaza avec les
- 19:56événements du 7 octobre, nous avons
- 19:59commencé pour notre part à nous référer
- 20:01de manière constante au droit
- 20:03international. Je voudrais dire aux plus
- 20:06jeunes et à ceux qui ne le savent pas
- 20:07que la référence au droit international
- 20:09n'était pas du tout la référence qui
- 20:11était autre fois celle de la gauche
- 20:13radicale. La vision alors était que
- 20:17le droit international était une sorte
- 20:19de décalque mondial du droit bourgeois
- 20:23et en d'autres termes que le droit
- 20:26international était le droit de
- 20:27l'impérialisme surtout. il est sans
- 20:29doute qu'il soit imparfait, c'est
- 20:31parfaitement évident, mais il nous a
- 20:33semblé qu'il était davantage,
- 20:34c'est-à-dire une capacité de référence
- 20:37qui peut être perfectionnée, qui peut
- 20:39être modifié, mais hors duquel il
- 20:41n'existe que la violence et les rapports
- 20:44de force et la loi du plus fort. Notre
- 20:47changement de pied est passé inaperçu
- 20:50dans la bataille plus large qui
- 20:52s'exerçait à ce moment-là pour conquérir
- 20:54les opinions contre nous. Mais la vérité
- 20:57c'est que nous avons travaillé sur cette
- 20:59base, sur ce nouveau paradigme pour
- 21:02nous, pour l'interpréter d'après ce que
- 21:05sont nos propres priorités et non pas ce
- 21:08que nous avions simplement reçu du
- 21:10passé. Cependant, nous nous sentons une
- 21:12dette à l'égard de ce passé car aussi
- 21:15bien les Français ont joué un rôle
- 21:16considérable dans l'émergence de l'idée
- 21:19d'un droit international. Et la première
- 21:21société des nations a d'abord été une
- 21:24idée conçue par les pacifiques, je ne
- 21:27dis pas les pacifistes, mais les
- 21:28pacifiques français à l'issue de la
- 21:31Première Guerre mondiale. Et cette
- 21:32intuition venue du mouvement socialiste
- 21:34était la bonne. C'est elle que nous
- 21:37voulons prolonger et nous voulons la
- 21:39prolonger d'abord dans la direction de
- 21:41la crise écologique globale.
- 21:45La centralité de cette crise fait
- 21:48apparaître comme un fait objectif. Quels
- 21:50que soient les morcellements culturels,
- 21:52quels que soient les morcellements
- 21:54nationaux qu'il n'est pas question ici
- 21:56dans mon propos de mettre en cause mais
- 21:59qui sont quelle que soit leur intensité
- 22:02traversé animé occupé par une autre
- 22:06évidence objective. Il existe une
- 22:09humanité universelle liée par un intérêt
- 22:13général commun dont il a en quelque
- 22:16sorte la révélation par les effets de la
- 22:18destruction du seul écosystème dans
- 22:20lequel il est possible qu'il y ait une
- 22:22humanité. Il y a donc par-delà
- 22:26les peuples tels qu'ils sont un peuple
- 22:28humain. Il y a par-delà l'intérêt
- 22:31général qui se rapporte à tel ou tel
- 22:34peuple ou telle ou telle nation du fait
- 22:36de son positionnement géographique ou
- 22:38que sais-je encore un intérêt général
- 22:41humain. Et cet intérêt général humain se
- 22:44concentre sur l'existence de bien commun
- 22:47et sur leur capacité à remplir le rôle
- 22:50qui rend possible la vie humaine. C'est
- 22:52bien commun l'eau, l'air, la terre et
- 22:56cetera et jusqu'au droits spécifiques de
- 22:59l'espèce en tant qu'espèce animale, par
- 23:01exemple, le droit de se reproduire, la
- 23:04possibilité de se reproduire et quelques
- 23:06autres de cette nature, de vivre la nuit
- 23:09et le jour, de vivre le silence et le
- 23:12bruit et cetera et cetera sans lesquels
- 23:14il y a pas d'humanité possible.
- 23:16Cette centralité
- 23:18signifie que par conséquent
- 23:21les nations les plus avancées et qui ont
- 23:23à avoir la tâche historique qu'elles ont
- 23:27eu il y a de siècles à la suite de la
- 23:30grande révolution française qui à notre
- 23:33avis est un fait politique central dans
- 23:36l'histoire longue et de la proclamation
- 23:39des droits qu'on va appeler de l'être
- 23:41humain dit les droits de l'homme virgule
- 23:44et du citoyen. hein, qui fonde notre
- 23:47propre projet de révolution citoyenne.
- 23:49Et cette révolution a un sens à
- 23:51l'échelle des nations comme à l'échelle
- 23:53du monde. Elle signifie la capacité pour
- 23:56l'humanité de contrôler son propre
- 23:58destin et les actes qui le commandent et
- 24:00le structurent, notamment dans la
- 24:03gestion des biens communs.
- 24:05Je vais du plus rapide que je peux pour
- 24:09montrer l'enchaînement de concept qui
- 24:11anime notre conception du monde et notre
- 24:14tentative pour le rendre le plus formel
- 24:16possible. Nous prétendons pas avoir
- 24:18inventé quoi que ce soit dans ce
- 24:19domaine, mais nous pensons que nous en
- 24:21avons fait une certaine organisation qui
- 24:24a une cohérence globale qui commence à
- 24:26l'échelle de l'individu s'achève dans le
- 24:29mondial ou bien s'organise dans le
- 24:31global et se vérifie dans le local.
- 24:34C'est la raison pour laquelle le texte
- 24:36s'achève par un ensemble que vous avez
- 24:39s'achève par un ensemble de
- 24:40considération que l'on va qualifier à
- 24:42cet instant de philosophique parce qu'il
- 24:44montre cette articulation entre les
- 24:47différents niveaux des droits. Tout ce
- 24:49que je viens de dire nous conduit
- 24:52à formuler une autre stratégie
- 24:55diplomatique notamment pour notre pays
- 24:58qui commence par le refus des clubs
- 25:01fermés qui visent à se substituer
- 25:04aux organisations internationales.
- 25:07Il est temps de bien préciser ces
- 25:09points. Pourquoi ? parce que la fin
- 25:11d'une époque vient de se caractériser
- 25:14par la signification à l'échelle du
- 25:16monde de l'ouverture de la phase du
- 25:18déclin des États-Unis d'Amérique et son
- 25:21entrée en agonie selon les termes d'un
- 25:23conseiller, je crois, de Obama
- 25:25aujourd'hui même. L'agonie de l'empire
- 25:29qui ne pourra en aucun cas
- 25:33reconstruire sa puissance matérielle à
- 25:35coup de droit de douane ou d'invasion de
- 25:37ses voisins sera nécessairement comme la
- 25:41fin de tous les empires.
- 25:43Une fin violente et agressive.
- 25:46Dès lors, la fermeté des principes pour
- 25:48conduire l'action nationale est
- 25:50indispensable. Sinon, on est condamné à
- 25:52être brinballé comme si le monde d'hier
- 25:55continuait à exister et à envoyer un
- 25:57porte-avion tantôt à Chypre, tantôt à
- 26:00traverser le canal de Suède et aller en
- 26:02pleine zone de combat ou bien se
- 26:04proposer pour s'interposer dans je ne
- 26:05sais quel conflit où nous serions les
- 26:07premiers à prendre les coups et à devoir
- 26:09les rendre. Vous voyez de quoi je parle
- 26:12? Il faut sortir de cette période et
- 26:14pour cela, il faut renoncer,
- 26:17écarter tout ce qui renvoie à l'ancien
- 26:20ordre des choses. Le G7 est une
- 26:22invention des Français. C'est monsieur
- 26:24Giscard Destin qui l'a mis en place. Et
- 26:26voici une sorte de directoire du monde
- 26:29composée des anciennes puissances qui ne
- 26:31représentent que 10 % de l'humanité et
- 26:34pas la plus naturellement la plus
- 26:36nombreuse mais pas non plus la plus
- 26:37puissante. 10 %. Le G20 élargissement
- 26:41qui reçoit ses ordres des précédents,
- 26:43eux représentent 60 % de l'humanité mais
- 26:46ça ne fait toujours pas 100 %. La seule
- 26:48organisation qui représente 100 % des
- 26:51êtres humains, c'est l'ONU. Un parfaite,
- 26:54biscornu, fonctionnement bizarre,
- 26:57largement influencé par les suites de la
- 27:00deuxième guerre mondiale. Cela va de
- 27:02soi, mais elle existe. C'est un bien
- 27:04précieux et nous faisons le choix de la
- 27:06défendre contre tout le monde et de la
- 27:08perfectionner.
- 27:09Mais mieux de nous appuyer sur main et
- 27:13une des conclusions auxquelles elle est
- 27:15arrivé qu'il s'agisse des problèmes des
- 27:17dettes souveraines, qu'il s'agisse des
- 27:19problèmes de la constitutionnalisation
- 27:22de la place de l'eau dans chacune des
- 27:24sociétés et cetera et cetera. L'ONU est
- 27:27à l'avant-garde
- 27:28de la conscience humaine sur tous ces
- 27:30domaines. que même des organisations
- 27:33comme le PNUD après avoir inventé les
- 27:35indicateurs de développement humain peut
- 27:37aussi être considéré comme un outil
- 27:39central de la vérification de
- 27:41l'efficacité qu'on fait pour ceux qui
- 27:43appartiennent à ma génération et se
- 27:45souviennent des difficultés que nous
- 27:47avions à mesurer en quoi nous avions
- 27:49réussi ou échoué dans une politique dite
- 27:52socialiste et que on continuait à exper
- 27:55ton béton des tonnes d'aciers des
- 27:59kilomètres de rail
- 28:00jusqu'à ce queon nous dise peut-être que
- 28:02le progrès c'est pas l'accumulation de
- 28:04ces chiffres, mais c'est la qualité de
- 28:06la vie humaine, de sa durée, de son
- 28:08alphabétisation, de sa mixité et cetera
- 28:11et cetera qui sont les valeurs que le
- 28:14PNUD a mis au centre de son indicateur
- 28:16de développement humain dont je ne suis
- 28:18pas en train de vous dire qu'il est
- 28:19parfait, mais en tout cas, il a le
- 28:21mérite d'exister et de prouver qu'il est
- 28:23possible qu'il y ait une humanité
- 28:24universelle avec des points d'analyse
- 28:27communs.
- 28:28Il va de soi que dès lors qu'on a dit
- 28:30ça, il ne peut pas être question si peu
- 28:33que ce soit ni de se maintenir dans des
- 28:36alliances militair du passé qui n'ont
- 28:38aucun autre objectif que d'organiser la
- 28:40la suivante guerre mondiale au profit
- 28:44des États-Unis d'Amérique contre la
- 28:45Chine qui l'a désigné comme son ennemi.
- 28:48Il ne peut pas être question donc de
- 28:49rester membre de l'OTAN ni d'entrer dans
- 28:51de nouvelles coalitions militaires comme
- 28:54celles qui se sont en configuration avec
- 28:57l'Australie. la Nouvelle-Zélande, la
- 28:59Grande-Bretagne et ainsi de suite pour
- 29:01faire face à la zone Asie-pacifique.
- 29:04Ni non plus bien sûr d'aucune façon de
- 29:06mettre si peu que ce soit le doigt dans
- 29:09le fameux Board of Peace qui est une
- 29:11espèce d'organisation paramilitaire
- 29:13soumise à la à la décision unique du
- 29:16président des États-Unis d'Amérique,
- 29:18c'est écrit tel quel dans les statuts et
- 29:20qui permettent de participer à la
- 29:21décision à condition de cotiser le
- 29:24contraire de la règle sur laquelle est
- 29:25construite l'ONU. mais une ONU
- 29:28renouvelée et il est certain qu'alors
- 29:31notre diplomatie aurait pour vocation de
- 29:33la renouveler non pas pour donner un
- 29:35siège aux Allemands au conseil de
- 29:36sécurité car ils ne sont absolument pas
- 29:38en état d'y avoir leur place mais pour
- 29:41que l'assemblée générale joue un rôle
- 29:43toujours plus grand et que le
- 29:44renouvellement du conseil de sécurité
- 29:46par l'assemblée générale joue sa
- 29:48fonction normale et en particulier que
- 29:51le droit de véau soit retiré à un
- 29:53certain nombre de cas avérés comme
- 29:55l'organisation de génocide
- 29:57ou de crime de guerre et que il ne
- 29:59puisse pas être possible pour un pays de
- 30:01bloquer toute décision et qu'ensuite
- 30:03quand il y a des interventions
- 30:05militaires qui sont décidées et bien que
- 30:07ces interventions soient placées sous le
- 30:10commandement militaire de l'ONU car il y
- 30:12a un commandement militaire de l'ONU, il
- 30:14y a pas besoin de l'OTAN pour faire ça.
- 30:16Et bien sûr, il ne donc peut plus être
- 30:18question de participer à des coalitions
- 30:21comme celles qui ont permis l'agression
- 30:23en Yougoslavie dans la faire pour finir
- 30:25créer une base américaine au Kosovo,
- 30:28l'intervention de la deuxième guerre du
- 30:30golfe et ainsi de suite. Je fais plus
- 30:32toute la liste parce que depuis c'est
- 30:34une liste interminable de violation
- 30:36impunie parmi lesquelles évidemment il y
- 30:39a l'invasion de l'Ukraine et
- 30:41l'impuissance absolue à régler le
- 30:43problème qui a d'ailleurs été en large
- 30:45partie créé par ceux même qui
- 30:46aujourd'hui en déplore les conséquences.
- 30:49Donc une ONU renouvelée et un
- 30:52nonalignement structurel de la politique
- 30:55française. Ce nonalignement se traduit
- 30:58non seulement par la sortie des
- 31:00organisations militaires comme l'OTAN,
- 31:03sans bien sûr rayer les accords que nous
- 31:06avons dans le cadre de l'Union
- 31:07européenne avec les autres pays qui
- 31:09participent de cette union dans une
- 31:11obligation de défense mutuelle qui n'a
- 31:14pas d'inconvénient pour la vision que
- 31:17nous portons du futur, mais qui nous
- 31:19oblige et nous ferait devoir d'engager
- 31:22avec la Russie les discussions qui
- 31:25permettraient d'avoir des garanties
- 31:27mutuelles
- 31:29sur la suite des événements au lendemain
- 31:32de leur retrait de l'invasion
- 31:35de l'Ukraine et que si dans les accords
- 31:38comme cela avait été d'abord suggéré par
- 31:40monsieur Trump puis accepté par monsieur
- 31:42Macron et monsieur Zelenski, il devrait
- 31:45y avoir des changements de tracé de
- 31:47frontières. Alors, ces changements
- 31:49devraient se faire avec l'accord des
- 31:51populations. Car il est tout à fait
- 31:52frappant qu'à nous, à qui on reproche
- 31:54souvent d'avoir une distance avec la
- 31:56démocratie qui n'a jamais été démontrée
- 31:58ou que ce soit, personne ne se préoccupe
- 32:00de savoir ce que pensent vraiment les
- 32:01gens qui sont engagés dans ce type de
- 32:03conflit. Bref, à notre tour d'imaginer
- 32:08un nonalignement coopératif qui bien sûr
- 32:11pour la part coopérative se tourne
- 32:13d'abord vers ceux avec qui on ne coopère
- 32:15pas dans le moment autant qu'il le
- 32:17faudrait. C'est-à-dire la Russie pour
- 32:19assurer des garanties communes et une
- 32:21paix de longue durée. car l'erreur fut
- 32:24de laisser se démembrer l'empire
- 32:27de l'URSS sans qu'on discute un seul
- 32:30jour des frontières qui résulterai de ce
- 32:33démantellement en sachant tous que ces
- 32:36frontières avaient été arrangées à la
- 32:39faveur de discussion du bureau politique
- 32:41de l'Union soviétique comme ce fut le
- 32:43cas pour la Crimée et combien d'autres
- 32:45endroits de cette sorte qui pris dans le
- 32:47com engagé dans l'alliance militaire le
- 32:50pacte de Varsovie ma fois tout ça ne se
- 32:52discute pas mais dès lors que l'empire
- 32:54s'est effondré, oui et pour les
- 32:57meilleurs connaisseurs parmi vous, vous
- 32:59savez aussi bien que moi que l'Ukraine
- 33:01n'est pas sortie d'affaires quant aux
- 33:03appétits de ses voisins et je ne désigne
- 33:05pas les autres parce qu'il y a les
- 33:06Russes là-bas de soi, mais on doit aussi
- 33:08compter les Polonais et aussi on doit
- 33:10compter les Hongrois. Dès lors, si on ne
- 33:12stabilise pas une bonne foi et avec
- 33:14l'accord des populations exprimées par
- 33:16des votes réellement libres et
- 33:17contrôlés, il n'y a pas de garantie
- 33:19mutuel possible entre les nations. Nous
- 33:21français, nous avons des intérêts de
- 33:23garantie que nous sommes en droit
- 33:25d'exiger qui concerne l'installation des
- 33:28missiles de portée moyenne et de longue
- 33:30portée. Nous sommes maintenant plus en
- 33:32danger de guerre généralisée que nous
- 33:34l'étions pendant la période de la guerre
- 33:36froide.
- 33:38Parce qu'à l'époque de la guerre froide,
- 33:40après les accords d'elsinki, de tels
- 33:42tirs étaient rendus impossibles et
- 33:44contrôlés mutuellement. Aujourd'hui, on
- 33:46contrôle tout ce qu'on veut depuis
- 33:48l'espace. Ce n'est donc pas une
- 33:49difficulté d'avoir un accord et de le
- 33:51respecter. Cet accord a été rompu,
- 33:54dit-on matériellement par les Russes, en
- 33:56tout cas politiquement par les
- 33:58Américains et ça n'a pas l'air de les
- 34:00déranger. Mais nous sommes les premières
- 34:01cibles. Et il va de soi que
- 34:03l'installation du matériel militaire des
- 34:06Nord-Américains en Allemagne fait de
- 34:08l'Allemagne une cible et que nous sommes
- 34:09son voisins. Par conséquent, ce ne sont
- 34:11pas des questions dont nous pouvons nous
- 34:12tenir éloignés en disant c'est pas notre
- 34:14affaire qui s'en débrouille. Nous sommes
- 34:16forcément impliqués dedans et donc en
- 34:18droit de dire que dans les garanties
- 34:20mutuelles que nous demandons, il y a le
- 34:22retrait de toutes les armes nucléaires
- 34:24qui se trouvent sur le sol de l'Union
- 34:26européenne. de la même manière que nous
- 34:28pouvons entrer dans la discussion qui a
- 34:30été proposée de recommencer la
- 34:32discussion sur le désarmement nucléaire
- 34:35qui commence point numéro 1 par la non
- 34:37dissémination qui fait que nous avions
- 34:39réglé un accord avantageux avec l'Iran,
- 34:42que aujourd'hui la situation est pire
- 34:44qu'elle était au moment où il y avait
- 34:45cet accord et qu'on peut en demander
- 34:47leur établissement premièrement.
- 34:49Deuxièmement, que le désarmement doit
- 34:52commencer dans les zones de guerre et
- 34:53par conséquent que le premier
- 34:55désarmement nucléaire à opérer et celui
- 34:58du Moyen-Orient où se trouvent les
- 35:00installations atomiques euh de l'État
- 35:03d'Israël. Il va de soi que c'est pour la
- 35:05sauvegarde commune car le constat que
- 35:07nous pouvons tous faire, c'est que le
- 35:09concept de dissuasion nucléaire ne
- 35:12fonctionne pas et ne pourrait
- 35:13fonctionner et ne pourrait fonctionner
- 35:16qu'à un prix incalculable pour
- 35:18l'humanité. Normalement, telle qui'est
- 35:20notre stratégie de la dissuasion, nous
- 35:22aurions dû ne pas accepter le premier
- 35:25jour du commencement du conflit en
- 35:27Ukraine. Mais qui ici irait dire que c
- 35:30était une bonne idée de faire un tir en
- 35:31profondeur sur les Russes à coup d'armes
- 35:33nucléaires. Peut-on oublier qu'il suffit
- 35:35d'un seul coup pour qu'il y ait plus de
- 35:36France ? Non. Donc la politique doit
- 35:39s'inspirer d'abord et avant tout de la
- 35:41réalité. Pas d'armes dans les nucléaires
- 35:44dans les zones de conflit. De même étons
- 35:46en droit de poser la même question à
- 35:49l'Inde et au Pakistan qui sont les
- 35:51derniers à cette armée et qui ont
- 35:53régulièrement des conflits entre eux et
- 35:55ainsi de suite. Je ne dis pas qu'une
- 35:57telle politique se réalise d'un
- 35:59claquement de doigt et en un jour
- 36:01évidemment ni qu'elle doivent prendre
- 36:03une forme agressive mais en tout cas une
- 36:06forme assez déterminée voulue par la
- 36:08communauté de l'humanité universelle et
- 36:11de l'ONU pour qu'elle représente une
- 36:13perspective pour l'humanité. Nous n'en
- 36:15avons pas aujourd'hui. Il n'y a pas de
- 36:17projet global mondial qui soit proposé
- 36:20au peuple du monde. Aucun. Autre fois,
- 36:23c'était la démocratie contre le le la
- 36:26dictature communiste. Quelqu'un peut-il
- 36:28nous dire ce que proposent les
- 36:29États-Unis d'Amérique au monde
- 36:30aujourd'hui ? Rien. Et à nos pays, quoi
- 36:32? Faire des économies et rembourser la
- 36:34dette. Voilà le projet. Où est passé le
- 36:36projet de moyennis ? Où en sont les
- 36:38classes moyennes de tous nos pays ? Et
- 36:40bien, c'est un américain qui a rendu
- 36:42monsieur Sullivan le diagnostic. On
- 36:44aurait cru qu'il nous lisait une
- 36:45résolution altère mondialiste. Il a dit
- 36:48la politique des droits de douan zéro.
- 36:49Je rappelle que c'est un démocrate
- 36:51monsieur Sullivan, c'était un conseiller
- 36:53de monsieur Biden. La politique des
- 36:55droits de douanes zéro et des faibles
- 36:57salaires a détruit notre classe moyenne
- 36:59et notre économie. J'estime que le
- 37:01verdict est rendu. Le non alignement
- 37:03coopératif signifie donc d'abord de
- 37:06discuter avec ceux avec qui on ne
- 37:08discute pas et de refuser absolument la
- 37:13politique de confrontation violente avec
- 37:15la Chine. Ce qui signifie entrer dans
- 37:18une politique de coopération renforcée
- 37:21avec ce pays. On ne choisit pas ces
- 37:23relations en fonction du gouvernement
- 37:25d'un pays ou bien on ne discute avec
- 37:26personne parce qu'il n'y a personne avec
- 37:28qui nous pourrions nous entendre et dire
- 37:30il pense exactement comme nous. Cette
- 37:32politique est possible. Je ne dis pas
- 37:34qu'elle sera toujours possible mais nous
- 37:37en sommes encore à l'étape où elle est
- 37:39possible parce qu'on a un interlocuteur
- 37:41pour l'amener. C'est sans doute l'aspect
- 37:43que nous ne voulons pas cacher, qu'en
- 37:45tout cas moi je ne veux pas cacher de ce
- 37:47qui constituerait une nouvelle direction
- 37:49de travail. Il faut discuter avec les
- 37:51plus avancés. Il faut coopérer avec les
- 37:53plus avancés et définir ceux qu'on
- 37:56laisse et puis ceux qu'on prend et ce
- 37:58qu'on protège et ce qu'on ouvre. C'est
- 38:01la condition du futur. Il n'y a aucune
- 38:03perspective à la violence et à la
- 38:05fermeture à l'égard de la Chine ou de
- 38:08l'Inde. Évidemment des coopérations.
- 38:10J'imagine que c'est un propos qui ne
- 38:12fera pas l'unanimité mais en tout cas il
- 38:14nous permettra de discuter et je suis
- 38:16certain qu'on y confrontera des vues
- 38:18réalistes. Je termine en disant quel
- 38:20serait l'outil d'une telle stratégie. Ce
- 38:22serait la stratégie de que nous avons
- 38:24appelé des causes communes. La France
- 38:27propose au l'un à l'autre des causes
- 38:30communes avec des zones prioritaires.
- 38:34Des causes communes, qu'est-ce que c'est
- 38:35? Et ben, aux quatre frontières de
- 38:37l'humanité, l'espace, la mer, le
- 38:39numérique et la santé publique. Car la
- 38:42santé des êtres humains sur une planète
- 38:44dévastée et polluée à mort devient une
- 38:47frontière pour la propre survie de
- 38:49l'espèce. Je le résume bien sûr et des
- 38:52zones ensuite qui doivent être des zones
- 38:54prioritaires. Il va de soi que la
- 38:57première zone qui vient à l'esprit pour
- 38:59un français et ben c'est le la
- 39:01francophonie naturellement. Une
- 39:02francophonie libérée de l'esprit
- 39:05colonialiste. Une francophonie qui comme
- 39:07le disait Thomas Sankara soit une prise
- 39:10de guerre pour l'ensemble des peuples
- 39:11qui se libèrent. Une francophonie qui
- 39:13permettrait de mettre en place et donc
- 39:15de gagner les uns par la coopération
- 39:17avec les autres. l'appui de la jeunesse
- 39:20intellectuelle d'Afrique d'Afrique
- 39:22francophone prioritairement cela va de
- 39:25soi et puis des zones comme la latinité
- 39:29peut-être que beaucoup l'ignorent mais
- 39:30la France était impliquée dans une union
- 39:33latine autrefois que dont nous avons
- 39:36interrompu l'existence en 1995 sur la
- 39:39demande présente de nos amis allemands
- 39:41qui ne manquent jamais de se souvenir de
- 39:43ce genre de choses.
- 39:46Dans tout ce que je viens de vous dire,
- 39:48la francophonie, la latinité,
- 39:51évidemment, il y a l'espace méditerrané
- 39:53et là on va au-delà de l'urgence
- 39:55géographique géopolitique, on va dans
- 39:57l'urgence écologique. La mer
- 39:59Méditerranée a une ouverture sur l'océan
- 40:01mondial de 13 km au détroit de
- 40:03Gibraltar. Cette ouverture fait que
- 40:06cette mer met 100 ans à se renouveler.
- 40:08Elle est dorénavant polluée par les
- 40:10effets de la guerre qui a lieu en
- 40:12Ukraine puisque ces fleuves se jettent
- 40:13en partie dans la mer noire. laquelle
- 40:15communique avec la Méditerranée et donc
- 40:18implique 500 millions d'êtres humains
- 40:20dans ses destinées. Cette mère est
- 40:22enfermée, elle se réchauffe plus vite.
- 40:23Je ne dis pas que ce soit les seules
- 40:24cochonneries qu'il y a dans la mer. Elle
- 40:26est en train de se transformer en égût.
- 40:28Il y a un phénomène de raréfaction de
- 40:31l'oxygène qui transforme la biosphère et
- 40:33toute la vie végétale aussi de cette
- 40:36mer. Il y a donc urgence à organiser des
- 40:39moyens communs entre les pays riverins
- 40:41en commençant par le petit bassin
- 40:43puisque c'est la zone qui est en paix
- 40:45aujourd'hui si j'ose dire par rapport à
- 40:47l'autre partie de la mer méditerranée où
- 40:50la moindre décision nous plonge dans des
- 40:51nids frelons d'un brogliot de
- 40:53contradiction politique. Au moins, si on
- 40:55faisait déjà le ménage à l'endroit où on
- 40:57est, on aurait un bon commencement.
- 40:59Comme vous le savez, c'est d'autant plus
- 41:01urgent que l'ensemble des fleuves qui se
- 41:04jettent dans la Méditerranée sont
- 41:05eux-mêmes print à réchauffement, sont
- 41:07bordés de centrales nucléaires qui ne
- 41:09peuvent plus être refroidis parce que
- 41:11les fleuves se réchauffent et que bon
- 41:13non mais parce que les grands esprits
- 41:15qui avaient inventé tout ça avaient
- 41:16oublié juste cette affaire là. Et puis
- 41:19il y a de l'autre côté dans le golfe de
- 41:22de Gascogne, je crois, un réchauffement
- 41:24qui est celui de toute l'Europe qui se
- 41:26réchauffe plus vite que le reste du
- 41:28monde. Pour une raison qui m'a d'abord
- 41:30par mystérieuse, avant qu'on me
- 41:31l'explique, on m'a expliqué que comme
- 41:33l'Europe comportait de nombreuses
- 41:35calottes glaciaires et que celle-ci
- 41:37fonde, et bien la part de chaleur et de
- 41:39lumière qui était renvoyée vers l'espace
- 41:41par ces glaciers tout blanc et bien
- 41:44doréen avant tombe directement sur nous
- 41:46et donc proportionnellement nous nous
- 41:48réchauffons plus vite que les autres. Je
- 41:50ne le dis pas pour juste manier des
- 41:52signaux d'alerte et des sirènes
- 41:53d'alarmes dont je déteste pour ma part
- 41:56qu'elles conduisent inévitablement à
- 41:58proposer comme seule matière d'échange
- 41:59la peur. Peur du lendemain, peur de
- 42:01ceci, peur de cela, peur du soleil, peur
- 42:03de la nuit, peur du voisin et cetera.
- 42:06Nous avons un défi. Ce défi peut en
- 42:08finir avec la civilisation humaine. Ça
- 42:11s'est déjà produit. Il y a déjà eu des
- 42:13grandes phases d'extinction de la
- 42:15biodiversité. Et pourquoi les singes nus
- 42:17que nous sommes ne participeraient pas
- 42:20de ces épisodes réguliers ou en effet
- 42:22ayant pourri absolument tout leur
- 42:24environnement, bah ils se détruisent
- 42:25eux-mêmes. Ça a déjà eu lieu, ça
- 42:28pourrait se produire mais en même temps,
- 42:30c'est une opportunité extraordinaire
- 42:32pour reconstruire le monde sur d'autres
- 42:34bases pour la raison que quoi qu'on en
- 42:36pense, celui-ci n'est plus viable et que
- 42:39les gens ne vont pas tarder à
- 42:41s'apercevoir que contre les canicules et
- 42:43bien les climatiseurs ne suffiront pas.
- 42:46et que le problème est sans doute
- 42:48beaucoup plus profond. En tout cas, on
- 42:49peut le penser et nous le pensons et que
- 42:51dès lors, ce sont des politiques
- 42:53beaucoup plus global et beaucoup plus
- 42:55interdépendante qu'il s'agit de mettre
- 42:56sur pied. Voilà, je j'achèverai sur ces
- 43:00mots en vous disant pour pour ma part
- 43:02que cela conduit pour les Français à une
- 43:06redéfinition de leur vision de la
- 43:08puissance.
- 43:10Le temps où la puissance s'exprime et se
- 43:12manifeste par les portes-avions,
- 43:15peut-être même les avions et que sais-je
- 43:18encore est une période révolue. Les
- 43:22enjeux essentiels
- 43:24de la vie des êtres humains se jouent
- 43:25dans l'espace, dans la mer et dans la
- 43:28sphère, la nahère qu'ils ont eux-mêmes
- 43:30inventé.
- 43:32Toutes ces zones sont des zones pour
- 43:34l'instant quasi vides de droit et où
- 43:36l'appel d'un droit international est le
- 43:39plus puissant. Nous avions décidé que la
- 43:41Lune était une propriété commune. Il y a
- 43:43même un traité sur la Lune que la France
- 43:45n'a toujours pas signé. Et c'est
- 43:47pourquoi le groupe insoumis à
- 43:48l'Assemblée a déposé une proposition
- 43:50d'adhésion traité sur la Lune. Pourquoi
- 43:52? pour faire entrer la France dans une
- 43:55discussion sur le droit à propos de
- 43:56l'espace puisque nous avons signé à
- 43:59l'étourdi un accord avec les Nord
- 44:01américain tout à fait inacceptable sur
- 44:03la manière d'occuper de Réénant les
- 44:05corps célestes sur lesquels se
- 44:07poseraient les êtres humains en
- 44:09garantissant leur sécurité dont on se
- 44:11demande par qui elle pourrait bien être
- 44:13mis en cause si ce n'est par les êtres
- 44:15humains eux-mêmes et leur rivalité.
- 44:17C'est le cas pour l'espace qui, vous
- 44:18savez aujourd'hui est en réalité la
- 44:22véritable zone décisive pour ce qui
- 44:24concerne les compétitions entre les
- 44:26nations. C'est vrai pour la mer dont les
- 44:28grands fonds sont quasi vides de droits
- 44:30juridiques définis même si on a fait
- 44:32quelques progrès dans ce domaine. Et
- 44:34évidemment pour la noosphère alors là
- 44:36pour le coup c'est rien du tout. Le la
- 44:38globalisation numérique ne fait l'objet
- 44:41d'aucune stabilité juridique puisque les
- 44:44gafames font, décide et organise ce
- 44:47qu'elles veulent au détriment de tout le
- 44:48reste de l'humanité. Il y a donc une
- 44:51grande possibilité d'introduire et
- 44:53d'organiser de l'ordre de l'ordre légal,
- 44:57de l'ordre délibéré, de l'ordre dans des
- 45:00domaines où nous pouvons tirer prétexte
- 45:03du fait qu'il n'y en a pas d'organisé
- 45:04pour proposer qu'il y en ait. Et c'est
- 45:07pourquoi ce que je décris n'a rien à
- 45:10voir avec une politique d'agressivité
- 45:12ou de de manière de repousser la
- 45:15coopération avec les autres. Non, c'est
- 45:17l'organiser complètement différemment.
- 45:20Voilà ce qu'est le fond du projet. Il
- 45:22faut désencombrer
- 45:24notre relation au monde de la propagande
- 45:27atlantiste qui submerge les esprits
- 45:30depuis je ne sais combien de décennies
- 45:32et font trouvé naturel des inepsies euh
- 45:35anti-historiques. Par exemple, nous
- 45:38aurions été libérés par les Américains.
- 45:40Il est vrai qu'ils ont participé de
- 45:42manière décisive et importante à notre
- 45:45libération. Mais nous avons été si nous
- 45:48avons été libérés par quelqu'un d'autre
- 45:51que nous-mêmes c'est Paris soviétiques
- 45:55qui ont perdu dans cette affaire entre
- 45:5715 et 20 millions de leurs concitoyens
- 45:59pour défaire les nazis.
- 46:02Je ne dis pas que ce soit pour enlever à
- 46:04l'un ce qu'on voudrait attribuer à
- 46:05l'autre mais juste pour regarder
- 46:07rationnellement ce qu'est la réalité. Et
- 46:10de même la Première Guerre mondiale, les
- 46:12États-Unis d'Amérique arrivent à la fin
- 46:14et de même à la fin de la deuxième
- 46:16guerre mondiale et jusqu'à l'extrême
- 46:18limite de la descence, les États-Unis
- 46:22d'Amérique ont soutenu le Premier
- 46:24ministre de Philippe Pétin contre
- 46:26l'autorité du général de Gaulle,
- 46:28c'est-à-dire d'Arland qu'il a fallu
- 46:29assassiner pour en être débarrassé et
- 46:32que plus personne ne vienne nous
- 46:34empoisonner avec ce type. Comme disait
- 46:36un résistant pied noir, nous avons aidé
- 46:38la nature. Pardon, je suis brutal, mais
- 46:40c'est pour peut-être un peu désenchanter
- 46:43le rêve de cette affection de toujours
- 46:45avec les Nord-Américains. Chacun a des
- 46:47intérêts et les a défendu. Point final.
- 46:50Et encore de même aujourd'hui. Les
- 46:53États-Unis d'Amérique sont dans une
- 46:55période de faiblesse et vous avez raison
- 46:57madame Sylvie, si vous permettez de dire
- 47:00qu'ils s'en sont déjà remis à plusieurs
- 47:02reprises comme tous ceux qui veulent
- 47:03vivre se remettent des épreuves qu'ils
- 47:06subissent. Mais ils ont été encouragés
- 47:08par le fait que la base sur laquelle ils
- 47:10existaient, le capitalisme, les moyens
- 47:13qu'il déployaient, l'impérialisme ont eu
- 47:15le dernier mot. Ça ne leur est pas tombé
- 47:17par je ne sais quelle mission divine.
- 47:20Puisque j'en suis à la mission divine,
- 47:22j'en profite pour dire que c'est pas
- 47:24qu'ils aient pas essayé de dire qu'ils
- 47:25en avaient une. Et ça me rapprochera
- 47:30de l'encyclique Rérer Novarom, du pape
- 47:33Léon X. Vous savez que l'actuel pape
- 47:35s'appelle Léon XIV. Et ce n'est pas par
- 47:37hasard. Il a voulu se rattacher à la
- 47:39doctrine sociale de l'église. Oui. Oui,
- 47:41bien sûr. Mais aussi à ce que contient
- 47:44la politique de Léon X et de ses
- 47:46encycliques. C'est une dénonciation de
- 47:49du clerger catholique nord-américain qui
- 47:51prétendait que Dieu leur avait assigné
- 47:53une mission qui en faisait une église
- 47:55d'exception. À quoi Léon X a répondu :
- 47:57"Pour ce qui est de savoir ce que Dieu
- 47:59veut, c'est moi qui m'en charge. Et vous
- 48:01êtes prié, s'il vous plaît, de renoncer
- 48:03à ce qui sans cela serait une hérésie.
- 48:06Je vous signale ce fait pour vous dire
- 48:07que les luttes de longues durées dans
- 48:10l'histoire existent et que on ne doit
- 48:12pas faire l'erreur d'être fasciné par
- 48:14l'instant qui passe, par le moment. Les
- 48:16ondes longues de l'histoire nous
- 48:18traversent et nous français, ce n'est
- 48:20pas d'aujourd'hui que nous avons
- 48:23commencé à nous méfier de l'empire
- 48:25nord-américain contre ses volontés
- 48:28d'hégémonie, y compris contre nous. Ce
- 48:30n'est pas ma tasse de thé, mais Napoléon
- 48:32I s'il a eu l'idée de trouver un
- 48:35empereur autrichien pour le Mexique,
- 48:38c'était pour une raison fort simple,
- 48:39c'est qu'il se demandait comment
- 48:40contenir les États-Unis d'Amérique. Et
- 48:43il avait eu cette idée absurde d'amener
- 48:45un Autrichien, ça c'est sûr. Mais à
- 48:47l'époque, il n'y avait il y avait
- 48:48plusieurs Allemagnes, c'était donc un
- 48:50monde assez vivable et lui-même avait
- 48:52été éduqué en Autriche et il avait donc
- 48:55emmené cette vempereur autrichien.
- 48:57Mais pourquoi ? Parce que et bien les
- 49:01Mexicains sont catholiques et
- 49:04hispanophones et à l'époque où on
- 49:06pouvait penser que des catholiques
- 49:07hispanophones c'était bien pratique pour
- 49:10contrebalancer l'empire. Cette manœuvre
- 49:13a échoué parce que comme tout le monde
- 49:14le sait les peuples n'aiment pas les
- 49:16missionnaires armés fus-il français. Et
- 49:18donc nous avons été mis en déroute et
- 49:20aujourd'hui on ne peut plus citer que
- 49:21les lettes de Victor Hugo qui
- 49:23encouragent le peuple à frapper au front
- 49:26le de la pierre de la liberté. Le tyran
- 49:28Napoléon 3, c'est tout ce qui nous reste
- 49:29pour nous défendre d'avoir participé à
- 49:31cette aventure. Mais elle doit nous
- 49:33servir à nous souvenir que nous sommes
- 49:36les enfants d'une histoire longue dès
- 49:38lors queon épouse la France et et qu'on
- 49:40l'aime. Et il y a ça dedans. Et
- 49:43aujourd'hui, les États-Unis d'Amérique
- 49:46sont punis par où ils ont empêché. Car
- 49:48après avoir envahi le Mexique et
- 49:50confisqué la moitié de son territoire
- 49:52sous prétexte de l'avoir acheté, les
- 49:54voici encombré de 35 millions de
- 49:56Mexicains hispanophones et catholiques.
- 49:59Et ces hispanophones catholiques font
- 50:01que on dit que la moitié de la
- 50:03population des États-Unis, madame, je
- 50:04sais pas si c'est vrai, parle à la
- 50:06maison l'espagnol mais bien fait. Et euh
- 50:10évidemment, c'est en contradiction et
- 50:13est-ce
- 50:17que quand Trump décide qu'Antropique n'a
- 50:20plus le droit de vendre son intelligence
- 50:22artificielle, il aille contre l'intérêt
- 50:24d'un patron d'une firme qui a participé
- 50:27à la rédaction de l'encyclique
- 50:29concernant l'intelligence artificielle.
- 50:32Vous voyez, on ne s'émancipe jamais tout
- 50:34à fait de l'histoire longue. Et nous,
- 50:36notre problème c'est que faire nous les
- 50:39Français qui sommes passionnément
- 50:41attachés à l'indépendance. Nous le
- 50:43sommes pas parce que nous serions des
- 50:45tribus rebelles, mais parce que sans
- 50:48indépendance, il n'y a pas de
- 50:49souveraineté. L'indépendance et la
- 50:51souveraineté sont les deux noms d'une
- 50:53même réalité qui au bout du compte
- 50:55veulent dire la souveraineté du peuple.
- 50:57Le peuple n'est pas souverain s'il n'est
- 50:59pas indépendant, c'est-à-dire s'il n'est
- 51:01pas dans la main d'une autre puissance.
- 51:03Voilà pourquoi il n'y a de République
- 51:04française qu'indépendante des États-Unis
- 51:07d'Amérique pour la raison c'est eux les
- 51:08dominants d'aujourd'hui et qui ne
- 51:10supportent pas la liberté des autres
- 51:12contrairement à ce qu'il raconte.
- 51:15Voilà le le moment. Et donc pour nous,
- 51:17les stratégies que nous déployons, que
- 51:19vous avez entendu rappelé avec beaucoup
- 51:20de clairvoyance par Sopia ilia un
- 51:22instant, c'est de savoir que nous sommes
- 51:25dans leurs mains et qu'il n'est pas
- 51:27acceptable d'avoir une politique
- 51:29étrangère qui passe à côté de cette
- 51:30réalité. Nous sommes dans leurs mains et
- 51:33il faut en sortir. Pour en sortir, il
- 51:35faut que nous déployons notre domination
- 51:37et notre souveraineté sur la sphère
- 51:39numérique. Car comme vous l'avez
- 51:41parfaitement résumé Benjamin, la
- 51:44démonstration de la puissance se fait
- 51:45par la maîtrise des infrastructures. Ce
- 51:48n'est pas seulement des routes, c'est
- 51:49des canaux. Beaucoup de câbles passent
- 51:51par la France, beaucoup d'applications
- 51:54passent par l'espace. Mais aujourd'hui,
- 51:57la sphère numérique est dominée par les
- 51:59États-Unis d'Amérique et la seule
- 52:01alternative qui existe, c'est la Chine.
- 52:04Car dans les mentions que vous avez
- 52:06faites, n'oublions pas que la Chine a
- 52:08déployé l'équivalent du système Swift
- 52:10qui permet les transactions
- 52:12internationales. Dans un délai de 12, 24
- 52:15ou 48 heures, les Chinois ont mis en
- 52:17place un système qui lui permet des
- 52:19transactions en 17 secondes. Par
- 52:22conséquent, l'argument qu'il mettent sur
- 52:23la table n'a rien d'idéologique. C'est
- 52:25un confort par une route à une
- 52:27infrastructure. 57 pays d'Afrique sont
- 52:30entrés dans ce système et la totalité
- 52:32des pays de la zone Asie de l'Asie du
- 52:35Sud-Estans.
- 52:37Dorén avant, les Chinois sont en état de
- 52:39passer complètement à côté et de
- 52:41contourner ce que les États-Unis
- 52:43d'Amérique éventuellement leur
- 52:44interdiraient.
- 52:46Comme je posais la question à quelqu'un
- 52:48dont j'ai l'honneur d'être l'ami qui est
- 52:49le président du Mexique, je lui avais
- 52:51dit croyant être malicieux. Alors, quel
- 52:53est le problème avec les gringo
- 52:54aujourd'hui ? Il m'a dit et bien le
- 52:56problème c'est comme avant 3500 km de
- 52:59frontière commune. Dès lors, quel est le
- 53:01problème des Français avec les gringo
- 53:04aujourd'hui ? le fait qu'on est dans
- 53:05leur mains sur le plan numérique et que
- 53:07l'urgence est d'en sortir. Et si nous
- 53:10gouvernons ce pays, c'est la première
- 53:11chose que nous ferons, nous assurer des
- 53:13infrastructures qui nous permettent
- 53:15d'être hors de leurs mains. Les naïfs,
- 53:18hein, et les plaisantins qui ont cru que
- 53:20un pouvoir ne s'exerce pas jusqu'au bout
- 53:22dès qu'il en a l'habitude, dès qu'il en
- 53:24a la possibilité viennent de découvrir
- 53:26que quand l'oncle Sam appuie sur un
- 53:28bouton anthropique ne fait plus
- 53:30fonctionner son système numérique. De
- 53:32même l'oncle Sam ne permet pas que les
- 53:34avions volent s'ils ne sont pas d'accord
- 53:36avec la guerre qui est au service de ces
- 53:37avions et cetera et cetera. Croire autre
- 53:40chose, c'est une naïveté absolue et
- 53:43c'est accepter sa soumission. Et pour ma
- 53:45part, je pense que comme la totalité
- 53:47d'entre vous, je n'en veux pas. C'est un
- 53:49tigre de papier. Ma ma politique, la
- 53:52politique que nous portons, c'est pas de
- 53:53les affronter. Vous avez assez bien
- 53:57expliqué, profondément bien expliqué
- 53:59madame comment tout ça ces gens-là nous
- 54:01on les on les on c'est c'est pas la
- 54:03peine d'essayer. Contournons-les.
- 54:05Contournons-les parce que ça on peut le
- 54:07faire. Et c'est comme ça que font les
- 54:09gens rationnels qui comprennent que les
- 54:11épreuves de violence, nous les perdrions
- 54:13par nécessité avec notre porteavion et
- 54:16les autres outils dont nous avons dont
- 54:18certains sont très performants,
- 54:19croyez-moi. Mais ce n'est plus ce n'est
- 54:22plus cette bataille là qui est engagée.
- 54:24La confrontation des puissances est une
- 54:26confrontation intellectuelle. C'est la
- 54:28capacité à comprendre, à programmer, à
- 54:31organiser le numérique, à occuper les
- 54:33nouvelles frontières de l'humanité,
- 54:35notamment l'espace. C'est la raison pour
- 54:37laquelle je pense que ça viendra un peu
- 54:39plus loin dans nos débats. Nous crons
- 54:41l'avion spatial parce que c'est le moyen
- 54:43pour nous d'acquérir une souveraineté
- 54:45qui mettra en but celle des États-Unis
- 54:48d'Amérique et leur interdra couper les
- 54:51communications dont nous avons besoin
- 54:52pour satisfaire notre souveraineté si
- 54:54par hasard nous venons à nous fâcher
- 54:56avec eux. Ce que pour ma part je ne
- 54:57souhaite pas. Je donne cet exemple mais
- 54:59combien d'autres ? Pareil pour la mer et
- 55:01je l'ai dit pour la santé.
- 55:03Dans toutes ces situations, ils sont en
- 55:06état de faiblesse.
- 55:08Tant mieux puisque c'est une
- 55:10opportunité. S'ils étaient en pleine
- 55:12force, on pourrait même pas les
- 55:13contourner. Il nous couperaiit la route
- 55:15avant. et nous avons forcément besoin
- 55:18d'alliance de revers. On a toujours fait
- 55:20comme ça. Toujours. François 1er s'est
- 55:24allié à au au au au chef des ottomans et
- 55:29c'était une abomination absolue. On l'a
- 55:31traité de tous les noms parce que
- 55:33c'était le seul moyen qu'il avait trouvé
- 55:34de contourner les Habsbourg. Et bien
- 55:37nous on contourne là où est la puissance
- 55:39par une autre alliance. Nous avons
- 55:42besoin de nous entendre d'une manière
- 55:44raisonnée et maîtrisée avec les Chinois
- 55:47parce que ils sont ouverts à une telle
- 55:48tractation kille. Bon, je garde pour moi
- 55:52mes mauvaises blagues sur le sujet de
- 55:54nos relations dans le passé avec le
- 55:55Dalaï Lama et et autres fouises.
- 55:59Mais la vérité dans le moment c'est que
- 56:01de la même façon que Françoiser l'a
- 56:03fait, le général de Gaulle s'est allié
- 56:05avec Staline en pleine guerre. Était-il
- 56:08devenu Stalinien ? Le général de Gaul a
- 56:11reconnu la République populaire de
- 56:12Chine. Il était tout le seul à le faire.
- 56:14Est-il devenu maois pour autant ? Non.
- 56:16Le seul vrai maoïste qui a eu, c'est
- 56:17Nixon parce que lui a passé avec les
- 56:20avec les Chinois un pacte qui a
- 56:22considérablement étendu la durée de vie
- 56:25du capitalisme chinois qui sans ça n'en
- 56:27aurait pas eu les moyens. Donc c'est le
- 56:29réalisme qui doit l'emporter et le
- 56:31réalisme consiste à bien discerner qui
- 56:33est l'ami, qui est la possibilité de
- 56:36contournement et quels sont les
- 56:38véritables fronts du futur. J'achève
- 56:40là-dessus, la ligne stratégique des
- 56:42Français doit être le saut
- 56:44technologique. De la même manière que
- 56:47les Chinois n'ont pas mis un seul
- 56:49kilomètre de fil pour installer le
- 56:51téléphone filaire et ont attendu qu'il y
- 56:53ait le smartphone qu'ils ont eux-mêmes
- 56:55créé en même temps que che Américains.
- 56:57De la même manière, si nous voulons
- 56:59faire des voitures électriques, il
- 57:00faudra que nous trouvons le moyen de
- 57:02contourner les piles à lithium pour les
- 57:04voitures électriques et que donc on en
- 57:06fasse au sodium. que si l'on veut se
- 57:08passer des trains chinois,
- 57:10je me rappelle de la période où on
- 57:11essayait de leur vendre le nôtre, et
- 57:14bien il faudra trouver le moyen de
- 57:16réarmer le réseau ferroviaire français
- 57:18et d'y faire circuler des trains qui ne
- 57:20soient pas bondés, aspyti et malodorant
- 57:23comme c'est le cas aujourd'hui et ainsi
- 57:25de suite et qu'on trouve les moyens de
- 57:27passer à l'étape suivante. Si nous
- 57:28voulons électrifier électrifier toute
- 57:31l'économie française comme il faut
- 57:33impérativement le faire pour sortir de
- 57:35la civilisation du pétrole et si on ne
- 57:37veut pas se mettre dans la main de
- 57:39centrales nucléaires que nous ne
- 57:40maîtriserons pas parce que personne ne
- 57:43peut maîtriser le danger militaire que
- 57:45représente d'avoir une centrale
- 57:46nucléaire primo et segundo
- 57:49l'impossibilité d'être indépendant quand
- 57:51on en a. Alors si nous voulons réussir
- 57:53ça, nous devons d'urgence nous rééquiper
- 57:57industriellement nationaliser l'orital
- 58:00pour être capable de produire les aciers
- 58:02spéciaux dont nous avons besoin,
- 58:04remettre en route les fonderies que nous
- 58:06avons à Grandange et à Florange,
- 58:07notamment le four vert qui s'y trouve de
- 58:10manière à pouvoir équiper les machines
- 58:12dont nous avons besoin pour extraire la
- 58:14puissance de la mer et les autres
- 58:16hydroliennes que nous mettrons en place
- 58:18partout dans le pays. Tout ça se tient
- 58:20et à la base pour les Français, il y a
- 58:22le fait que nous ne serons forts que si
- 58:24nous cherchons à être les premiers, non
- 58:26pas dans la violence et la puissance
- 58:28militaire, mais dans la puissance
- 58:30intellectuelle. Et ça, c'est tout à fait
- 58:31à notre portée. Voilà. Merci pour votre
- 58:34patience.
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This page contains the full transcript of « La nouvelle géopolitique – la France, l’Europe et le monde » - Introduction de Jean-Luc Mélenchon by JEAN-LUC MÉLENCHON, generated from the public captions YouTube serves with the video. The transcript has 9,516 words across 1,539 segments, with the original timestamps preserved so you can click any line to jump to that moment in the embedded player.
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