L’Experte du Microbiote : Ce qui vous empêche VRAIMENT de perdre du poids (Dr Cotinat) — Transcript
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- 0:00Est-ce qu'on peut avoir un microbiote en apparence normale, mais qui est profondément
- 0:04dysfonctionnel ? De toute façon,
- 0:05quand il y a un microbiote qui dysfonctionne, ça ne vient pas de lui.
- 0:08Moi, j'ai connu des gens qui mangeaient des quantités de sucres incroyables,
- 0:11par exemple même dans les pâtes. Donc là, il faut se faire aider.
- 0:14Je suis gastro-entérologue de formation. J'ai exercé la gastro-traditionnelle
- 0:18pendant pas mal d'années.
- 0:19Je me suis orientée rapidement à la modification nutritionnelle,
- 0:22vers la phyto, vers l'aromathérapie.
- 0:24Donc quelqu'un qui mangerait à la hauteur de ses besoins, prendrait du poids
- 0:27parce qu'il aurait un microbiote déséquilibré.
- 0:30Vous arrêtez de manger des fibres, vous ne mangez que des produits ultra-transformés,
- 0:32de la viande, du sucre, vous déséquilibrez votre microbiote en 24-48 heures.
- 0:36Est-ce que sur un déséquilibre transitoire, est-ce qu'on peut le récupérer assez
- 0:39rapidement ? On peut perdre certaines souches complètement.
- 0:42C'est assez incroyable de se dire qu'on peut varier ses humeurs ou on peut même
- 0:46avoir une personnalité différente en fonction du microbiote.
- 0:49Et c'est l'idée d'une thérapeutique d'avenir aussi et de diagnostic d'avenir.
- 0:52Qu'on aura identifié des souches particulières qui vont créer un schéma dépressif,
- 0:56d'autres qui vont créer un schéma peut-être d'ambition ? Alors ça c'est un truc...
- 1:11Petite question simple, est-ce qu'on peut avoir un microbiote en apparence normale,
- 1:18où on a l'impression que tout va bien, mais qui est profondément dysfonctionnel
- 1:22? Est-ce que ça, ça existe selon vous ?
- 1:25Alors, peut-être qu'on définit un petit peu le microbiote pour tout le monde,
- 1:30pour que tout le monde comprenne bien.
- 1:32Là, on va parler du microbiote intestinal, parce qu'en fait,
- 1:35le microbiote intestinal, c'est
- 1:37cette immense tribu de microbes qui vivent ensemble dans notre intestin.
- 1:44Mais bon, ces microbiotes, il faut comprendre qu'il y en a partout,
- 1:47partout autour de nous, qu'il y en a dans le sol, qu'il y en a dans les plantes,
- 1:52qu'il y en a dans l'air, qu'il y en a dans le ciel, qu'il y en a dans les mers,
- 1:57très profondément. Donc, il y a partout des microbiotes.
- 2:00Et donc, au niveau du corps humain, il y en a partout aussi dans tout le corps humain.
- 2:05Et que par contre, c'est au niveau de l'intestin où on a la plus grande tribu de microbes,
- 2:12et c'est pour ça que les scientifiques du monde entier se sont intéressés énormément
- 2:16à ce microbiote intestinal parce qu'on s'est rendu compte qu'il était tellement
- 2:19nombreux qu'il a participé à beaucoup de pathologies qu'elles soient à la fois
- 2:23digestives et extra-digestives.
- 2:26Votre question, si je traduis, si c'est ça que vous voulez dire,
- 2:29ça veut dire est-ce qu'on peut avoir une absence totale de signes digestifs
- 2:32et un microbiote qui dysfonctionne ? C'est un peu ça l'idée, en fait.
- 2:36C'est un peu ça l'idée.
- 2:37Exactement. Effectivement, et ça c'est trompeur, c'est-à-dire qu'on peut très bien avoir,
- 2:42un microbiote intestinal qu'on ne ressent pas particulièrement,
- 2:46c'est-à-dire le ventre n'est pas sensible n'est pas douloureux,
- 2:49il n'y a pas de troubles du transit, il n'y a aucun symptôme et puis,
- 2:54Par contre, il y a des pathologies qui évoquent qu'il existe un microbiote intestinal
- 3:00déséquilibré, et ça c'est relativement fréquent dans tout ce qu'on observe,
- 3:03dans toutes les maladies de civilisation qu'on rencontre à l'heure actuelle,
- 3:06comme par exemple le diabète,
- 3:09l'obésité, etc., dans beaucoup de pathologies,
- 3:12bien sûr qu'elles soient digestives ou extra-digestives, mais là on est dans
- 3:15le cadre hors maladies digestives, mais bien sûr, oui, dans le polyarthrite
- 3:19rhumatoïde, etc., maladies auto-immunes, voilà.
- 3:23Donc effectivement c'est très trompeur et on verra peut-être tout à l'heure
- 3:27ou à un moment donné ou maintenant comme vous voulez,
- 3:30comment on peut être alerté, quels sont les signes qui vont nous alerter,
- 3:35qui vont nous dire tiens notre microbiote finalement il dysfonctionne,
- 3:38donc on peut le voir tout de suite.
- 3:41Dans quelles circonstances on peut imaginer que notre microbiote dysfonctionne
- 3:45qu'il n'est pas parfaitement optimal c'est par exemple si on est malade si on
- 3:51est malade qu'on ait des maladies digestives ou extra-digestives,
- 3:55qu'on prenne des médicaments parce que si on prend des médicaments ça veut dire
- 3:58qu'on a une maladie chronique si on a des marqueurs sanguins.
- 4:03Biologiques qui sont perturbés c'est-à-dire par exemple une augmentation de
- 4:07la glycémie une augmentation du cholestérol et le tric des cyraïdes, etc.
- 4:13Si on n'est pas bien complètement dans sa tête, si on est déprimé,
- 4:16si on est anxieux, tous ces signes-là font évoquer un microbiote qui dysfonctionne.
- 4:24D'accord, donc à partir du moment où il y a un déséquilibre ou des signes cliniques
- 4:28de maladie, de dysfonctionnement macro,
- 4:33ça veut dire que possiblement le microbiote est une des causes ?
- 4:39Alors, le microbiote, Jérôme, ça veut dire qu'il est perturbé.
- 4:43Et là, à l'heure actuelle, on a beaucoup de mal pour dire est-ce la cause,
- 4:48est-ce la conséquence, ou est-ce un état des lieux accompagnateur,
- 4:53etc. On a beaucoup de mal à penser.
- 4:55Bon, moi, je pense qu'il participe beaucoup à l'évolution et à l'aggravation de la maladie.
- 5:00Mais c'est vrai que pour beaucoup de pathologies, on n'a pas complètement tout résolu.
- 5:05Donc, ça fait partie des incertitudes à l'heure actuelle.
- 5:08Mais en tout cas, on peut, en travaillant sur les microbiotes,
- 5:12améliorer la pathologie. Donc déjà, c'est quand même intéressant.
- 5:15C'est un des mécanismes physiopathologiques qui fait partie de la maladie.
- 5:21D'accord. Est-ce qu'il est possible d'avoir des maladies sans qu'il n'y ait
- 5:25aucun dysfonctionnement du microbiote ? Que celui-ci, en fait,
- 5:30n'ait absolument aucun impact ? Est-ce que ça, c'est possible ?
- 5:32Je n'ai pas connaissance. A priori, pourquoi pas ? Mais je n'ai pas connaissance.
- 5:36Voilà, il n'y a pas connaissance.
- 5:39La plupart du temps, quand on cherche, on trouve. C'est-à-dire que j'ai des
- 5:43patients qui m'ont posé des questions très complexes,
- 5:47par exemple sur est-ce que je peux avoir un microbiote intestinal perturbé quand,
- 5:51par exemple, j'ai une maladie oculaire, par exemple, un glaucome, etc.
- 5:55Et c'est vrai que quand on cherche sur PubMed dans la littérature internationale,
- 6:01c'est vrai qu'on trouve toujours des réponses.
- 6:03Donc, on trouve toujours des microbiotes perturbés. donc de toute façon oui
- 6:07on peut toujours trouver dans des pathologies un peu atypiques, on va trouver.
- 6:14J'imagine que la grande difficulté, c'est d'arriver à s'assurer du lien de cause
- 6:19à conséquence, parce que ce n'est pas parce qu'il y a un glaucome et à la fois
- 6:22un déséquilibre du microbiote que les deux sont éterliés, peut-être que c'est
- 6:25deux choses qui sont complètement séparées.
- 6:27D'autres facteurs qui peuvent s'additionner, bien sûr, tout à fait.
- 6:30C'est ça la difficulté, c'est qu'il y a sûrement, il y a toujours d'autres facteurs.
- 6:33De toute façon, quand il y a un microbiote qui dysfonctionne, ça ne vient pas de lui.
- 6:37Donc on le verra sûrement à un moment donné dans la discussion,
- 6:40Mais il y a des tas de causes qui favorisent le dysfonctionnement du microbiote.
- 6:44Donc, on est aussi en partie responsable de ce dysfonctionnement.
- 6:48Donc, tout ça, ça fait partie d'une multitude de causes qui s'associent entre
- 6:52elles pour arriver à déclencher la maladie ou à l'aggraver.
- 6:58Et est-ce qu'il est possible d'avoir un déséquilibre, un problème au niveau
- 7:02du microbiote qui ne se manifeste pas nécessairement en termes de maladies ou
- 7:06en termes de symptômes, Peu importe la sphère,
- 7:10est-ce que pendant des années, on peut avoir des troubles dysfonctionnels,
- 7:14de déséquilibre qui ne se manifestent pas ? Et est-ce qu'à un moment donné,
- 7:18ça va forcément ressortir ?
- 7:21Je pense que si le microbiote dysfonctionne mal pendant des années,
- 7:26je pense qu'à un moment donné, normalement, théoriquement, il doit se passer des choses.
- 7:30Parce qu'en fait, il faut comprendre que ce microbiote intestinal,
- 7:34il participe à de très nombreuses fonctionnalités au niveau de l'organisme.
- 7:38Mais très nombreuses. C'est-à-dire qu'en gros, je ne dis pas méchamment,
- 7:43mais je dis toujours qu'il se mêle de tout.
- 7:44En fait, oui, mais il participe à tout et on en a vraiment besoin qu'il travaille
- 7:47avec nous parce qu'en fait, on travaille en véritable partenaire.
- 7:52Il y a des choses qu'on ne peut pas faire sans lui. Donc, on est complètement dépendant de lui.
- 7:57Donc, on imagine mal qu'un microbiote qui dysfonctionne puisse correspondre
- 8:02à un état de santé optimal.
- 8:04Ça me paraît difficile de l'imaginer parce qu'il synthétise des vitamines,
- 8:11il favorise la digestion des fibres que nous, on ne sait pas faire,
- 8:14il fabrique à partir des fibres des molécules extraordinaires qu'on appelle
- 8:18les acides gras courtes chaînes qui vont jouer un rôle fabuleux sur toute la
- 8:21régulation immunitaire, la régulation inflammatoire, etc., de notre organisme.
- 8:25Et on sait que l'inflammation, c'est la base de toutes les maladies chroniques actuelles.
- 8:30Donc, difficile d'imaginer, oui.
- 8:33D'accord. Pour faire peur à tout le monde, est-ce qu'aujourd'hui,
- 8:37si on parle en termes de population et même d'évolution et de démographie,
- 8:44est-ce que notre microbiote en francophonie est en plus mauvaise posture qu'ailleurs
- 8:52ou a été en plus mauvaise posture qu'auparavant ? Est-ce qu'on a constaté des évolutions ?
- 8:57Oui, effectivement. Alors déjà, nous, cliniquement, on s'en rend compte,
- 9:01parce qu'au cours des dernières années où j'ai exercé, c'est vrai qu'on se rendait
- 9:07compte que toutes les maladies chroniques augmentaient en fréquence et surtout
- 9:13survenaient de plus en plus tôt chez nos patients.
- 9:16Ça, c'était des choses qu'on ne voyait pas il y a 30-40 ans,
- 9:20des cancers qui arrivaient à 35 ans, on ne voyait pas ça.
- 9:24Donc en fait on a vu cette dégradation donc si dégradation il y a avec augmentation
- 9:31de toutes les maladies de ces maladies actuelles qu'on appelle les maladies civilisation,
- 9:39ça correspond bien à une évolution un peu néfaste de notre microbiote et en
- 9:44plus dans toutes ces pathologies là on a remarqué qu'il existait une baisse de la biodiversité.
- 9:51Donc, une baisse de la biodiversité, et ce qui est intéressant et ce qui m'a
- 9:55toujours intriguée aussi, c'est que vous voyez, on est vraiment en relation
- 9:59perpétuelle avec la nature,
- 10:01et que dans la nature aussi, vous observez cette baisse de la biodiversité,
- 10:05donc la planète subit aussi un peu les mêmes pathologies que l'être humain,
- 10:10et donc on est lié pour la vie avec tout notre environnement.
- 10:15Et ça, il faut que les gens s'en rendent compte, que quand, par exemple,
- 10:19ils mangent des légumes qui viennent d'un sol qui est vraiment hyper travaillé, hyper industrialisé,
- 10:27bourré de pesticides, etc., ils ne pourront pas obtenir un légume qui soit très
- 10:32riche au niveau nutritionnel et riche au niveau microbiologique.
- 10:35Parce qu'il faut bien comprendre que tous les légumes, les fruits,
- 10:40ont un microbiote et que le microbiote va être différent selon les modes de culture.
- 10:46Et donc ce microbiote là vous allez l'ingérer et
- 10:49vous allez bien sûr il va modifier aussi l'évolution de votre microbiote intestinal
- 10:54donc il faut bien comprendre qu'on est lié complètement à notre environnement
- 10:57et ça les gens n'ont pas très conscience encore donc ils ont tendance à commencer
- 11:03à protéger leur santé et oublier qu'il faut aussi protéger l'environnement pour protéger sa santé.
- 11:09Quand vous dites la biodiversité du microbiote ce sont le nombre de populations
- 11:16bactériennes, c'est la grande diversité de populations bactériennes, c'est ça ?
- 11:21Alors, en fait, un microbiote qui est déséquilibré, ça se manifeste de trois façons.
- 11:26Donc, premièrement, les pathogènes, c'est-à-dire les microbes pathogènes qui
- 11:30sont moins intéressants pour notre santé, ils sont en nombre un petit peu plus
- 11:34important, ceux qu'on appelle les pro-inflammatoires, c'est-à-dire ceux qui
- 11:38vont favoriser davantage l'inflammation au niveau de l'organisme.
- 11:42Après, vous avez des bactéries protectrices, elles, qui sont au contraire en
- 11:45chute libre, c'est-à-dire vraiment en diminution.
- 11:48Et à côté de ça, vous avez aussi la chute de la biodiversité.
- 11:52Donc vous avez ces trois paramètres.
- 11:53Et en général, dans les études, ce qu'on retrouve le plus souvent,
- 11:57c'est cette baisse de la biodiversité.
- 12:00Dans tous les pays, ou on parle uniquement de la France ou de l'Europe ?
- 12:05Oui, surtout. Alors, beaucoup plus, on a cette chute de ces perturbations du
- 12:09microbiote plus dans les pays industrialisés que dans les moins industrialisés
- 12:14où les gens ont gardé le rapport à la terre,
- 12:17plus de fibres, une alimentation plus végétale, etc.
- 12:22Donc, bien sûr, oui, ça correspond à une alimentation très industrielle.
- 12:26Et plus l'alimentation est hyper industrielle, avec l'augmentation des plats
- 12:29ultra transformés, etc., et plus le microbiote va être appauvri.
- 12:34D'accord, et plus ce microbiote va être appauvri, va être moins large en termes
- 12:40de familles de souches, si je puis dire, plus on va être sujet à développer
- 12:43des carences, des déficits,
- 12:46des déséquilibres internes, puisque le microbote lui-même participe à créer
- 12:49des micronutriments, c'est ça ? Ça va du coup un petit peu déséquilibrer l'ensemble.
- 12:53Bien sûr, on vous déséquilibre, bien sûr. Avant de continuer l'épisode,
- 12:56j'ai quelque chose d'exclusif à vous proposer.
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- 13:34Donc pour ne pas louper la prochaine, faites dérouler la description,
- 13:37cliquez sur le dernier lien qui s'affiche et rejoignez de suite la lettre biomécanique.
- 13:41Alors ce qui est quand même assez fascinant avec le microbiote,
- 13:44c'est que j'ai déjà entendu qu'en fonction des peuples où on se situe dans le
- 13:50monde, en fonction de l'endroit,
- 13:53la répartition des souches microbiotiques sont
- 13:55différentes et qu'il était aujourd'hui compliqué d'avoir une espèce de cartographie
- 14:02parfaite du microbiote parfait puisque celui-ci peut être complètement différent
- 14:07d'un pays à un autre et pourtant considéré comme très bien et très fonctionnel.
- 14:14Ça va plus loin que ça parce qu'en fait le microbiote il est différent d'une
- 14:18personne à l'autre même dans un même pays.
- 14:20Donc, c'est pour ça que les scientifiques ont beaucoup de mal à définir qu'est-ce
- 14:24que c'est qu'un microbiote normal.
- 14:26Et c'est pour ça qu'on met tant de temps à...
- 14:31Standardiser la technique d'analyse du microbiote. C'est pour ça que ce n'est
- 14:34pas encore évident, parce que ce n'est pas simple.
- 14:37On en fait, mais ce n'est pas simple encore à analyser.
- 14:41Donc, il faut effectivement tenir compte toujours de la clinique pour pouvoir
- 14:44l'analyser, parce que, comme vous dites, on n'a pas défini de microbiote optimal, parfait, etc.
- 14:53Parce qu'en fait, tout va dépendre de l'équilibre entre les différentes souches.
- 14:57Il faut bien comprendre que tout va dépendre des différences d'équilibre entre
- 15:01les bactéries pathogènes, les bactéries protectrices, etc.
- 15:05Et puis cette richesse en biodiversité.
- 15:08Ce qui voudrait dire que les cliniques ou les services qui proposent les analyses
- 15:14de microbiote afin de savoir s'il y a un déséquilibre et de rééquilibrer ce
- 15:19microbiote, c'est un petit peu une arnaque marketing, du coup ?
- 15:23Moi, je pense que ce n'est pas de l'arnaque, c'est de l'avance.
- 15:26C'est-à-dire qu'ils sont un petit peu en avance et ça fait avancer peut-être
- 15:32les choses mais il faut être prudent, c'est surtout dans l'interprétation où
- 15:35il faut rester très pragmatique et très proche de la clinique et c'est ça la difficulté,
- 15:40c'est plus un problème d'interprétation c'est-à-dire qu'il faut rester vraiment
- 15:44dans l'interprétation par rapport à une personne donnée,
- 15:48et c'est ça la grande difficulté ça veut dire que l'analyse doit être très personnalisée
- 15:53par des gens qui sont habitués à les lire et c'est ça la difficulté en fait,
- 15:59mais ça va devenir un examen de routine demain parce que demain on ne pourra
- 16:05pas prescrire des médicaments notamment la chimio etc par exemple pour les cancers
- 16:09du sein sans avoir une analyse du microbiote parce qu'en fait les résultats,
- 16:13dépendent complètement du microbiote intestinal donc on ne pourra pas s'en passer,
- 16:17ça va devenir un examen de routine.
- 16:22D'accord. Donc, un petit peu comme tout examen complémentaire,
- 16:28c'est qu'il faut qu'il s'appuie sur la clinique pour avoir un peu une vision
- 16:33générale, le terrain et le contexte.
- 16:34Ça, parce que la difficulté à l'heure actuelle, c'est que le microbiote de chaque
- 16:37individu, non seulement il n'est pas le même d'un individu à l'autre,
- 16:41mais en plus il varie un petit peu avec le temps en fonction de divers critères.
- 16:46Par exemple, le stress, l'alimentation. avec une alimentation déséquilibrée
- 16:51vous pouvez déséquilibrer un microbiote en 3 jours c'est très facile vous arrêtez
- 16:55de manger des fibres, vous mangez que des produits ultra transformés,
- 16:58de la viande, du sucre etc.
- 16:59Et vous déséquilibrez votre microbiote en 24-48 heures ça va très vite à déséquilibrer
- 17:04donc après ça va dépendre des médicaments que vous utilisez les médicaments ils ont un effet,
- 17:11notoire sur le microbiote et donc ça va dépendre aussi de l'effet des médicaments etc.
- 17:18De beaucoup de facteurs qui font que le microbiote d'un individu peut se varier d'un moment à l'autre.
- 17:27Est-ce que sur un des équilibres transitoires comme ça, sur 2-3 jours,
- 17:32est-ce qu'on peut le récupérer assez rapidement ?
- 17:35Oui, on récupère à moins vite que l'on l'a perdu, mais on va le récupérer bien sûr.
- 17:39Par contre, avec les antibiotiques, on peut perdre certaines souches complètement.
- 17:45Certaines peuvent revenir. Moi, j'ai vu des patients rétablir leur transit intestinal
- 17:49correct qu'après un an pourraient être vraiment très bien.
- 17:53Donc, ça peut être très long pour retrouver un nouvel équilibre.
- 17:56Et souvent, on retrouve un nouvel équilibre, mais pas forcément le même que
- 17:59celui qu'on avait avant.
- 18:01Parce qu'on a tué certaines souches, effectivement.
- 18:04Donc, oui, les médicaments, ils peuvent être nocifs.
- 18:08Par exemple, les inhibiteurs de la pompe à protons qu'on donne pour les reflux.
- 18:12Ça peut être aussi nocif pour le microbiote.
- 18:14Oui, donc il y a beaucoup de médicaments qui peuvent être nocifs et je pense
- 18:19que dans quelques années,
- 18:20on saura mieux peut-être manipuler les médicaments en fonction du microbiote
- 18:25de chacun et peut-être protéger mieux ce microbiote quand on veut donner vraiment un médicament.
- 18:32Donc ça veut dire qu'il est possible pour ceux qui ont des signes cliniques
- 18:35dont ils n'arrivent pas à se débarrasser, dont ils ne comprennent pas nécessairement la cause,
- 18:40il est possible que plusieurs mois ou plusieurs années auparavant,
- 18:42avec la prise d'un médicament ou avec une expérience culinaire sur quelques
- 18:47jours de mauvaise qualité,
- 18:49il y a eu des déséquilibres microbiotiques qui persistent des mois et des mois
- 18:54et qui seraient peut-être la
- 18:56source de problèmes plus éloignés dont on n'arrive pas à trouver la cause.
- 19:00Alors, c'est vrai que comme le déséquilibre du microbiote, ça s'appelle la dysbiose.
- 19:07Alors, comme la dysbiose intestinale, elle fait partie des mécanismes physiopathologiques
- 19:14des maladies, au même titre que
- 19:16l'inflammation, que l'augmentation de la perméabilité intestinale, etc.
- 19:21C'est vrai que quand on va travailler sur le microbiote, même si on ne sait
- 19:25pas trop, on a exploré la pathologie, on n'a pas vraiment trouvé de solution,
- 19:29la maladie devient un peu plus ou moins chronique, on ne sait pas trop comment s'en débarrasser.
- 19:33C'est vrai que travailler sur son microbiote, ça ne peut être que bénéfique
- 19:37parce qu'en fait, on va travailler sur une hygiène de vie optimale et donc de
- 19:41toute façon, ça ne pourra pas faire de mal et ça ne pourra qu'arranger la situation, bien sûr.
- 19:46Donc c'est une manière très élégante peut-être de contourner le problème.
- 19:52De le bichonner à nouveau.
- 19:55On verra ça après, comment essayer de bichonner. Ce qui est intéressant,
- 19:58c'est de comprendre un peu comment ça fonctionne sur cette dysbiose.
- 20:04Normalement, les populations bactériennes sont censées se retrouver dans le
- 20:08gros intestin, et non pas dans l'intestin grêle.
- 20:13Déjà, est-ce qu'on est d'accord là-dessus ?
- 20:15Il faut savoir qu'il y en a quand même partout dans tout le tube gilessif,
- 20:19qu'il y en a beaucoup dans la bouche, que ça passe dans l'osophage,
- 20:22Qu'au niveau de l'estomac, c'est stérilisé qu'en partie, parce que toutes les
- 20:26bactéries ne vont pas forcément être tuées par l'acide.
- 20:29Donc, il y a une chute importante du nombre de bactéries.
- 20:33Et petit à petit, ça augmente progressivement pour être maxi dans le gros intestin,
- 20:40dans le colon. Mais il y en a tout le long.
- 20:42Mais les bactéries du colon ne doivent pas remonter dans l'intestin.
- 20:47Sinon, on est dans un cas de dysbiose intestinale. Est-ce que c'est bien ça ?
- 20:50Ça ne s'appelle plus la dysbose intestinale, ça s'appelle une prolifération
- 20:54bactérienne chronique du grêle, ou maintenant on l'appelle SIBO aussi.
- 20:58Donc effectivement, ça peut donner des troubles quand il y a un excès de bactéries
- 21:04au niveau de l'intestin grêle.
- 21:05On va le remarquer par exemple dans certaines interventions,
- 21:08quand on va enlever par exemple la valvule qui relie l'intestin grêle par exemple
- 21:15au gros côlon lors d'une hémicolectomie droite,
- 21:19c'est-à-dire quand on a coupé la moitié du colon droit,
- 21:22qui va emporter cette petite valvune.
- 21:24Et donc, du coup, on va avoir un circuit qui va être direct entre le grêle et
- 21:28le colon. Donc, on imagine bien qu'il n'y a plus de...
- 21:31De petites portes qui verrouillent les deux lieux.
- 21:37Et par exemple, aussi dans le cas d'utilisateurs chroniques de médicaments qui
- 21:43bloquent l'acidité, parce que si on ne bloque plus l'acidité,
- 21:46on va avoir un afflux de bactéries plus haut situé,
- 21:51avec un déséquilibre.
- 21:53Donc bien sûr, il faut se méfier de cette utilisation chronique.
- 21:57Donc il y a plein d'autres causes, Il y a des causes diverses aussi,
- 22:02toutes les causes chirurgicales, etc.
- 22:05Et alors, ce qui est assez intéressant, c'est que j'ai découvert,
- 22:08il n'y a pas si longtemps, qu'il existait un microbiote également nasal.
- 22:13Alors, il y a le microbiote buccal, le microbiote nasal.
- 22:16Est-ce qu'on en est au début de sa cartographie, entre guillemets,
- 22:22ou est-ce que c'est quelque chose qui est connu depuis longtemps ?
- 22:25Alors, on sait qu'il y a des microbiotes partout. il y a un microbiote au niveau
- 22:29de la bouche il y a un microbiote particulier au niveau des,
- 22:32quand vous avez par exemple des parodontites il y a un microbiote très perturbé
- 22:36qui se trouve à cet endroit là, donc oui on sait qu'il y a des microbiotes partout,
- 22:41il y a des microbiotes par exemple,
- 22:44perturbés dans les tumeurs du sein par exemple donc on sait que le microbiote
- 22:49intestinal est perturbé mais qu'il y a aussi un microbiote du sein perturbé
- 22:52etc donc oui il y a des microbiotes partout.
- 22:56En fait, nous sommes bactéries, nous sommes entourés, envahis, infestés de bactéries.
- 23:04Non, nous sommes habités. Habité, c'est mieux.
- 23:08J'avais une patiente qui disait toujours, nous sommes comme des petites planètes
- 23:12et nous sommes complètement habités.
- 23:13Je dis oui, c'est ça, c'est très joli, c'est ça, nous sommes habités en fait.
- 23:18Alors, il y a un très gros sujet sur le microbiote et la prise de poids, le sucre.
- 23:24Il y aurait une théorie qui dirait qu'on pourrait à calories égales grossir,
- 23:31à cause d'un problème du microbiote d'abord on va parler uniquement de prise
- 23:35de poids donc quelqu'un qui mangerait à la hauteur de ses besoins prendrait
- 23:39du poids parce qu'il aurait un microbiote,
- 23:42déséquilibré, est-ce qu'on est dans la fantaisie absolue, est-ce que c'est possible
- 23:45est-ce que ça défie les lois de la physique et de la thermodynamique.
- 23:51Ce microbiote il est absolument fabuleux et d'ailleurs c'est un des livres que j'ai écrit,
- 23:56je ne sais pas si vous le connaissez Jérôme ça s'appelle Maigrir de plaisir
- 24:00en charmant ces bactéries et c'est vrai où j'ai détaillé le problème de ce microbiote
- 24:06qui était perturbé dans ses problèmes de poids et on se rend compte qu'effectivement,
- 24:11le microbiote qui est perturbé,
- 24:14il perturbe de nombreux mécanismes dans notre organisme par exemple il augmente
- 24:19l'extraction calorique des aliments alors effectivement on extrait davantage
- 24:23de calories des aliments,
- 24:26Il augmente l'absorption intestinale des nutriments, par exemple.
- 24:30Il augmente la perméabilité intestinale.
- 24:34Il crée une inflammation, une inflammation dans l'organisme.
- 24:39Intestinale, générale, neuroinflammation. On peut imaginer jusqu'où ça va aller.
- 24:45Une résistance à l'insuline, une résistance à la leptine.
- 24:48On comprend bien qu'effectivement, tous ces mécanismes-là, ce sont des mécanismes
- 24:54qui font grossir, parce que ça va jouer aussi, ça va affecter le stockage des graisses.
- 24:59D'accord, donc je comprends bien les micro-facteurs qui, mis bout à bout,
- 25:05vont faire en sorte de stocker plus de calories, mais à quelle hauteur ça se
- 25:09joue pour quelqu'un qui aurait un besoin,
- 25:11admettons, de 2000 calories dans la journée et qui consommerait en termes d'aliments,
- 25:17de qualité, donc pas d'aliments transformés, aliments bruts, 2000 calories.
- 25:21On serait à la hauteur de quoi ? 5% supplémentaire de prise de poids ? 1% ?
- 25:27Ça, je ne peux pas vous dire, les pourcentages, non. Je pense que ça, je ne peux pas vous dire.
- 25:32Ce que je peux vous dire, c'est qu'en restaurant une alimentation adaptée aux
- 25:37microbiotes, franchement, les gens reperdent du poids.
- 25:42Ça, c'est important parce qu'en fait, c'est ça qu'ils souhaitent les gens,
- 25:44c'est retrouver un poids anormal.
- 25:47Et si on s'occupe vraiment des besoins du microbiote,
- 25:52parce qu'en fait, les besoins du microbiote correspondent exactement aux besoins
- 25:55que nous aussi on a au niveau de notre santé et donc finalement,
- 25:59c'est pour ça qu'on est lié complètement pour la vie et là on a des super résultats
- 26:03vraiment des super résultats donc moi j'invite tout le monde tous les gens qui
- 26:07ont des problèmes de poids à s'interroger à s'inquiéter,
- 26:10peut-être de mieux bichonner, mieux nourrir leur microbiote intestinal,
- 26:14bien sûr c'est intéressant ça.
- 26:16Alors juste pour venir taquiner un peu là-dessus, est-ce que c'est pas simplement
- 26:20parce qu'ils mangent mieux qu'en rééquilibrant leur alimentation il y a forcément
- 26:25une diminution calorique il
- 26:26y a moins de sucre, moins de graisse saturée moins de graisse même trans.
- 26:30Bien sûr et puis quand on a moins de graisse saturée c'est pour ça que je vous
- 26:35dis l'alimentation pour lui et pour nous c'est la même, parce que dès que vous
- 26:38avez une alimentation qui correspond à un état de santé optimal,
- 26:42en fait elle favorise un bon microbiote et dès que vous retrouvez un bon équilibre
- 26:47au niveau du microbiote, il n'y a plus la perturbation il n'y a plus la dysbiose
- 26:50il n'y a plus l'inflammation, il n'y a plus la résistance à l'insuline.
- 26:54Donc en fait, vous modifiez tous ces paramètres en modifiant le microbiote intestinal.
- 27:00Et est-ce que ça vous est arrivé d'avoir des patientes ou des gens qui viennent
- 27:04vers vous, qui ont une alimentation un petit peu borderline, un peu hyper calorique,
- 27:11un peu trop de sucre, et qui ont l'impression qu'ils ne mangent pas si mal que
- 27:17ça, et accusent facilement le microbiote d'être à l'origine de leur prise de
- 27:22poids, au lieu en fait de leur mode de vie simple,
- 27:25j'imagine qu'il y en a beaucoup qui viennent vous voir dans ce cas là,
- 27:27parce que vous serez un petit peu la sauveuse, Est-ce que des fois,
- 27:30vous mettez un peu les points sur lui, c'est pas un problème de microbiote ?
- 27:35Il faut comprendre que le microbiote, quand il est perturbé,
- 27:39il est comme sur une île déserte dans notre intestin.
- 27:42Et que finalement, qui est-ce qui le loge et le nourrit, c'est quand même nous.
- 27:46Donc il faut quand même tenir compte de ce facteur-là qui est important.
- 27:50Donc on a un rôle très important à jouer pour le nourrir. parce qu'en nourrissant
- 27:56les bonnes bactéries, on les fait proliférer. On dépend des autres.
- 28:01Quand vous apportez des aliments plutôt néfastes, vous donnez à manger à d'autres
- 28:06types de bactéries qui sont beaucoup plus pro-inflammatoires et qui vont favoriser des pathologies.
- 28:12Donc, effectivement, vous voyez, ça coule de source.
- 28:16C'est tout à fait logique. Il faut bien comprendre que l'intestin,
- 28:20c'est comme une île déserte et elles, elles attendent à manger de nous.
- 28:26Elles attendent le marché tous les jours.
- 28:29Est-ce qu'on peut avoir des appétences particulières pour certains goûts ou
- 28:33certains aliments en fonction de son microbiote ? Je dis ça spécifiquement par
- 28:39rapport au sucre, où on a entendu à plusieurs reprises ?
- 28:44Que certains déséquilibres du microbiote pouvaient engendrer une appétence pour
- 28:48le sucre beaucoup plus élevée qui elle-même expliquerait donc un surplus calorique,
- 28:52qui elle-même expliquerait donc une perte de poids.
- 28:54Est-ce que c'est réellement le cas ? Est-ce que ça peut être aussi le cas avec
- 28:58d'autres types d'aliments ? Ce fameux microbiote qui réclame et donc on a une
- 29:01envie de carottes, on a une envie d'autres choses, de gras, de sucre ou quoi ? À cause de celui-ci.
- 29:07Ça a été bien montré avec le sucre, effectivement. Donc avec le sucre,
- 29:11ça a été bien montré. et puis ça paraît très facile à comprendre.
- 29:14C'est-à-dire que quand on fait une alimentation très riche en sucre,
- 29:16et en général elle n'est pas riche qu'en sucre, elle est riche aussi en aliments ultra-transformés,
- 29:21bien sûr on va sélectionner certains types de bactéries particulières qui vont
- 29:26plus s'en nourrir, donc proliférer et fabriquer.
- 29:31Parce qu'en fait le problème ce n'est pas qu'elles prolifèrent,
- 29:34ce problème c'est que ce sont des véritables usines ces bactéries.
- 29:38Elles ont des quantités d'enzymes qui sont bien plus importantes que les nôtres,
- 29:42et c'est pour ça que nous, elles nous sont utiles quand on a les bonnes bactéries,
- 29:45parce qu'en fait, elles vont supplémenter nos...
- 29:50Je vais dire nos carences, oui, un peu, parce que nous avons une faiblesse un
- 29:53petit peu en termes d'enzymes, et elles, elles ont vraiment un arsenal enzymatique
- 29:58absolument incroyable, et qui va compléter complètement le nôtre, et donc là,
- 30:03quand on va avoir sélectionné des bactéries moins intéressantes,
- 30:06elles vont fabriquer des métabolites qui sont moins intéressants,
- 30:10c'est-à-dire des produits qui sont beaucoup moins intéressants pour notre santé
- 30:13et qui vont favoriser la faim.
- 30:15Parce qu'en fait, ce qu'elles veulent, elles, c'est continuer à manger encore du sucre.
- 30:20Et donc, par divers métabolismes,
- 30:24par le biais du tryptophan, par le biais de l'inflammation, il va y avoir plein
- 30:28de petites voies aussi qui vont être induites et qui vont favoriser ce signal
- 30:34de faim. J'en veux encore, en fait.
- 30:36Il y a aussi le circuit de la dopamine, tout ça, ça s'y met en même temps et
- 30:41tout ça c'est lié effectivement à la dysbiose du microbiote voilà.
- 30:47Et donc, ça va créer des envies. Et quelqu'un qui... Enfin, je ne sais pas,
- 30:50j'imagine que c'est très individu dépendant.
- 30:52Certains vont peut-être arriver à...
- 30:58Arrêter ?
- 30:58Oui, à déjouer ces envies-là par une espèce de force mentale,
- 31:03une motivation ou autre chose.
- 31:05D'autres vont avoir plus de difficultés. D'autres vont avoir une appétence tellement
- 31:08forte pour du sucre que même avec toute la bonne volonté du monde,
- 31:12ils ne vont pas y arriver.
- 31:14J'essaie de couvrir un petit peu tous les spectres. Est-ce que ce que je dis
- 31:17est vrai ? Il y a quand même une certaine limite.
- 31:19On ne peut pas avoir inappétence. Tout le monde pourrait arriver à se contrôler
- 31:23et à rééquilibrer son microbiote ou pas ?
- 31:25Alors, il y a une grande partie des gens quand ils ont compris comment ça fonctionne,
- 31:29c'est pour ça que c'est important de comprendre.
- 31:31Parce que si on vous dit vous mangez trop de sucre, demain arrêtez le sucre. Oui, d'accord.
- 31:37Ce n'est pas si simple que ça si on ne comprend pas pourquoi on va le faire.
- 31:41Là, si on comprend qu'effectivement on arrête de nourrir les bactéries et qu'en
- 31:44arrêtant de nourrir de bactéries qui sont demandeuses de sucre,
- 31:48on va justement complètement les faire mourir et on n'aura plus cette envie
- 31:52de sucre, on peut comprendre qu'effectivement, ça vaut le coup de faire cet effort.
- 31:55Après, si vraiment on ne peut pas, parce qu'on a dépassé nos capacités de possibilités,
- 32:01etc., il faut se faire aider, bien sûr.
- 32:03Se faire aider, l'hypnose marche bien dans toutes ces addictions,
- 32:06ça ne marche pas mal, donc il faut se faire aider par un thérapeute.
- 32:10Et puis sinon, se faire aider avec certains compléments alimentaires,
- 32:14etc., on a des compléments qui peuvent aider aussi pour limiter cette addiction
- 32:18de sucre donc oui se faire aider
- 32:20ne pas rester tout seul dans son coin à continuer à manger autant de sucre.
- 32:24Ok, donc l'objectif est de rééquilibrer l'alimentation pour rééquilibrer le
- 32:31microbiote, pour tuer donc ces bactéries qui sont trop gourmandes en sucre,
- 32:36qui nous font être trop gourmandes en sucre.
- 32:39Et si ce passage là est très difficile, autant essayer de se faire accompagner pour avoir,
- 32:48la psychologie suffisante pour ne pas replonger.
- 32:52Est-ce qu'il n'y a pas aujourd'hui, est-ce qu'on a identifié ces bactéries ce
- 32:57groupe de bactéries spécifiques qui sont très friands du sucre pour pouvoir
- 33:01je ne sais pas, les tuer de manière ciblée par...
- 33:04Et ce n'est pas plus simple d'arrêter de les nourrir.
- 33:08Ah non mais pour moi oui mais pour beaucoup de gens ils se disent ça serait
- 33:13bien si je pouvais les tuer d'un coup.
- 33:14Aller tuer par exemple avec des antibiotiques on va en tuer d'autres voilà on
- 33:18va en tuer d'autres et donc on va faire du saccage,
- 33:22alors que là on supprime simplement le sucre et on résout le problème ça me paraît plus plus écolo.
- 33:32Ouais ouais ouais pour ceux qui ont du mal qui veut se dire tiens si je pouvais du jour au lendemain.
- 33:37Il faut se faire aider Jérôme il ne faut pas rester tout seul dans son coin
- 33:40parce que moi j'ai connu des gens qui mangeaient des quantités de sucre incroyables,
- 33:45par exemple même dans les pâtes où la quantité de sucre était supérieure aux
- 33:48pâtes alors là ça devient vraiment une véritable addiction mais là il faut vraiment
- 33:51se faire aider parce que là on ne peut pas y arriver tout seul donc là il faut
- 33:55se faire aider il faut prendre des thérapeutes,
- 33:58éventuellement soit des thérapeutes en hypnose etc,
- 34:03et puis une thérapeute en nutrition, qui vous aide bien, qui vous coache bien.
- 34:08Et là, je vous dis, avec des compléments alimentaires, on peut vraiment aider la personne.
- 34:12On a d'autres moyens pour essayer de limiter les compulsions avec le tryptophan.
- 34:17Enfin, on a d'autres solutions.
- 34:20C'est incroyable, des gens qui mettent du sucre dans les pâtes parce que ce
- 34:23n'est pas assez sucré. Qu'est-ce que vous avez vu de plus fou en termes de nutrition ?
- 34:28C'est ça. C'est cette quantité de sucre qui dépassait la quantité de pâtes.
- 34:33Donc, elle mettait du sucre partout.
- 34:35C'est ce que j'ai vu le plus impressionnant au niveau de la quantité de sucre
- 34:40ingéré. C'est ce que j'ai vu le plus.
- 34:42Est-ce que la personne était énorme ?
- 34:44Un peu, mais pas énorme. Non, un petit peu, mais pas sans plus.
- 34:47C'est-à-dire, si vous ne mangez rien d'autre, trop, etc. Vous êtes déséquilibré
- 34:50quand même. Alors, ça, c'est un truc, c'est une belle question.
- 34:53Ça, c'est, est-ce qu'on peut être menu et avoir un microbiote déséquilibré ?
- 34:58Bah oui, on n'est pas obligé d'être gros.
- 35:00Donc, on peut être même tout à fait normal et puis avoir un microbiote déséquilibré.
- 35:04Donc, voilà, c'est pas un critère, le poids.
- 35:07Ok, on peut ne pas être en surplus calorique, ne pas fabriquer de gras,
- 35:12mais pourtant avoir un système interne qui ne fonctionne pas très bien, qui est un peu branlant.
- 35:18Tout va dépendre des différents mécanismes impliqués par les bactéries,
- 35:22secondaires aux bactéries, aux types de bactéries, etc. Oui, oui, tout à fait.
- 35:25Alors, ce qu'on a compris, c'est que le microbiote pouvait varier,
- 35:29pouvait évoluer en fonction des âges de la vie, en fonction de l'alimentation, du stress.
- 35:33Alors, c'est assez intéressant de voir. Le stress peut, à lui tout seul,
- 35:36c'est-à-dire que si on ne bouge pas, on ne change pas l'alimentation,
- 35:38on ne change pas l'activité physique, mais qu'on rajoute uniquement l'élément
- 35:42stress, je sais très bien que,
- 35:44je prends toujours des cas un peu particuliers, il n'y a jamais un seul paramètre
- 35:48qui change dans une vie mais c'est pour essayer de comprendre,
- 35:51comment le stress lui-même va impacter directement le microbiote est-ce que
- 35:55c'est une question de cortisol c'est une question de on a mis en évidence des
- 36:01interactions avec les bactéries.
- 36:03Oui c'est sûr qu'il y a le fait du cortisol, le fait du déséquilibre alors ce
- 36:08qu'il faut savoir aussi c'est que ça fonctionne dans les deux sens c'est à dire
- 36:11qu'un microbiote déséquilibré,
- 36:15peut augmenter la perception du stress.
- 36:21C'est important de savoir, parce que souvent on ne sait même pas dans quel sens ça commence.
- 36:27Donc ça modifie le comportement aussi, par exemple un microbiote déséquilibré.
- 36:30Par exemple, il y a eu des très beaux travaux du gastro-entérologue canadien,
- 36:35qui a montré que, par exemple,
- 36:38en inversant des microbiotes intestinaux chez des petites souris qu'il y avait
- 36:44des comportements différents, on avait inversé les comportements.
- 36:47Donc, c'est là où on se dit, finalement, quand on est un peu téméraire ou quand
- 36:51on est plutôt timide, etc., finalement, c'est nous, c'est notre microbiote.
- 36:56En fait, c'est les deux. C'est nous, en fait. C'est ce qu'on appelle l'holobionte,
- 37:00c'est-à-dire c'est l'ensemble de notre organisme et de nos bactéries,
- 37:04parce que ça fait partie d'un tout.
- 37:05En fait, on ne pourrait pas vivre sans ces bactéries. Donc, on a fait des petites
- 37:09études avec des petites souris complètement stériles et on s'est rendu compte
- 37:13qu'elles ne développaient pas bien leur système immunitaire,
- 37:16qu'elles avaient plus d'infections.
- 37:19Qu'elles ne maturaient pas bien leur intestin, etc.
- 37:21En fait, on a complètement besoin d'elles pour vivre normal dans ce monde.
- 37:27Et donc, il faut comprendre qu'elles étaient là dans ce monde,
- 37:30bien avant nous, et qu'elles nous ont habitées dès le début de l'homme.
- 37:34Et donc, dès le début de la création de l'homme, elles font partie de nous, en fait.
- 37:38Donc, c'est pour ça qu'il ne faut plus avoir peur d'eux. Quand on faisait des
- 37:41conférences il y a 30 ans sur ce microbiote, 20-30 ans, on se rend compte que
- 37:48les gens étaient complètement perturbés de se sentir habités par ces microbes.
- 37:53Et puis maintenant, c'est devenu habituel, les gens ont compris qu'on vivait avec.
- 37:59Ça panique moins les gens. Donc, la relation de stress, elle est dans les deux sens.
- 38:06Et ce qu'il faut comprendre, c'est que la relation entre le microbiote et le
- 38:09cerveau, elle se passe par plusieurs facteurs. Elle se passe par les hormones.
- 38:14Elle se passe aussi par le nervague.
- 38:17Elle se passe par le nervague qui a un contact très intime aussi.
- 38:22Et par le fait que les microbes, ils fabriquent aussi des tas de métabolites
- 38:26qui peuvent influencer le mental. comme par exemple des neurotransmetteurs,
- 38:32Donc, en fait, il y a plein de moyens de communication entre notre cerveau et
- 38:40notre intestin, et notre microbiote, en fait.
- 38:44Alors ça, c'est assez incroyable de se dire qu'on peut varier ses humeurs,
- 38:48ou on peut même avoir une personnalité différente en fonction du microbiote,
- 38:52de la population qu'on abrite dans le corps.
- 38:55C'est assez incroyable. Est-ce qu'on peut s'imaginer dans quelques dizaines d'années,
- 39:00qu'on aura identifié des souches particulières qui correspondent plus à de la
- 39:06dépression, d'autres qui vont créer un schéma dépressif, d'autres qui vont créer
- 39:10un schéma peut-être téméraire d'ambition ?
- 39:15C'est l'idée. Le grand travail qui est à l'heure actuelle, c'est surtout par
- 39:19rapport aux pathologies, parce qu'en fait les gens ont envie d'avancer dans les pathologies.
- 39:23Donc on essaye de trouver quel type de bactéries pourrait correspondre mais
- 39:27c'est pas si simple que ça c'est pour ça que pour l'instant on a trouvé le critère
- 39:30de la biodiversité qui est un peu un point commun entre toutes les études mais
- 39:35d'une étude à l'autre ça peut varier donc c'est compliqué d'interpréter,
- 39:40mais c'est un peu l'objectif des recherches c'est-à-dire essayer de trouver,
- 39:45non seulement les germes responsables des pathologies mais aussi d'essayer de
- 39:51trouver après les bons probiotiques qui vont réguler telle ou telle pathologie
- 39:55en fonction de la souche qu'on va utiliser des probiotiques.
- 39:59Donc oui, c'est un peu l'idée d'une thérapeutique d'avenir aussi et de diagnostic d'avenir.
- 40:07Je pense forcément au marché qui va venir s'immiscer là-dedans.
- 40:11Est-ce qu'on aurait des boîtes ou des compléments avec certaines souches biotiques
- 40:15en fonction de certains comportements ?
- 40:18Quelqu'un qui ferait une conférence prendrait un complément d'une certaine souche
- 40:23bactérienne pour être un peu plus dans l'extraversion ? Ça, c'est possible.
- 40:28Pourquoi pas, ça paraît pas impossible.
- 40:33Mais après quand ? Pour l'instant, ce n'est pas d'actualité,
- 40:36mais c'est vrai qu'on ne voit pas pourquoi ça ne pourrait pas le faire.
- 40:39Est-ce qu'il y a quand même un départ dans la vie où il est vraiment intéressant
- 40:44de configurer le plus possible son microbiote,
- 40:50celui-ci va changer au fur et à mesure des années il peut évoluer au fur et
- 40:52à mesure des années mais est-ce qu'il y a une grosse base qui est faite avant
- 40:55un certain âge, dans l'enfance où là pour le coup il est primordial d'avoir,
- 41:00la plus grande diversité possible pour ensuite s'assurer que les déséquilibres
- 41:05futurs même en fonction d'alimentation incertaine seront moins impactantes, on va dire ?
- 41:10Alors, ce qu'il faut comprendre, c'est que plus un bébé... D'abord,
- 41:16au départ, il faut comprendre que le microbiote,
- 41:21ils s'installent surtout au moment de la naissance. Donc en fait,
- 41:24il y a des microbes partout, il y en a un peu dans le placenta,
- 41:27mais c'est au moment de la naissance qu'il y a le maximum de microbes qui vont
- 41:32s'installer chez le nouveau-né.
- 41:34Et il faut comprendre que ce qui est important, c'est quand l'accouchement a
- 41:38lieu par voie normale, par voie basse vaginale, c'est là où effectivement le
- 41:43bébé va pouvoir récupérer,
- 41:47rapidement une flore intéressante qui provient en grande partie de la maman.
- 41:53À la différence, par exemple, d'un bébé qui va être né par césarienne et qui
- 41:57va récupérer plutôt au départ la flore de l'environnement.
- 42:01Donc effectivement, il va y avoir déjà une inégalité.
- 42:04Après, avec l'allaitement, on va apporter aussi les microbes de la maman qui
- 42:09vont être intéressants et qui vont aussi enrichir le microbiote du bébé.
- 42:13Et donc là, l'allaitement va être un deuxième facteur intéressant aussi pour
- 42:17bien commencer à démarrer un bon microbiote intestinal.
- 42:22Et on estime qu'à peu près, il faut entre 2 et 3 ans pour avoir un microbiote
- 42:26à peu près bien construit comme celui de l'adulte.
- 42:30Donc, c'est un microbiote qui va évoluer au cours du temps et qui va devenir
- 42:35à peu près équivalent à celui de l'adulte vers 3 ans à peu près.
- 42:39Vers 3 ans, d'accord. Donc, en fait, on se rend compte que la qualité du microbiote
- 42:45est extrêmement dépendante de la mère et quasiment pas du père.
- 42:51Légèrement, le fait qu'il soit dans l'environnement, mais pas aussi près, de manière intime.
- 42:59Essentiellement. Donc, de plusieurs flores de la maman, mais surtout de la flore vaginale.
- 43:04Effectivement, c'est tout à fait nécessaire. après ce qui est intéressant aussi
- 43:09c'est de toutes les études qui ont montré que quand les enfants sont nés dans les fermes,
- 43:15et que là ils sont en contact avec les animaux et donc là on s'est rendu compte
- 43:19qu'effectivement ils développaient beaucoup moins d'asthme,
- 43:21d'allergie etc et qu'ils avaient un meilleur système immunitaire parce qu'ils
- 43:25étaient en contact avec les animaux et donc c'est là où il y a eu cette théorie
- 43:29d'hygiéniste en disant attention attention quand il y a trop d'hygiène effectivement
- 43:34il ne faut pas non plus être excessif alors évidemment vous n'allez pas laisser
- 43:37sucer une tétine qui est tombée sur un trottoir,
- 43:41mais si un enfant touche la terre ou touche les plantes, c'est peut-être moins grave,
- 43:47il faut peut-être essayer de moduler.
- 43:50Et on s'est rendu compte que si tous les gens qui touchaient un peu plus la
- 43:53terre, les plantes, etc., qui étaient davantage en contact avec la nature,
- 43:57ils avaient un microbiote intestinal plus intéressant et plus diversifié.
- 44:01Et quelle est votre opinion sur l'alimentation que devrait avoir justement un
- 44:05enfant de 0 à 3 ans, on a un petit peu compris allaitement,
- 44:08mais quoi d'autre et après, jusqu'à 6 ans par exemple, si on devait être dans
- 44:14l'idéal, est-ce qu'il faut inclure rapidement les légumes, les fibres,
- 44:17sources de prébiotiques,
- 44:19comment on organise ça selon vous ?
- 44:22Je n'ai pas fait de gastropédiatrique, mais c'est vrai que ce qui est intéressant,
- 44:27c'est qu'il y a vraiment des polémiques en disant, est-ce qu'il faut introduire
- 44:32tôt ou pas trop tôt l'alimentation ? C'est vrai que ça change au fur et à mesure des époques.
- 44:37Donc, je pense qu'il ne faut pas trop introduire trop tôt. Je pense que l'allaitement,
- 44:40qui est un peu prolongé, est intéressant.
- 44:42Après, c'est comme on peut, bien sûr, comme la femme peut, mais c'est vrai que
- 44:45c'est intéressant de prolonger un petit peu l'allaitement.
- 44:48Et puis après, bien sûr, ce qui va compter pour l'enfant qui grandit et qui commencent à manger,
- 44:53c'est d'avoir une alimentation très diversifiée et surtout riche en fibres,
- 44:58puisqu'en fait, on va se rendre compte, si on va en parler peut-être un peu
- 45:00tout à l'heure, que l'aliment privilégié des bactéries protectrices,
- 45:03ce sont les fibres alimentaires.
- 45:05Donc tout ce qui est légumes, évidemment, certains fruits essentiellement.
- 45:09Les lumineuses, céréales, etc. Donc tout ce qui est fibres. Et puis les aliments
- 45:14fermentés sont intéressants.
- 45:17Et puis aussi tout ce qui va être oméga 3 donc acide gras oméga 3,
- 45:23polyphénol etc, antioxydants donc on va trouver aussi beaucoup dans les légumes et les fruits Ok.
- 45:28Avant qu'on parle un petit peu de tout ça des solutions, de ce qu'on peut faire
- 45:31pour soit garder le microbiote le plus qualitatif, le plus divers possible ou le rééquilibrer,
- 45:38petite question originale, un petit peu fantaisiste qu'est-ce qui se passerait
- 45:42selon vous c'est purement hypothétique parce que ça n'existe pas, ça n'existera pas,
- 45:46si on n'avait absolument aucune bactérie intestinale ?
- 45:50Si on prend un être humain et on lui enlève absolument tout microbiote ?
- 45:55En combien de temps survivrait-il ?
- 45:57On a fait l'expérience avec les petites souris. Donc, avec les petites souris
- 46:00stériles, dès qu'on prend des petites souris stériles, elles développent mal
- 46:06leur système immunitaire.
- 46:07Donc, surtout, on les a pris, les petites, à la naissance, donc on les a privées
- 46:12de bactéries intestinales et donc elles ne développent pas leur système immunitaire.
- 46:17Elles ont plein d'infections.
- 46:19Elles ont eu une grande réactivité au stress.
- 46:22Elles ne maturent pas bien leur intestin, etc. Enfin voilà, on a vraiment besoin de ces bactéries.
- 46:28Vraiment, vraiment besoin. On ne peut pas vivre sans elles.
- 46:32Et si on prend par exemple un humain, enfin un homme de 25 ans,
- 46:36on va dire, ou de 30 ans, qu'on lui enlève toute bactérie, admettons qu'il y
- 46:41a une méthode qui permet de retirer tout microbiote partout,
- 46:44on ne fait rien, on le laisse comme ça.
- 46:45Combien de jours survivrait-il selon vous ?
- 46:48Quelle question Jérôme, j'en sais rien moi. J'en sais rien, quelle question.
- 46:52De toute façon, il va se recoloniser. il ne peut pas rester sans bactéries c'est
- 46:57par exemple quelqu'un à qui vous donnez des antibiotiques vous allez donner
- 47:00des antibiotiques et puis il va,
- 47:03il va tuer une grande partie de ses microbes et puis au bout d'un moment ça
- 47:07va se reconstruire comme ça peut donc au bout d'un moment ça va,
- 47:11ça va revenir les microbes parce qu'il y en a partout ou alors il faut vraiment
- 47:14le mettre dans une chambre stérile pour le pauvre pour qu'il ait plus accès
- 47:18à rien et qu'il ne mange que du stérile et que ce n'est pas possible sinon,
- 47:23C'est vraiment de la science-fiction, là.
- 47:26J'aime bien la science-fiction, des fois. J'ai même imaginé des situations pour
- 47:32comprendre un petit peu si c'est
- 47:34le système immunitaire qui partirait en vrai en premier, ou le neuro.
- 47:41Alors, après, c'est sûr qu'il y aurait une restauration, parce que si on supprime,
- 47:46par exemple, si on fait une antibiotérapie massive et qu'on supprime tout le
- 47:49microbiote, après, le patient va quand même manger. parce que sinon, il ne peut pas vivre.
- 47:54Donc, il va réintroduire des bactéries dans son tube digestif.
- 47:57Donc, en fait, ça va se repeupler.
- 48:00Donc, ça va recommencer. Peut-être sur un mode d'équilibre complètement différent,
- 48:04mais il va se recoloniser.
- 48:06On ne peut pas, vous voyez, à moins de vivre dans une chambre stérile et de
- 48:09manger des aliments stériles.
- 48:11Voilà, mais c'est pour ça que je vous disais, là, on n'est plus dans la médecine.
- 48:17Est-ce qu'il y a des profils qui sont plus à risque, selon vous,
- 48:21que ce soit en termes d'âge ou de démographie ou de localisation géographique,
- 48:24je ne sais pas, plus à risque d'avoir des troubles du microbiote dans leur vie ?
- 48:30Alors, dans un de mes livres, c'est celui-ci,
- 48:35qui s'appelle « La santé du ventre », que j'ai édité, celui-là,
- 48:39chez Terre vivante, le guide de la santé du ventre, j'ai écrit une petite prose,
- 48:46que je peux vous lire, comme ça elle répond à votre question, en fait. Voilà. Donc,
- 48:53pour justement essayer de se reconnaître et se dire « bah tiens,
- 48:56peut-être que finalement j'ai une dysbiose ».
- 49:01Alors, malédiction génétique, ou plutôt conséquence d'une hygiène de vie inadaptée,
- 49:08l'homme participe le plus souvent et inconsciemment à la préparation de sa maladie.
- 49:14Une recette complexe et longue avec un résultat variable d'un cuisiné à l'autre.
- 49:20Une recette à connaître pour mieux
- 49:23l'éviter Une assiette dépourvue de
- 49:26fibres Beaucoup de produits animaux Des plats tout prêts à gogo Tout plein de
- 49:33sucre et de sel camouflés Une bonne dose de graisse saturée D'oméga-6 et de
- 49:40trans Un cocktail de polluants Pesticides, additifs,
- 49:45molécules toxiques Des cuissons haute température, grillades et pas mal de stress,
- 49:51des heures de sédentarité,
- 49:53un ventre bien gras, mélangez tous ces ingrédients, laissez mijoter doucement
- 49:58quelques années et c'est bientôt prêt sous un mode digestif ou cardiovasculaire ou autre. Voilà.
- 50:07En fait, dès qu'on commence à faire des erreurs dans son mode de vie,
- 50:13à un moment donné, à moins d'avoir vraiment un organisme étonnant à un moment
- 50:20donné il va se passer quelque chose.
- 50:23Ça peut être différent d'un patient à l'autre. On ne fera pas les mêmes choses.
- 50:28Un patient fera plutôt une maladie cardiovasculaire, un autre plutôt une maladie
- 50:32digestive, l'autre plutôt un foie gras, peut-être une cirrhose,
- 50:35etc. Donc voilà, on n'est pas du tout égal.
- 50:38Et du coup, on n'aura pas les mêmes répercussions de son mode de vie.
- 50:44Et c'est ce qui est perturbant, ce qui perturbe les gens.
- 50:47Parce qu'il y a des gens qui vous disent, il
- 50:50y a une personne qui fume et qui n'a pas de cancer du poumon et une autre qui
- 50:55ne fume pas et qui a le cancer du poumon donc nous sommes pleins d'inégalités
- 51:00nous n'avons pas les mêmes façons de réagir à tous les différents stress environnementaux
- 51:05qu'on va faire subir à notre organisme et oui.
- 51:09Justement on va venir là-dessus parce qu'effectivement ce que vous avez décrit
- 51:14pour les gens qui s'intéressent un petit peu à la santé à ce qu'ils mangent,
- 51:19ils sont plus ou moins au courant.
- 51:20Le transformé, le sucre, l'acide gras trans, l'oméga-6 en trop grande quantité,
- 51:25etc. Les gens sont plus ou moins...
- 51:29Éveiller là-dessus, on va parler maintenant des édulcorants ou des substances
- 51:35qui pourraient avoir un impact sur le microbiote mais qui ne sont pas,
- 51:39j'ai l'impression, pas encore certaines.
- 51:40C'est-à-dire que la littérature scientifique n'a pas l'air d'être complètement
- 51:43claire et de faire consensus là-dessus.
- 51:45On voit un nombre de coachs impressionnants et de pseudo nutritionnistes fleurir
- 51:53sur le réseau qui explique que les édulcorants n'ont absolument aucun impact
- 51:57jusqu'à une certaine dose mais que cette dose elle est de toute façon bien plus
- 52:01haute que ce qu'on peut consommer au quotidien,
- 52:03D'autres, beaucoup plus ancestraux, peut-être vont dire, non,
- 52:07mais à la première dose d'édulcorant, ça posera de toute façon problème.
- 52:11D'autres disent, on ne sait pas. Je pense à Anthony Berthoud.
- 52:14Il n'y a peut-être pas consensus, mais a priori, les édulcorants,
- 52:18ils vaudraient mieux pas en consommer.
- 52:19Si on veut vraiment être dans l'absolu, dans la santé optimale, n'en consommons pas.
- 52:24Puis d'autres vont dire, on prend une canette de Coca Zero, ça ne changera rien,
- 52:27la dose est bien plus haute, enfin, est bien plus...
- 52:30Comment on s'y repère par rapport à ça, à ces microsubstances qui viennent s'ajouter
- 52:36à notre alimentation et qu'on croit être presque bénéfiques ?
- 52:39Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'en fait, il n'y a jamais de solution miracle.
- 52:44Même si on veut tricher avec un microbiote, on ne peut pas tricher.
- 52:49On met du sucre dans la bouche, par exemple un édulcorant dans la bouche,
- 52:52on va secréter de l'insuline, ça commence dans la bouche.
- 52:55Donc en fait, on ne peut pas tricher avec l'organisme, c'est difficile.
- 52:59Les édulcorants, à part la stevia, pour l'instant, parce que c'est peut-être
- 53:02un peu plus jeune, c'est vrai qu'on n'a pas des bonnes études,
- 53:08enfin on a des études, mais qui montrent que ce n'est pas intéressant pour notre
- 53:11microbiote intestinal,
- 53:13mais il n'y a pas que les édulcorants, il y a les additifs, il y a les pesticides.
- 53:18Il y a les polluants, les divers polluants, les métaux lourds, etc.
- 53:22Enfin, le cadmium, etc. Donc, dès que vous commencez à rentrer dans tous les
- 53:26polluants divers, etc., de l'alimentation et les polluants de notre environnement,
- 53:33de toute façon, ils vont perturber notre microbiote.
- 53:35Il faut comprendre que notre microbiote, il a tellement d'enzymes qu'il va jouer avec.
- 53:39Enfin, il va essayer de dégrader, etc. Mais le problème, c'est qu'en dégradant,
- 53:42des fois, il fait des choses bien, puis des fois, il rend les molécules encore plus toxiques.
- 53:46Et donc ça va dépendre du type de bactéries qu'on va avoir donc on s'imagine la complexité,
- 53:51effectivement des études qu'on doit gérer c'est très compliqué donc ça veut
- 53:57dire que moins on va en consommer mieux on va se porter en plus le problème
- 54:01des études du Coran c'est que plus on s'habitue à avoir ce goût de sucre et plus on en a besoin,
- 54:07donc c'est vrai que par exemple tout le monde a fait l'expérience du café dans le sucre,
- 54:12du sucre dans le café, pardon. Et donc, quand vous retirez ce sucre et que vous
- 54:18arrêtez complètement, c'est dur pendant huit jours, mais après,
- 54:21quand vous essayez de le remettre, vous avez vu que ce n'est pas bon du tout.
- 54:25Donc, voilà, c'est aussi une habitude qu'on peut prendre à essayer de diminuer ce goût du sucre.
- 54:33Mais effectivement, il n'y a pas que les édulcorants, c'est tout un ensemble
- 54:36de choses qui s'associent et qui font que l'alimentation surtout l'alimentation
- 54:42transformée à l'heure actuelle, qui est bourrée d'additifs, des émultifiants.
- 54:47Les émultifiants sont très nocifs, aussi bien pour le microbiote que pour la
- 54:52paroi intestinale, ils favorisent une augmentation de la perméabilité intestinale,
- 54:55et donc une inflammation, une inflammation qui va se perpétuer dans tout l'organisme.
- 55:00Donc oui, dire qu'effectivement, tout ça c'est difficile.
- 55:05Par exemple, le manque de sommeil aussi peut perturber le microbiote,
- 55:08donc ça va très très loin.
- 55:10L'alcool, le tabac le tabac aussi, ça perd sur le microbiote à tous les étages,
- 55:15les tubes digestifs au niveau respiratoire aussi vous savez qu'il y a des,
- 55:20bactéries néfastes dans les cigarettes aussi, donc ça n'arrange rien,
- 55:24donc voilà tout est compliqué parce qu'en fait tout est habité,
- 55:29donc dès qu'on introduit quelque chose, de toute façon il est habité,
- 55:32ça modifie voilà et ça modifie, effectivement donc ça montre la complexité des
- 55:38études et ça montre qu'effectivement avec des études, on n'a pas toujours des
- 55:42fois des résultats identiques,
- 55:45Mais que la logique, si on veut s'occuper bien de son microbiote, c'est limiter tout ça.
- 55:50Spécifiquement sur le sucralose, qui est un des édulcorants les plus en vogue
- 55:54en ce moment, qui reproduit quand même parfaitement bien le goût du sucre,
- 55:58sans en avoir aucune calorie et aucun impact glycémique apparent.
- 56:02Est-ce que pour vous, il dérègle le microbiote à la première dose ou pas ?
- 56:07Alors là, je ne me souviens plus. J'ai dû chercher sucralose.
- 56:13Ça ne fait pas partie de mes recherches récentes je ne pourrais pas vous répondre
- 56:16mais je pourrais vous redire si ça vous intéresse pour vous personnellement
- 56:21je pourrais vous le redire mais c'est vrai que je pense que ça perturbe aussi,
- 56:28dire que c'est la première dose dans mes souvenirs ça perturbe mais je n'ai
- 56:32pas vu les études récentes sur le sujet.
- 56:36Concernant l'aspartame qui est presque un peu passé de mode Est-ce qu'on a suffisamment
- 56:41de recul sur l'impact de l'aspartame sur la flore intestinale ?
- 56:47C'est pareil. L'aspartame aussi, il est dans les accusés, dans le banc des accusés.
- 56:54Et tout ça, vous le retrouverez dans ce livre-là.
- 56:58Je les ai bien détaillés dans le livre Maigrir de plaisir en charmant ces bactéries.
- 57:03J'ai parlé de tous ces édulcorants, de toutes ces problématiques et je les ai détaillés.
- 57:10Ils étaient tous sur le banc des accusés, en fait, tous.
- 57:16Ok, est-ce qu'on peut dire, est-ce qu'on peut résumer ? J'aime bien être des
- 57:20fois un petit peu extrême, dire zéro édulcorant, zéro pécisme.
- 57:25C'est peut-être compliqué, mais en tout cas, d'un point de vue volontaire,
- 57:28dans le choix de ce qu'on va ingurgiter, c'est mieux que...
- 57:34Un édulcorant de temps en temps ?
- 57:36Alors, moi, je dirais que tout dépend du contexte et de ce qui se passe.
- 57:41Par exemple, vous avez des gens qui font des régimes cétogènes dans le cadre
- 57:46de certaines pathologies, etc.
- 57:49C'est vrai que c'est difficile de les priver aussi un petit peu d'édulcorant.
- 57:53Quand, par exemple, on fait un régime normal et qu'on n'a pas de problème particulier de santé,
- 57:58c'est vrai que si on mange un gâteau de temps en temps et qu'on y met un peu
- 58:01de sucre dedans, je ne vois pas le mal, de mettre un peu de sucre complet lors
- 58:06de la confection d'un gâteau si on n'en mange pas souvent. Je ne vois pas la problématique.
- 58:12Surtout si à côté de ça, c'est un repas riche en fibres, etc.
- 58:15Et si vous ne faites pas un abus de ce gâteau, vous n'en mangez pas tous les jours, etc.
- 58:21Donc moi, pour quelqu'un qui n'a pas de problème de santé particulier,
- 58:26qui a une alimentation équilibrée, je ne vois pas l'intérêt de consommer des édulcorants.
- 58:30Par contre, quelqu'un qui travaille avec un régime cétogène dans le cadre de
- 58:36pathologies précises, oui, là, je pense que je laisserai plus volontiers les patients faire.
- 58:44Oui, ça dépend d'où on se place. En fait, il y a une espèce de hiérarchie, évidemment.
- 58:48Édulcorant, mieux que sucre, et rien du tout mieux qu'édulcorant.
- 58:51Il y a une espèce de truc comme ça.
- 58:52Puis sucre, pourquoi pas, si c'est occasionnel. Un sucre complet,
- 58:57riche en minéraux, occasionnel, pourquoi pas ? Ce n'est pas non plus dramatique.
- 59:02Est-ce que vous pensez qu'on pourra savoir d'ici quelques années l'impact par
- 59:09exemple sur l'espérance de vie, de la consommation régulière de ces édulcorants
- 59:13comme le sucralos par exemple,
- 59:16où ça va prendre du temps ça va prendre des années à avoir un recul nécessaire ?
- 59:20Oui, au fur et à mesure les études vont se peaufiner et qu'on va avoir de plus
- 59:24en plus d'études intéressantes etc.
- 59:27Bien qu'il y en a toujours beaucoup d'études contradictoires mais
- 59:31oui tout à fait on va avoir de plus en plus des études par rapport aux microbiotes
- 59:37puisque les analyses du microbiote se font de plus en plus facilement à l'heure
- 59:40actuelle donc effectivement on va avoir des études encore intéressantes à observer.
- 59:49Et quel est votre regard sur un petit peu le monde digital des réseaux sociaux
- 59:54où tout le monde s'exprime sur la nutrition sur le microbiote un petit peu aussi,
- 59:59mais beaucoup autour de la nutrition, de la micronutrition.
- 1:00:03Il y a tout un panel, je veux dire, on trouve de tout, je veux dire,
- 1:00:08il y a ceux qui sont pour, ceux qui sont contre, enfin, certains aliments,
- 1:00:11ceux qui sont entre... Il y a absolument toute une mosaïque d'avis,
- 1:00:14d'idées et de paroles prises.
- 1:00:17Vous qui travaillez là-dedans, qui avez une certaine expertise,
- 1:00:20est-ce que vous regardez ? Est-ce que ça vous énerve ?
- 1:00:24Je n'ai pas le temps de passer mon temps sur les réseaux.
- 1:00:27Ce que je peux dire, c'est que Je pense que quand on reçoit une information,
- 1:00:33moi je vais dire ça peut-être plus pour le public, mais quand on reçoit une
- 1:00:36information, il faut savoir d'où elle vient.
- 1:00:40Est-ce que c'est une information publicitaire ? Et à ce moment-là,
- 1:00:43elle perd un peu de sa valeur.
- 1:00:45Est-ce que c'est une information de quelqu'un qui n'a pas de formation ?
- 1:00:48Et à ce moment-là, peut-être qu'il faut aussi s'en méfier et puis corroborer
- 1:00:52avec d'autres publications ou d'autres interviews, etc.
- 1:00:59Donc, je pense qu'il faut toujours se méfier. Il faut toujours rester prudent.
- 1:01:03Et puis, en plus, la problématique, c'est que comme on est tous différents,
- 1:01:06on ne va pas réagir forcément tous de la même manière à une modification nutritionnelle
- 1:01:12et c'est ce qui rend la grande difficulté donc c'est pour ça que vous avez tout
- 1:01:16un panel de régimes qui sont proposés qui sont divers et variés,
- 1:01:21et donc effectivement je crois qu'il va falloir il faut trouver celui qui correspond,
- 1:01:28je pense qu'il faut partir sur les grandes bases besoin du microbiote et après
- 1:01:35à partir de ça il faut trouver,
- 1:01:38ses particularités parce que vous allez avoir des gens qui vont être intolérants
- 1:01:41à tout ce qui va être gluten ou blé moderne, vous allez avoir d'autres qui vont
- 1:01:45être intolérants à tout ce qui est laitage, vous allez avoir les intolérants au gluten et au laitage,
- 1:01:50donc il va falloir adapter à chaque.
- 1:01:54Personne la modification nutritionnelle et c'est ça la grande difficulté
- 1:01:59de donner des conseils un peu généralistes c'était l'avantage d'être en consultation
- 1:02:03et de pouvoir adapter le conseil à la personne qui allait effectivement travailler
- 1:02:08en partenariat avec son médecin.
- 1:02:11Et donc, c'est vrai que c'est beaucoup plus facile dans ce cadre-là parce qu'on
- 1:02:14peut réajuster, on peut adapter, et surtout si la personne participe,
- 1:02:20on obtient de meilleurs résultats effectivement.
- 1:02:24Bon, maintenant qu'on a un petit peu compris ce qu'est le microbiote,
- 1:02:28son importance et l'impact que ça a sur absolument toutes les sphères,
- 1:02:31et toutes les sphères ayant un impact également sur le microbiote,
- 1:02:35si on a envie de mettre sa flore intestinale le plus en santé possible,
- 1:02:42déjà est-ce que vous recommandez la prise de pré ou de,
- 1:02:47probiotiques les prébiotiques étant les fibres de toute façon de probiotiques
- 1:02:50essentiellement à spectre le plus large possible pour restaurer une biodiversité
- 1:02:55pour faire un petit peu suite à ce qu'on disait au début ou vous le déconseillez complètement ?
- 1:03:00Alors peut-être on va redéfinir aussi pour le public la différence entre probiotiques,
- 1:03:09prébiotiques, postbiotiques alors probiotiques c'est les microbes qu'on va ingérer
- 1:03:15qui vont être dans des petites gélules des petits microbes vivants,
- 1:03:20probiotiques pour la vie et donc c'est des petits microbes vivants qu'on va
- 1:03:24ingérer et qui vont avoir la mission d'aider le microbiote intestinal à mieux
- 1:03:31fonctionner le temps de leur transit ça veut dire qu'ils ne vont pas,
- 1:03:36s'implanter ils vont juste aider Sous-titrage ST' 501,
- 1:03:41Ça, ce sont les probiotiques. Les prébiotiques, ce sont, pareil, des fibres.
- 1:03:49Donc, on en a dans l'alimentation, toute l'alimentation riche en fibres prébiotiques,
- 1:03:53mais aussi on le trouve en poudre, en gélules, etc., donc sous forme de prébiotiques,
- 1:04:00qui est l'alimentation pour les bonnes bactéries intestinales,
- 1:04:05du microbiote intestinal.
- 1:04:06Donc là, on va aller nourrir directement les bactéries.
- 1:04:09Et les post-biotiques, c'est quand on va avoir des microbes inanimés,
- 1:04:15c'est-à-dire qu'on va avoir tués, ou alors qu'on a aussi les métabolites qu'ils
- 1:04:23ont fabriqués, les produits qu'ils ont fabriqués.
- 1:04:27Donc voilà, c'est ça la différence entre les troncs. Alors, quand on va donner des probiotiques,
- 1:04:32il faut savoir qu'on en est surtout actuellement à la première génération de probiotiques,
- 1:04:37c'est-à-dire qu'ils consistent surtout à donner des lactobacilles et des bifides,
- 1:04:41qui sont des bactéries qui sont jugées complètement inoffensives pour notre
- 1:04:46santé, c'est-à-dire qu'ils ne vont pas abîmer notre santé, mais qui vont au
- 1:04:49contraire nous aider à améliorer notre santé, et qui sont bien supportées.
- 1:04:56Il y a diverses souches de bifides, diverses souches de lactobacilles, etc.
- 1:05:03C'est surtout des lactos et des bifides.
- 1:05:06Effectivement, c'est intéressant. Moi, je les prescris pas mal dans les pathologies.
- 1:05:10Moi, bien sûr, c'est des pathologies digestives que j'ai rencontrées en consultation.
- 1:05:15Et bien sûr, avec des améliorations, des gens contents.
- 1:05:19Quelquefois, il faut changer de probiotique parce qu'en fait,
- 1:05:21on fait ça un peu à l'aveugle.
- 1:05:22Bien sûr en choisissant des bonnes marques des bons produits mais quand même
- 1:05:26on fait ça un petit peu à l'aveugle c'est à dire qu'on teste un type de probiotiques
- 1:05:30si ça réussit bien en général ça réussit bien donc 75-80%,
- 1:05:34des cas mais si ça réussit pas bien par exemple les gens ont beaucoup de gaz
- 1:05:39de ballonnement etc au bout d'une semaine il faut changer et donc à ce moment
- 1:05:43là on redonne un autre probiotique on peut changer et on n'a pas les mêmes résultats
- 1:05:47selon le type de probiotiques
- 1:05:49donc ça c'est les probiotiques effectivement on peut s'en servir.
- 1:05:52Et moi, j'ai constaté que quand, par exemple, je donnais des probiotiques pour
- 1:05:55des maladies digestives,
- 1:05:57Je voyais les gens qui revenaient et qui me disaient « Depuis,
- 1:06:00je dors mieux ! » Effectivement, puisqu'on sait que tous ces microbes ont une
- 1:06:04influence sur le cerveau, sur le sommeil, etc.
- 1:06:08Donc, c'est intéressant de voir tous ces effets parallèles qu'on peut avoir, effectivement.
- 1:06:12On peut avoir amélioration des symptômes digestifs, on peut avoir amélioration
- 1:06:16de l'immunité, on peut améliorer pas mal de critères qui sont intéressants.
- 1:06:22Oui, donc j'ai prescrit bien sûr des probiotiques.
- 1:06:25À l'heure actuelle on doit les prescrire en association avec des antibiotiques
- 1:06:29par sécurité pour protéger le microbiote.
- 1:06:32Voilà et les prébiotiques par contre effectivement quand on va les prescrire,
- 1:06:37donc ils vont avoir pour mission d'enrichir notre microbiote puisque du coup
- 1:06:42on va apporter des fibres et plus on va apporter des fibres variées dans ce
- 1:06:45prébiotique et plus on va enrichir le microbe en biodiversité donc c'est mieux
- 1:06:50quand même et on pense qu'à l'heure actuelle un des problèmes à l'heure actuelle,
- 1:06:54c'est que les gens mangent assez peu diversifiés.
- 1:06:57C'est-à-dire que quand moi je les interrogeais en consultation,
- 1:07:00on se rend compte que finalement les gens mangeaient toujours un peu pareil.
- 1:07:03C'est-à-dire toujours la salade, toujours la soupe avec les 3-4 légumes, etc.
- 1:07:08Donc n'oubliez pas que quand vous mixez, vous cassez les fibres,
- 1:07:11il y a moins de fibres, donc vous libérez plus des molécules de sucre et vous cassez les fibres.
- 1:07:18Donc il faut manger les légumes plutôt en morceaux, plutôt crus,
- 1:07:22cuit mais en morceaux pas trop cuit, etc.
- 1:07:26Donc effectivement il faut favoriser une richesse en fibres mais variée plus
- 1:07:32c'est varié et plus on donnera à manger à différents types de bactéries on comprend bien le problème.
- 1:07:37Ça c'est intéressant ça manger, ne pas trop dégrader l'architecture du légume
- 1:07:44ou de l'aliment qu'on consomme pour avoir un meilleur taux de fibres et un meilleur
- 1:07:49taux de probiotiques aussi de bonnes bactéries qui va venir,
- 1:07:54si on mixe un légume on va pas lui enlever des probiotiques c'est uniquement
- 1:08:03les prébiotiques qu'on va peut-être supprimer si.
- 1:08:05On mixe un légume cuit, il n'y a plus rien, il n'y a plus de germes.
- 1:08:11Il est tué. D'accord ? On a des fibres, mais on n'a plus de germes.
- 1:08:16Quand on va manger un légume cru, on va apporter des germes.
- 1:08:19C'est bien différencié, là, la différence.
- 1:08:22Quand on amène du cru, on amène des germes. Quand on amène du cuit,
- 1:08:25il n'y a plus de germes. On a tué. C'est le principe de la cuisson.
- 1:08:28Donc, il faut manger cru ?
- 1:08:30Il ne faut pas manger que cru, parce que les haricots verts,
- 1:08:32les poireaux, les trucs... Non, il faut manger du cru, il faut manger du cuit,
- 1:08:35il faut manger du diversifié, il faut...
- 1:08:38C'est ça, c'est l'importance de la variété, c'est ça qui est important. Il faut manger, varier.
- 1:08:43Alors quelque chose que j'ai appris dans votre dernier livre,
- 1:08:44La magie des aliments fermentés, c'est que justement les probiotiques,
- 1:08:49ce que je pensais, et ce que je pense la population entière en pense ça,
- 1:08:54pensait qu'on prônait des probiotiques, ces bactéries allaient directement se
- 1:08:58loger dans la flore, et qu'en fait ce qu'on avait pris, hop, on l'intégrait.
- 1:09:02Et en fait non, on ne les retient pas, et par contre elles vont laisser des
- 1:09:07traces entre guillemets bénéfiques mais la majorité de ces bactéries en fait
- 1:09:11elles vont venir rééquilibrer un petit peu la flore,
- 1:09:14elles vont venir changer un petit peu sa conformation mais on va pas retenir
- 1:09:18100% de ces bactéries qu'on ingère.
- 1:09:21Effectivement donc ce qu'il faut comprendre c'est que.
- 1:09:26Que ce soit par des probiotiques ou que ce soit apporté par des aliments fermentés,
- 1:09:31où là on apporte des quantités incroyables de microbes bénéfiques,
- 1:09:37à condition bien sûr de ne pas les pasteuriser,
- 1:09:40là ces germes vont effectivement travailler tout le long de leur transit.
- 1:09:44Il faut bien comprendre que la fermentation c'est une acidification du milieu.
- 1:09:50C'est ça, quand vous mettez par exemple les légumes à fermenter dans un bocal,
- 1:09:55la fermentation va acidifier le milieu,
- 1:09:58le pH va diminuer et va sélectionner différents types de bactéries et c'est
- 1:10:03pour ça que les lactobacilles qui supportent bien l'acidité vont pouvoir résister
- 1:10:09aux dépens de bactéries par exemple plus néfastes, etc.
- 1:10:12Et donc qui vont offrir une sécurité à l'aliment fermenté.
- 1:10:16Ces bactéries qui vont proliférer, qui sont en général surtout des lactobacilles,
- 1:10:21sont capables de résister à l'acidité.
- 1:10:23Donc ça veut dire qu'elles vont transiter elles vont passer l'estomac et elles
- 1:10:28vont franchir, elles vont continuer à travailler,
- 1:10:30tout au long du tube tout le long du tube digestif et elles vont travailler,
- 1:10:34elles vont synthétiser des vitamines, elles vont fabriquer par exemple,
- 1:10:39divers types de,
- 1:10:42des acides gras courtes chaînes etc. qui vont moduler l'immunité etc.
- 1:10:47Et donc elles vont participer momentanément au travail du microbiote et elles
- 1:10:50vont l'aider Sous-titrage ST' 501.
- 1:10:53Donc, c'est une aide intéressante. Alors, si ça s'implante, ce sera de tout
- 1:10:57petits pourcentages parce qu'on pense qu'effectivement, il y a une partie qui
- 1:11:01est quand même un pourcentage très, très limité qui va peut-être s'implanter, etc.
- 1:11:07Mais c'est très, très limité. Et donc, la plupart du temps, ce n'est qu'un transit.
- 1:11:11Un transit, mais un transit intéressant. Il ne faut pas avoir peur des aliments
- 1:11:15fermentés. Voilà, c'est ça, mon dernier livre, La magie des aliments fermentés.
- 1:11:19Je pense que c'est très intéressant de comprendre un peu la vie de ces microbes,
- 1:11:25dans le bocal quand vous fermez le bocal avec vos aliments et qu'effectivement
- 1:11:32vous voyez cette prolifération qui intervient qui fait du bruit parce qu'elle fait du bruit,
- 1:11:38elle est bruyante elle envoie des bulles, ça diffuse un petit peu au-delà du
- 1:11:43bocal, c'est assez impressionnant de voir cette multiplication bactérienne qui
- 1:11:47se produit dans ce bocal,
- 1:11:50on arrive à des taux de 10 puissance 8 à 10 puissance 9 à peu près,
- 1:11:56germes par gramme.
- 1:11:59C'est impressionnant. Comme vous ne mangez pas qu'un gramme,
- 1:12:01vous imaginez les quantités de bactéries qu'on est capable d'ingérer.
- 1:12:07C'est absolument incroyable.
- 1:12:08Donc oui, c'est intéressant. Et puis en plus, ces aliments...
- 1:12:14Fermentés, quand les aliments sont fermentés, les bactéries lactiques, elles fabriquent,
- 1:12:18des sortes de fibres qui sont intéressantes, parce qu'elles vont en digérer
- 1:12:23une partie, parce que c'est comme ça qu'elles vont s'en nourrir,
- 1:12:25bien sûr, et elles vont fabriquer d'autres qu'on appelle des EPS.
- 1:12:31Exopolysaccharides, qui vont servir de prébiotiques.
- 1:12:34Et donc, ces EPS, on va les appeler comme ça plus simplement,
- 1:12:41vont justement alimenter le microbiote intestinal.
- 1:12:45Et donc ça va servir à notre microbiote intestinal comme prébiotique.
- 1:12:49Donc voilà, oui, oui, c'est intéressant. Bon là, je vous ai résumé extrêmement
- 1:12:55la fermentation parce que ça a tellement d'autres bénéfices.
- 1:12:59Mais c'est intéressant pour ceux qui veulent s'y pencher d'observer
- 1:13:04un peu justement ce rapport entre l'évolution de ce monde de microbes dans le
- 1:13:09bocal par rapport à justement ce qui se passe dans l'intestin et justement l'interaction
- 1:13:13après entre ces microbes du bocal et ces microbes de l'intestin. Ce qui m'a passionné.
- 1:13:21C'est Jackpot Total, pré-probiotique avec une grande richesse probiotique sur
- 1:13:28ces aliments fermentés.
- 1:13:29Est-ce qu'il y a une supériorité à faire des aliments fermentés par rapport
- 1:13:33à des pré- et probiotiques qu'on peut trouver en complément aspect très large ?
- 1:13:40Est-ce qu'il y a une raison supplémentaire pour laquelle on doit le faire nous-mêmes
- 1:13:45? On doit faire des aliments fermentés. On doit en consommer.
- 1:13:50Et chaque produit a son intérêt.
- 1:13:54C'est-à-dire que quand, par exemple, on rencontre un patient en consultation
- 1:13:58qui a des souffrances, mal au ventre, etc., on ne va pas lui dire « allez-y,
- 1:14:03faites vos aliments fermentés, on va lui donner un probiotique pour aller vite,
- 1:14:06c'est un médicament un peu d'urgence,
- 1:14:08c'est celui qui va aider, etc.
- 1:14:11» Un prébiotique, ça va être un médicament de longue durée qui va aider,
- 1:14:15par exemple, tous les gens qui vont avoir des problèmes de poids,
- 1:14:17par exemple, des problèmes métaboliques, etc.
- 1:14:19Donc ça va se prendre sur des plus longues durées, donc le temps d'apporter
- 1:14:24l'alimentation, que les bactéries se multiplient, etc.
- 1:14:27Donc voilà, il faut bien voir ces deux façons différentes de les prescrire.
- 1:14:32Et puis à côté de ça, les aliments fermentés, c'est pour tout le monde.
- 1:14:36Alors c'est intéressant, alors je dis pour tout le monde oui et non,
- 1:14:39parce que vous allez avoir quelques personnes qui ne vont pas les supporter.
- 1:14:42C'est comme tout, c'est comme le gluten, les tâches, etc.
- 1:14:46Vous allez avoir des gens qui ne vont pas bien supporter, qui vont avoir soit
- 1:14:50des douleurs un petit peu dans le ventre, etc.
- 1:14:53C'est un tout petit pourcentage, mais après il va falloir s'adapter à chacun.
- 1:14:57Après, ça dépendra du type d'aliments fermentés, parce que par exemple le yaourt
- 1:15:00qui est largement fermenté, il va peut-être bien passer, alors que les légumes
- 1:15:05fermentés, peut-être un peu trop, trop longtemps, peut-être trop acides,
- 1:15:10vont être moins bien supportés.
- 1:15:12Donc après, c'est vraiment des questions de personnes, de personnes,
- 1:15:16mais la plupart du temps, on va dire à 80-90%, ça sera très bien supporté.
- 1:15:20Et ça peut être effectivement intéressant comme option d'avenir pour augmenter
- 1:15:25la biodiversité de notre microbiote.
- 1:15:27C'est ce qui a été montré dans une étude, donc bien sûr il faut en attendre d'autres,
- 1:15:31mais c'était intéressant de voir qu'effectivement c'est une des manières d'augmenter
- 1:15:35la biodiversité de tous ces intestins qui ont des microbes très pauvres à l'heure
- 1:15:44actuelle et qui correspondent à toutes ces pathologies actuelles,
- 1:15:47toutes ces maladies qu'on rencontre actuellement.
- 1:15:51Ça peut avoir un intérêt pour quelqu'un qui a des soucis autres qu'intestinaux
- 1:15:59de venir tester peut-être un peu plus d'aliments crus,
- 1:16:03peut-être des aliments fermentés pour essayer de voir si ça va avoir un impact,
- 1:16:07non pas forcément sur des problèmes intestinaux, mais sur le sommeil,
- 1:16:11sur l'humeur, sur plein d'autres choses et qui est apparemment en bonne santé,
- 1:16:15mais qui peut avoir des petits soucis.
- 1:16:16Bien sûr. Moi, ce que je peux dire, c'est que quand on intègre les aliments
- 1:16:21fermentés, il faut y aller toujours doucement.
- 1:16:24Pourquoi ? Parce qu'on va bousculer notre microbiote déjà établi.
- 1:16:27C'est un peu comme quand vous êtes au mois d'août et que vous voyez tous les
- 1:16:30touristes arriver. Donc, ça perturbe un peu les locaux.
- 1:16:33C'est un peu la même chose. Donc, il faut y aller doucement.
- 1:16:35On va y aller tranquillement.
- 1:16:37Donc, on va commencer à intégrer deux cuillères à café ou voire une cuillère
- 1:16:40à soupe maxi. C'est tout.
- 1:16:42Et puis après on arrivera à
- 1:16:44une dose de 2 cuillères à soupe de légumes par jour fermentées c'est tout,
- 1:16:47pas plus c'est des petites doses qu'il faut régulièrement parce qu'il ne faut
- 1:16:51pas amener trop trop d'acidité au niveau de l'organisme sinon on risque de déséquilibrer
- 1:16:56aussi ce microbiote intestinal,
- 1:16:58Donc, il faut juste les doses qu'il faut, mais c'est intéressant.
- 1:17:02Plus éventuellement un yaourt pour ceux qui tolèrent les laitages.
- 1:17:07Le kéfir, kéfir de fruits, kéfir, etc.
- 1:17:10Tout ça, c'est des aliments fermentés qui sont intéressants,
- 1:17:12enfin des boissons fermentées qui sont intéressantes.
- 1:17:15Donc oui, je conseille à tout le monde de tester, au moins d'introduire des aliments fermentés.
- 1:17:20Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que la plupart des gens en consomment sans s'en rendre compte.
- 1:17:24Par exemple, le pain est un aliment fermenté, mais la différence c'est qu'il a subi une cuisson,
- 1:17:29donc il a subi une cuisson qui fait que les bactéries sont tuées,
- 1:17:33mais par contre il a pu bénéficier effectivement de tous les bénéfices de la
- 1:17:37fermentation qui sont nombreux, qu'on n'a pas eu le temps de décrire,
- 1:17:40mais qui sont très nombreux, puisqu'en fait les bactéries vont fabriquer des
- 1:17:45vitamines, etc., vont augmenter le potentiel antioxydant de l'aliment,
- 1:17:49etc., donc ils vont avoir divers intérêts.
- 1:17:52Donc quand vous mangez des aliments fermentés, par exemple, il y en a d'autres
- 1:17:56que je n'ai pas citées non plus.
- 1:17:58Ce que les gens connaissent bien, c'est la choucroute, bien sûr.
- 1:18:02Alors la choucroute, vous avez deux façons de la manger, soit vous la mangez
- 1:18:04crue, soit vous la mangez pasteurisée.
- 1:18:07Alors quand elle est pasteurisée, elle est intéressante aussi,
- 1:18:09parce qu'en fait, vous apportez peut-être pas les bactéries,
- 1:18:13mais vous apportez tout le travail qu'ont fait les bactéries déjà dans ce produit.
- 1:18:18Et donc c'est un produit intéressant au niveau nutritionnel,
- 1:18:22qui sera pauvre au niveau bactéries, bien sûr, mais qui sera intéressants au niveau nutritionnel.
- 1:18:26Donc voilà, même si on ne supporte pas des fois les aliments crus,
- 1:18:30les aliments cuits, pasteurisés par exemple, peuvent être intéressants s'ils
- 1:18:34ont été fermentés au préalable.
- 1:18:37Donc, ça offre des possibilités quand même à tout le monde.
- 1:18:40Oui, il y a pas mal de choses. Et du coup, pour essayer de voir un petit peu
- 1:18:42large, pour avoir le microbiote le plus en santé et être au top,
- 1:18:46c'est avoir des fibres qui vont nourrir le microbiote, qui vont nourrir notre
- 1:18:52microbiote de la bonne façon.
- 1:18:54Des probiotiques qui sont directement des bactéries qu'on va ingérer,
- 1:18:57qui peuvent être dans des éléments fermentés, qui peuvent être déjà dans des légumes crus.
- 1:19:02Et également, les produits de ces probiotiques, parce que ces probiotiques là,
- 1:19:06ces bactéries là produisent des micronutriments, produisent des vitamines certains
- 1:19:09minéraux, certains acides gras et en fait quand on mange à la fois des prés et des pros,
- 1:19:15que ça soit en fermenté ou directement,
- 1:19:20en légumes on va venir apporter tout ça en même temps, c'est ça,
- 1:19:23et en fait il faut apporter tout ça dans la plus grande diversité possible.
- 1:19:27Alors c'est vrai que c'était intéressant on a juste pas le droit de donner la
- 1:19:31dénomination de probiotiques à ces tous ces germes qui sont dans les aliments
- 1:19:37fermentés, tout simplement parce qu'on ne les a pas analysés.
- 1:19:39C'est simplement pour ça. En fait, on va dire qu'ils agissent tels des probiotiques,
- 1:19:44mais on ne pourra pas les appeler des probiotiques au niveau scientifique. Voilà, c'est tout.
- 1:19:48C'était juste une particularité que je voulais signaler.
- 1:19:51Mais effectivement, ils agissent tels des probiotiques.
- 1:19:55C'est intéressant. Je n'avais pas posé une petite question. Est-ce que vous
- 1:19:58savez si l'activité physique...
- 1:20:02Et les différents types d'activités physiques peuvent avoir un impact mesuré
- 1:20:06sur le microbiote ? J'ai déjà entendu beaucoup les sports d'endurance,
- 1:20:10ceux qui font des sports très très longs, des marathons, des triathlons,
- 1:20:14pouvaient avoir leur microbiote qui est complètement déséquilibré.
- 1:20:16Alors, c'est comme tout. C'est-à-dire, par exemple, tout dans l'organisme est
- 1:20:21une histoire d'équilibre, tout dans l'organisme.
- 1:20:25Donc, par exemple, vous prenez trop d'antioxydants, vous devenez pro-oxydant, donc inverse.
- 1:20:32Donc, c'est tout un ensemble comme ça, c'est toute une histoire d'équilibre
- 1:20:37entre tous les équilibres qui nous gèrent.
- 1:20:40Et donc, plus le sport est intense et plus, effectivement, il y a des risques,
- 1:20:45notamment même au niveau de la paroi intestinale et de la perméabilité intestinale.
- 1:20:50Donc, il faut toujours, bien sûr, se méfier de tous les sports intenses.
- 1:20:55Tout ce qui va être sport d'endurance, bien sûr, c'est tout de suite beaucoup plus facile.
- 1:21:00Et effectivement la sédentarité est associée à un risque de dysbiose plus important
- 1:21:05bien sûr donc il faut éviter la sédentarité,
- 1:21:09et il faut se bouger tout ça il faut se bouger, il faut bien dormir il faut
- 1:21:12bien manger, en fait il est très exigeant notre microbiote, il veut tout ça Ok.
- 1:21:17Pour terminer alors juste j'aimerais revenir sur les post-biotiques les post-biotiques
- 1:21:21dont on n'entend pas du tout parler vous l'avez un petit peu mentionné tout
- 1:21:24à l'heure pour vraiment qu'on comprenne ce que c'est que le post-biotique,
- 1:21:29et est-ce que ça doit être quelque chose qu'on doit prendre à part,
- 1:21:32dont on doit se soucier en plus ou à part ?
- 1:21:37Pour l'instant, je pense que non, à part certaines indications peut-être pour
- 1:21:42le butyrate, mais bon voilà, peut-être on attendrait encore un peu plus d'études là-dessus.
- 1:21:48Mais ce qui est intéressant, c'est surtout d'avoir une assiette riche en aliments
- 1:21:57qui favorisent le bon microbiote, riche en germes, en microbes vivants.
- 1:22:03C'est-à-dire, par exemple, comme on disait tout à l'heure, ne pas oublier dans
- 1:22:08son assiette d'incorporer quand même des aliments crus pas que ça mais il faut
- 1:22:12qu'il y en ait aussi donc des légumes crus,
- 1:22:17par exemple des carottes de la salade etc il faut penser à éviter en variant
- 1:22:23l'alimentation il ne faut pas oublier les épices les aromates etc l'ail,
- 1:22:27l'oignon tout ça ce sont d'excellents prébiotiques,
- 1:22:32et puis,
- 1:22:34apporter des aliments fermentés sous forme de germes, je pense que c'est surtout
- 1:22:38ça la clé de la santé à l'heure actuelle,
- 1:22:41plus que de prendre des compléments.
- 1:22:43Alors les compléments, ça aide bien sûr, quand on a des pathologies,
- 1:22:46ça aide bien sûr, il faut, on s'en sert, on s'en sert, on aide nos patients
- 1:22:51avec tous ces compléments bien sûr, même les post-biotiques on peut les aider
- 1:22:55pour certaines pathologies.
- 1:22:57Ok, et alors juste pour mettre un peu de nuances, parce que des fois on peut
- 1:23:02avoir tendance à retenir ce qui nous intéresse,
- 1:23:04savoir manger le plus de cru ou le plus de cru possible, puisqu'on a compris
- 1:23:08que c'était là où il y avait des probiotiques, c'est sans oublier que certains
- 1:23:11aliments libèrent des substances à la cuisson, et que si on fait que manger cru,
- 1:23:15on n'a pas ces substances,
- 1:23:18et on va finir par être en déficit.
- 1:23:20Non mais c'est des choses des fois, on l'a beaucoup vu passer avec le crudivorisme
- 1:23:22aussi et puis là quand on parle micro, on se dit ah mais c'est le cru,
- 1:23:25c'est formidable il ne faut manger que cru, mais non parce que certains éléments
- 1:23:27ont besoin d'être cuits pour apporter ce qu'il faut exactement.
- 1:23:30Les haricots verts, les poireaux tout ça c'est difficile de les manger crus donc je pense que voilà,
- 1:23:36il faut que ça soit l'assiette équilibrée il faut qu'il y ait un peu de tout
- 1:23:39il faut qu'il y ait du cuit, il faut qu'il y ait du cru etc,
- 1:23:42il faut qu'il y ait des deux, c'est tout et le problème c'est tous ces gens
- 1:23:46qui ne peuvent pas manger cru donc vous avez plein de gens qui ont des problèmes,
- 1:23:50digestifs et qu'ils ne peuvent pas manger cru.
- 1:23:52Il faut qu'ils sachent qu'il y a des solutions pour eux. Bien sûr,
- 1:23:54je les ai détaillées largement dans mes bouquins.
- 1:23:56Mais voilà, il y a toujours des solutions. C'est parce que l'intestin est en
- 1:23:59souffrance. Il faut essayer juste de comprendre pourquoi.
- 1:24:02Et il faut réadapter pour essayer de repouvoir à nouveau manger des légumes et des fruits crus.
- 1:24:08Très bien. Terminons sur une petite fantaisie. Est-ce que la transplantation
- 1:24:13fécale comme solution absolue pour un microbiote,
- 1:24:18est-ce que c'est purement dernier recours médical ?
- 1:24:23Est-ce qu'on va voir pareil dans les dizaines d'années à venir fleurir des méthodes
- 1:24:26de transplantation fécale pour vivre plus longtemps en bonne santé ?
- 1:24:29Alors, c'est vrai que le microbiote,
- 1:24:33il influence la longévité et qu'il y a pas mal de chercheurs qui travaillent
- 1:24:37sur ce domaine-là et qui s'interrogent sur l'importance de ce microbiote pour
- 1:24:44avoir une meilleure longévité,
- 1:24:45notamment avoir un microbiote bien diversifié.
- 1:24:48Donc voilà, il y a des travaux qui sont là-dessus donc effectivement alors la transplantation,
- 1:24:53il faut savoir qu'à l'heure actuelle on l'a fait uniquement dans un cas très
- 1:24:55précis qui est la colite à clostridium difficile donc une colite infectieuse
- 1:24:59particulière qui peut être particulièrement sévère et lorsqu'elle résiste au
- 1:25:03traitement médical bien sûr c'est l'indication de faire une transplantation,
- 1:25:08voilà, il faut savoir que c'est
- 1:25:09la seule indication officielle à l'heure actuelle et que toutes les autres,
- 1:25:14toutes les autres transplantations se font sous forme d'études donc étude dans
- 1:25:18le cadre de maladies de Crohn, maladies de rectocolite, obésité, diabète, etc.
- 1:25:22Donc tout ça c'est à l'étude de recherche.
- 1:25:24Ça pose des problèmes importants, des problèmes d'éthique.
- 1:25:33Non seulement il y a des problèmes d'éthique, mais aussi il y a des problèmes
- 1:25:35de risque de transmettre des gènes, etc.
- 1:25:39Et donc de voir apparaître d'autres pathologies. Donc ce n'est pas simple.
- 1:25:43Et puis en plus le problème c'est surtout que si après les gens remangent et
- 1:25:48revivent de la même manière je pense que ça peut pas,
- 1:25:52Vous ne pouvez pas garder un
- 1:25:53microbiote sain si vous ne lui offrez pas des conditions de vie adéquates.
- 1:25:59Et donc, je pense que ça, c'est une problématique qui fait qu'il y a pas mal
- 1:26:03d'échecs aussi dans les études,
- 1:26:05parce qu'on ne tient compte que de la transplantation et qu'on oublie peut-être
- 1:26:08tout le mode d'hygiène qui est nécessaire autour de ce maintien de ce microbiote en bonne santé.
- 1:26:15Donc, voilà, je pense que c'est… Mais ça va venir, bien sûr que ça va être intéressant,
- 1:26:20notamment pour certaines pathologies peut-être même pour certaines pathologies
- 1:26:24sévères etc, je pense que ce sera une solution,
- 1:26:27mais bon pour l'instant c'est pas encore complètement au point.
- 1:26:32Docteur Martine Cotina merci beaucoup pour votre intervention,
- 1:26:37c'était quand même intéressant on repart avec non pas que des peurs et des doutes
- 1:26:42mais également des solutions et des bonnes lignes des bonnes lignes de conduite,
- 1:26:51votre dernier livre La magie des aliments fermentés,
- 1:26:55est très complet explique comment mettre ses propres aliments fermentés explique
- 1:27:00comment fonctionne le microbiote en profondeur comment l'améliorer et comment utiliser,
- 1:27:06certains probiotiques pour être en meilleure santé le plus longtemps possible
- 1:27:10est-ce que vous avez un dernier mot à ajouter avant qu'on quitte officiellement notre audience ici ?
- 1:27:16Peut-être prenez conscience davantage de votre microbiote intestinal et qu'il
- 1:27:20fait partie de votre famille, de votre grande famille, même si vous n'avez pas
- 1:27:23le même type de rapport avec lui, il va falloir quand même apprendre à le bichonner,
- 1:27:28pour pouvoir vous sentir mieux,
- 1:27:30mieux dans votre peau et mieux avec les autres aussi.
- 1:27:34Merci Martine, merci à vous, à vous tous, de votre fidélité sur ce podcast.
- 1:27:39Portez-vous bien, faites pas trop les cons et puis à très vite dans ce prochain
- 1:27:42épisode du podcast Biomécanique. Ciao !
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