Entretien | Luc Gnacadja, maire de Cotonou | Cotonou 2026-2033 : un pacte de transformation — Transcript
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- 0:17Madame, monsieur, bonjour. 165 quartiers, 13 arrondissements logés sur le cordon littoral
- 0:24entre le lac Nokoué et l'océan Atlantique. La ville cœur économique du Bénin subit une pression
- 0:30démographique non négligeable. Les inondations y sont cycliques, la saturation foncière importante
- 0:36et les besoins en tout genre croissants. Depuis le 15 février 2026, l'architecte et ancien ministre
- 0:43Lucakadja a pris en main la mairie de Cotonou à l'issue des élections remportées dans cette
- 0:49commune par son parti politique, l'Union progressiste le renouveau. Depuis lors,
- 0:55le maire en poste pour un mandat de 7 ans pour même faire changer d'échelle à Cotonou. Luc
- 1:00Nyankadja soutient s'inscrire dans une logique de transformation. Rachida Toussou, bonjour. Bonjour
- 1:07Mariea Yodro. Les ambitions du maire se déclinent en sep points, sep leviers et une seule promesse,
- 1:15transformer la capitale économique du Bénin en une ville verte, résiliente, productive et bien
- 1:22gouvernée. Comment compte-ils y parvenir ? Avec quel moyen ? Et selon quelle méthode le maire de
- 1:29la ville de Cotenou, Luc Gakadja répond à nos questions au cours de cet entretien. Bonjour
- 1:36monsieur le maire. Bonjour madame Moussou. Bonjour madame Guimadjo. Mais avant toute chose, je
- 1:42voudrais rendre grâce à Dieu et aux cotonoises et au cotonoir pour la confiance investie en moi et
- 1:50l'honneur d'être le maire de notre belle ville de Cotono. Je voudrais aussi vous dire merci mesdames
- 1:57les journalistes pour ce moment que vous m'offrez d'échanger avec celles et ceux qui font la ville
- 2:02au quotidien. Je suis ici non pas pour faire une liste de réalisation mais pour dire qu'en
- 2:08100 jours, nous avons entrepris les fondations de cette transformation là et de partager une
- 2:15conviction simple. L'avenue de Cotonou peut-être meilleure que son présent pour autant que nous
- 2:22soyons ensemble réunis à partager cette ambition là que Coton peut changer d'échelle.
- 2:29Alors, monsieur le maire, si vous devrez résumer en une phrase l'urgence numéro 1 des cotonois,
- 2:36que diriez-vous ? L'urgence numéro 1, c'est de faire en sorte que les cotonois croient que ce
- 2:41changement d'échelle, que cette transformation est possible, qu'il voi que la ville,
- 2:48l'administration répond à leurs attentes, à leurs besoins que le service qui leur est dû
- 2:54est un service manifeste qui est rendu en temps et en heure. Nous avons besoin de crédibiliser
- 2:58l'action municipale. Sans cela, la nécessaire convergence d'ambition ne sera pas possible.
- 3:05Donc cette urgence est celle-là. Et est-ce que vous avez les coups des franches aujourd'hui
- 3:10pour transformer ce dont vous parlez ? Qui est le patron aujourd'hui de la mairie entre
- 3:15le secrétaire exécutif et vous ? Euh j'ai eu le privilège d'avoir conu la décentralisation 1.0,
- 3:21c'est-à-dire celle déclarative des années 2002-2003. Ensuite est venu cette volonté de
- 3:27faire en sorte que l'administration communale soit outillée et en mesure de travailler sans je dirais
- 3:34mélange d'approche politiciennelle. Mais en cela le code est clair. Le patron de la mairie Selmè,
- 3:42c'est lui qui donne l'impulsion politique et les orientations stratégiques. Le secrétaire exécutif,
- 3:48comme dit son nom, il exécute et c'est le maire qui dans le cadre du conseil de supervision reçoit
- 3:56le rapport mensuel du secrétaire exécutif, le valide ou non. Donc le patron de l'Ambérie,
- 4:01c'est le maire. Alors monsieur Luc Yankadia, on parle beaucoup des faiblesses de de Cotonou, mais
- 4:07quelles sont ces forces cachées ? Quelles sont ces opportunités là qu'on n' pas encore exploité
- 4:13à Cotonou ? D'après vous, Cotonou est né aux confluences de l'eau. Cotonou est né d'ailleurs
- 4:20ça s'appelle Cotonou. Écoutons-nous, c'est la ville au rivage de l'eau et cette confluence
- 4:27là a créé des vulnérabilités et ces vulnérabilités ont certainement amené les populations à la nommer
- 4:34Couton la ville au rivage de la mort. J'ai l'ambition d'en faire sans lui changer de nom
- 4:42Breton. C'est c'est-à-dire que dans cette relation avec l'eau, nous n'allons pas combattre l'eau.
- 4:47L'histoire nous enseigne qu'on n'a jamais gagné contre l'eau, mais nous avons été dans une sorte
- 4:52de réflexe défensif par rapport à l'eau. Moi, je voudrais que nous fassions de l'eau un partenaire,
- 4:59un outil, une alliée de croissance et de résilience. Quand nous avons compris ça,
- 5:05nous allons gouverner la ville autrement. Nous allons investir dans nos aménagements
- 5:09autrement. Nous allons prévenir et maintenir les infrastructures naturelles de l'eau autrement.
- 5:15C'est cet impératif-là que je voudrais que nous partagions tous. Vous annoncez un changement de
- 5:19trajetoire agenda à la clé. Crédau stabiliser la gouvernance autour des priorités de Cotonou. Mais
- 5:27plus de 100 jours après votre entrée en fonction des mots aux actes, qu'est-ce qui a réellement
- 5:33changé sur le terrain ? Vous avez rappelé que je suis architecte euh personne ne s'est stasie
- 5:39devant des fondations. On dit pas à quelle belles fondations parce qu'elles ne sont pas visibles et
- 5:43pourtant sans ell le reste ne tient pas. Les 100 jours ont été pour moi l'occasion avec mes
- 5:49mes adjoints et je suis l'un des maires les plus privilégiés du Bénin parce que j'ai deux adjointes
- 5:56et un adjoint. C'est un privilège d'avoir cette capacité, cette opportunité de travailler avec les
- 6:02femmes qui sont leaders. En 100 jours, nous avons entrepris d'identifier, de connaître la ville, son
- 6:10administration surtout et d'identifier les goulots d'étranglement. J'ai eu à publier un un tribune
- 6:17où j'ai appelé les systèmes cachés qui font que même quand les ressources sont là, elles ne sont
- 6:24pas mises en œuvre de façon idoine de à l'échelle en réalité. et identifier cela et partager avec
- 6:31l'administration communale ce qui doit changer pour que les investissements soient réussi et
- 6:37que ce qui est fait donne le résultat attendu. Vous avez vu par exemple ma première sortie en
- 6:45février alors que la météo annonçait que les plus seront plus précoces a été de changer le programme
- 6:53de curage. Il était prévu comme d'habitude donc un peu plus tard que des que des pluies qui venaient
- 6:59de façon plus précoce. Nous avons entrepris de curer les cannivaux plus tôt. Heureusement
- 7:04quand la forte pluie du 7 mars est arrivée, c'est vrai, ça a été une très forte pluie,
- 7:11un mois de de pluie en en une journée, mais on a observé que 2 heures de temps après, parce que les
- 7:18cannivaux étaient en état de rendre leur service par rapport aux investissements consentis, déjà 2
- 7:24heures de temps après, l'eau était partie dans la plupart des zones qui ont été euh pavées, aménagé,
- 7:31ainsi de suite. C'est cela le changement que je veux. Donc mettre l'administration en état de
- 7:37marche et j'appelle ça une administration axé sur les objectifs et les résultats. Que chacun sache
- 7:42ce qu'il doit faire que chacun ait sa lettre de mission et que conforter dans ce qu'il doit faire
- 7:50et sachant que ce qu'il va faire va être mesuré et bien celui-là est capacité pour donner le
- 7:55meilleur de lui-même dans une équipe qui elle-même sait ce qu'elle doit faire. H et concrètement,
- 8:00qu'est-ce que vous avez posé comme action pour une gouvernance plus crédible ? Il y a que le
- 8:06secrétaire exécutif a reçu sa lettre d'émission avec des indicateurs de performance et de
- 8:11transformation. Ça veut dire, vous savez, euh on parle de performance, imaginez que vous ayez envie
- 8:16d'aller à Paracou et que vous prenez la route de Lomé. Vous arriverez peut-être à Paracou mais très
- 8:21tard. Alors ce qui dans le système vous aurait amené à choisi d'aller à Lomé, prendre la route de
- 8:27Lomé alors que vous vous devez aller à Paracou, il faut le comprendre, comprendre cela et de manière
- 8:32à ce que la prochaine fois vous ne preniez plus cette fausse route là s'appelle une transformation
- 8:35dans le système de prise de décision. Donc les indicateurs de performance de transformation
- 8:40sont en place. Cet outil là lui a permis lui de décliner sa lettre de mission en l'aide de mission
- 8:46à tous les directeurs techniques et cela est décliné jusqu'au chef de service de division. Ça
- 8:52change tout. Notre ambition, c'est que bientôt les actes que nous devons poser vis-à-vis des citoyens
- 8:59citoyennes de Cotono doivent avoir un délai. Quand vous quand vous avez une attente, vous avez un
- 9:03service, vous devez pouvoir le voir vous le rendre en temps et en heure et que à terme bientôt que
- 9:12la ville même dans son administration soit dans l'approche de chaque cotonois et cotonoise que
- 9:16cette dématérialisation que le gouvernement a réussi au niveau de l'État central que
- 9:21nous puissions l'activer au niveau de la ville. Dématérialisation signifie aussi digitalisation.
- 9:27Donc que la ville puisse euh être dans la po de chacun celui qui veut un service qui puisse
- 9:32l'avoir sans forcément se rendre à la merie. Vous voyez que quand quelqu'un remarque que par exemple
- 9:38un couvercle de cannivu ici est cassé, qu'il puisse le signaler et qu'on puisse identifier
- 9:43dans combien de temps est-ce que la réponse appropriée a été faite. Alors le nouveau chapitre
- 9:47de l'histoire de Cotonou s'articule aussi autour de la sécurisation juridique donc de l'action de
- 9:53la mairie. Vous avez parlé d'un audit de sécurité juridique, on en a entendu parler. Est-ce que cela
- 10:00a révélé des permis ou des décisions d'urbanisme problématique et qu'est-ce que vous faites de
- 10:07ces résultat d'audit ? C'est un chantier en cours madame Yadjero parceil s'est révélé plus vaste que
- 10:13je l'avais anticipé. Nous avons actuellement en cours un audit avec un consultant qui est en train
- 10:20d'identifier surtout les réserves administratives. Une ville a besoin d'avoir de l'espace pour
- 10:28réaliser les infrastructures. Il se fait que beaucoup des réserves administratives sont
- 10:33soit méconnues, soit mal appropriées, soit parfois hein euh distraite si je veux dire. Donc récupérer
- 10:42cela, identifier cela. Par exemple, je peux vous dire déjà que dans le premier compte rendu qui m'a
- 10:47été fait, la liste des réserves administrative qui était connu et confié au consultant a confirmé cet
- 10:53avéril le double. Donc si on lui a dit qu'il y a telle quantité de réserves et que le constat qui
- 10:57a été fait après identifié, c'est le double. Donc oui, il faut que la ville sécurise son
- 11:03foncier privé. Il faut que la ville aussi offre à ces ces citoyens, à ces acteurs économiques
- 11:09la sécurité foncière qui est nécessaire parce que sans elle personne n'investit. Donc faire en sorte
- 11:15que l'ensemble des documents et des registres fonciers soient réconciliés, soit sécurisés et
- 11:21soit digitalisés et permettre à chacun d'avoir par exemple son son permis de construire.
- 11:27Euh aujourd'hui, ça se fait dans une trentaine quarantaine de jours. On peut faire mieux,
- 11:32mais on peut surtout faire mieux en permettant à chacun de ne pas attendre très longtemps avant
- 11:36d'avoir le document de circisation foncière qui lui permet d'entreprendre son projet. Et
- 11:40ça c'est un prérequis pour qu'une ville devienne attrayante, attractive pour l'investissement
- 11:45privé. Et quelle échéance pour tout ça cette digitalisation dont vous parlez ? le préalable
- 11:50est en cours et quand cette digitalisation va se faire au cours de cette année, ça va probement
- 11:56nous prendre jusqu'à l'année prochaine parce qu'il faudra aussi travailler avec la NDF pour
- 12:00que nos registres soient conformes avec ceux de LAANDF et que ce faisant les permis de construire
- 12:07se fondent sur des titres fonciers qui eux aussi se fondent sur un registre qui est inattaquable.
- 12:14Alors vous dites aussi vouloir reconnecter donc la ville avec la vie réelle. Donc la mairie
- 12:20avec la ville réelle, la ville de Cotonou et le quotidien des Cotonoiris. En terme simple, vous
- 12:26faites référence tellement au second levier euh de cette transformation. Il s'agit de d'investir
- 12:34sur l'économie dite populaire. Je peux faire le mot populaire à informel parce qu'en réalité
- 12:39l'économie dite informelle, c'est-à-dire qu' n'a pas de forme mais qui en réalité a de formes. Il
- 12:44faut savoir que cette économie dite informelle que je préfère appeler populaire est une économie
- 12:48qui produit 80 % du PIB de la ville et génère près de 90 % des emplois de la ville. Ça veut dire que
- 12:56cette économie là ne fonctionne pas. en réalité la vie ne pas performée. Donc faire en sorte que
- 13:01ceux qui sont dans cette économie dite populaire qu'on puisse les professionnaliser, qu'on puisse
- 13:06les localiser, qu'on puisse les conforter, qu'on puisse faciliter leurs investissements,
- 13:11leur cette durabilité là et qu'on puisse apporter certainement ce que ces gens ne peuvent pas avoir
- 13:18d'eux-mêmes, l'informatique, la digitalisation qui leur permettent de de prospérer. C'est cela
- 13:23que j'appelle investir dans l'économie réelle. mais qu'on peut appeler économie populaire.
- 13:29Et si nous faisons cela, nous allons voir le le PIB de la ville grandir et donc le PIB du
- 13:34Bénin grandir. Alors une économie populaire et bien un investissement dans cette économie là,
- 13:39cela demande également un environnement physique sécurisé, vous en conviendrez.
- 13:45Il s'agit de réduire la vulnérabilité des populations et des infrastructures aussi
- 13:50face aux intempéries. Récemment à la tête de vos équipes techniques Lucakad, vous avez plusieurs
- 13:58écoles quartiers qui ont souvent les pieds dans l'eau. Aussitôt les premières prules tombées. Vous
- 14:03êtes aussi allé vous rendre compte de l'état des ouvrages d'assainissement et avez discuté de vos
- 14:08constats concitoyens. un exercice de rédition de compte Lucakja et une résolution commune. Oui, les
- 14:19image montrent bien que si nous voulons changer d'échelle, il faudrait que la transformation soit
- 14:23une volonté partagée et comme je l'ai dit, quand on peut devenir même la première ville d'Afrique
- 14:31dans la propreté, dans la dignité, ce n'est pas une question d'argent. C'est concevoir que devant
- 14:36moi, c'est aussi chez moi, faire en sorte que ce ce qui est devant moi soit propre autant que
- 14:42chez moi. Que ne pas considérer l'espace public comme un dépôtoir, ni les cannivaux comme un
- 14:48dépôtoir. C'est par là que nous devons pouvoir améliorer nos investissements parce que chacun
- 14:53y contribue. Cette exigence là, je voudrais que chacun la fascienne et que notre passion pour
- 15:00notre vie soit une passion partagée. La dernière fois, j'ai j'ai eu la meilleure audience de mes 4
- 15:06mois à la mairie. J'ai reçu le conseil communal des enfant de Cotono. Quand vous entendez une
- 15:14enfant de 13 ans vous dire nous sommes pas venus pour la photo, nous sommes venus parce que Cotono
- 15:21nous a vu naître, que nous voit grandir, que doit nous voir agir et nous voulons prendre notre part.
- 15:31C'est ça vous donne un bout ça ça vous encourage et je voudrais que tous les cotonois puissent
- 15:38parler contre cette petite fille là Loine si nous parvenons à cela et je pense que nous allons y
- 15:43parvenir parce que chacun va se rendre compte que cette transformation commence par lui. Ça commence
- 15:48dans les quartiers c'est vrai et je nous avons tous été témoins des transformations de coton
- 15:53sur les grands axes. Il faut maintenant les amener dans les quartiers et faire en sorte que dans les
- 15:58quartiers la salubrité, la propreté et aussi les espaces verts puissent revenir. Nous sommes dans
- 16:06la saison en plein dans la saison. Quelle est la cartographie actuellement des zones inondées de
- 16:12la ville de Cotonou ? Monsieur le maire, merci bien. D'abord, il faut comprendre que Cotonou
- 16:18est une ville lacustre. Ça ne se pas assez mais les 165 quartiers le tiers est fait de quartiers
- 16:25qui ont une bonne portion d'habitat la cultre. En toute saison, on a près de 12000 maisons qui
- 16:32sont permanentment dans l'eau. Mais combien de gens pourraient vous dire que Cotono est aussi
- 16:37une ville lacustre ? Donc ceux qui sont les pieds dans l'eau en toute saison, c'est leur mot de vie.
- 16:44Il faudra construire aussi la ville pour eux parce que eux aussi ils sont légitimes à être côois et
- 16:49que ces maisons là dont je parle sont des maisons les maisons qui sont sur les bords du lac dont je
- 16:54parle les maisons qui sont en toute saison dans l'eau sont des maisons sur pilotes déjà donc
- 17:00il faudra faire la ville aussi pour eux quand on fait un cadastre le cadastre sur terre n'est pas
- 17:04la même chose que le cadastre dans l'eau. Donc pensez la ville pour eux nous devons le faire
- 17:08donc réinventer le cotonu lacustre. Imaginez par exemple que ce que ton lacustre, il y a des gens
- 17:14qui voyagent pour aller vivre le le le la ville lacustre de d'Amsterdam, la ville d'accustre de
- 17:20de Venise d'ailleurs à tel point qu'on parle de la Venise d'Afrique en parlant de de Gvier mais que
- 17:25est une ville de la custe et quand nous allons réussir cela, ça va être aussi un des atouts
- 17:31touristiques et un des atouts de de bien-être de la ville. Donc ça c'est un premier point.
- 17:36Le second point, nous connaissons les zones qui sont basses, les investissements structurants qui
- 17:41ont été faits en appel d'autres, il va falloir les faire. Mais pour les faire, il va falloir
- 17:46sécuriser le chemin de l'eau, le couloir naturel de l'eau et faire de ces couloirs naturels de ces
- 17:53espaces naturels, des espaces d'urbanité. Donc pour que les gens n'occupent plus ces espaces là,
- 17:59il faut les aménager. Il faut en faire des parcs bleus, des parcs verts dans la ville de Cotonou.
- 18:04Vous savez, Cotonou n'a que environ 1 m² de couvert végétale par habitant. L'OMS dit qu'il
- 18:13en faudrait 10 à 12 au moins. Une ville comme Rabat en aant 115 m² par habitant. Donc nous
- 18:19sommes loin derrière. L'ambition qui est là et qui est déjà prévue, c'est de passer d'environ 80
- 18:26hactares de couvert végétal à quelque chose comme 350 à 400 hectares d'ici à 2033. C'est possible.
- 18:35Vous aurez de vrais parcs qui sont il y en a des quartes qui sont prévus et puis des qu des parcs
- 18:40qui sont prévus dans les quartiers. C'est aussi ça la démarche. Cela va permettre à ce que les
- 18:46quartiers soient plus résilients. Un arbre c'est quoi ? C'est un climatiseur naturel. Il y a des
- 18:51gens qui ne rentrent pas dans leur chambre avant 2h du matin à cause des îot de chaleur. Comment
- 18:58les protège comme ça ? Il faut faire de vrais alignements d'arbres, mais il faut aussi amener
- 19:03les béninois à ne pas bétonner toutes leurs cours, à savoir leur enseigner que l'arbre dans une
- 19:09maison parfois c'est 1 2 parfois 3 degrés en moins dans l'habitation. Donc nous avons du travail en
- 19:17à faire ensemble. Il faut que cette ambition là soit partagée. Je vous propose maintenant de nous
- 19:21rendre encore sur le terrain. Je le disais, nous sommes en pleine saison pluvieuse et plusieurs
- 19:26écoliers ont les pieds dans l'eau à Côteus et le maire de la commune s'est rendu dans certaines
- 19:33écoles inondées. On va faire le point avec Ulvalus Balegon. Mais les traces de la pluie restent
- 19:40visibles. Dans la cour de l'EPP mainantord, premier point d'escale de cette visite,
- 19:46quelques flaques d'eau stagnent encore. Cette descente de terrain vise à apprécier les effets
- 19:51des intempéries, mais aussi à mesurer l'impact des premières interventions engagées par les services
- 19:58municipaux. La cour était inondée et même pour entrer dans les salles de classe dans l'eau. Il a
- 20:04la coupure d'électricité. Il y avait aussi l'arrêt des activités pédagogiques. Notons que pas endroit
- 20:12le toit fuite de l'eau Saint-Pala. Après Montenor, la délégation met le cap sur le PP Rajuntau. Ici
- 20:22aussi même constat. C'est vrai que la plupart des écoles que j'ai visité sont des écoles qui sont
- 20:28dans des dans des programmes de réflection de réhabilitation. ce qu'il faut faire pour mettre
- 20:33hors d'eau des salles qui vont recevoir les élèves de cette qui v convenir urgèement et aussi que les
- 20:40directeurs et directrices les écouter pour voir quelles sont les autres problématiques qu'il
- 20:44faut prendre en compte dans le dispositif à mettre en place. Au-delà du constat,
- 20:48cette visite entend surtout rapprocher l'action publique des populations et préparer des réponses
- 20:54concrètes en prélude à l'examen du certificat d'étude primaire CP session de juin 2026.
- 21:05Alors, monsieur le maire, qu'avez-vous pu faire pour ces écoles ? Le défi c'était de veiller à ce
- 21:10que aucun enfant ne passe le CEP les pieds dans l'eau. C'est inconcevable, c'est inadmissible.
- 21:17Et nous avons réussi effectivement à mettre les salles de classe des écoles qui sont dans cette
- 21:23zone-là à les mettre hors d'eau. On avait que 15 jours pour agir et cela a été réussi. Ça veut
- 21:29dire que c'est possible. Il faut concentrer l'effort sur les urgences. Il faut discerner
- 21:34déjà les urgences et les priorités. Mais ça c'était une urgence prioritaire. Donc faire
- 21:40en sorte qu'aucun enfant ne compose les pieds dans l'eau et nous avons réussi ce paris-là.
- 21:46Nous avons aussi pu constater que les enfants eux-mêmes étaient demandeurs de comprendre
- 21:52pourquoi leur réalité était celle-là et qu'est-ce qui peut changer. Quand vous
- 21:56expliquez aux enfants ce qui va changer, vous faites deux des ambassadeurs de cette
- 22:00transformation. Donc cette intervention là a fait partie de cette ambition. Comment la
- 22:06mairie de Cotonou a géré cette situation liée à un serpent qui a semé vraiment la
- 22:12panique à Agla pendant des jours ? Est-ce que vous avez retrouvé le serpent d'ailleurs ? Si,
- 22:16le serpent a été retrouvé. J'étais pas là, j'étais à à Londres pour une rencontre avec la
- 22:22Banque européenne de consistant de développement pour les avoir comme partenair dans ce que nous
- 22:27voulons faire. Mais c'est le maire qu'on a appelé. C'est pour c'est ça qui fait de cette fonction
- 22:32certainement la meilleure des fonctions politiques qui soit. C'est là où les politiques publiques
- 22:37rencontrent les réalités des populations. Et vous un maire, il est il doit être disponible H24.
- 22:44Donc oui, nous avons été appelés, nous sommes allés chercher quelqu'un dont le savoir-faire est
- 22:50de maîtriser le serpent. Certains avaient penser que c'était un bois mais c'était un gros pyon.
- 22:54Et nous avons fait descendre cette personnelà et elle est venue et elle a trouvé le serpent,
- 22:59elle a sécurisé parce que ça il s'agisait pas de de le tuer mais de le sécuriser et de le
- 23:03remettre là où il sera loin des populations. Donc ça c'est fait. Ça cela montre aussi que
- 23:09parfois nos savoir-fa nous les méconnaissons dans nos défis. Ce monsieur est connu pour en tout cas
- 23:18au plein national, c'est une célébrité dans ce savoir-faire là. Donc nous devons combiner tout
- 23:23cela pour construire la ville de nos ambitions. Alors vous avez une vision pour cela, la vision
- 23:282026- 2033. vous portez un document stratégique cô nous changer d'échelle pour une ville qui incarne
- 23:37son bicentenaire concrètement que veut dire changer d'échelle pour une ville comme Cotonou ?
- 23:44Les défis de Cotonou ont changé d'échelle par leur empleur, amplifié par les changements climatique,
- 23:52amplifié par le développement de de notre propre pays qui demande une ville qui soit
- 23:57plus performante et une ville qui réponde aux besoins des acteurs économiques, une ville qui
- 24:04réponde aux aspirations de ces de ces citoyens et changer d'échelle c'est devenu un impératif. Quand
- 24:11vos défis changent d'échelle, vous devez dans vos réponses changer d'échelle. Cela veut dire
- 24:16quoi alors changer d'échelle ? C'est gouverner autrement, écouter, anticiper et agir ensemble.
- 24:24Écoutez, c'est accepter que nous n'avons pas la science infuse, mais que ceux qui vivent les défis
- 24:31faisant partie des solutions, il faut aussi les écouter. Quand vous les écoutez, vous pouvez les
- 24:36amener à comprendre aussi que certains de leurs comportements fait partie du problème. Ce faisant,
- 24:41vous pouvez les mobiliser à accompagner le mouvement en leur expliquant ce qui va se faire.
- 24:46Écoutez, pensez l'action et agir ensemble. C'est ça changer d'échelle. Ici, nous l'avons décliné
- 24:53dans notre document en sep levier. Nous l'avons appelé cela levier. Le premier parce qu'il faut
- 25:00que les citoyens de Cotonou comprennent que ce changement d'iciel est possible. Il faut réparer
- 25:06la ville. Parfois vous voyez en plein milieu de chaussée un couvercle de cannivaux qui est cassé
- 25:14et qui reste parfois 2 3 ans avant d'être remplacé alors qu'on peut le remplacer en 2 3 jours. C'est
- 25:20ça. Réparer la ville. des écoles où les enfants qui effectivement des écoles qui sont dans des
- 25:25basons et où les enfants doivent composer faire en sorte qu'il ne composent pas les pieds dans l'eau,
- 25:29c'est ça réparer la ville. Par exemple, prioriser les investissements. La cotono a besoin euh d'un
- 25:36d'une garère et de veut faire une gar routière sur ses ressources propres. Ma pour ma part, j'ai
- 25:44dit nous allons changer notre us d'épaule. Nous ferons la GRA routière mais avec en partenariat
- 25:49public privé par ça s'appelle infrastructure marchande. Ça veut dire qu'il y a un retour sur
- 25:53investissement qu'on peut calculer pour pouvoir trouver un tour de table pour faire la gare
- 25:57routière. Pendant que sur ces ressources propres, la ville les utilise pour investir là où vous ne
- 26:03trouverez aucun partenaire privé pour venir faire à savoir sécuriser le foncier des écoles et des
- 26:09centres de santé, refaire les toits, assurer qu'il y a l'électricité, que le cadre de vie des enfants
- 26:14soit différent. C'est ça aussi qui nous permet de réparer la ville. Mais vient ensuite le la
- 26:19nécessité d'investir dans l'économie populaire. Donc là, c'est les acteurs de la ville qui doivent
- 26:25se sentir capacités à faire mieux. Donc une digitalisation qui leur met le pied à à l'étrier,
- 26:31une sécurisation foncière qui leur permet de de réaliser ce qu'ils veulent faire par leur euh
- 26:37leurs activités économiques. C'est cela aussi. La mobilité, ça peut être un vrai calvaire pour les
- 26:41côtonois. Euh sur BPR, par exemple, des auditeurs se plaignent de feu tricolor qui ne marchent plus.
- 26:49Qu'est-ce que la mairie a prévu pour ces feux tricolores en panne ? La mairie a prévu de
- 26:55les remplacer et était prête à investir dans leur emplacement. Mais il y a le la nécessité de mettre
- 27:05en place un système centralisé pour l'ensemble de la ville et l'ensemble du grand noé en terme
- 27:11de mobilité. Et cette coordination nécessaire a amené le gouvernement à demander de d'intégrer
- 27:18ce que l'adulte veut faire dans ce projetl. C'est ça qui a fait que les feux tricolores ne sont pas
- 27:24encore changés, mais si ça va se faire euh les travaux vont commencer dans cette seconde moitié
- 27:30de de l'année. Vous faites euh allusion à au 4e levier que doit se réconcilier avec sa mobilité.
- 27:39Il y a un projet très enthousiasmant, celui du la mobilité urbaine durable pour le grand Nokoué qui
- 27:47est très intelligent qui montre que par exemple avec les désastres qu'on a connu avec les pluies
- 27:55et à Calavi, on devrait pouvoir quitter Calaville et passer par le lac pour venir à Cotonou. ça
- 28:01prendrait 15 minutes au lieu de ce contournement qui nous coûte cher. C'est cette cet entendement
- 28:06là que la le lac fait partie de cette conurbation qui va changer tout. Cela va se faire mais faire
- 28:13en sorte que cette mobilité là soit une mobilité aussi pédestre. Moi, je rêve du jour où un enfant
- 28:19voulant aller à l'école peut aller à l'école sur les 1 ou 2 km qu'il sépar son école sur
- 28:24des voix avec des trottoirs sécurisés, arboré et qui fait que il a il a plaisir à aller à pied,
- 28:33hein. C'est un rêve que vous entendez réaliser mais c'est c'est dans le projet. Et ça va se faire
- 28:39quand ? La grosse question. Vous savez quand je dis que nous allons végétaliser la ville,
- 28:45c'est aussi ça. Nous devons dans les 7 ans qu'il y a devant nous multiplier par 4 le couvert végétal
- 28:54de la ville. Ça signifie que les axes dont de avec les trottoirs vont être arborés, que nous fassions
- 29:02en sorte que l'économie permette une centralité différente. Certains parlent de la ville du quart
- 29:08d'heure, mais faire en sorte que chaque fois dans chaque arrondissement cette circulation
- 29:13pédestre là puisse permettre de connecter les populations avec les centres d'activité.
- 29:19Donc vous dites quand le programme nous permet de le faire étaler sur l'ensemble de cette de
- 29:25cette année, mais les premiers résultats vous les verrez à partir de l'année prochaine. Comment ? La
- 29:32coproduction de la végétalisation doit se faire avec les populations. C'est pour cela
- 29:38que le projet est décliné par arrondissement et cette déclinaisation par arrondissement permettra
- 29:45que dans chaque arrondissement, ce qui doit se faire se fasse avec les populations dans chaque
- 29:49arrondissement. Donc c'est un tout qui permet à l'économie, aux populations, au cadre de vie
- 29:57de concourir à ce changement d'échelle. Alors la mobilité c'est aussi le les transports en
- 30:03commun. Que deviendront les émidjants, les tok tok ? Est-ce qu'il y aura des lignes qui pour
- 30:09parcourir la ville ? Dites-nous un peu ce qui se fera en terme de mobilité. Vous avez parlé
- 30:15de mobilité décarbonée aussi multimodale. Vous le déclinz si bien madame Oussou Coton a environ
- 30:25200000 euh émudiants ou motxis. C'est un mode de déplacement qui est onéreux. C'est un transporter
- 30:33un transporteur avec un engin qui émbone. La durabilité a au cœur de son concept le mot
- 30:41transition. faire que cette transigne là se fasse avec et pour les émudiants aussi. Mandela avait ce
- 30:49mot que j'aime beaucoup. Ce que vous faites pour moi sans moi, vous ne pouvez le faire que contre
- 30:52moi. Les 200000 et milliards de Coton ce sont des acteurs économiques. Il faut simplement imaginer
- 30:59la chose autrement. Si un jour il leur prenait de de se mettre en grève, Cotonou serait axissié
- 31:05parce que faute de mobilité. Eux, ils assurent 80 % de la mobilité dans la ville. Donc penser cette
- 31:12mobilité là, c'est aussi faire que la transition entre des engins à à combustion vers des engins
- 31:22euh électriques se fassent avec eux, que le système leur permettre et vous permett permettre
- 31:27au cotonois dans par exemple pour aller d'un endroit à l'autre puisse avoir une transaction
- 31:34où vous prenez votre émidi puis peut-être le le le grand bus et peut-être même la barque
- 31:42avec un seul ticket, cette combinaison là va construire l'efficacité du système de
- 31:48de transport de la ville. C'est ça l'ambition et c'est déjà dans le projet la mobilité urbaine du
- 31:54grandé qui est en cours mais cotonou va amener sa partition celle qui consiste à faire la le
- 32:00dernier kilomètre ou les deux derniers kilomètres. Alors l'insalibrité demeure aussi un castê dans
- 32:06plusieurs zones de cotonou. Cela pose également des problèmes de santé publique euh pour assurer
- 32:12bien sûr les questions donc de respect donc des consignes et des normes en la matière. Il est
- 32:18prévu aussi une police municipale. Ce sont autant de chantiers où en êtes-vous concrètement ? Nous
- 32:26avons commencé dans les arrondissements le travail de coproduction et de la sécurité et de
- 32:32la salubrité. La sécurité il faut la coproduire. parce que c'est un bien tellement sensible sans
- 32:40lequel il y a pas de développement possible. Il faut que chaque acteur dans un arrondissement
- 32:45soit coproducteur de la sécurité comme pour la salubrité. Ça signifie que quand la SGDS qui est
- 32:52cette entreprise commune au aux villes du autour du lac Noké maintenant ils sont aussi euh en train
- 32:59d'agir à coup passe pour faire le nettoyage que vous avez vu dans l'élément qui est passé que
- 33:07les rivins eux aussi soient acteurs de cela. Quand vous ouvrez les cannivaux, ce que vous
- 33:11trouvez dedans, ce sont des ce sont des choses qui n'ont rien à voir dans les cannivaux. Donc
- 33:15pour éviter que ça se retrouve dans les casivaux, il faut que la salubrité soit coproduite. Il y a
- 33:20déjà des arrondissements qui ont commencé avec des des actions de salubrité qui qui se tiennent une
- 33:26fois par mois et qui sont et c'est en cela que c'est réconfortant qui connaissent une grande
- 33:32participation et dans la rencontre que nous avons eu hier rencontre de coordination entre le maire
- 33:37et les chefs d'arrondissement qui se tient tous les de mois c'était à l'ordre du jour prenant ce
- 33:42que un chef d'arrondissement a réussi dans son arrondissement. Comment on le duplique ? Comment
- 33:49on prend l'exemple là pour entraîner d'autres arrondissements ? C'est ça qui va nous permettre
- 33:53de coproduire la salubrité et qui a son cornité dans la ville. Alors c'est pas pour faire la
- 33:59promotion de des citoyens délicats, mais est-ce que c'est pas aussi un problème de manque de
- 34:04poubelles qu'on retrouve ces déchets là dans les canivaux ? Est-ce que Cotonou a suffisamment de
- 34:09poubelles ? Non, Cotonou n'a pas suffisamment de de poubelles. Cotonou aura beaucoup de poubelles.
- 34:15Combien ? Mais c'est une excuse. Permettez-moi de le dire ainsi. Le fait de jeter son sachet de
- 34:22Pard dans la rue, c'est ce n'est pas une question de poubelle. D'accord. Quand vous avez il y a un
- 34:28jeune qui a imaginé une poubelle ambulante sur chaque sa émigant. C'est il le produit et chaque
- 34:37émigant ils sont un certain nombre à la voir déjà. il l'a sur son guidon et quand son transporté veut
- 34:44jeter le pied, il dit non, mettez-le là. Donc ce genre ces éléments, ces innovations vont
- 34:51qui sont des innovations de de particulier, donc des jeunes qui qui l'utilisent aussi pour pouvoir
- 34:55non seulement sensibiliser mais aussi en faire une activité générative de revenus vont contribuer au
- 35:00résultat. Donc, Cotonou a déjà avec la SGDS, ils ont des points où on peut on doit amener euh les
- 35:09ordures. Cela va être démultiplié. Les zones d'activité vont connaître des poubelles qui
- 35:15permettent donc à ceux qui sont dans les zones d'activité mettre leurs les déchets dans les
- 35:20poubelles. Mais ce qui est essentiel, c'est pour ça que je dis que il ne faut pas que nous donner
- 35:26des excuses, c'est que chacun considère que le déchet que l'on a produit, on en est responsable
- 35:32et qu'il ne doit pas se retrouver dans la rue. En attendant que la la ville qui dans ses efforts
- 35:38équipe nos rues, nos places publiques de poubelle que chacun doit mettre sa poubelle le cas échéant
- 35:45dans sa porche ou en tout cas l'amener là où il est encore possible de de le déposer en attendant
- 35:51que ces infrastructures se mettent en place et elles le seront. En attendant que ce soit fait et
- 35:58en attendant aussi que la sensibilisation prenne, il y a aussi la question des toilettes publiques.
- 36:04Il y a une centaine de toilettes publiques qui sont en chantier qui vont être répartis dans la
- 36:08ville de Cotonou. Donc c'est déjà un programme qui est réalisé à maîtrise de voie délégué par
- 36:14la SIMO, donc confié à la SIMO par la ville et donc c'est la ville va être maillée par
- 36:21une centaine de toilettes publiques. À quelle échéance ? Non non c'est le le marché est passé
- 36:28le marché est passé. Les six sont connus, donc les chantiers vont commencer. Il y a des des
- 36:31prototypes qui ont qui sont réalisés mais nous allons compléter cela aussi par l'action des
- 36:37entreprises citoyennes. Il y a des propositions pour faire des toilettes mobiles. Le défi c'est
- 36:44quoi ? quand il y a des activités, il y a des euh des zones où il y a des affluences particulières,
- 36:51que nous puissions supplier ou compléter le la le service par des toilettes mobiles qui peuvent être
- 37:00déployés. Il y en a déjà mais il y en a pas assez et il y a des acteurs économiques de la ville qui
- 37:05proposent cela. Donc nous sommes en discussion avec ces acteurs-là pour déployer donc déployer
- 37:10cette cette combinaison de solutions qui nous permettra d'avoir le service attendu à l'échelle
- 37:15de notre ambition pour la ville. Concernant les toilettes non mobiles, est-ce que vous pouvez les
- 37:19les cotonois aimeraient savoir où vous voulez les implanter par exemple dans quel quartier ? Est-ce
- 37:23que vous pouvez donner quelques noms ? Nous avons 165 quartiers et il y a 100 sites qui
- 37:29vont recevoir des toilettes. Donc ça veut dire que 2/3 des quartiers vont être servis en toilettes
- 37:34publique dans cette première phase. Dans la seconde phase, tous les quartiers recevont des des
- 37:40toilettes publiques et certains vont en recevoir deux du fait que ces quartiers là ont des zones
- 37:44d'activité plus d'un ou deux. Il faut que ce soit des toilettes qui soient des lieux pas simplement
- 37:49des lieux d'aisence mais que soit des lieux de dignité aussi. Donc ce soit des toilettes propres,
- 37:53nettoyées chaque jour avec un fonctionnement qui permette non pas de le vandaliser mais de
- 37:58l'entretenir. Parlons des marchés. Quels sont ces marchés là qui sont dans le giron de la mairie
- 38:05de Cotonou aujourd'hui et quels sont vos projets pour les marchés de Cotonou ? le l'investissement
- 38:12de du gouvernement a donné de l'art sur les marchés, je dirais structurants euh comme
- 38:17Topleb, ainsi de suite. Ça, ce sont les marchés structurants. Il y a les marchés d'arrondissement
- 38:24et c'est sur les marchés d'arrondissement que nous allons investir. Comme je disais,
- 38:29fait que la ville en investissant sur l'économie populaire active, actionne, booste ces acteursl,
- 38:37c'est aussi que dans les arrondissements, il y ait des centres d'activités qui est qui reçoivent des
- 38:43investissements. Donc une partie des constructions a été confiée aussi à la SIMO. Il y a quelques
- 38:49difficultés sur euh les sites identifiés en terme d'assainissement et autres, mais vous voyez c'est
- 38:55déjà dans le pipeline et cela devrait être réalisé pour une partie déjà à partie cette année. La
- 39:02ville va réaliser les marchés secondaires, donc les marchés d'arrondissement et va les gérer de
- 39:09manière ça va être un investissement nous tirerons et nous capitaliserons toutes les
- 39:16expériences acquises à travers les marchés qui sont réalisés actuellement pour faire des marchés
- 39:20qui soient accessibles en terme de coût pour les populations. Ça va probabement être des des
- 39:25marchés de type hangar encore une fois, mais avec des modèles qui reviennent à un coût de sortie en
- 39:33terme d'exploitation pour que les populations puissent y accéder facilement. Aujourd'hui,
- 39:37est-ce que les caisses de votre mairie sont à la hauteur de vos ambitions ? Non, pas encore. Mais
- 39:44la bonne nouvelle, c'est que cô nous aujourd'hui euh ça ne se pas assez. les l'asphaltage est un
- 39:53préfinancement du gouvernement remboursé par la ville de Coton. Donc vous voyez que c'est-à-dire
- 39:59que les investissements d'asphaltage sont des investissements sur lesquels la contribution du
- 40:04gouvernement au travers du FADEC pour la ville de Cotonou permet de rembourser pour partie ces
- 40:12investissements là. C'est vous qui remboursez l'aspatage qui a été fait dans les quartiers
- 40:16de Cotonou. C'est ça. Oui, bien sûr. Mais c'est c'est normal. Bon, d'abord, il faut préciser que
- 40:20le FADEC, c'est désormais du passé. Euh j'ai le privilège de représenter de l'un des représentants
- 40:26des communes au sein du fond d'investissement des communes qui va permettre une autre articulation
- 40:33dans la capacité des des communes à investir. Euh par exemple le le FIC ne va pas fonctionner comme
- 40:39le le FADEC le FIC va être capable de permettre aux communes y compris d'aller sur le marché pour
- 40:45avoir davantage de ressources dès lors que leur capacité à rembourser est avérée par exemple.
- 40:51Donc, mais le FADEC fonctionne aussi avec des ressources euh affectées. Donc, sur les ressources
- 40:57affectées, certaines de ces ressources-là peuvent être affecté comme pour le cas de CONU et qui est
- 41:02euh identifié pour rembourser les investissements euh pour l'assaltage. C'est pour cela que dans les
- 41:09100 jours, mon ambition a été de mettre en place une administration orientée non par procédure,
- 41:16pas explication, mais résultats. signifie que ce que vous devez faire doit avoir des résultats qui
- 41:22sont mesurables et vous êtes tenu de donner ces résultats-là. Ça c'est un premier point.
- 41:27Il faut que nos administrations deviennent axé sur objectifs et résultats au niveau communal.
- 41:32Il faudrait aussi que les procédures soient des procédures qui soient responsabilisantes.
- 41:38Pour le moment, par exemple le euh le FADEC, les fonds FADEC viennent un peu tard, les fonds FADEC
- 41:44viennent parfois en septembre. pour les consommer dans l'année, il faut reconnaître que c'est
- 41:48difficile. Comment nous allons faire ? et le fix certainement aura à faire ce ce saut qualitatif
- 41:54pour que les ressources qui sont les ressources euh d'assistance du gouvernement central au
- 41:58communes arrive à temps. Il faudrait aussi que les procédures de consommation soient des procédures
- 42:02plus euh comment je dire agiles plus agilees parce que une commune qui doit faire un projet doit
- 42:11passer par un processus tel que le moindre appel d'offre plus son jugement plus éventuellement la
- 42:17gestion la gestion des contentieux liées à ces à ces appels d'offre là peut prendre 9 mois. Donc le
- 42:24temps n'est pas une ressource renouvelable hein. Le temps que c'est comme un fleuve. euh l'eau
- 42:29ne passe pas deux fois. Donc nous avons tous les communes aussi en premier, je dirais l'obligation
- 42:35de faire en sorte que notre gestion soit exemplaire et soit performante. Et vous proposez
- 42:41quoi ? Parce que c'est aussi des règles pour éviter euh des des malversations certainement.
- 42:49J'entends souvent cela et je voudrais dire que j'ai entendu même dans une vie antérieure où je
- 42:56militais pour une décentralisation fondée sur le principe de subsidiarité à savoir que ce qui doit
- 43:01se faire ce face soit identifié et soit réalisé le plus proche le plus près possible des populations
- 43:06de leurs écosystèmes. J'entendais certains dire on risque de décentraliser la corruption mais il
- 43:13faut savoir que le système qui est en place est un système qui fait des communes certainement
- 43:18les structures les plus contrôlées du Bénin. Les plus contrôlées du Bénin. Donc il faut fonder sur
- 43:25cela la la prochaine décentralisation pour que ce contrôle a priori ne soit pas si lourd que le
- 43:32résultat attendu qui est-ce le fait de réaliser les investissements par c'est ça ce n'est pas
- 43:37simplement le fait de venir contrôler qui est l'objectif. L'objectif c'est de faire que les
- 43:41investissements prévus soient réalisés à temps à bonne date. Donc un contrôle a priori qui soit
- 43:45certainement allégé mais sévère, un contrôle à postériorie qui soit encore plus sévère et que
- 43:51ceux qui éventuellement prendraient sur eux de de mobiliser des ressources qui ne sont pas des
- 43:55ressources de la ville, ben qu'on leur fasse ce qu'on doit leur faire et sans concession.
- 44:00Pour revenir sur la question initiale, les ambitions de la mairie et sa caisse,
- 44:06où allez trouver vous l'argent pour toutes ces ambitions les matérialiser ? D'abord,
- 44:14vous savez, j'aime bien le mot le thème générique des anglais pour désigner l'argent. Ils disent
- 44:18currency. Ça veut dire que l'argent est un est un est comme un fleuve qui coule et il va vers ceux
- 44:23qui font ce qui attirent l'argent et il fuit ceux qui font ce qui n'attent pas l'argent.
- 44:30Cotonou en travaillant sur sa crédibilité, la crédibilité du projet est le premier facteur
- 44:36d'attraction des investissement. Ce facteur là nous permettra de discuter avec le gouvernement
- 44:42pour avoir le partenariat avec le gouvernement qui est nécessaire, mais discuter avec les acteurs
- 44:47du du territoire. Quand vous faites en sorte que les les entreprises investissent euh ce qui leur
- 44:53prenait 6 mois le leur prendrait maintenant 6 semaines, forcément, vous aurez davantage
- 44:56d'entreprises dans le territoire. travailler avec les partenaires euh techniques et et financiers
- 45:03sur ce que nous voulons faire. Et la preuve que nous faisons par exemple quand l'année prochaine
- 45:08nos ressources propres auront doublé et que la tendance va être que elles vont tripler,
- 45:13je sais qu'elles vont plus que tripler, nous serons plus crédibiles pour dire "Venez voir
- 45:18ce que nous faisons et ce que nous demandons, ce n'est pas le mot nous demandons. Nous sommes un
- 45:22écosystème crédible, fiable qui apporte du retour sur investissement et donc vous pouvez venir avec
- 45:28nous. J'étais à à Londres pour en parler et il faut témoigner du fait que notre pays a
- 45:34une réputation à l'extérieur, une réputation construite au cours de la décennie écoulée et
- 45:40que nous devons conforter maintenant au niveau des communes. Cette responsabilitél est celle que nous
- 45:44devons embrasser. En parlant d'exigences de de résultats, euh vous avez reçu hein, vous maire élu
- 45:52donc de la liste Union Progressiste, le renouveau des lettres de mission ou des notes de mission. De
- 45:58quoi s'agit-il et et quel résultat attend le parti de vous ? Maurire, il peut le renouvoir à la tête
- 46:06des communes. Le parti a partagé avec ses élus, maires et adjoints un un code de conduite, donc
- 46:15une grille de ce que le parti attend de ces élus au niveau local. l'exemplarité, la coopération,
- 46:23le partenariat avec tous les acteurs et j'en passe. C'est c'est un code de conduite que nous
- 46:29devons euh utiliser au niveau de chaque commune. Cotonou est sur cette trajectoire là par rapport à
- 46:38ce que nous avons mis en chantier. H alors parlons de l'espace public. l'espace public grignoté par
- 46:45les occupations anarchiques. Comment comptez-vous reprendre la main sur le foncier à Cotonou ? Vous
- 46:52parliez tantôt des réserves publiques également. Nous allons récupérer toutes les réserves
- 46:57publiques qui sont encore récupérables puisque certains malheureusement du fait de certaines
- 47:01malversations ont pu être distrait j'appelle ça ou privatisé avec des titres fonciers mais
- 47:07toutes celles qui peuvent être récupéré nous les récupérerons. C'est pour cela que une étude est
- 47:11en cours et comme je vous disais l'étude était parti pour pour identifier un stock donné et sur
- 47:17le terrain il se fait que le stock est est le la liste constatée est le double. Ça signifie
- 47:23que même il y a des réserves qui sont méconnues de la ville, donc les identifier, les cartographier,
- 47:27les sécuriser. La gestion foncière va être entièrement digitalisé. Aujourd'hui, les registres
- 47:34euh des lotissements sont un peu éparses et ne sont pas numérisées. Donc, nous allons réconcilier
- 47:40tout cela. C'est pour cela que Dieu dit ce que nous voulons faire va être un partenariat entre
- 47:44l'État et la ville. l'occupation de la ville, vous savez lors de la restitution la rédition de compte
- 47:52qui s'est faite, non pas parce que nous nous sommes partis pour dire ce que nous avons fait,
- 47:57nous avons appelé les populations à travers des panels à dire qu'avez-vous constaté ? Quels sont
- 48:02vos besoins et comment vous voyez cela se faire mieux et qu'est-ce qu'elle soit quelle va être
- 48:06votre partition ? C'était édifiant. Moi, j'étais dans la salle mais dans le public,
- 48:11j'ai écouté les jeunes, les femmes direent voilà ce voilà nos défis ce que vous avez fait. Voilà
- 48:16comment nous l'avons perçu et voilà comment nous pensons que ça peut être fait en mieux et répondre
- 48:21à la question qu'est-ce que vous vous pouvez faire pour que ça se fasse en mieux pour que nous on
- 48:24puisse faire davantage ? Ils y ont répondu. J'ai vu une femme dire et un autre monsieur
- 48:29dans un autre panel dire monsieur le maire, il est temps de sévir, il est temps de faire en
- 48:35sorte que le pollueur soit le payeur, que celui qui occupe l'espace qu'on puisse le déménager au
- 48:40besoin manou militaré parce que c'est la l'espace public mais c'est le salon commun de nous tous.
- 48:47Donc on ne doit pas permettre à certains de le privatiser. Et parfois cette privatisation là est
- 48:51une cause d'inondation parce que quand vous quand vous occupez les couloirs de l'eau, quand vous
- 48:57vous installez sur des passages d'eau et que vous construisez, si c'est vous qui ainsi mettez en
- 49:03péril le cas de vie commun, ben il va falloir le bulldoser. Donc cette exigence là est portée aussi
- 49:10par les populations. Ça veut dire que elles nous disent oui nous sommes une part du du problème,
- 49:16nous allons jouer notre partie si on jouer la vottre. Et moi je leur ai dit vous nous verrez en
- 49:21train de jouer la nôtre et nous voudrions que vous jouez la vote. C'est pour cela que cette rédition
- 49:25de compte a été conclue par un pacte citoyen en cinq points qui dit ce que la ville va faire et
- 49:31ce que les citoyens vont faire. Et ce pacte, nous allons le porter et faire en sorte que dans chaque
- 49:36arrondissement cela soit reflété et que cela soit discuté dans les conseils d'arrondissement
- 49:41et que les acteurs de chaque arrondissement y adhèrent. Il va c'est un il va être discuté donc
- 49:46il va être amendé, il est amendable. Chaque arrondissement peut faire le sien avec la
- 49:51structure de la commune mais à l'amender et le mettre à sa sauce. C'est à 5 points en quelques
- 49:57mots. La ville s'engage à anticiper, à écouter, à réaliser les infrastructures, à les entretenir,
- 50:07à en faire la maintenance et à faire en sorte que cela soit fait à bonne date. Et comment
- 50:12on vous demande les comptes l'auditeur ou le téléspectateur qui nous suit actuellement ? pour
- 50:18bientôt nous aurons euh je disais tantôt que la la l'administration municipale va être bientôt
- 50:24une administration que chacun peut avoir dans sa poche. À tel enseigne que quand vous identifiez
- 50:30un couvercle de de pavé que vous signalez que vous puissiez dire je l'ai signalé à telle date
- 50:36et au bout de telle date ça n'a pas été fait. C'est une façon de d'interroger, d'interpeller
- 50:41l'administration communale. Cela chacun peut l'avoir dans sa poche. Euh désormais avec une
- 50:45application ou bien sûr, bien sûr. Et il y en existe déjà. Il s'agit de le généraliser et et
- 50:51de faire en sorte que chacun puisse d'abord savoir que c'est disponible et apprendre à l'utiliser,
- 50:56l'utiliser que la ville elle-même se soutire pour pouvoir euh être répondre à à cette exigence là.
- 51:03Euh c'est une application qui a été d'ailleurs euh euh mise en place par euh le ministère du cadre de
- 51:09vie. Donc quand il y a uneation cadre de vie 229 cadre de vie. C'est bien ça. Oui. D'accord. Donc
- 51:17comment ça marche quand ça il y a il y a un pavé défoncé ? vous pouvez géolocaliser le problème,
- 51:24le signaler et donc la la l'administration municipale sait que le problème là où le problème
- 51:30a été signalé est en mesure d'aller sur ce lieu-là et de pouvoir le le le corriger à bonne date et
- 51:37celui qui a signalé le problème peut dire je l' signaler la tête date et pourtant plus tard ça n'a
- 51:43pas encore été fait. cette façon pour les chefs quartiers quand c'est aux citoyens de signaler
- 51:48que des pavés sont défoncés, des couvercles de carnivaux se sont envolés, le le chef quartier
- 51:53est responsabilisé pour faire ça mais nous voulons que le citoyen aussi soit responsabilisé et que la
- 51:59tension qui est nécessaire entre la responsabilité citoyenne et celle de la municipalité soit en
- 52:05place à travers une interface qui responsabilise la ville et il y a une plateforme digitale qui
- 52:11est en train d'être mise en place pour leur permettre aussi d'être en mesure de jouer leur
- 52:17responsabilité en tant que chef de quartier. Donc cela ne se fera pas en 100 jours, hein,
- 52:21mais cela est en chantier. Alors, on va continuer cette émission avec un autre pan faire grandir
- 52:27cotonou sans l'étendre. C'est le 5e levier de votre programme. Comment le traduisez-vous en
- 52:33action cotonou 79 km² et beaucoup d'eau. Vous le disiez il y a quelques instants. Cotonou est plein
- 52:43comme un œuf. Il faut que cotonou se densifie. Il faut donc que dans les constructions et dans
- 52:49la réglementation qui va avec ces construction là que nous puissions inciter à une densification.
- 52:54Si vous prenez par exemple le quartier de Quincom qui a plus que mon âge en terme de viabilisation
- 53:01euh euh le couvert si vous si vous calculez l'emprise des bâtiments dans ces parcelles là
- 53:10euh leur valeur est inférieure à la valeur du foncier. C'est ça indique quelque chose
- 53:15et ce sont des zones dont une partie est par exemple en individusion. Comment on fait pour
- 53:19que l'indivision puisse être incitée à investir ? Ça, ce sont des questions qui peuvent être
- 53:24résoles. Nous devons aussi faire en sorte que la mobilité est un instrument de la densification. Si
- 53:32vous pouvez être dans un quartier et ne pas avoir besoin d'aller très loin pour avoir les services,
- 53:38vous serez incité à rester dans votre quartier. Donc cette densification là est une nécessité.
- 53:44Le fait de faire en sorte que les équipements de proximité soient aussi dans les quartiers va
- 53:49inciter euh la cette densification. Luc Yankadja, au-delà des infrastructures, il faudra investir
- 53:57davantage dans le capital humain de la ville. Vous évoquez l'accès aux soins, l'éducation, la
- 54:03promotion des talents pour donner à Cotonou plus de rayonnements. Vous nous expliquer cela ? Oui,
- 54:10la ville a comme responsabilité de porter à niveau son capital humain, les jeunes. Cela passe par des
- 54:19écoles, des centres de santé qui sont à niveau, qui permettent des soins qui sont accessibles.
- 54:25Et pour les écoles par exemple, faire en sorte que aujourd'hui nous sommes dans un monde où la
- 54:30digitalisation est telle que le dialogue avec le l'intelligence artificielle doit être mise
- 54:37à la portée des jeunes. Il doivent sortir des CG sachant faire cela. Donc nous devons équiper donc
- 54:43chaque CG d'une médiathèque qui met en place un écosystème qui met le pied à l'étrier à
- 54:50nos enfants par rapport à ce qui va les rendre compétitif dans le monde qui est devant nous,
- 54:56c'est le monde d'aujourd'hui et qui les capacite par rapport à ce qu'ils savent faire à leur à leur
- 55:03don et à leurs talents. Donc faire en sorte que nous puissions faire ce genre d'investissement
- 55:08fait partie donc du levier 6. Nous devons aussi euh faire en sorte que au niveau des marchés,
- 55:16par exemple, j'ai dit sur un marché que l'accès à à l'internet et à la digitalisation soit à
- 55:22la portée des gens, que la ville constate cet investissement là, c'est un bon investissement
- 55:26pour la transformation de l'économie populaire. C'est ces éléments sont nécessaires. Mais la
- 55:31culture la culture un potentiel méconnu de la ville de Cotonou. Cotono a 165 quartiers qui ont
- 55:38chacun un nom et les populations tiennent au nom de leur quartier et chaque nom de quartier a une
- 55:44signification. Connecter cette signification là dans le cadre d'un événement qui va être
- 55:50la signature culturelle de Crotonou, que ce soit sous forme de festival et ou de carnaval. C'est ça
- 55:56c'est dans notre plan d'action. Si nous faisons cela, nous allons pouvoir passer qu'unois a des
- 56:01infrastructures qui sortent de terre. Euh le le QCC, le quartier culturel de Cotonou avec
- 56:07sa composante nous donne le là par rapport à ce que nous devons faire pour accompagner cela.
- 56:12Cotonou est la future capitale africaine de des imaginaires africains euh où la contemporain se
- 56:20fait ici. Cotonou est déjà dans le Guiness de des records par rapport à au au mur de graphe le plus
- 56:26long du monde. Notre rôle n'est pas d'inventer la roue. Notre rôle c'est de de créer l'écosystème
- 56:33qui met tout cela en musique et et ensemble. Nous ambitionnons créer une un vrai signal culturel
- 56:40pour Coton. La culture est un est une industrie créatrice de d'emploi et de valeurs ajoutées et
- 56:47côon a de quoi créer une marque particulière pour le Bénin. Je suis venu décliner une ambition et
- 56:55une méthode et donc et montrer que la méthode que nous voulons faire et la l'ambition déjà elle est
- 57:00connectée avec ce queonou a possède et ce que le gouvernement fait ou ambitionne faire aussi.
- 57:06Donc des études préliminaires sont en cours. D'ailleurs, c'est le 2e adjoint qui est chargé
- 57:12de cela. Les études préliminaires sont en cours. Les acteurs culturels de la ville,
- 57:16nous les avons réunis et nous les écoutons pour voir comment est-ce que ce que nous allons faire
- 57:21va conjuguer et leur leur capacité à faire. Il s'agit pas encore une fois de d'inventer le fil à
- 57:26couper le beurre, hein. On va s'intéresser à votre gouvernance. Quel est son cachet spécial ? Comment
- 57:33le côoi s'adresse à vous ? directement. Comment voulu donner la parole aux citoyens,
- 57:39au cotonois ? L'ambition, c'est de faire en sorte que la gouvernance, elle soit inclusive,
- 57:46elle soit participative et que chacun se sente cotonoir dans la conduite de cette gouvernance
- 57:55là. Gouvernance, c'est pas gouvernementin. Nous nous prenons souvent sur le mot. La gouvernance,
- 58:00c'est la qualité des systèmes de pouvoir entre le gouvernement, la société civile et le secteur
- 58:07privé. Et cette qualité de transaction de pouvoir permet de créer un écosystème qui porte à à
- 58:16hauteur une ville donnée ou un pays donné. Nous ce que nous voulons créer de faire en sorte que les
- 58:22entreprises du territoire que ce soit à travers leur volonté d'investir pour créer la valeur
- 58:27ajoutée investir davantage et qu'il sentent que ce qui est fait facilite leurs investissements mais
- 58:32aussi quand cela quand ils en auront la volonté de faire que leur euh volonté de contribuer sur leur
- 58:40responsabilité sociale puisse aussi contribuer à cela que les citoyens comme j'ai dit tantôt
- 58:46se rendent compte que leur geste Chaque citoyen se rend compte que l'ambition de changer de seul
- 58:52est doit être aussi le sien et que quand votre voisin a un mauvais comportement, interpellez-le.
- 58:58Les villes qui nous donnent envie sont des villes où les citoyens ne permettent pas que
- 59:03d'autres citoyens abîment leur leur cadre de vie. Nous devons arriver à un niveau de responsabilité
- 59:10tel que chacun doit être le le gardien de de notre cadre de vie. C'est ça aussi cette gouvernance-là.
- 59:17Et pour faire ça, la ville doit être la première. C'est elle qui est le moteur dans le système.
- 59:23Ce qu'elle fait doit crédibiliser l'action des autres, doit entraîner l'action des autres. C'est
- 59:28pour cela que j'ai j'ai dit et créé que cette gouvernance là est la première infrastructure
- 59:34du changement d'échelle. 2030, Cotonou ville du bicenténaire, que mettrez-vous en avant ? Quelles
- 59:43ambitions symboliques avez-vous pour cette date ? En fait le bicentenaire et je voudrais dire à
- 59:49nos téléspectateurs et téléspectatrices que Cotonou en 2030 sera une ville bicentenaire.
- 59:55Il faut qu'elle incarne ce bicentenaire là. Il faut que elle réflète ce bicentenaire en
- 1:00:01devenant une ville de référence en Afrique par rapport à la transformation territoriale,
- 1:00:06à la transformation de son de son économie et à son attractivité et à sa capacité d'innovation.
- 1:00:13Donc l'horizon du bicentenaire est le fil conducteur de notre action parce que ça
- 1:00:18devient pour nous un élément de motivation. Partout dans le monde où les gens célèbrent
- 1:00:23des bicentenaires ou des centenaires et autres. Euh c'est l'occasion pour et le gouvernement
- 1:00:28et la ville et les acteurs sociaux, les acteurs économiques de faire de marquer le moment. Alors
- 1:00:36le CAP 2030 nous permet de par exemple mettre en exerg cette ville-là qui devient une capitale des
- 1:00:46imaginaires africains. Je disais tantôt que le QCC va être pour nous un un investissement
- 1:00:53autour duquel nous allons créer l'identité culturelle de la ville. Fait faire en sorte
- 1:00:57que chaque africain ait envie de venir à Cotonou pour exprimer son identité son identité d'africain
- 1:01:03parce que l'écosystème va le permettre. parce que les activités culturelles vont nous permettre,
- 1:01:08vous savez aujourd'hui c'est c'est devenu presque naturel quand on parle de de Vouise,
- 1:01:13mais il a fallu créer le concept et le valider et nous aurons euh un concept comme celui-là,
- 1:01:20faire de Cotonou la capitale des imaginaires africains. Les éléments pour le faire, certains
- 1:01:25sont déjà là et et il reste à les connecter. Comme comme je disais, quand vous avez 165
- 1:01:30quartiers qui sont très typés au plan historique, au plan culturel, il reste à les mettre ensemble,
- 1:01:37à les connecter pour créer cette identité là. C'est ça le CAP 2030. Le Cap 2030 va permettre
- 1:01:42que Tonou dans sa relation avec l'eau, le pacte avec l'eau soit au cœur de cette conduite là.
- 1:01:49Nous voulons que d'ici 2030 que Cotonou soit une ville euh dont le couvert végétal, c'est vrai,
- 1:01:59on ne on ne on ne crée pas un un couvert végétal euh comment je vais dire en en en un an,
- 1:02:05mais les éléments qui vont faire en sorte que la la ville et son couvert végétal soit plus
- 1:02:11grand. par exemple, il y aura un grand parc dont les les études sont déjà en cours hein à
- 1:02:17Fifadi nous sommes actuellement le projet qui est prévu avec un programme du gouvernement euh porte
- 1:02:25sur près de 350 à 400 hectares d'espace vert et de plans d'eau dans la ville.
- 1:02:34Ils ils seront construits autour des chemins de l'eau. Donc vous aurez des plans d'eau agréables
- 1:02:40où vous pouvez vous installer et et et sentir la ville comme étant votre et avoir cette fierté
- 1:02:46de faire partie de cette de ce chantier de cette entreprise là. À quel niveau par exemple à Vossa
- 1:02:53à partout àodi. En fait l'idée et le sentier c'est d'identifier tous les chemins de haut.
- 1:03:04d'identifier les espaces qui ont qui vont nous servir de canaliser cette eau-là et les aménager.
- 1:03:11C'est ça. Faire un partenariat entre la ville et l'eau. Donc identifier les la part de l'eau,
- 1:03:17le chemin de l'eau et lui faire sa place. C'est ça qui va faire que nos infrastructures,
- 1:03:22nos cannivaux vont bien et mieux fonctionner. Cet aspect quand l'assa part dans la ville,
- 1:03:28vous verrez que ça va se traduire en plan d'eau urbain. Il y a des quand vous voyagez,
- 1:03:34vous voyez des des parcs avec à l'intérieur des des plans d'eau qui qui sont très agréables. Nous
- 1:03:41avons des éléments précurseurs de cela qui ont été mis en place par le projet PAPC par exemple. c'est
- 1:03:48il va falloir connecter tout ça. Ça fait partie du narratif que nous avons écrit et que nous
- 1:03:56voulons mettre en œuvre pour le le CAP 2030. Le bicentenaire, nous voulons que ce soit une marque
- 1:04:02dont les générations futures vont se souvenir, vont se souvenir de ce que quandono a fait son
- 1:04:07bicentenaire, il y a cet élément qui a transformé la ville. Vous avez souligné les aspects
- 1:04:13culturels. Est-ce qu'il y a d'autres volets ? Est-ce qu'il y a un événement particulier,
- 1:04:18un colloque international ? Est-ce qu'il y a des rencontres qui sont prévues ? Des rencontres qui
- 1:04:22sont prévues. Tout cela va être va avoir euh un omnibus qui s'appelle la signature culturelle de
- 1:04:29Cotono. Il faut pas que ce soit une rencontre rien que pour le bicentenaire. Il faudrait que
- 1:04:34ce soit un commencement pour des rendez-vous qui vont précisément encore une fois faire de Cotonou
- 1:04:42la capitale africaine des imaginaires africains ou la capitale des imaginaires africains. Donc ça va,
- 1:04:47il y aura euh des conférences, il y aura des activités culturelles, il y aura euh festival,
- 1:04:55carnaval, tout cela va être monté. 2030, c'est dans 3 ans et donc nous voulons avoir une ambition
- 1:05:02grande et raisonnée. Alors monsieur le maire, on est presque à la fin de cette émission. Quel
- 1:05:07engagement quels engagements prenez-vous pour ce Sepena ? Je prends l'engagement que ensemble
- 1:05:16avec les cotonoises et les cotonois que cotonous change d'échelle change d'échelle que chacun le
- 1:05:22sente dans sa vie dans sa vie dans son activité que les jeunes le sentent que le pouvoir d'achat
- 1:05:30le sente que la création d'emploi soit manifeste par rapport à ça que chacun ait le sentiment que
- 1:05:37la ville lui a mis le pied à l'étrier par rapport à ce qu'il peut faire ce qu'il sait faire.
- 1:05:42C'est ce que je voudrais que euh chaque cotonoise, chaque cotonois sente. Je voudrais aussi que
- 1:05:48cotonou dans le grand nooué joue sa partition de moteur de développement durable. En fait,
- 1:05:57le territoire de Cotonou parce qu'il y a pas de ville sans territoire. Le territoire
- 1:06:00de Cotonou plus soit territoire économique, territoire écologique et autres, même territoire
- 1:06:06administratif, cotonou a pour territoire le Bénin tout entier. Si notre quand notre ville
- 1:06:11va faire va changer d'échelle, elle va contribuer amplement euh en en jouant le rôle de booster dans
- 1:06:18la régionalisation appelée par le président Wag pour le département du litoral et bien au-delà.
- 1:06:25Merci monsieur le maire. Merci Luc Gakadia d'avoir répondu à nos questions. Je suis venu avec ceci,
- 1:06:34je veux pas avec ça. Je voudrais que l'ensemble de nos téléspectateurs et l'ensemble des
- 1:06:39cotonnoirs soit convaincus qu'ensemble nous changerons de chaise. En aimant Cotonou,
- 1:06:44c'est ce qui est créé. Exactement. J'aime Cotonou. Alors à travers cet entretien,
- 1:06:48nous retenons une ambition faire de Cotonou une ville résiliente, une ville propre.
- 1:06:54une ville plus proche de ses habitants, une ville mieux gouvernée, on le sait,
- 1:06:59c'est l'affaire de tous, vous l'avez suffisamment dit sur ce plateau, les défis sont nombreux mais
- 1:07:06les cotonoises et les cotonois jugeront avant tout votre mandat alone des résultats concrets
- 1:07:13et l'impact sur leur quotidien. Donc le rendez-vous est pris avec les citoyens et
- 1:07:20l'histoire. Merci à vous, monsieur le maire. Ce fut un plaisir de coanimer cette émission
- 1:07:25avec vous Marie Léa Yo. Merci à vous auditeurs et téléspectateurs de nous avoir suivi. Oui.
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