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Docteur en Nutrition : Ce qui accélère vraiment le déclin cognitif (Dr Riché) — Transcript

by Biomécanique · 19,968 words · 1,677 segments · language en · Watch on YouTube

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  1. 0:00Les populations qui avaient une espérance de vie en bonne santé particulièrement
  2. 0:03élevée étaient tout à fait possesseurs de leurs moyens cognitifs,
  3. 0:07contrairement à ce qu'on pourrait imaginer.
  4. 0:09Peut-on tous avoir toutes ces facultés cognitives jusqu'à 80-95 ans ?
  5. 0:13Je suis titulaire d'un doctorat de physiologie humaine, discipline qui englobe
  6. 0:17notamment la nutrition.
  7. 0:18J'ai participé à la conception et au développement de la micronutrition.
  8. 0:22Le déclin cognitif chez l'humain a tendance à se faire plus tôt,
  9. 0:26de manière plus précoce par rapport aux autres générations. En 2025,
  10. 0:29le gouvernement français décide de faire de la santé mentale une grande cause nationale.
  11. 0:34À un moment donné, on ne peut pas être à la fois cause et conséquence d'un problème.
  12. 0:37Quel est l'impact de l'alcool ou du tabac, par exemple, sur le vieillissement
  13. 0:40du cerveau ? Les effets sont très dépendants du type de boisson consommée.
  14. 0:44À quelle fréquence je peux me permettre des écarts ? Les centenaires qui vivent
  15. 0:47en bonne santé ne font pas de régime cétogène.
  16. 0:49On a évoqué un facteur clé d'agression pour le cerveau, c'est le jeûne.
  17. 0:52Il fait tout sauter, il fait tout sauter.
  18. 0:55Le cétogène, le jeûne. et celui qui pèse le plus lourd sans conteste ces le...
  19. 1:07Alors, tu m'as avoué qu'il y avait une petite idée sur laquelle tu voulais revenir,
  20. 1:10d'entrer sur l'espèce de déclin cognitif qui, pour toi, n'existerait peut-être
  21. 1:14pas, ou en tout cas pas de la façon dont le public pourrait le penser.
  22. 1:18Je te laisse m'expliquer un petit peu.
  23. 1:19Je vais étayer ça avec plusieurs éléments. Le premier, c'est que tu sais que
  24. 1:23depuis une trentaine d'années, il y a une marotte qui occupe pas mal l'esprit
  25. 1:27des nutritionnistes, c'est le régime de longévité.
  26. 1:30On a notamment des gens qui se sont penchés sur les centenaires d'Okinawa et
  27. 1:35ce n'est pas clairement énoncé dans les premières lignes de leurs ouvrages,
  28. 1:40mais les populations qu'ils ont rencontrées, qui avaient une espérance de vie
  29. 1:44en bonne santé particulièrement élevée,
  30. 1:47étaient tout à fait possesseurs de leurs moyens cognitifs, contrairement à ce
  31. 1:53qu'on pourrait imaginer. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que,
  32. 1:56et je vais y revenir, des groupes de populations de certaines tranches d'âge
  33. 2:01sont de plus en plus souvent atteints par ces pathologies, que ces pathologies sont liées à l'âge.
  34. 2:07Si tu as l'occasion, tes auditeurs ont l'occasion d'aller regarder la conférence
  35. 2:13du centenaire qui a été donnée par Edgar Morin lors de ses 100 ans.
  36. 2:17Edgar Morin, ce jour-là, est intervenu. Il y a des choses que je n'ai pas comprises,
  37. 2:22non pas parce qu'il était gâteux ou qu'il avait perdu son dentier,
  38. 2:25mais parce que son évolution cognitive et le développement de son cerveau s'était poursuivi.
  39. 2:32Ce que j'explique souvent aux gens, c'est qu'on ne verra jamais un champion
  40. 2:35olympique de 80 ans, même dans des faux sports comme le jumping ou les échecs.
  41. 2:43Par contre, on verra des prix Nobel qui peuvent avoir 80 ou 90 ans et qui continuent
  42. 2:48d'exercer. C'est-à-dire qu'en fait, le cerveau est un organe qui évolue en permanence
  43. 2:53et qui est toujours sur le fil du rasoir entre la construction et la dégradation.
  44. 2:58Ceci passe par l'intervention de molécules dont on parlera peut-être,
  45. 3:01ce qui s'appelle les neurotrophines.
  46. 3:03Et l'action de ces molécules dépend de notre alimentation, dépend du dialogue
  47. 3:07avec notre intestin, dépend de la pollution, dépend du stress,
  48. 3:11dépend des infections subies, dépend
  49. 3:13de l'infection reçue, dépend des sollicitations dont on fait l'objet.
  50. 3:16Et au passage, ces différents éléments que j'ai évoqués, ça fait partie des
  51. 3:21leviers sur lesquels on essaie de travailler pour ralentir la maladie d'Alzheimer, par exemple.
  52. 3:28Ils font également partie des éléments qu'on pointe quand on réfléchit au développement
  53. 3:32cognitif optimal des enfants.
  54. 3:34C'est-à-dire que quand les facteurs défavorables pèsent plus lourds que ceux
  55. 3:38qui sont favorables, une alimentation optimale, la gestion du stress,
  56. 3:42les sollicitations, une activité physique cohérente, intelligente, etc.
  57. 3:46Alors, il y a des effets défavorables sur les connexions et sur les fonctions
  58. 3:50cérébrales qui y sont associées.
  59. 3:52Et comme les facteurs environnementaux pèsent de plus en plus lourds depuis
  60. 3:57deux générations, bien évidemment, on prend de pleine face la survenue de ces
  61. 4:01pathologies. Et ce n'est pas une histoire d'âge.
  62. 4:04J'ai eu l'occasion à Jussieu d'avoir comme prof le professeur Beaulieu en endocrinologie,
  63. 4:10qui a été connu pour ses travaux sur la longévité et qui,
  64. 4:13pour donner du crédit à ses idées, mort à 97 ans, et il disait en cours,
  65. 4:18le travail sur le déclin et les effets de l'âge intéressent tous les chercheurs
  66. 4:24qui sont néanmoins un jour avant moi.
  67. 4:26C'est-à-dire que c'est une façon de dire que comme la pré-ménopause ou toutes
  68. 4:30ces situations qu'on va expliquer et caractériser simplement par la période
  69. 4:35de la vie où elle se situe, c'est juste une manière de les qualifier,
  70. 4:38mais certainement pas une manière de les expliquer.
  71. 4:40Alors c'est à la fois extrêmement inquiétant, mais extrêmement rassurant puisque
  72. 4:44si on comprend bien les effets respectifs, les effets défavorables d'une part
  73. 4:48et de ceux qui sont favorables d'autre part,
  74. 4:50on peut aussi bien jouer sur l'optimisation du
  75. 4:54développement émotionnel et cognitif des enfants puis des adultes mais aussi
  76. 4:58retarder le déclin cognitif des seniors et de ceux qui devraient être si mes
  77. 5:03souvenirs sont justes les porteurs de la sagesse et de la transmission puisqu'on
  78. 5:07dit toujours que la vieillesse est l'apanage de la sagesse sauf chez ceux qui ont Alzheimer.
  79. 5:13Bien sûr. Alors que je comprenne bien, est-ce que pour toi, le déclin cognitif
  80. 5:20est-il inéluctable ou pas ?
  81. 5:23Peut-on tous avoir toutes ces facultés cognitives jusqu'à 80-95 ans ?
  82. 5:32Et l'hygiène de vie est absolument parfaite. Est-ce que ce déclin existe uniquement
  83. 5:39parce que l'environnement est dégradant ou pas ?
  84. 5:42Alors, il y aura des nuances parce qu'il y a effectivement dans les mécanismes
  85. 5:46physiologiques qui nous protègent des prédispositions génétiques,
  86. 5:51mais on doit sortir de cette vision-là pour parler plutôt de contexte épigénétique.
  87. 5:56C'est-à-dire que si on a une prédisposition, par exemple, à moins bien protéger
  88. 6:01ses neurones que la moyenne parce qu'on protège moins bien que d'autres certaines
  89. 6:04molécules qui jouent des rôles importants.
  90. 6:06Et qu'en même temps, on est placé dans un environnement qui nous maltraite,
  91. 6:11bien évidemment, on va subir plus facilement les effets du lait clincé.
  92. 6:14Tu prends quelqu'un qui craint le froid, tu le fais vivre au Groenland et il
  93. 6:18aura plus facilement froid que si tu le mets en Arabie Saoudite.
  94. 6:20Donc, ce que je veux dire, c'est qu'il y a un effet subtil de l'équilibre entre
  95. 6:25ce que la personne peut tolérer qui est dépendant d'une part de son capital
  96. 6:29génétique, mais aussi de ses choix
  97. 6:31de vie, et en même temps du niveau de contrainte auquel il est soumis.
  98. 6:34Et celui qui pèse le plus lourd, et on le voit aujourd'hui à la fois à travers
  99. 6:38l'évolution dramatique des chiffres de maladies psychiatriques,
  100. 6:42des problèmes d'addiction, mais aussi l'accélération des maladies neurodégénératives,
  101. 6:47sans conteste, c'est le stress qui joue un rôle énorme.
  102. 6:49Et c'est vrai que quand en 2025, le gouvernement français décide de faire de
  103. 6:55la santé mentale d'une grande cause nationale, je trouvais que c'était assez hallucinant.
  104. 6:59C'est-à-dire qu'à un moment donné, on ne peut pas être à la fois cause et conséquence d'un problème.
  105. 7:04Il faut bien évidemment considérer que le contexte sociétal dans lequel on vit,
  106. 7:09dispose à la survenue de problématiques neurodégénératives chez un nombre croissant
  107. 7:15de gens de plus en plus jeunes.
  108. 7:17Donc ce qu'on est en train de dire, c'est que finalement, le stress est la plus
  109. 7:21grande cause de problématiques et de déclin cognitif, plus que l'alimentation, par exemple ?
  110. 7:27On ne doit pas les considérer comme des colonnes indépendantes qui ne se rejoignent jamais.
  111. 7:31C'est-à-dire que le stress, lorsqu'il est bien caractérisé,
  112. 7:34a des conséquences en cascade qui sont par exemple une plus grande vulnérabilité immunitaire,
  113. 7:39ce qui est un facteur énorme d'aggravation de toutes les pathologies par l'intermédiaire
  114. 7:45non patent des agents infectieux par eux-mêmes que de ce que met en jeu notre système immunitaire,
  115. 7:51les fameuses cytokines qui occasionnent des orages depuis le mois de février 2020.
  116. 7:56Ce sont des molécules qui sont capables d'entraver non seulement l'activité
  117. 8:01des neurones, mais aussi ce qu'on appelle la plasticité neuronale.
  118. 8:05Donc ça c'est un élément important le stress influence l'équilibre de nos populations
  119. 8:10bactériennes il peut moduler nos choix alimentaires
  120. 8:12à savoir qu'on ne mange pas de la même manière selon qu'on est stressé ou pas,
  121. 8:16et quelle que soit l'éducation qu'on ait reçue et les aliments à notre disposition.
  122. 8:21Et en fonction de la manière dont on va gérer notre stress, peut-être par une
  123. 8:26pratique sportive inappropriée ou par des expositions à des toxiques qui visent
  124. 8:30à apaiser notre niveau de stress, 40% en France des jeunes de 18 à 25 ans ont
  125. 8:34déjà touché à de la coque,
  126. 8:36ça ne veut pas dire que c'est la conséquence de sa disponibilité,
  127. 8:39c'est la conséquence de la vulnérabilité.
  128. 8:40C'est-à-dire que quand on pose des éléments comme ça, on se rend compte qu'une
  129. 8:44réflexion systémique, ce n'est pas une vision où on met toutes les choses sur
  130. 8:47le même plan en leur accordant une égale importance, c'est une vision qui, au contraire,
  131. 8:53est plutôt pyramidale et où on se rend compte qu'il y a des éléments qui pèsent
  132. 8:56plus lourd que d'autres et qui ont des répercussions en cascade sur tout un
  133. 9:00tas de fonctions qui vont être, à leur tour, identifiées comme étant perturbées.
  134. 9:03C'est-à-dire que quand on pose la question de l'importance respective du stress, des infections,
  135. 9:09des choix alimentaires, c'est comme si on te demandait est-ce que c'est parce
  136. 9:12que mon pare-chocs est cassé que mon pare-brise est abîmé,
  137. 9:15est-ce que c'est parce que mon pare-brise est abîmé que la portière est rayée
  138. 9:18et qu'on imagine que c'est finalement des événements qui seraient corrélés mais
  139. 9:23indépendants les uns des autres.
  140. 9:25Et la dynamique sociétale qui construit en fait une logique extrêmement compétitive,
  141. 9:31Je renvoie aux travaux d'Albert Jacquard sur le sujet,
  142. 9:34qui disait qu'on a une conception de la pédagogie qui vise finalement à préparer
  143. 9:41le citoyen à être soumis et consommateur,
  144. 9:43et qui de ce fait écarte tout un tas de stratégies pédagogiques qui participeraient
  145. 9:48au développement cognitif.
  146. 9:49Donc, dès le plus jeune âge, on prépare finalement une vulnérabilité plus importante
  147. 9:54aux effets défavorables de ce qui va créer plus tard les pathologies neurodégénératives.
  148. 9:59Mais en amont il y a le tabagisme qui lui-même va avoir un impact sur le cerveau,
  149. 10:05De manière transgénérationnelle, au même titre que l'herbe, on sait que les
  150. 10:09consommateurs de hachich vont rencontrer des modifications épigénétiques dans
  151. 10:14leur cerveau qui vont se retrouver à la génération suivante.
  152. 10:17C'est-à-dire qu'il ne suffit pas d'arrêter pour une femme de consommer ses produits
  153. 10:22au moment où elle va tomber enceinte.
  154. 10:24Le fait même qu'on en est consommé n'aura pas la même conséquence,
  155. 10:29n'aura pas le même impact sur le développement du cerveau du futur nouveau-né.
  156. 10:32Alors, ce n'est pas du tout des éléments que j'évoque pour responsabiliser ou
  157. 10:38culpabiliser, c'est juste des faits qu'il faut regarder en comprenant qu'il
  158. 10:42y a une logique à leur survenue de manière un petit peu enchevêtrée.
  159. 10:45Ok, bon alors le développement et le déclin cognitif est la résultante d'un
  160. 10:51tout un paquet de facteurs qui sont eux-mêmes entreliés, entrecroisés,
  161. 10:56qu'il est toujours plus facile d'essayer de faire des blocs de cause à conséquence,
  162. 10:59c'est ce que j'essaye un petit peu de faire pour essayer de détacher des solutions
  163. 11:02et d'y voir un petit peu plus clair, mais on comprend que c'est très complexe.
  164. 11:06Juste, avant de comprendre ce qu'est exactement le déclin cognitif,
  165. 11:09de quoi on parle, si on parle d'Alzheimer, si on parle...
  166. 11:12D'autres démences et de quoi il s'agit, puisqu'on va essayer de tourner un petit
  167. 11:17peu autour, savoir ce qu'il en est et comment justement l'éviter.
  168. 11:22Avant ça, est-ce que, sans vouloir faire peur, mais quand même un petit peu,
  169. 11:26il y a des chiffres, il y a des études qui montrent que le déclin cognitif chez
  170. 11:32l'humain a tendance à se faire plus tôt, de manière plus précoce par rapport
  171. 11:36aux autres générations.
  172. 11:37Quel est le recul qu'on a sur, par exemple, ces 20 ou ces 30 dernières années ?
  173. 11:41Avant de continuer l'épisode, j'ai quelque chose d'exclusif à vous proposer.
  174. 11:45Si vous aimez le podcast Biomécanique, alors vous allez adorer la lettre Biomécanique.
  175. 11:48C'est un petit peu la version cachée du podcast, réservée à mes abonnés.
  176. 11:51Chaque début de mois, j'y partage mes meilleures découvertes pour optimiser
  177. 11:54votre santé, améliorer vos entraînements et augmenter votre longévité.
  178. 11:57Vous trouverez aussi des réflexions personnelles sur des sujets controversés
  179. 12:00et des anecdotes inédites sur le podcast que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.
  180. 12:03Je dévoile aussi mes recommandations personnelles en termes de livres,
  181. 12:06de films, de documentaires que je considère qu'il ne faut pas manquer.
  182. 12:09C'est gratuit, ça se lit en quelques minutes et si ça ne vous plaît pas,
  183. 12:12vous pouvez vous désinscrire en un seul clic.
  184. 12:13Alors pourquoi pas essayer ? Mais attention, chaque newsletter n'est envoyé
  185. 12:16qu'une seule fois et si vous n'êtes pas déjà inscrit, vous avez déjà manqué
  186. 12:19toutes les précédentes.
  187. 12:20Donc pour ne pas louper la prochaine, faites dérouler la description,
  188. 12:23cliquez sur le dernier lien qui s'affiche et rejoignez de suite la lettre biomécanique.
  189. 12:27Ces chiffres, on va dire, c'est le constat établi par des chercheurs qui ont
  190. 12:32consacré l'essentiel de leur travail.
  191. 12:35Il n'y a pas de doute à leur sujet, mais pour autant, une fois qu'on pose ce
  192. 12:41constat, soit on s'alarme et on se dit, j'ai qu'un traitement,
  193. 12:44c'est l'huile essentielle de sapin qui me donne un avant-goût de la mort,
  194. 12:47ou alors on a d'autres solutions en vue.
  195. 12:49Et ce qu'il faut avoir en tête, c'est que, comme je l'évoquais,
  196. 12:52la pression environnementale n'a jamais été aussi forte, ce que j'explique dans
  197. 12:55l'ouvrage sur les où on est aujourd'hui avec les générations Y et Z,
  198. 13:02face à des populations pour lesquelles l'impact environnemental,
  199. 13:06l'appauvrissement des populations bactériennes,
  200. 13:10le niveau de stress encouru et l'appauvrissement de toute la chaîne alimentaire.
  201. 13:16Amènent à ce qu'à un moment donné, on est un peu comme le chevalier noir de
  202. 13:19Monty Python qui monte la garde du pont et qui on coupe les deux bras et les
  203. 13:22deux jambes et qui dit match nul, c'est-à-dire qu'on ne peut pas s'en sortir.
  204. 13:25Et que donc il y a deux types de répercussions il y a des répercussions fonctionnelles
  205. 13:29et des répercussions lésionnelles et pour comprendre,
  206. 13:32très tôt la différence entre les deux. On pourra parler tout de suite des problématiques
  207. 13:36de mémoire et de l'Alzheimer.
  208. 13:38Il faut savoir que beaucoup de nos fonctions qui sont régies par notre cerveau
  209. 13:43font appel à des structures qui se trouvent à différents endroits de ce cerveau.
  210. 13:48A savoir que la compréhension de l'anatomie du cerveau a été cruciale.
  211. 13:53Ça a été un des grands avantages de la guerre de 14. Les guerres permettent
  212. 13:56toujours de très gros progrès médicaux.
  213. 13:57La guerre de Napoléon, ça a permis d'énormes progrès au niveau de la chirurgie,
  214. 14:02la guerre de 14, eh bien, en fait, il y a des gens qui sont revenus de la guerre
  215. 14:05et qui manquaient un petit bout de cerveau à droite ou à gauche.
  216. 14:08Selon les zones qui étaient lésées, on se rendait compte que certaines fonctions étaient altérées.
  217. 14:12Avant cela, on pensait que le cerveau était constitué d'un ensemble de neurones
  218. 14:17qui pouvaient tous accomplir toutes les fonctions et qui étaient indifférenciables
  219. 14:21et substituables les uns aux autres.
  220. 14:23Alors, évidemment, je m'attendais aux commentaires, je suis au second degré
  221. 14:27quand je dis que ça fait partie des bienfaits de la guerre.
  222. 14:29Je préfère éviter des commentaires inutiles on
  223. 14:33sait qu'il y a des spécialistes de la question mais on s'est rendu compte que
  224. 14:36certaines parties du cerveau sont plus particulièrement dévolues à certaines
  225. 14:40fonctions et d'autres à d'autres et concernant le déroulement de ces fonctions
  226. 14:44elles nécessitent des processus chimiques l'intervention de molécules qu'on
  227. 14:48appelle les neurotransmetteurs,
  228. 14:50dont la présence dans notre cerveau est liée à notre alimentation mais pas seulement
  229. 14:55Donc, quand on a un stress important, par exemple, le train de vie de nos neurones
  230. 15:00s'accélère parce qu'on est plus enclin à devoir être en hypervigilance,
  231. 15:04à prendre des réflexions, à avoir des émotions qui sont au summum,
  232. 15:08et donc nos neurotransmetteurs sont dégradés beaucoup plus vite.
  233. 15:11Et si, en contrepartie, nos apports ne sont pas à un niveau qui permette d'assurer
  234. 15:16la compensation de ces pertes-là, petit à petit, on se crée un déficit.
  235. 15:21Et donc, on a des troubles fonctionnels qui peuvent concerner la mémoire et
  236. 15:25c'est là où je voulais en venir, la grande différence entre les perturbations
  237. 15:28fonctionnelles ou lésionnelles, c'est typiquement ce qu'on peut rencontrer à
  238. 15:32l'occasion d'une consultation de mémoire.
  239. 15:34Donc, la maladie de l'Alzheimer démarre de manière… Alors, on a beaucoup de données descriptives.
  240. 15:40Les données explicatives sont encore un peu l'objet de spéculation.
  241. 15:44Mais en gros, il y a des neurones d'une partie bien particulière du cerveau
  242. 15:48qui sont chargés, notamment du stockage des processus,
  243. 15:53des souvenirs ou de la mémoire, qui sont notamment en lien avec des problématiques
  244. 15:57immunitaires, mais pas seulement l'objet d'atteintes, mais qui se propagent
  245. 16:01un peu comme des dominos qui tombent.
  246. 16:02C'est-à-dire qu'un premier neurone touché fait que d'autres neurones sont touchés,
  247. 16:05donc on va avoir des atteintes très rapides.
  248. 16:07Mais au début de la pathologie, il est très difficile d'établir une différence
  249. 16:11entre quelqu'un qui présente ce qu'on appelle des troubles bénins de la mémoire,
  250. 16:14j'ai un mot sur le bout de la langue, je ne m'en souviens plus,
  251. 16:17d'une autre personne qui présente a priori les mêmes symptômes,
  252. 16:21mais qui est déjà confrontée à une maladie neurodégénérative.
  253. 16:25Et il y a un test qui permet de faire la différence entre les deux,
  254. 16:28c'est qu'effectivement, quand on présente cinq objets, par exemple à une personne
  255. 16:33en 10 secondes, on lui demande de mémoriser le maximum d'objets.
  256. 16:38Typiquement la personne qui a un déclin cognitif lié à une perte de ses neurotransmetteurs
  257. 16:44comme je l'ai évoqué juste avant elle va se souvenir d'un seul objet sur 5 donc
  258. 16:47elle va commencer à flipper parce qu'elle va se dire j'ai peut-être un Alzheimer,
  259. 16:51et puis celle qui a un début d'Alzheimer s'en souvient d'un sur cinq,
  260. 16:54c'est-à-dire qu'à ce stade-là on ne fait pas de différence entre les deux,
  261. 16:58la différence va se faire à l'étape suivante où on va donner un indice,
  262. 17:02donc vous avez un papy qui est devant une photo sa femme lui dit mais tu te
  263. 17:05rappelles pas où c'était ?
  264. 17:06Absolument pas mais si c'était lors de notre voyage de noces avant on était
  265. 17:10dans un super hôtel en plus ah la serveuse elle était trop bien t'aurais vu
  266. 17:14Cennibar et donc il prend une claque c'est à dire que quand on donne un indice,
  267. 17:18il y a un retour du souvenir qui va s'effectuer. Alors que dans le cas de l'Alzheimer,
  268. 17:23l'évocation d'un indice ne donne aucune aide supplémentaire.
  269. 17:27La personne va donner une réponse aléatoire. C'est ce qu'on appelle une intrusion.
  270. 17:31Et donc, parce que la mémoire est associative et qu'elle utilise plusieurs parties
  271. 17:36différentes du cerveau, s'il y a une atteinte lésionnelle neurodégénérative,
  272. 17:40il n'y a plus de connexion et de communication entre ces différentes parties.
  273. 17:44Et donc, l'aide qu'on apporte pour retrouver dans l'armoire à souvenir la bonne
  274. 17:49photo au bon endroit va être totalement inopérante.
  275. 17:51Ce test est proposé et permet de faire une différence très précoce entre ce
  276. 17:57qui est simplement du domaine de l'impact des déficits nutritionnels, de l'alimentation,
  277. 18:02de pas mal d'autres facteurs et de ce qui est authentiquement neurodégénératif.
  278. 18:07Et effectivement, les éléments que j'évoquais en introduction,
  279. 18:12l'accompagnement de l'activité physique, les sollicitations,
  280. 18:16aller faire du sudoku, la tête au nord les liens infectifs la prévention des
  281. 18:22problèmes immunitaires etc.
  282. 18:23Ça va ralentir le processus de déclin cognitif.
  283. 18:27J'avais un prof de neurobiologie à l'époque à Jussieu qui disait finalement
  284. 18:32la question d'Alzheimer c'est de savoir si on le fera avant ou après notre mort.
  285. 18:36Alors ce qui était assez rigolo dans sa manière de poser les choses mais c'est
  286. 18:40aujourd'hui toutes les stratégies dites de prévention visent en fait à,
  287. 18:45refreiner au maximum le processus qui est jugé comme étant inéluctable et bien
  288. 18:50évidemment quand on voit les multitudes pistes de réflexion qui sont proposées,
  289. 18:56il faut comprendre qu'elles sont toutes intriquées les unes dans les autres,
  290. 19:00mais que bien évidemment, le meilleur moyen de s'en protéger,
  291. 19:03c'est d'avoir un cerveau qui soit parfaitement nourri et ça,
  292. 19:06ça fera certainement partie des points que tu vas souhaiter évoquer par la suite.
  293. 19:10Très intéressant. Déjà, ça veut dire que si on ne se rappelle pas de quelque
  294. 19:14chose a priori, mais qu'un souvenir nous ramène à cette mémorisation, c'est plutôt bon signe.
  295. 19:21On n'est pas nécessairement touché par Alzheimer. meurt.
  296. 19:26Donc ce qu'on comprend c'est qu'il n'y a pas d'âge moyen à partir duquel le
  297. 19:30déclin cognitif commence à s'exercer, toute population confondue.
  298. 19:35Chez certaines personnes, je vais dire des âges au hasard et tu vas me corriger derrière,
  299. 19:41certaines personnes qui sont complètement dans les choux ça va peut-être commencer
  300. 19:44à 35 ans, ceux qui ont un super environnement, une super alimentation et tout
  301. 19:48ce qu'il faut ça va peut-être commencer à 70, d'autres à 95 mais si par exemple,
  302. 19:53ils meurent d'autres choses avant le déclin cognitif n'aurait pas eu le temps,
  303. 19:58hypothétiquement il aurait démarré après la mort donc en fait ça dépend il n'y
  304. 20:03a pas un âge moyen de départ de vieillissement du cerveau.
  305. 20:07On peut faire si tu veux un parallèle avec l'éclin physiologique c'est à dire
  306. 20:11qu'il y a tout le débat des scientifiques sur la diminution de VO2max avec l'âge,
  307. 20:16et puis en même temps qu'on dit que c'est inéluctable on se rend compte qu'il
  308. 20:19y a des gens qui à 40-45 ans sont encore capables de faire des niveaux de performance élevés.
  309. 20:25En fait, il y a deux paramètres qui sont déterminants. C'est d'où est-ce qu'ils
  310. 20:28partent et à quelle vitesse ça descend.
  311. 20:31Et c'est exactement la même chose, sauf que concernant le déclin cognitif,
  312. 20:34il n'est pas obligé que ça descende, ça peut même continuer à monter.
  313. 20:38À savoir qu'il y a un élément crucial dans le maintien ou l'expansion des capacités
  314. 20:45cognitives, c'est le niveau de sollicitation et la mémorisation.
  315. 20:48C'est-à-dire qu'une chose, deux choses que l'IA ne peut pas substituer à l'intelligence
  316. 20:54humaine, l'IA je dis souvent que c'est finalement l'aliénation informatique,
  317. 20:58si on prend les initiales dans ce qu'elle signifie,
  318. 21:01c'est l'expérience et l'émotion.
  319. 21:05Et ça, l'émotion est liée notamment à l'interaction avec l'autre et de ce qu'on
  320. 21:10perçoit dans la réaction de l'autre.
  321. 21:12C'est-à-dire que beaucoup de comportements sociaux ne sont pas influencés par
  322. 21:17des règles qui seraient décidées par Big Brother,
  323. 21:20mais sont modulés par l'aptitude de l'individu à interpréter,
  324. 21:24en fonction de ses émotions et de son expérience, ce qu'il perçoit chez l'autre.
  325. 21:28Et ces différents éléments-là participent à la construction d'une forme d'intelligence.
  326. 21:34Tu as certainement vu de vieux profs de médecine ou de vieux internes à qui
  327. 21:38on amène un patient avec des symptômes dont personne n'arrive à comprendre le
  328. 21:42sens et auquel on ne donne pas une qualification particulière.
  329. 21:46Et lui, il va dire, oui, c'est telle ou telle pathologie. J'ai déjà vu le cas en 1928.
  330. 21:51Parce que l'expérience, à partir du moment où elle n'est pas effacée,
  331. 21:56Et c'est toute la problématique du maintien de la mémoire.
  332. 21:59À partir du moment où il n'est pas effacé, il vient au contraire nourrir et
  333. 22:02enrichir la réflexion. Et je prenais l'exemple d'Edgar Morin tout à l'heure.
  334. 22:05J'ai eu l'occasion de voir Luc Montagnier ou même au début du magazine Sport
  335. 22:11et Vie d'avoir rencontré Albert Jacquard par exemple.
  336. 22:15Et typiquement, ce sont des personnes dont on voit bien que le niveau de compétence
  337. 22:20intellectuelle était certainement supérieur à celle qu'ils avaient 20 ou 30
  338. 22:24ans plus tôt, quand bien même fût-ce déjà brillante à l'époque.
  339. 22:28Et à partir du moment où cela est possible chez certains, il faut se poser la
  340. 22:32question de qu'est-ce qui empêche que ce soit possible chez tout le monde.
  341. 22:36Ce qui redonne de l'espoir, on est dans un environnement et dans une époque
  342. 22:40qui n'est peut-être pas propice à une super cognition et à un super vivissement
  343. 22:45du cerveau, mais de ce que tu dis, il est quand même possible de faire les choses,
  344. 22:51pour vieillir le moins vite possible et de se décliner le moins vite possible
  345. 22:56au niveau des facultés cognitives ?
  346. 22:58On parle d'époque, tout est une question de représentation.
  347. 23:02J'ai en tête aussi une phrase avancée par Bruce Dickinson, tu connais peut-être
  348. 23:09ou pas, qui était chanteur de Maiden,
  349. 23:11et qui disait, je suis très fan, et qui disait notamment, tout le monde se plaint
  350. 23:16d'époque actuelle qui est terrible.
  351. 23:17Moi, j'ai un très bon message à leur donner. Voyager dans le temps.
  352. 23:19Et retourner au Moyen-Âge, c'était absolument génial.
  353. 23:22C'est-à-dire qu'à un moment donné, c'est aussi une question de la représentation
  354. 23:26quand on se fait des choses.
  355. 23:28Quand Boris Cyrulnik parle de la résilience, que se joue-t-il exactement ?
  356. 23:33J'ai un grand-père qui avait 17 ans quand il a fait Verdun, il a fait deux ans
  357. 23:37dans les tranchées, il est mort centenaire.
  358. 23:39Et il y a certains auteurs, je pense aussi à Noël Tamini, un Suisse qui vit
  359. 23:45maintenant en Roumanie, qui s'est intéressé aux particularités des centenaires.
  360. 23:49Et il y a une chose qui est mise en avant en permanence, c'est une espèce de
  361. 23:52positivisme qui est, on va dire, indécrottable et qui est presque indifférent
  362. 23:58aux événements survenus.
  363. 23:59Parce que mourir centenaire en profitant de la vie, alors qu'on a vu des mecs
  364. 24:02se faire découper en rondelles sous tes yeux pendant deux ans,
  365. 24:06c'était pas donné à tout le monde puisqu'il y a eu des mouvements nihilistes
  366. 24:09après la guerre de 14 où il y avait des gars qui disaient le monde est absurde,
  367. 24:12il recommence comme avant, qui avaient fait des attentats pour faire sauter la tour Eiffel etc,
  368. 24:16on en parle peu mais il y avait des mouvements anarchistes post-guerre de 14-18
  369. 24:21qui étaient extrêmement forts en France c'était globalement la conséquence de
  370. 24:25cette espèce de résilience sociale qui était quand même difficile à mettre en oeuvre.
  371. 24:29Donc la résilience et les fonctions de l'éducation qu'est-ce qu'on attend donner
  372. 24:34comme éducation et c'est vrai que tout ce qui détourne l'enfant d'un lien affectif
  373. 24:38et d'une capacité à communiquer que ce soit les écrans tous ces éléments-là.
  374. 24:43Des contenus pédagogiques qui étouffent l'esprit critique des gamins tout ça
  375. 24:47bien évidemment crée un stress au refoulé, le stress inhibé qui participe certainement
  376. 24:52aux pathologies aux addictions.
  377. 24:54Alors je vais prendre un autre exemple pour aller plus loin dans la notion de
  378. 24:57sens il y avait une étude qui avait été faite par des américains j'avais vu
  379. 25:01ça sur un reportage à l'époque quand j'avais encore la télé,
  380. 25:04leur étude consistait à questionner des gens de la vie de la rue qu'ils croisaient
  381. 25:08leur disait voilà à votre avis les gens qui gagnent des très grosses sommes
  382. 25:11aux loteries à votre avis est-ce qu'ils continuent à travailler ?
  383. 25:14La majorité des gens qui étaient sondés répondaient non ils ont dû arrêter de
  384. 25:18bosser et ils avaient faux.
  385. 25:21Plus de 90% des gens avaient continué à travailler. Par contre,
  386. 25:25l'extrême majorité d'entre eux avaient changé de métier.
  387. 25:27Parce qu'en fait, à partir du moment où ils avaient l'assurance d'avoir un toit
  388. 25:32et à manger, ils se consacraient à ce qui avait du sens pour eux.
  389. 25:35Ce qui veut dire que 90% de la planète est peut-être dans un contexte où ce
  390. 25:39qu'ils font n'a pas forcément du sens, mais ils sont dans un mode de survie.
  391. 25:43Et donc forcément, ça génère un stress extrêmement important parce que quand
  392. 25:47on regarde plus en détail,
  393. 25:49les écrits même qui sont consacrés au sujet neuroatypique, le stress est d'autant
  394. 25:54plus important que l'écart est très marqué entre là où on aimerait se trouver et là où on se trouve.
  395. 25:59Et donc, pendant des années, la société a fonctionné sur des processus de compensation.
  396. 26:04On parlait de gagner sa vie si on avait une bonne paye.
  397. 26:07Bon, sauf qu'aujourd'hui, cette compensation-là, elle n'est plus offerte qu'une
  398. 26:10petite minorité et le manque à gagner comblé par les jeux, par l'espèce de 5 à 7,
  399. 26:19l'after work, tous ces trucs qui sont apparus, une espèce de liesse un petit
  400. 26:23peu factice, elle est là pour masquer le manque profond qu'il y a derrière et
  401. 26:29qui participe aussi à la dégradation neuronale.
  402. 26:31Parce que si on n'a pas d'intérêt à ce qu'on fait, naturellement,
  403. 26:34on est moins enclins à avoir des sollicitations.
  404. 26:37Ça me rappelle ce que disait John Barrymore, un acteur américain qui disait,
  405. 26:42la vieillesse, c'est très simple, ça commence le jour où les regrets ont pris la place des projets.
  406. 26:47Et c'est sûr que s'il y a 30 ans, tu n'as pas de projet parce que le monde dans
  407. 26:50lequel tu vis ne te permet pas de te projeter, tu vas être beaucoup plus enclin
  408. 26:53à être victime des mécanismes d'éclin cognitif qui vont fatalement être beaucoup
  409. 26:57plus forts à ce moment-là à ton encontre.
  410. 26:59C'est assez percutant. Je ne pense pas qu'on soit surpris dans l'absolu,
  411. 27:04mais le fait que tu l'exprimes de cette manière-là et que d'un point de vue
  412. 27:08physiologique et physiopathologique,
  413. 27:10il y a un lien clair entre le manque de sens, entre la négativité et l'apparition
  414. 27:16plus précoce du déclin cognitif.
  415. 27:18Donc, ça permet peut-être d'ouvrir un petit peu plus les yeux.
  416. 27:22Alors, est-ce que ça va changer les choses ? Je ne sais pas.
  417. 27:24Mais de ce que je comprends, c'est que cet environnement essentiellement stressant
  418. 27:29dû par ce désalignement, par exemple, ce manque de sens,
  419. 27:32provoque plus facilement, en fait, met en plus forte stimulation l'activité
  420. 27:38du cerveau parce que le stress, le cerveau répond à ce stress et essaie de compenser
  421. 27:43dans son activité. c'est ça qui.
  422. 27:48Suractive on va dire les neurones je parle grossièrement, tu me corrigeras sur les termes,
  423. 27:54et l'alimentation parce que tu vois toi qui es quand même un des plus grands
  424. 27:59nutritionnistes français, je pensais qu'on partirait directement là dessus sur les causes,
  425. 28:04des causes absolues du déclin cognitif finalement l'alimentation vient en second
  426. 28:10plan, enfin dans le sens où par rapport à cette sur-stimulation,
  427. 28:14sur-activité via ce stress,
  428. 28:17il faudrait avoir l'alimentation nécessaire pour venir compenser ce stress,
  429. 28:23très important, qu'on n'a peut-être pas aujourd'hui, et ce qui crée donc on
  430. 28:27a une sur-sollicitation, pas assez de compensation et le déficit se creuse et
  431. 28:33l'activité cognitive décroît.
  432. 28:35Est-ce que je résume un peu ?
  433. 28:38Je vais reformuler, ce n'est pas qu'une question de déficit parce qu'il y a
  434. 28:41un autre élément physiologique qui est associé au stress et qu'il ne faut surtout
  435. 28:46pas perdre de vue, c'est l'état inflammatoire.
  436. 28:49L'inflammation est un élément qui est lié à l'activité de molécules dont je
  437. 28:54vais déjà parler, qui s'appelle les cytokines, qui sont habituellement on va dire les.
  438. 28:58Les organisateurs de la réponse immunitaire, mais qui peuvent aussi te libérer
  439. 29:02dans d'autres circonstances, notamment sous l'influence du stress,
  440. 29:04et donc un stress chronique tel que je l'ai évoqué juste dans ma réponse précédente,
  441. 29:08crée un état inflammatoire qui a un impact sur l'intestin,
  442. 29:11qui a un impact sur la muqueuse intestinale, qui a un impact sur les familles
  443. 29:13bactériennes, qui a un impact sur le stress occident,
  444. 29:17c'est-à-dire la rouille qui va affecter nos tissus.
  445. 29:19Et de ce fait, la nutrition optimale, ce n'est pas seulement celle qui amène
  446. 29:23les éléments structuraux du cerveau ni les éléments énergétiques du cerveau,
  447. 29:28c'est aussi ceux qui permettent de se protéger,
  448. 29:32ceux qui permettent d'être plus efficaces face aux infections,
  449. 29:36ceux qui permettent également de compenser les pertes plus importantes liées
  450. 29:40au stress, c'est-à-dire ceux qui permettent d'accomplir l'activité physique appropriée,
  451. 29:46qui a des effets favorables sur notre cerveau.
  452. 29:48Et évidemment, ça veut dire que, c'est un peu le concept que je défends avec
  453. 29:52l'idée de l'épinutrition,
  454. 29:53l'alimentation, c'est celle aussi qui nous protège des toxiques,
  455. 29:57c'est celle qui nous permet d'avoir les outils face au stress,
  456. 30:00c'est celle qui nous permet d'avoir les outils face aux problèmes immunitaires,
  457. 30:02c'est celle qui permet de bien nourrir notre intestin, et c'est celle qui nous
  458. 30:05garantit qu'en dépit de l'appauvrissement de notre chaîne alimentaire,
  459. 30:10on va trouver le plus d'éléments nécessaires dont on a besoin.
  460. 30:15Sachant qu'il y a beaucoup de déficits qui ne sont pas tant liés à des mauvais
  461. 30:19choix de population qu'à l'appauvrissement ou à des problèmes d'assimilation.
  462. 30:24On parle souvent, par exemple, d'une molécule au nom un peu barbare,
  463. 30:28l'homocystéine, qui jouera un rôle dans certaines maladies neurodégénératives.
  464. 30:33Si on essaie de résumer les choses simplement, dans un grand nombre de situations,
  465. 30:37son accumulation, qui est défavorable, survient en cas de déficit en B9 ou en B12.
  466. 30:42Et tout le monde dit, à la B12, il faut manger des produits animaux,
  467. 30:46les végétariens sont exposés à des risques, c'est faux.
  468. 30:49C'est-à-dire que quand on regarde les teneurs des aliments et quand on regarde
  469. 30:53les besoins individuels, une végane qui ferait trois entorses à son régime en
  470. 30:59mangeant deux œufs et un yaourt dans la semaine, couvre en théorie ses besoins.
  471. 31:03Donc quand on fait le constat que certaines fractions de la population,
  472. 31:06par exemple les femmes qui font des fives, moi j'en ai rencontré 50% de déficit,
  473. 31:10donc on n'a pas affaire à une secte de véganes qui n'arrivent pas à se reproduire,
  474. 31:14on a affaire à des situations où il y a des problèmes d'assimilation,
  475. 31:18c'est-à-dire qu'il y a des problématiques immunitaires avec des anticorps,
  476. 31:21sans trop rentrer dans le détail, qui entravent l'assimilation de ces vitamines,
  477. 31:24qui elles-mêmes jouent sur un autre mécanisme qui s'appelle la méthylation,
  478. 31:28qui est un petit peu l'interrupteur qui favorise ou pas l'expression de certains
  479. 31:32gènes, et donc on a des réactions en cascade.
  480. 31:34C'est-à-dire que ce que l'on découvre aujourd'hui, c'est que notre alimentation,
  481. 31:37le contenu de notre assiette est un élément nécessaire, mais pas suffisant à
  482. 31:41garantir une santé optimale, et que surtout, sous l'influence de contraintes environnementales,
  483. 31:46on peut avoir des processus très délétères qui vont quand même survenir.
  484. 31:51On peut parler du sélénium, qui est très important pour la protection de nos
  485. 31:58tissus, notamment du cerveau.
  486. 31:59Il y a à peu près 40% de la population qui est déficitaire, en tout cas en France,
  487. 32:03et l'élément qui prédit le mieux le statut d'un individu, c'est la teneur des
  488. 32:07sols ou plus les aliments qu'il consomme.
  489. 32:09Donc c'est quasi impossible de prédire si un sujet à un instant T présente ou
  490. 32:15pas un déficit et la pathologie c'est un millefeuille s'il y a le simple déficit.
  491. 32:21Il s'adapte. Si tu rajoutes un environnement plus polluant, il essaie de s'adapter.
  492. 32:26Tu rajoutes une pandémie, il essaie de s'adapter. Et tu rajoutes un stress par-dessus.
  493. 32:30À un moment donné, ton millefeuille, il est trop lourd. Et ça finit par créer
  494. 32:34un niveau de contrainte qui est supérieur aux capacités de l'individu.
  495. 32:38Et bien évidemment, l'approche orthodoxe de la médecine intégrative ou de ces
  496. 32:43approches-là consiste à garantir 100% des apports des besoins théoriques.
  497. 32:49Mais ces besoins théoriques, ils correspondent à une situation,
  498. 32:52on va dire, où tu es tranquille, confortable, où il n'y a pas de données,
  499. 32:55tu n'es pas à la guerre, en quelque sorte.
  500. 32:57Et garantir la couverture des besoins théoriques ne permet pas de prédire si
  501. 33:02à l'échelle individuelle, tu es armé comme il faut, notamment en fonction de
  502. 33:06ta place dans la fratrie, en fonction des affections que tu as eues dans ton
  503. 33:09enfance, en fonction du contexte dont elle t'a grandi.
  504. 33:11Et donc, c'est pour ça que de réflexion un petit peu globale et généraliste
  505. 33:16sur la population, on doit aller un peu plus loin regarder à l'échelle individuelle
  506. 33:20la nature des perturbations qui sont présentes comprendre où elles viennent
  507. 33:24et comprendre comment les corriger.
  508. 33:27Mais on est d'accord que c'est quand même un début, c'est quand même s'assurer
  509. 33:31un minimum, on va dire de bien manger, d'assurer tous ces micros,
  510. 33:36macros, nutriments, c'est déjà la base.
  511. 33:39C'est sûr que si on s'arrête là et qu'on ne regarde pas au-delà sur l'environnement
  512. 33:42comme tu l'expliques, on n'en aura peut-être pas tout, mais c'est presque un
  513. 33:46minimum indispensable.
  514. 33:47Encore faut-il déjà savoir ce que sont les besoins en petits mots et comprendre
  515. 33:52ce qu'est le déterminisme du comportement alimentaire.
  516. 33:55Je vais donner un exemple pour illustrer ça, à l'appui des apports qui sont
  517. 34:01aujourd'hui reconnus fondamentaux pour le cerveau, ceux des oméga-3,
  518. 34:05qui est une famille de graisses vraiment très précieuse pour ça.
  519. 34:08Donc, on avait mené une étude à la fin des années 90 avec le docteur Didier
  520. 34:12Chaud, je crois que tu as reçu, il me semble aussi une fois, ou pas.
  521. 34:16On avait mené un travail pour regarder, en fait, on se posait une question qui
  522. 34:21était quel est le niveau d'apport optimal en lipides qu'on peut conseiller à des sportifs.
  523. 34:26C'était en 2003, et à l'époque, la théorie dominante, c'était le principe d'Archimègre,
  524. 34:31c'est-à-dire que c'était tout corps plongé dans un liquide ressort mouillé s'il
  525. 34:34n'est pas trop gras, et on s'était rendu compte qu'en fait,
  526. 34:38à la fois par une enquête alimentaire et par un bilan biologique,
  527. 34:41on s'était rendu compte qu'il y avait de très fréquents déficits en acides gras,
  528. 34:45en oméga-3 en particulier, et que les déficits les plus sévères se rencontraient
  529. 34:49chez les gens qu'il y avait les apports en Grèce les plus importants.
  530. 34:52Donc, quand tu fais ce constat.
  531. 34:55Tu es plutôt à te poser de nouvelles questions qu'à amener une réponse à la question initiale.
  532. 35:01Et en fait, quand on réfléchit d'un point de vue évolutionniste,
  533. 35:06si à l'époque du paléo, nos ancêtres étaient déficitaires en oméga 3,
  534. 35:12leur instinct alimentaire les poussait à consommer des aliments relativement
  535. 35:16gras pour trouver ce dont ils avaient besoin.
  536. 35:19Aujourd'hui, à cause de l'évolution de la chaîne alimentaire,
  537. 35:22il y a des déficits très importants et transgénérationnels en oméga-3 qui ont
  538. 35:26été décrits depuis une vingtaine d'années, c'est-à-dire que les futurs parents
  539. 35:29de demain ou après-demain sont nés déficitaires,
  540. 35:32par exemple, et donc, pour pallier ce manque en oméga-3, ils sont naturellement.
  541. 35:38Portés par un appétit spécifique, comme on dit en nutrition,
  542. 35:42qui les pousse à manger du gras et ça n'a rien à voir avec les recommandations
  543. 35:46officielles pour votre santé, éviter de manger trop gras, trop sucré,
  544. 35:49trop salé, ce qui ne veut rien dire.
  545. 35:51L'injonction, c'est une manifestation du stress. Et effectivement,
  546. 35:54Sous-titrage Société Radio-Canada
  547. 35:55Ce qu'on a observé dans un deuxième temps, c'est que si on complémentait en
  548. 35:58oméga-3 ces personnes sans mettre en œuvre quoi que ce soit d'autre,
  549. 36:02ni conseil alimentaire ou quoi que ce soit, et qu'on refaisait une enquête quelques
  550. 36:05temps plus tard, on se rendait compte que leur niveau d'apport spontané en graisse diminuait,
  551. 36:09tout simplement parce que leur besoin étant satisfait, ils n'allaient pas rechercher
  552. 36:14un surcroît de graisse pour trouver désespérément les oméga-3 qui leur manquaient.
  553. 36:18Donc quand on fait le constat que les gens mangent trop gras ou trop sucré,
  554. 36:21on prend le problème à l'envers, c'est comme si on disait, pour éviter d'avoir
  555. 36:24des accidents, éviter d'avoir un pare-chocs cassé et un pare-chocs abîmés.
  556. 36:29Et donc, la problématique des injonctions et des campagnes de santé publique
  557. 36:34sont simplement là pour mettre du baume au cœur aux gens qui font porter la
  558. 36:39responsabilité des mauvais choix alimentaires aux citoyens,
  559. 36:43plutôt qu'à s'interroger sur la responsabilité du problème.
  560. 36:46Parce que quand on a décidé de changer l'alimentation des animaux au milieu
  561. 36:50des années 70, avec comme conséquence d'appauvrir toute la chaîne alimentaire,
  562. 36:54on n'a pas eu droit à un référendum sur le sujet. Ce que je veux dire,
  563. 36:56c'est que c'est une situation qui est subie.
  564. 36:59On pourrait multiplier les exemples. On sait en Afrique, par exemple,
  565. 37:01que des femmes déficitaires en fer ont un comportement dans certaines régions
  566. 37:05qui s'appelle la pica, c'est-à-dire qu'elles vont être amenées à consommer, à manger de la terre.
  567. 37:10Et cette terre est particulièrement riche en fer, et c'est un comportement intuitif compensatoire.
  568. 37:16Alors, certaines intuitions sont faussées par des problèmes de santé.
  569. 37:19Par exemple, on sait que les gens qui ont des mycoses chroniques vont avoir
  570. 37:22des pulsions sucrées irrépressibles.
  571. 37:24Mais ce n'est pas en leur tapant sur les doigts parce qu'ils mangent trop sucré
  572. 37:26qu'ils vont changer leur comportement.
  573. 37:28C'est-à-dire que si on veut avoir un effet évident, durable sur les choix alimentaires
  574. 37:35qui sont pratiqués, il faut revenir à la question de départ qui est pourquoi
  575. 37:39les gens mangent comme ils mangent.
  576. 37:41Et effectivement, si on est simplement dans le constat et dans la mise en garde,
  577. 37:47on va dire « Ah, mais les gens m'ont trop gras, ils m'ont pas assez de fruits, de légumes, etc.
  578. 37:50» Je ne sais pas si tu as vu récemment, il y a la nouvelle pyramide américaine
  579. 37:53qui est sortie où il y a les fruits et les légumes à la base. Bon, c'est magnifique.
  580. 37:57On oublie une chose importante, ça c'est les travaux d'Adam Dranowski en 2007
  581. 38:02qui expliquait que la consommation de fruits et légumes à New York en fonction
  582. 38:06des quartiers était inversement corrélée au niveau des vices.
  583. 38:10C'est-à-dire que les gens qui avaient un niveau, étaient corrélés au niveau
  584. 38:12de vie par contre, les gens qui avaient un niveau de vie élevé pouvaient consommer
  585. 38:15des fruits et légumes, ceux qui vivaient avec 9 dollars par jour et par personne
  586. 38:19en consommaient très peu.
  587. 38:20C'est-à-dire que pointer l'insuffisance de fruits et légumes,
  588. 38:24et on pourrait se poser la question aujourd'hui en France où il y a 15% de la
  589. 38:27population qui vit sous le seuil de pauvreté et qui entend dire longueur de
  590. 38:30journée, pour votre manger, sentez 5 fruits et légumes par jour,
  591. 38:33s'ils ont du mal à en acheter un seul qui partage à eux tous,
  592. 38:37un, ils sont conscients qu'ils ne respectent pas les recommandations,
  593. 38:40Deux, ils sont conscients qu'ils portent atteinte à leur santé et trois,
  594. 38:43qu'ils le pabilisent parce qu'ils ne peuvent pas faire autrement.
  595. 38:45C'est-à-dire que les situations auxquelles on est confronté ne sont pas l'apanage
  596. 38:51exclusif des gens qui font exprès de ne pas bien manger et qui s'en foutent.
  597. 38:55Alors, c'est vrai qu'on m'a reproché sur un podcast précédent de « déresponsabiliser
  598. 39:00les gens ». Ce n'est pas ça du tout.
  599. 39:02Le choix alimentaire n'est pas qu'une question de connaissance,
  600. 39:05de volonté ou d'intelligence.
  601. 39:07Il y a d'autres déterminismes qui sont là et qui sont influencés par tous ces
  602. 39:10facteurs environnementaux.
  603. 39:12D'où la nécessité d'accompagner, de faire de la pédagogie.
  604. 39:16Et c'est ce qui fait qu'on s'est tourné aussi vers la complémentation,
  605. 39:18parce qu'on s'est rendu compte là aussi que quand on rééquilibre,
  606. 39:22qu'on corrige certains déficits.
  607. 39:25Le bon message qui va des centres responsables de la prise alimentaire vers nos mandibules,
  608. 39:31par exemple, il va être approprié c'est-à-dire quelqu'un qui a un déséquilibre
  609. 39:35en certains nutriments va être enclin à manger plus de sucre c'est pas parce
  610. 39:38qu'on lui dit c'est pas bien de manger du sucre qu'il va arrêter de manger du
  611. 39:41sucre par contre si on corrige le problème,
  612. 39:43très régulièrement j'ai des patients qui me disent c'est incroyable ça m'est
  613. 39:46même pas passé par la tête l'idée c'est pas de faire des mantras à 17h tu manges pas de sucre,
  614. 39:51c'est pas ça c'est que si on travaille sur les causes des mécanismes ce qui est une anomalie,
  615. 39:56disparaît naturellement et donc plus notre alimentation est proche de ce que
  616. 40:01pratiquent les populations centenaires, on y revient toujours,
  617. 40:04plus on va être aligné pour couvrir les besoins de notre cerveau,
  618. 40:08mais aussi des organes qui protègent notre cerveau, que ce soit l'intestin ou
  619. 40:11notre système immunitaire.
  620. 40:12Et c'est une stratégie globale. Et c'est pour ça qu'on ne peut pas isoler la
  621. 40:16question des singes chavants, de la nutrition, qu'aujourd'hui parle de la mitochondrie,
  622. 40:20du quanzime Q10 et du glutathion et ci et ça. Ils sont complètement perchés.
  623. 40:24Le problème de base, c'est quand on a 15% de la population sous le seuil de
  624. 40:28pauvreté, comment on fait pour que le cerveau de ces personnes-là reste suffisamment
  625. 40:33performant pour qu'ils puissent prendre des bonnes décisions pour sortir de
  626. 40:36la merde où on les a mises.
  627. 40:38Je réfléchis à quelle va être la suite par rapport à ça. Je suis sur une branche
  628. 40:44comme ça, je suis sur une fourche.
  629. 40:48Quelque chose de simple sur le fonctionnement, quel est l'impact direct ou indirect
  630. 40:55de l'alcool ou du tabac par exemple sur le vieillissement du cerveau ?
  631. 40:59Est-ce que ça accélère x10, x20 ? Est-ce qu'il y a des nouvelles études ?
  632. 41:05Est-ce qu'il y aurait une fréquence ou une consommation qui sera absolument
  633. 41:09délétère ? Qu'est-ce qu'on sait de ça ?
  634. 41:12Alors, il y a des effets, les mécanismes, déjà on va parler du tabagisme.
  635. 41:17Le tabac a un effet par le stress oxydatif et par un certain nombre de molécules
  636. 41:22directement défavorables qui affectent l'activité du cerveau.
  637. 41:26Bon, parlons moins du tabac, parlons plus du tabagisme et de ce qui est l'addiction,
  638. 41:31qui est souvent lié à deux gros phénomènes.
  639. 41:33Le premier, c'est un déséquilibre de fond de la flore intestinale.
  640. 41:36Il y a beaucoup de travaux aujourd'hui qui parlent de dysbiose et addiction.
  641. 41:39C'est des termes qui veulent tout dire et rien dire.
  642. 41:41Et la deuxième chose, c'est qu'il y a un caractère anxiogène à l'arrêt du tabac.
  643. 41:45Je me souviens, quand je faisais ma thèse d'alcoologie, donc atteint,
  644. 41:48là-bas du côté de Mantes, la ville.
  645. 41:51Les psychiatres qui bossaient en alcoologie faisaient le constat fréquent que
  646. 41:54beaucoup de patients qui étaient internés pour un sevrage alcoolique avaient
  647. 41:58intérêt anxieux et la question était de savoir est-ce que c'est parce qu'ils
  648. 42:01sont anxieux qu'ils sont alcooliques
  649. 42:02ou est-ce que c'est parce qu'ils sont alcooliques qu'ils sont anxieux ?
  650. 42:04Bon, c'est un peu comme si on te disait on te retrouve ta voiture dans le fossé
  651. 42:08qu'on te disait est-ce que c'est parce que ton barbe brise est cassée que ta
  652. 42:10porte irait enfoncée ou l'inverse ?
  653. 42:12C'est-à-dire qu'en fait, c'est pas une relation de cause à effet entre les deux
  654. 42:15et c'est vrai que dans le domaine de la santé, il y a cette question des 4 C,
  655. 42:20cause, conséquence, corrélation ou coïncidence Et comme on mesure beaucoup de
  656. 42:25choses, on confond un petit peu tout.
  657. 42:26Et effectivement, le tabagisme a un impact qu'on peut situer, alors c'est en...
  658. 42:32C'est difficile à évaluer précisément parce que les épidémiologistes raisonnent
  659. 42:37en nombre de paquets années, c'est-à-dire qu'ils vont lisser une consommation
  660. 42:40moyenne sur une certaine durée, mais ça ne répond pas à la question qui est
  661. 42:43de savoir si tu consommes deux paquets par jour pendant cinq ans et que tu t'arrêtes,
  662. 42:48est-ce que c'est aussi défavorable que si tu en fumes cinq par jour pendant 40 ans ?
  663. 42:51Bon, toutes choses égales par ailleurs en plus, parce qu'il y a encore tout le contexte autour.
  664. 42:56Donc ça, disons que la vraie question, c'est ce qu'explique Albert Moukabert,
  665. 43:00c'est que dans ce genre de situation c'est pas le choix individuel qui va permettre
  666. 43:05de changer la situation c'est des décisions politiques fortes c'est-à-dire qu'à un moment donné.
  667. 43:10Tu fais pas partie de la génération qui en France a pu connaître les wagons
  668. 43:14fumeurs a pu connaître les avions fumeurs etc,
  669. 43:17si tu revois des films des années 70 et 80 moi je vois mes enfants ils sont
  670. 43:20stupéfiés de voir que les gens ils fumaient partout bon il y a eu des décisions
  671. 43:24politiques avec des sanctions aujourd'hui deux générations plus tard ça paraîtrait
  672. 43:28complètement incongru d'imaginer dans des lieux où les gens fumaient avant.
  673. 43:31Et la bonne volonté individuelle face à ça ne pèse rien.
  674. 43:34C'est toute la problématique du choix entre les directives et la liberté individuelle.
  675. 43:39Ça, c'est un débat permanent et chacun met le curseur où il veut.
  676. 43:42Concernant l'alcool, les effets sont très dépendants du type de boisson consommée. Alors.
  677. 43:49On ne va pas s'attarder plus que ça sur le rôle du vin rouge et ses effets bénéfiques,
  678. 43:53s'il est bio avec le resveratrol.
  679. 43:55Mais quand on regarde les pathologies
  680. 43:56liées à l'alcool, notamment avec des particularités géographiques,
  681. 44:02typiquement, les gros consommateurs de rhum sont beaucoup plus confrontés à
  682. 44:06des encéphalopathies, contrairement aux buveurs de bière qui vont être beaucoup
  683. 44:10plus confrontés à des problèmes de foie.
  684. 44:12C'est-à-dire qu'indépendamment de la quantité d'alcool, il y a la forme sous
  685. 44:15laquelle il est consommé qui joue un rôle. Et, moi, ce que j'avais observé sur
  686. 44:19ma thèse, c'est qu'il y avait deux profils vraiment distincts.
  687. 44:23Le buveur, buveur pur, c'est-à-dire qui buvait, qui mangeait plus et qui fumait.
  688. 44:28Là, en général, il ne faisait pas de vieux eau.
  689. 44:31Et la personne qui continuait de manger beaucoup tout en étant fumeur,
  690. 44:34qui développait un diabète tout en étant buveur, pardon, mais qui s'en sortait
  691. 44:37un peu mieux parce que malgré tout, son statut nutritionnel était moins altéré
  692. 44:41que celui qui, en raison de sa consommation d'alcool.
  693. 44:45Avait écarté un certain nombre d'aliments de ses habitudes.
  694. 44:50Donc, l'impact d'un facteur isolément, quand on fait des études où on regarde
  695. 44:57spécifiquement un de ces facteurs, nous donne une idée de l'importance de celui-ci,
  696. 45:01mais on doit toujours le replacer dans ces contextes d'interdépendance.
  697. 45:04C'est-à-dire quel type d'alcool, dans quel contexte, sur quelle durée,
  698. 45:09avec quel autre produit, parce qu'il y a des effets croisés.
  699. 45:11Et évidemment sur le cerveau c'est connu l'enfant d'alcoolique il y a des malformations
  700. 45:17ça a été beaucoup décrit déjà au début du siècle étonnamment d'ailleurs dans le code du travail on a eu
  701. 45:22Il a interdit de boire de l'alcool sur le lieu de travail, sauf du vin et de la bière.
  702. 45:27Parce que jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, on pensait que le vin était
  703. 45:33une boisson qui apportait de l'énergie et que la bière était considérée culturellement
  704. 45:37comme étant une boisson des travailleurs de force.
  705. 45:39Donc en fait, même dans le Code du travail, par rapport à ça, il y a des nuances.
  706. 45:44L'idée, en fait, c'était pour lutter contre l'absinthéisme au travail.
  707. 45:47L'absinthe et le rhum étaient les grands ennemis. Donc, le code du travail n'a
  708. 45:50pas évolué, mais il est évident que les raisons qui peuvent pousser quelqu'un
  709. 45:55à consommer un peu trop d'alcool vont certainement le fragiliser au niveau cognitif.
  710. 46:00Je ne voudrais pas donner de noms en particulier, mais si tu as écouté Renaud
  711. 46:04au début de sa carrière et que tu le vois maintenant,
  712. 46:06on peut quand même se poser la question de la démonstration en travaux pratiques
  713. 46:10de ce que peut être le déclin cognitif quand on use et abuse de certains produits
  714. 46:14dans un contexte d'anxiété majeure. Ça, c'est encore le sujet.
  715. 46:18Je comprends bien que tout est lié au contexte à l'ensemble et qu'on ne peut
  716. 46:22pas dégager comme ça des grandes lois c'est très complexe,
  717. 46:27on s'imagine aussi qu'une consommation
  718. 46:30excessive d'alcool va forcément avoir un impact sur le cerveau,
  719. 46:34pareil pour le tabac il y a néanmoins pas une espèce de flou où on est à l'entre
  720. 46:39deux est-ce qu'un verre par semaine, est-ce qu'un verre par mois ou alors une
  721. 46:44cigarette par jour une cigarette tous les deux jours,
  722. 46:47Étant donné que là tu expliques que c'est lié fortement au contexte,
  723. 46:50que c'est difficile d'avoir des règles, c'est difficile d'avoir une fréquence
  724. 46:53ou un volume comme ça à partir duquel il faut absolument pas dépasser,
  725. 46:56moi j'aime bien quand même m'imaginer, même des situations hypothétiques,
  726. 47:00je vais te poser la question, tu vas me dire si tu peux avoir une réponse,
  727. 47:03situation hypothétique où la personne n'a pas...
  728. 47:05Il maîtrise très bien son stress, a un travail qui a du sens,
  729. 47:09mange bien, ça veut dire qu'il couvre tous ses besoins et très peu de transformés,
  730. 47:15donc on connaît la chanson.
  731. 47:17Et à côté de ça, un verre d'alcool de temps en temps, tous les trois jours,
  732. 47:22toutes les semaines par exemple.
  733. 47:24Et ça, on le compare à quelqu'un qui ne boit jamais d'alcool.
  734. 47:27Est-ce que ce 25 cl d'alcool par semaine, est-ce qu'il va avoir un impact négatif
  735. 47:33qui peut quand même être mesurable sur le cerveau ?
  736. 47:35Il aura sans doute un impact positif, d'autant que dans les abstinents,
  737. 47:38il y a des anciens alcooliques, donc ça fait ces statistiques.
  738. 47:42Si on ne prend pas encore des anciens...
  739. 47:43Non, mais c'est dans les études...
  740. 47:45Si on prend pas encore...
  741. 47:45C'est une réalité. Non, il y a un autre principe qui est important en physiologie
  742. 47:50qui s'appelle l'hormèse.
  743. 47:51L'hormèse s'oppose en fait à l'idée d'un risque linéaire qui dirait que dès
  744. 47:57qu'on commence à consommer un produit toxique, dès la première bouffée ou la
  745. 48:02première goutte, le risque augmente proportionnellement aux quantités avalées.
  746. 48:05Et en fait, quand on est soumis à des toxiques ou à des microbes,
  747. 48:09notre organisme crée des mécanismes qu'on appelle des adaptations qui le rendent
  748. 48:13plus apte à faire face à ce niveau d'agression.
  749. 48:16Et étonnamment, quand il y a une consommation régulière, une exposition régulière
  750. 48:20à des métaux lourds jusqu'à un certain niveau, la mortalité diminue.
  751. 48:23C'est-à-dire qu'avec l'hormèse, on crée en quelque sorte des processus antipoison
  752. 48:28qui nous permettent de supporter une quantité supérieure à celle qu'on supportait au début d'année.
  753. 48:36De l'utilisation de ces produits. Et donc, l'idée, ce n'est pas de vivre dans
  754. 48:40un environnement à zéro toxique, ce qui est impossible, c'est d'avoir un niveau
  755. 48:44de consommation basale qui soit plutôt bénéfique à la mise en place de ce processus.
  756. 48:49Donc, quelqu'un qui boit un verre de vin par jour, moi, j'ai des patients qui
  757. 48:52veulent arrêter de fumer, qui sont passés d'un paquet par jour à quatre cigarettes
  758. 48:56épicuriennes, fumées entre amis à la fin d'un repas.
  759. 48:59Moi, je leur dis souvent, et je peux être critiqué là-dessus,
  760. 49:02vous ne prenez pas la tête avec ça, vu tout ce que vous avez mis en place à
  761. 49:05côté, à un moment donné vous allez pouvoir y faire face de manière parfaitement.
  762. 49:10Parfaitement souple parce qu'il ne faut pas oublier aussi une chose
  763. 49:13c'est aussi un commentaire que j'avais fait sur LinkedIn où je m'étais fait
  764. 49:17un petit peu incendier où il pointait l'histoire d'un Japonais qui allait fêter
  765. 49:21ses 107 ans qui travaillait 15 heures par jour qui faisait un seul repas qui
  766. 49:24méditait qui n'avait jamais bu d'alcool et qui allait fêter ses 107 ans et moi
  767. 49:28j'avais juste mis comme commentaire c'est bien beau mais il va les fêter comment ?
  768. 49:32C'est-à-dire que on ne doit jamais perdre de vue que l'acte nutritionnel a aussi
  769. 49:37une dimension hédonique et une dimension sociale.
  770. 49:41Et que si on passe d'un paquet par jour dans une vie déstructurée à une cigarette
  771. 49:46épicurienne, un gros barreau de chaise à la fin d'un bon repas entre amis dans
  772. 49:51un environnement épanoui,
  773. 49:52je veux dire, à part être d'épices vinaigres, on n'a aucune raison particulière
  774. 49:56d'aller casser les pieds à ces gens-là. C'est pas là que se situe le problème.
  775. 50:00Est-ce que ça ne risque pas de créer un discours qui est finalement je peux
  776. 50:07fumer une cigarette par jour ou je peux boire un petit peu toujours tiens le mardi ça sera pizza,
  777. 50:13mercredi je vais bien manger, mercredi ça sera salade mais puis jeudi ça sera
  778. 50:17hamburger parce que j'ai écouté Denis Richer et là je suis en train de bâtir mon hormèse.
  779. 50:22Alors, je n'ai pas parlé de pizza ou de l'hamburger, mais on peut aussi rebondir là-dessus.
  780. 50:25Si tu as une pizza avec des produits frais, avec une pâte bio,
  781. 50:28avec un levain derrière, est-ce que c'est forcément toxique ?
  782. 50:31Et puis moi, j'ai un de mes patients qui a été champion du monde des burgers,
  783. 50:37qui travaille avec de la viande bio, qui avait fait un chutney de mangue et
  784. 50:39qui sert des salades bio avec ses hamburgers.
  785. 50:42Il dit, quelle a les différences entre manger un steak, une salade et du pain
  786. 50:46à côté, ou manger ce produit-là ? C'est-à-dire derrière l'image véhiculée par
  787. 50:49le produit qui est aussi une dimension sociologique de ce à quoi ça nous renvoie.
  788. 50:54Attention, c'est malsain, c'est un burger, etc.
  789. 50:57Il y a des gens dans ma génération qui ont bouffé des sandwiches pendant des
  790. 51:00années et aujourd'hui, tu montes dans le train et les gens mangent un sandwich,
  791. 51:03tout le monde trouve ça normal, ils arrivent du McDo avec leurs trucs,
  792. 51:06tout le monde les regarde.
  793. 51:07Alors bien évidemment, je ne suis pas en train de dédiaboliser ça.
  794. 51:10Mais plutôt que de dire qu'est-ce qu'il ne faut pas mettre, c'est qu'est-ce
  795. 51:13qu'il est absolument indispensable d'avoir. C'est-à-dire qu'il faut être sur du conseil positif.
  796. 51:17Si vous avez ce qu'on clairement dit, une cinquantaine de végétaux différents
  797. 51:21par semaine entre les fruits, les légumes, les épices, les fruits secs,
  798. 51:25le thé, les boissons, une consommation modérée de viande, des oméga-3 en quantité suffisante,
  799. 51:31des laitages plutôt brebis, chèvres,
  800. 51:33concernant les céréales, plutôt des céréales traditionnelles.
  801. 51:36Si on a des huiles première pression à froid, si on a ces aliments qui constituent la base.
  802. 51:42Alors, on a une marge de manœuvre pour s'autoriser les petits écarts qui ne
  803. 51:46remettent pas en cause la globalité.
  804. 51:48C'est-à-dire que moi, on pourrait me prendre un flagrant délit de pizza une
  805. 51:52fois dans ma vie, mais ça ne présume rien du fait que ce que je mange répond
  806. 51:56plutôt bien à mes besoins, parce que c'est sur la globalité qu'il faut regarder les choses.
  807. 52:00Je dis souvent aux gens, le fait d'avoir une alimentation qui qualitativement
  808. 52:04tient la route à longueur d'année, ça vous donne finalement la gomme qui permet
  809. 52:08d'effacer les petites ratures qu'on fait de temps en temps.
  810. 52:11Mais si la rature devient un mode de vie, évidemment, on est à côté de la plaque.
  811. 52:15Et je ne suis pas en train d'inciter les gens à faire n'importe quoi.
  812. 52:17J'ai plutôt les incité à mettre des efforts permanents à avoir ces choix alimentaires
  813. 52:23que je viens d'évoquer, à avoir une activité physique régulière.
  814. 52:26Parce qu'il y a des gens qui découvrent qu'au 24 décembre, c'est Noël et qu'il
  815. 52:28fait nuit, tôt qu'il fait froid, que l'été, il fait chaud.
  816. 52:32Et puis que quand c'est des vacances, il y a des arrêtés qui sont publiés,
  817. 52:36comme quoi il est interdit de faire du sport quand on est au bord de la plage.
  818. 52:39Donc, c'est une régularité dans cette pratique. C'est une régularité dans la qualité du sommeil.
  819. 52:45Il y a des horaires de sommeil qui sont plus favorables que d'autres pour la
  820. 52:48préservation du cerveau.
  821. 52:50Alors ça, c'est des observations qui ont été faites, notamment auprès des navigateurs
  822. 52:55du Vendée Globe, qui dorment à peu près 4 heures par tanche de 24 heures.
  823. 52:59J'ai eu l'occasion de les rencontrer à Port-la-Forêt en 2006, je crois.
  824. 53:04Et quand on regarde comment ils procèdent, étonnamment, tous dorment sur les
  825. 53:08mêmes créneaux quand c'est possible.
  826. 53:09Et il y a ce qu'ils appellent les créneaux autorisés et les créneaux,
  827. 53:12entre guillemets, interdits.
  828. 53:13C'est-à-dire qu'il y a des moments où notre sommeil est très réparateur,
  829. 53:17et donc ce sommeil réparateur préside à la reconstruction des synapses,
  830. 53:21aux liaisons entre les différents neurones, à la réparation des tissus, etc.
  831. 53:26Et donc, c'est 22h, 1h du matin, 13h, 15h. Mais si on adopte un profil de sommeil
  832. 53:31de type ado, c'est-à-dire je dors entre 10h et midi et puis à 16h dans le train
  833. 53:35parce que je suis fracassé, notre sommeil est inutile.
  834. 53:39Et donc, il y a une hygiène de sommeil qui passe aussi par l'éloignement des
  835. 53:43écrans, par le fait de faire redescendre l'attention qu'on porte d'être peut-être
  836. 53:49même médité ou dans ce genre d'approche avant de pouvoir dormir.
  837. 53:52On sait que la méditation stimule la production de molécules comme le BDNF qui
  838. 53:56est, ça veut dire brand-derived neuron factor au même titre qu'une activité
  839. 54:00aérobie au même titre qu'un régime riche en polyphénols, fruits et légumes,
  840. 54:05etc. Donc tout ça, on le sait.
  841. 54:07Et c'est l'ensemble de ces petits choix qui finalement démarquent une hygiène
  842. 54:12de vie différente de ce qui est le mainstream.
  843. 54:13Il faut clairement y venir si on veut sauver son cerveau il faut être interventionniste
  844. 54:19dans les choix de vie qu'on met en oeuvre et pas hésiter à fonctionner différemment.
  845. 54:23Ce qui ramène à une responsabilité individuelle ce qui permet de mettre un peu
  846. 54:28la balance entre ce qu'il y a au dessus et ce qu'il y a en nous les choix qu'on
  847. 54:32fait et puis les choix qu'on nous fait faire, c'est un petit peu les deux donc si je comprends,
  848. 54:39il faut essayer de remettre les choses dans le bon ordre pour toi c'est
  849. 54:44Le plus important, c'est de ne pas avoir de carence, dans le sens où d'avoir
  850. 54:48suffisamment de couverture micronutritionnelle de manière générale, ce qui va permettre,
  851. 54:54sur des moments particuliers, de venir compenser des ultra-stress que peut-être
  852. 55:02une cigarette de temps en temps, que peut-être un verre d'alcool de temps en temps.
  853. 55:05C'est ça le plus important maintenant c'est toujours la question si j'ai une
  854. 55:10bonne couverture micronutritionnelle,
  855. 55:12sur toute la semaine sur tout le mois à quelle fréquence je peux me permettre des écarts,
  856. 55:18évidemment je t'ai parlé du pizza et des burgers tout à l'heure parce que c'est
  857. 55:21caricatural tu dis on peut très bien manger des burgers avec de très bons,
  858. 55:28aliments et puis en fait c'est pas vraiment un écart mais moi je me dis non
  859. 55:32mais moi je veux vraiment être dans l'hormèse donc il me faut vraiment du toxique
  860. 55:35donc je vais aller chez le fast-food du coin le plus dégueulasse possible,
  861. 55:40parce que Denis Richer a dit que ça crée de l'hormèse et que c'était pas mauvais
  862. 55:44tant que je mange bien maintenant c'est quoi ?
  863. 55:46C'est tous les deux jours ? c'est toutes les semaines ?
  864. 55:49C'est un peu défaut, mais le sens de ce que je disais, parce que la réalité
  865. 55:51est un peu différente, c'est que quand effectivement on m'en place tout ce dont
  866. 55:54on a besoin dans notre cerveau, l'idée même d'aller manger ces trucs-là ne nous passe pas par la tête.
  867. 56:00Moi, je pense souvent, cet exemple, j'explique aux personnes qui me disent que
  868. 56:06le programme alimentaire est très dur, heureusement on fait un écart le week-end.
  869. 56:09Alors moi, au début, je pensais qu'ils me racontaient qu'ils étaient partis
  870. 56:11en week-end dans le Périgord et qu'ils avaient mangé du foie gras toute la semaine.
  871. 56:14Non, en fait, on s'est fait un hamburger. Et moi, la première fois que j'ai
  872. 56:17mis les pieds dans un McDo, on les a vus arriver, une des rares fois j'ai mis
  873. 56:20les pieds, l'odeur était tellement particulière que je me suis dit mais comment
  874. 56:24on peut trouver ça appétissant ?
  875. 56:25C'est-à-dire qu'il y a une espèce de logiciel du goût qui est perturbé qui fait
  876. 56:29que finalement les bactéries dans notre intestin qui veulent du fast-food et
  877. 56:33réclament du fast-food.
  878. 56:34Mais il ne va pas de soi que ces choix alimentaires, que ce soit au niveau sociétal,
  879. 56:38au niveau nutritionnel, au niveau même épicurien, répandent à quelque chose.
  880. 56:45Et quand notre cerveau est bien nourri, ce logiciel ou cette pulsion qui pourrait
  881. 56:49nous inviter à aller d'abord,
  882. 56:52on n'y résiste même pas, c'est-à-dire qu'elle ne nous traverse pas l'esprit
  883. 56:54et c'est la même chose avec tous les produits sucrés, là je crois qu'il légifère
  884. 56:59sur la consommation de sucre dans les aliments mais encore une fois c'est pas.
  885. 57:05En sanctionnant le consommateur que le problème se pose, c'est en comprenant
  886. 57:08que quand notre équilibre est perturbé on est sur des prises compensatoires
  887. 57:14qui s'auto-entretiennent parce que le sucre appelle le sucre et ça on le sait
  888. 57:16et après la décision c'est comment on fait pour que les gens,
  889. 57:21y reviennent un petit peu, sachant que j'ai une petite histoire très rigolote
  890. 57:23à ce sujet là, faut pas être trop caricatural là-dessus,
  891. 57:26il y a 3 mois en arrière j'étais au marché de Sion, donc qui est la ville la
  892. 57:30plus proche d'où se trouve mon cabinet et il y avait des diététiciennes très
  893. 57:33bien intentionnées qui faisaient de la santé publique et qui mettaient,
  894. 57:381850, 3 kilos de sucre par habitant,
  895. 57:402024 40 kilos de sucre par adulte
  896. 57:43Et il y en a une qui ne me connaissait pas, elle m'aborde, elle me dit « qu'est-ce
  897. 57:45que vous pensez de ça ? » Je lui dis « ça prouve que le sucre augmente l'espérance de vie.
  898. 57:48» Alors évidemment, ce n'est pas la réponse qu'elle attendait,
  899. 57:51mais je lui dis « il faut se garder des raisonnements trop linéaires,
  900. 57:54c'est-à-dire que bien sûr que c'est un problème, mais pourquoi ça l'est ?
  901. 57:58Et dans quelle mesure ça l'est réellement ? » Parce que ce n'est pas ce qui
  902. 58:01est en trop qu'on doit regarder, c'est ce qui manque.
  903. 58:04C'est-à-dire que si on a suffisamment de fruits, de légumes,
  904. 58:06de bonnes viandes, de bons céréales, il n'y a pas la place pour consommer 40 kilos de sucre par an.
  905. 58:10Alors ce qui manque ça c'est intéressant, on va en parler justement sur ce qu'il
  906. 58:14est possible de manquer qui pourrait altérer les bonnes fonctions cognitives
  907. 58:19je veux quand même revenir sur le sucre tu en as parlé hum,
  908. 58:24Je pense à Boris Dufourney, je pense au docteur Dufourney et Florence aussi,
  909. 58:28qui parle beaucoup de ça, du régime cétogène qui permettrait de maintenir,
  910. 58:32de garder, d'améliorer ou de rehausser les facultés cognitives.
  911. 58:37On parle beaucoup de diabète de type 3 pour la maladie d'Alzheimer.
  912. 58:41Donc, il semblerait que la consommation excessive de sucre soit quand même un
  913. 58:49facteur direct de destruction des neurones.
  914. 58:52On va nuancer ça déjà. Le lien entre régime cétogène et cerveau,
  915. 58:56il est évident, puisque c'est le régime paléo et qu'à l'époque du paléo,
  916. 58:59c'est là qu'on a trouvé les plus grands musiciens, les plus grands artistes,
  917. 59:01les plus grands auteurs, les plus écrivains, les plus grands philosophes.
  918. 59:05Donc, c'est-à-dire qu'à partir du moment où on prend un modèle comme référence,
  919. 59:08il est référence par rapport à ce qu'exprime la population soumise à ce régime.
  920. 59:13Première chose. Deuxième chose, ce n'est pas le sucre le problème,
  921. 59:16c'est les dérèglements de l'insuline.
  922. 59:18Parce qu'on va prendre les choses à l'envers. L'insuline, c'est une hormone
  923. 59:21qui permet de faire entrer le sucre, notamment dans le muscle et dans le tissu adipeux.
  924. 59:25Si tu restreins ton apport en sucre et que tu as un problème d'insuline,
  925. 59:28quel est l'organe qui ne reçoit pas de sucre ? Réponse, le cerveau.
  926. 59:32Or, le carburant exclusif du neurone, c'est le glucose.
  927. 59:35Donc, si le neurone manque de glucose, naturellement, il va lancer des alertes
  928. 59:39pour te faire manger du sucre.
  929. 59:41Et on a aussi des gens qui visent à éviter les pics d'insuline.
  930. 59:45Alors, l'insuline, c'est une hormone qui est nécessaire. Si on n'a pas d'insuline,
  931. 59:47on ne fabrique pas de protéines puisque c'est une hormone de synthèse.
  932. 59:51Donc, on a simplifié les choses en disant attention au sucre.
  933. 59:54Mais encore une fois, ce que dit Walter Willett, par exemple,
  934. 59:58ce n'est pas la problématique du sucre, c'est le problème de la densité nutritionnelle. J'explique ça.
  935. 1:00:02C'est-à-dire que pour un même apport calorique dans notre assiette,
  936. 1:00:06on peut avoir une très grande quantité de micronutriments ou une très faible quantité.
  937. 1:00:10En 1988, il y a eu deux études. Il y en avait une qui avait regardé l'alimentation
  938. 1:00:15des centenaires d'Okinawa et il avait été observé.
  939. 1:00:19Qu'ils avaient en moyenne 1 600 calories par jour et qu'ils vivaient vieux.
  940. 1:00:22Et donc, dans une espèce de logique de l'expiation du flagrant élite des lacances
  941. 1:00:27alimentaires, c'est parce qu'ils mangeaient peu qu'ils vivaient vieux,
  942. 1:00:30donc il faut se flageller à se priver pour vivre vieux.
  943. 1:00:33Et puis, en même temps, il y avait une étude menée en France,
  944. 1:00:36à l'Alzanute, qui n'était pas sponsorisée par des flancs ou des cacahuètes,
  945. 1:00:40c'était Alsace Nutrition.
  946. 1:00:41Menée dans ce qu'ils appelaient à l'époque des maisons de retraite et qui montrait
  947. 1:00:44que 65% des femmes de plus de 65 ans qui étaient en institution avaient des
  948. 1:00:51apports inférieurs à 1600 calories par jour et étaient en état de dénutrition.
  949. 1:00:54Donc, ce n'est pas la problématique du sucre ou de l'apport énergétique,
  950. 1:00:57c'est que si tu mets dans ton assiette tout ce dont tu as besoin,
  951. 1:01:00tous ces appétits compensatoires qui surviennent, tous ces dérèglements qui
  952. 1:01:04peuvent survenir vont être moins présents.
  953. 1:01:07Le problème de l'insuline qui est évident dans toutes ces histoires,
  954. 1:01:10c'est pour ça qu'on parle de diabète de type 3, parce qu'il y a les mêmes perturbations
  955. 1:01:15responsables de l'insuline en résistance et du surpoids qui se retrouvent sur l'Alzheimer,
  956. 1:01:20c'est les anomalies qui surviennent au niveau de l'insuline.
  957. 1:01:22Et quelles en sont les causes ? Le dérèglement de flore intestinale,
  958. 1:01:25il faut quand même avoir en tête qu'on sait que des enfants qui subissent deux
  959. 1:01:29antibiotérapies avant l'âge d'un an, ont deux fois plus de risque de devenir
  960. 1:01:32obèses et diabétiques, quoi qu'ils mangent.
  961. 1:01:34Et le deuxième facteur, c'est le stress chronique qui, par la sécrétion de cortisol,
  962. 1:01:38vient contrecarrer l'action de l'insuline.
  963. 1:01:39Donc le sucre c'est le vecteur finalement qui bénéficie de la présence de l'insuline
  964. 1:01:45et si l'insuline déconne il y a des tissus qui ne reçoivent pas le sucre dont
  965. 1:01:48ils ont besoin je vais prendre un exemple tu as un problème d'insulino-résistance tu manges une tarte.
  966. 1:01:55Tu avales donc beaucoup de sucre, mais c'est comme si tu faisais tes courses
  967. 1:01:58et que tu posais tes caddies devant la porte d'entrée et que tu ouvrais ton
  968. 1:02:00frigo en disant « j'ai rien à manger ».
  969. 1:02:02C'est-à-dire qu'en fait, les dérèglements de l'insuline n'envoient pas le glucose
  970. 1:02:05là où on en a besoin et quand le cerveau en manque, même s'il y a abondance
  971. 1:02:09au niveau de la prise alimentaire, on va continuer d'avoir des pulsions qui
  972. 1:02:12visent à compenser ce que le cerveau ne reçoit pas.
  973. 1:02:14Donc le problème, c'est pas le glucose, c'est le problème de l'insuline.
  974. 1:02:17Tous les diabétiques que j'ai pu voir quand on améliore le fonctionnement de
  975. 1:02:20l'insuline, spontanément.
  976. 1:02:25Graisse. C'est-à-dire qu'encore une fois, comme on a une espèce de logique un
  977. 1:02:32petit peu religieuse du régime alimentaire, il ne faut pas oublier que la,
  978. 1:02:38première université de médecine en France était à Montpellier il y a 800 ans
  979. 1:02:42en arrière et qu'elle était directement placée sous l'autorité du pape.
  980. 1:02:45Donc on a une espèce de logique de l'expression du péché qui reste très ancrée
  981. 1:02:49dans notre manière de voir l'alimentation.
  982. 1:02:52Et moi c'est comme les parents qui me disent qu'est-ce que vous pensez des bonbons
  983. 1:02:56pour les enfants ? Moi, je cite un seul parent qu'on n'a jamais bouffé dans sa vie.
  984. 1:03:00Le problème, et c'est ce que disait le professeur Creff à l'époque à Saint-Michel
  985. 1:03:04en consultation, il disait, si votre gamin, il a mangé sa viande,
  986. 1:03:07ses légumes, ses fruits, son yaourt, et qu'il a envie d'un bonbon,
  987. 1:03:10ce n'est pas un problème.
  988. 1:03:11Si votre gamin ne passe pas à table, que vous ne dites rien,
  989. 1:03:14que vous laissez bouffer des céréales sucrées, puis qu'il prend des bonbons
  990. 1:03:17toute la journée, il y a un problème global, mais le problème,
  991. 1:03:19ce n'est pas les bonbons,
  992. 1:03:20c'est la structure et sa manière d'aborder l'alimentation et c'est beaucoup
  993. 1:03:24plus simple de pointer un aliment de rendre responsable de tout encore une fois
  994. 1:03:28plutôt que s'interroger sur qu'est ce qui fait que dans un environnement où on a une
  995. 1:03:33pléthore d'aliments à notre disposition où on a tous les moyens pour faire des
  996. 1:03:36centenaires, on a autant de problèmes de santé publique et qu'on a autant de
  997. 1:03:39morbidité qui augmente.
  998. 1:03:41Ça veut bien dire qu'il y a des dérapages dans le fonctionnement de notre organisme.
  999. 1:03:45Et alors, si ce n'est pas tant le sucre le problème et que c'est l'insuline,
  1000. 1:03:48après, c'est un peu qui de l'œuf ou de la poule.
  1001. 1:03:50Est-ce que ce n'est pas d'avoir trop mangé dessus qui a créé des problèmes d'insuline ?
  1002. 1:03:54Non, non, non. Par rapport au poids, il y a trois études très importantes.
  1003. 1:04:00Je prends le temps de l'expliquer ça parce que c'est un lien qui montre à quel
  1004. 1:04:03point ce n'est pas une logique de répartition de macronutriments qui est en cause.
  1005. 1:04:09La première étude à laquelle je pense est parue en 1996, c'était de deux personnes
  1006. 1:04:14que je connaissais, donc Michel Dehéger, qui avait travaillé au service du professeur
  1007. 1:04:19Cref, et Marie-Françoise Roland Cachera, le dernier ferme-la-porte,
  1008. 1:04:22parce que c'était un nom à rallonge,
  1009. 1:04:24qui avait mené une étude au sein de l'Inserm où il suivait pendant trois ans
  1010. 1:04:28l'évolution pondérale d'enfants, donc depuis la naissance, et en même temps
  1011. 1:04:31avait un logiciel qui regardaient les parts respectives des glucides,
  1012. 1:04:35lipides et protides de leur alimentation.
  1013. 1:04:37L'idée, c'était de voir, à l'issue de ces trois années d'observation,
  1014. 1:04:41chez ceux qui développaient un surpoids, quelle était la catégorie de macronutriments
  1015. 1:04:45qui était, a priori, responsable.
  1016. 1:04:49Et donc, ils voulaient savoir, en gros, s'ils s'étaient mangés trop de sucre
  1017. 1:04:51ou mangés trop de graisse, le problème.
  1018. 1:04:53Et ce sur quoi ils sont tombés, étonnamment, c'est que ce qui était corrélé
  1019. 1:04:56au risque d'obésité chez ces
  1020. 1:04:57enfants ou de surpoids, c'était le niveau de consommation de protéines.
  1021. 1:05:01Alors, quand ils sont tombés là-dessus, effectivement ils se sont dit qu'est-ce
  1022. 1:05:04qu'on a observé et c'est là que le professeur Henri Dupin qui était responsable
  1023. 1:05:07du service est intervenu il leur a dit mais mesdames quelle est la première source,
  1024. 1:05:13de protéines chez des enfants de 0 à 3 ans et moi je peux retourner la question.
  1025. 1:05:18Et dans le lait, il y a des facteurs qu'on appelle insulino-tropes,
  1026. 1:05:23des facteurs de croissance, des perturbateurs endocriniens.
  1027. 1:05:25Et donc, cette première observation ne mettait pas en cause une catégorie de
  1028. 1:05:29macronutriments et pointait des problématiques toxicologiques.
  1029. 1:05:33Deuxième étude parue en 2006, c'est Gerard Hayo, pédiatre à Niçois,
  1030. 1:05:37qui fait le constat sur des enfants de un an reçus en consultation,
  1031. 1:05:40que leur masse grasse est supérieure à celle des enfants qu'ils recevaient dix ans plus tôt.
  1032. 1:05:45Le seul élément corrélé à cela, je passe les étapes avec des bilans biologiques
  1033. 1:05:49ou autres, c'est l'appauvrissement de toute la chaîne alimentaire en oméga-3.
  1034. 1:05:52Notamment l'appauvrissement du lait maternel.
  1035. 1:05:54Le fait de manquer d'oméga-3, outre le fait que ça a un impact sur le développement
  1036. 1:05:59du cerveau, favorise une augmentation du nombre de cellules adipeuses.
  1037. 1:06:03En gros, quand l'enfant se met à manger comme un ado, il a plus de cellules
  1038. 1:06:06grasses pour stocker, quels que soient les choix alimentaires ultérieurs.
  1039. 1:06:10Et la troisième série d'études, 2011-2012, Patrice Cagny et Nathalie Delzen,
  1040. 1:06:14donc qui ont travaillé, des Belges qui ont travaillé sur le microbiote et qui
  1041. 1:06:17ont montré effectivement ce lien entre mode d'accouchement, antibiotérapie et risque d'obésité.
  1042. 1:06:23Et ça a été les premiers à évoquer le rôle des prébiotiques comme modulateurs
  1043. 1:06:27de l'insuline, l'insuffisance de la consommation de fibres qui permettent de
  1044. 1:06:31tempérer l'effet de l'insuline.
  1045. 1:06:33Ça permet de fabriquer l'IGF1, cette fameuse molécule dont se sont emparés aujourd'hui
  1046. 1:06:37les pharmacologues pour faire de l'ozampique et tout ce genre de saloperies.
  1047. 1:06:40Alors qu'au départ, c'est une molécule qui est fabriquée naturellement à partir
  1048. 1:06:44de notre flore intestinale quand notre alimentation est appropriée.
  1049. 1:06:47Et donc, ces trois exemples illustrent bien qu'aujourd'hui, le problème, ce n'est pas le sucre.
  1050. 1:06:51Le sucre, c'est l'étape finale qui fait que, évidemment, si tu consommes trop
  1051. 1:06:57de sucre et tu as un dérilement de ton insuline, on associe bien la prise de
  1052. 1:07:00poids au problème de sucre.
  1053. 1:07:01Et pour rebondir sur ta notion de déficit que tu évoquais tout à l'heure,
  1054. 1:07:05je dis souvent aux patients que si.
  1055. 1:07:07Tu couvres bien tes besoins nutritionnels, tu joues rugby à 15 contre 15.
  1056. 1:07:13Si tu manques des déficits, tu joues à 12 contre 15 avec le All Black en face,
  1057. 1:07:16c'est-à-dire que tu n'as aucune chance de gagner.
  1058. 1:07:17Et donc, plus en face de toi, tu as des adversaires qui sont coriaces,
  1059. 1:07:22plus tu vas développer des pathologies.
  1060. 1:07:23Et c'est pour ça que j'insiste sur cette notion de conseil positif plutôt que
  1061. 1:07:26de commencer à restreindre.
  1062. 1:07:28Et le problème du régime cétogène, d'un point de vue phylogénétique,
  1063. 1:07:32c'est qu'on est des omnivores, que nos bactéries sont nourries de plusieurs
  1064. 1:07:35catégories d'aliments, Donc,
  1065. 1:07:37les centenaires qui vivent en bonne santé ne font pas de régime cétogène,
  1066. 1:07:41ils ont une alimentation diversifiée.
  1067. 1:07:43Et curieusement, quand on commence à avoir des problèmes de santé,
  1068. 1:07:46on veut supprimer certaines catégories d'aliments en espérant aller mieux.
  1069. 1:07:50Bon, alors, on peut spéculer pendant des heures là-dessus, mais la logique du
  1070. 1:07:56régime cétogène, elle est, on va dire,
  1071. 1:08:00éthiquement et presque anthropologiquement compréhensible, mais on peut tout
  1072. 1:08:04à fait éviter les effets secondaires que ça peut avoir parce qu'il y a beaucoup
  1073. 1:08:07de répercussions, le glucose il a des rôles importants. On va parler de l'ADN.
  1074. 1:08:12L'ADN, tu connais, il y a dedans une molécule qui s'appelle l'acide désoxyribonucléique.
  1075. 1:08:18Ribose, ça vient de ribose, le ribose, il dérive du glucose.
  1076. 1:08:21Donc, on peut se poser la question des conséquences épigénétiques à long terme
  1077. 1:08:25de la restriction glucidique sur le bon contrôle de l'expression de nos gènes.
  1078. 1:08:30Et on verra, je suis prêt à le parier dans 10 ou 15 ans, des études qui commenceront
  1079. 1:08:34à pointer les effets délétères au long cours de la privation glucidique sur notre organisme.
  1080. 1:08:39Les cétoses ne permettraient pas de remplacer le glucose sur absolument toutes les fonctions ?
  1081. 1:08:46On a évoqué un facteur clé d'agression pour le cerveau, c'est le jeûne.
  1082. 1:08:50C'est le stress, excuse-moi. Le jeûne est un stress.
  1083. 1:08:53Donc, si on veut traiter une pathologie par le stress, je veux qu'on m'explique
  1084. 1:08:57qu'il y ait le résultat d'un point de vue philosophique et d'un point de vue
  1085. 1:09:01physiologique, on espère atteindre à moyen terme et à long terme.
  1086. 1:09:05Il fait tout sauter, il fait tout sauter. Le cétogène, le jeûne,
  1087. 1:09:09certains diraient le jeûne est un excellent moyen pendant une période,
  1088. 1:09:13de remettre à plat, d'enlever, de se débarrasser de tous les toxines en 30,
  1089. 1:09:18peut-être de faire un travail sur soi pour ensuite mieux redémarrer par exemple ?
  1090. 1:09:22Alors de quelles toxines on parle ?
  1091. 1:09:23De la mauvaise bouffe, de l'alcool ?
  1092. 1:09:26Ça ce n'est pas des toxines, c'est des nutriments, des aliments qui n'ont pas d'effet favorable.
  1093. 1:09:30Les toxines, quand on fait de la toxicologie, c'est les perturbateurs endocriniens,
  1094. 1:09:34ce qu'on appelle l'époque, polluants organiques persistants,
  1095. 1:09:37qui sont des molécules toxiques stockées dans les compartiments gras de notre
  1096. 1:09:40organisme. Et quand on fait un jeûne, qu'on libère des graisses,
  1097. 1:09:43on les relâche dans la circulation.
  1098. 1:09:45C'est bien pour ça d'ailleurs que quand les gens font des jeûnes,
  1099. 1:09:47on leur conseille de faire de la détox hépatique derrière.
  1100. 1:09:50Bon, de manière un peu provoquante, je dis parfois que les premières études
  1101. 1:09:55sur le jeûne et la longévité, c'était les travaux du professeur Mengele à l'université
  1102. 1:09:58de Dachau. Les résultats pourront été concluants.
  1103. 1:10:01Donc, ce n'est pas, quand on est nutritionniste, on ne peut pas valider l'idée
  1104. 1:10:05de faire du jeûne pour améliorer la santé des gens.
  1105. 1:10:07Si on prend un peu de recul, ça n'a pas de sens. Il y a d'autres moyens nutritionnels
  1106. 1:10:11d'arriver au même résultat favorable sur la santé.
  1107. 1:10:14La santé, c'est le bien-être physique, psychique et émotionnel.
  1108. 1:10:18Va passer une soirée avec des amis en disant, je viens passer une soirée avec vous, je jeûne.
  1109. 1:10:24Ils vont perdre ton numéro de téléphone à un moment donné.
  1110. 1:10:28Donc, pour toi, ce n'est pas enlever. Enlever, c'est ne pas manquer.
  1111. 1:10:34Donc, éviter toute forme de carence. Ce qui nous vient en premier lorsqu'on
  1112. 1:10:39parle carence, micronutrition et santé et longévité cognitive,
  1113. 1:10:44tu en as parlé un petit peu, ce sont les oméga-3.
  1114. 1:10:47Est-ce que pour toi, ce sont les premières molécules, les premières substances
  1115. 1:10:53sur lesquelles il faudrait se supplémenter par exemple ?
  1116. 1:10:55A quelle hauteur ? Alors comment on différencie ? Parce qu'il y a aussi un gros
  1117. 1:10:58combat qui se fait entre les oméga-3 d'origine animale, ceux d'origine végétaux.
  1118. 1:11:02Certains disent qu'il faut les deux, d'autres disent que les végétaux sont très
  1119. 1:11:04peu convertis et que ce n'est pas si grave.
  1120. 1:11:06Ils n'ont pas les mêmes rôles. Le végétal, c'est une molécule qui s'appelle
  1121. 1:11:10l'acide alpha-linolinique qu'on trouve dans certains végétaux, alors colzane, etc.
  1122. 1:11:14C'était le fer de lance du régime crétois, qu'on trouve aussi dans le plancton,
  1123. 1:11:19que mange le poisson, que mange le poisson, etc. les organismes supérieurs selon
  1124. 1:11:23la terminologie des botanistes ou des zoologistes donc les poissons les hommes sont capables,
  1125. 1:11:29en fonction du contexte de convertir cet acide gras en EPA ou en DHA,
  1126. 1:11:34qui sont donc d'origine animale, mais la conversion est un petit peu difficile.
  1127. 1:11:38Il y a plein de facteurs qui viennent entraver ça.
  1128. 1:11:40D'où notre importance vis-à-vis de ces oméga-3 d'origine animale à longue chaîne,
  1129. 1:11:44à travers notre alimentation.
  1130. 1:11:46Donc évidemment, on parle du poisson,
  1131. 1:11:48mais on dit si on mange trop de poissons, il y a la métaux lourds.
  1132. 1:11:49Et en fait, à un moment donné, si on garde toutes les peurs alimentaires,
  1133. 1:11:52on finit par mourir de faim en bonne santé.
  1134. 1:11:54On les trouve aussi dans les algues, on les trouve aussi dans les poissons et
  1135. 1:11:57dans les œufs, pardon, et toute la filière bleu-blancœur.
  1136. 1:12:00C'est-à-dire qu'il y a deux personnes, Pierre Veil et Bernard Schmitt.
  1137. 1:12:04Un agronome et un diabétologue français, qui, au début des années 2000,
  1138. 1:12:07ont réintroduit la filière à l'air.
  1139. 1:12:08On fait manger du lard à des vaches, à des poules, à des cochons,
  1140. 1:12:10et tous les aliments qui ont des rives contiennent autant d'oméga-3 que si c'était
  1141. 1:12:14des rillettes de macro. Donc, il y a ces choix-là.
  1142. 1:12:17Concernant la complémentation, alors, elle doit être entreprise,
  1143. 1:12:20à partir du moment où on a une suspicion de déficit.
  1144. 1:12:23Alors, on a des critères qui restent, on va dire, de l'apanage des thérapeutes
  1145. 1:12:28parce qu'il y a une chose aussi que je tiens à préciser, c'est que la connaissance
  1146. 1:12:31est du ressort de tout le monde, mais l'organisation de la connaissance est
  1147. 1:12:35du registre du thérapeute.
  1148. 1:12:36C'est-à-dire qu'on peut donner plein de conseils sur les choix alimentaires,
  1149. 1:12:40mais la démarche de complémentation reste une décision thérapeutique qui s'appuie
  1150. 1:12:45sur des éléments tangibles.
  1151. 1:12:46Et effectivement c'est à la lumière de ces éléments-là qu'il y a des décisions
  1152. 1:12:51à prendre on sait quand même que.
  1153. 1:12:53Et normalement, dès le deuxième trimestre de grossesse, la complémentation en
  1154. 1:12:56oméga-3 est recommandée, sachant que si c'est une grossesse qui survient chez
  1155. 1:13:01une maman qui a déjà eu des grossesses avant, il est fort possible qu'elle ait
  1156. 1:13:04déjà un découvert qui traîne.
  1157. 1:13:06Donc, ça vaut la peine de complémenter à ce moment-là. Et puis,
  1158. 1:13:09il y a des points d'appel qui peuvent justifier aussi, notamment,
  1159. 1:13:12difficultés à perdre du poids, tout ce qui est troubles cognitifs.
  1160. 1:13:17On suspecte souvent la responsabilité de déficit en oméga-3,
  1161. 1:13:21mais je sais que beaucoup d'enfants que je reçois avec des pseudodiagnostics
  1162. 1:13:24de troubles de déficit d'attention ou autres, ou de disent quelque chose,
  1163. 1:13:29quand les parents acceptent qu'on aille faire le bilan des statuts en acide
  1164. 1:13:31gras, en général, on voit les oméga-3 dans les chaussettes.
  1165. 1:13:34Et ce qui est étonnant, c'est que les parents disent « mais pourtant,
  1166. 1:13:36ils mangent du poisson, ils mangent tout ce qu'il faut, je ne comprends pas
  1167. 1:13:39». J'ai dit « mais il est venu au monde avec un déficit ». On lui avait ouvert
  1168. 1:13:42un compte quand il est venu au monde, il avait 10 000 euros de découvert dessus,
  1169. 1:13:46il lui avait dit « tu ne de dépense que ce que tu gagnes.
  1170. 1:13:49C'est exactement ça, c'est-à-dire qu'il y a des déficits transgénérationnels.
  1171. 1:13:52Il ne suffit pas de regarder ce qu'on a dans l'assiette pour avoir la certitude
  1172. 1:13:56que notre statut biologique est correct.
  1173. 1:13:58Pour en avoir le cœur net, faire des tests, faire des bilans permet d'avoir
  1174. 1:14:03des résultats personnels et quantifiés.
  1175. 1:14:05Pour moins de 100 euros, on peut faire une évaluation du statut en acide gras
  1176. 1:14:09et c'est quand même sur cette question-là, quand on sait que les oméga-3 ont des rôles,
  1177. 1:14:16structurel, mais aussi un rôle plastique, c'est-à-dire qu'il y a des molécules,
  1178. 1:14:20fabriquées à partir du DHA qui s'appellent les neuroprotectines ou autres,
  1179. 1:14:23qui jouent des rôles majeurs sur les connexions du cerveau, sur la protection du cerveau.
  1180. 1:14:28Le DHA module plus d'une centaine de gènes dans le développement du cortex.
  1181. 1:14:33Il faut avoir en tête, par exemple, que la myélinisation du cerveau,
  1182. 1:14:38donc la myélinisation se fait tout au long de la vie.
  1183. 1:14:41Ce qui veut dire que s'il y a des mécanismes de démyélénisation qui peuvent
  1184. 1:14:45être liés à des agents infectieux, par exemple dans le cadre de pathologie,
  1185. 1:14:49on connaît des facteurs de remyélénisation, c'est-à-dire qu'on peut avoir des
  1186. 1:14:52stabilisations ou des rémissions de scleros en plaques, par exemple,
  1187. 1:14:56si on utilise les moyens appropriés.
  1188. 1:14:58Mais tout ça, c'est connu, que ce soit avec la mycothérapie, certaines plantes.
  1189. 1:15:02On a des moyens qui permettent finalement d'aller acheter les deux joueurs qui
  1190. 1:15:06nous manquent pour jouer à 15 contre 15, en quelque sorte.
  1191. 1:15:08Si je reprends l'image de tout à l'heure, il y a des plantes qui sont reconnues
  1192. 1:15:12pour leurs effets sur les neurotrophines, dont je parlais tout à l'heure,
  1193. 1:15:16ou sur la protection neuronale.
  1194. 1:15:18Ça, ça fait partie des moyens qu'on utilise au quotidien et qui permettent de
  1195. 1:15:22garantir, combiné au reste, non seulement une prévention du déclin cognitif,
  1196. 1:15:29mais une préservation des capacités de développement du cerveau.
  1197. 1:15:34Est-ce que tu es pour une espèce de dose minimale pour tout le monde,
  1198. 1:15:40ou tu es absolument contre, il faut que ça soit absolument personnalisé,
  1199. 1:15:45ou quand même, est-ce qu'il faudrait, je ne sais pas, balancer,
  1200. 1:15:49mettre des oméga-3 dans l'eau du robinet pour tout le monde ?
  1201. 1:15:51De toute façon, on peut en mettre dans l'eau du robinet, on les retrouvera dans
  1202. 1:15:54la nappe phréatique, puisque ce n'est pas soluble dans les graisses,
  1203. 1:15:57ce n'est pas soluble dans l'eau. Mais ce que je veux dire, c'est, non.
  1204. 1:16:01L'idée serait plutôt d'évaluer chez tout le monde ce qui serait nécessaire,
  1205. 1:16:04Mais la problématique des santé publique, on enrichit systématiquement.
  1206. 1:16:08On a toujours des effets pervers qui apparaissent. On a l'histoire du fluor
  1207. 1:16:12qu'on mettait dans le dentifrice.
  1208. 1:16:13Maintenant, ça a été quasiment arrêté parce qu'il y avait la fluorose.
  1209. 1:16:16Il y avait des surdosages de fluor avec fragilisation des os.
  1210. 1:16:18Il y a des surdosages en iodes éventuels.
  1211. 1:16:21Il y a des surdosages en sélénium qui peuvent exister aussi.
  1212. 1:16:24En fait, on doit s'appuyer sur l'accompagnement alimentaire,
  1213. 1:16:30c'est-à-dire comment changer de manière favorable.
  1214. 1:16:32On doit faire une complémentation ciblée, appropriée en fonction des déficits
  1215. 1:16:37qu'on a, et on doit aussi limiter les facteurs de perte, c'est-à-dire faire
  1216. 1:16:41en sorte que le cerveau soit un petit peu moins en état d'urgence à gérer des
  1217. 1:16:45situations d'agression,
  1218. 1:16:47qu'on limite au maximum la part des toxiques, alors tout le monde lui dit « ouais, le bio,
  1219. 1:16:51on n'est pas toujours sûr que ce soit bio ».
  1220. 1:16:54Peut-être bien, sachant que ça ne garantit pas l'absence de toxiques,
  1221. 1:16:57ça garantit en général, chez les gens qui sont soumis au contrôle,
  1222. 1:17:00que ça ne dépasse pas des teneurs maximales, c'est toujours l'histoire de l'hormèse.
  1223. 1:17:04Par contre, ce qui est issu de l'agriculture conventionnelle, il n'y a aucun problème.
  1224. 1:17:07On a notre dose de pesticides. On n'a jamais vu quelqu'un ramener des poireaux
  1225. 1:17:11à son épicien en lui disant « Je suis désolé, il n'y a pas assez de pesticides,
  1226. 1:17:14la dose, vous pouvez m'en remettre.
  1227. 1:17:16» Donc, le procès qui est fait au bio, c'est une forme de malhonnêteté intellectuelle,
  1228. 1:17:20parce que bien évidemment, c'est important.
  1229. 1:17:23Alors, on va me dire, il y a un problème de coût et c'est vrai que, par exemple.
  1230. 1:17:2947% des achats alimentaires en France en 2024 étaient faits dans des grandes
  1231. 1:17:35surfaces et les aliments transformés représentent 40% de l'apport énergétique moyen.
  1232. 1:17:42Donc, on se rend compte que le poids économique et publicitaire de ces géants-là,
  1233. 1:17:50face à lui, les campagnes de santé ne font pas le poids.
  1234. 1:17:53Et si on n'a pas un contre-courant, à savoir qu'il n'y a nul endroit à l'école
  1235. 1:18:00ou ailleurs où on apprend à être de bons mangeurs,
  1236. 1:18:02Je veux dire, il n'y a pas d'éducation civique, il n'y a pas d'éducation nutritionnelle,
  1237. 1:18:07et puis après, c'est à la one again.
  1238. 1:18:09Donc, bien évidemment, le contexte, je reviens à ce que je disais au début,
  1239. 1:18:14d'un point de vue éducatif, il prédispose les gens à partir dans le mur.
  1240. 1:18:18Il n'y a rien qui est pensé dans l'idée de se dire, comment faire en sorte que
  1241. 1:18:22nos citoyens, ils aient tous un QI extrêmement élevé, qu'ils aient un pouvoir
  1242. 1:18:26de réflexion important, qu'ils aient un pouvoir subversif éventuel,
  1243. 1:18:30parce que ce sera mieux pour la planète.
  1244. 1:18:32Alors, est-ce que c'est vraiment ce que cherchent les dirigeants ou est-ce qu'ils
  1245. 1:18:35ont plutôt intérêt en faisant semblant d'un côté de ne pas vouloir des grandes
  1246. 1:18:39surfaces et des fast-foods et en même temps de se dire d'un autre côté,
  1247. 1:18:42heureusement que ça existe parce qu'on peut continuer à se partager le gâteau à quelques-uns.
  1248. 1:18:47Et en même temps, ils amènent des règles et des recommandations et des campagnes
  1249. 1:18:51de santé publique pour se donner bonne conscience.
  1250. 1:18:54Moi, je me souviens quand ils disaient, pour votre santé, évitez de manger trop
  1251. 1:18:57gras, trop sucré, trop salé.
  1252. 1:18:58Mon fils, il me disait, papa, c'est quoi trop gras ? Je disais,
  1253. 1:19:00mais tais-toi, pourquoi avec tes questions toujours là ? Mais c'est vrai, ce n'est pas défini.
  1254. 1:19:05C'est comme pendant le confinement, quand on roulait sur l'autoroute,
  1255. 1:19:09enfin, pendant le deuxième confinement, on voyait pour votre distance,
  1256. 1:19:11respecter les sécurités.
  1257. 1:19:13On ne savait pas s'il fallait se mettre les bras tendus pour voir si notre voisin
  1258. 1:19:16était à la bonne distance ou s'il fallait être à la bonne distance par rapport
  1259. 1:19:19au véhicule qui était devant nous.
  1260. 1:19:21C'est-à-dire que les injonctions, typiquement, c'est des manières de communiquer
  1261. 1:19:25qui trahissent le stress de la personne qui communique.
  1262. 1:19:28Et les autorités sont partagées en stress, et sont en stress parce qu'elles sont partagées en deux.
  1263. 1:19:34Donner l'impression d'être bénéfique à la majorité et continuer à tirer les
  1264. 1:19:40marrons du feu sans en avoir l'air.
  1265. 1:19:42Donc forcément, on fait croire à la population qu'elle est l'unique et l'entière
  1266. 1:19:49responsable de sa situation.
  1267. 1:19:51Je sais qu'on m'a critiqué en disant que je déresponsabilisais.
  1268. 1:19:54Ce n'est pas ce que je dis, mais j'ai qu'une part de la situation n'incombe
  1269. 1:19:58pas au fait qu'on aurait des choix qui sont totalement libres.
  1270. 1:20:01L'exemple que je donnais tout à l'heure avec la consommation d'aliments plus
  1271. 1:20:06gras quand on est déficitaire, ou les femmes qui mangent de la terre riche en
  1272. 1:20:10fer, Il y a une part de nos choix qui sont dictés par autre chose que la conscience.
  1273. 1:20:13Par contre, la conscience, elle peut choisir de manière intelligente si elle
  1274. 1:20:17est correctement informée et éclairée.
  1275. 1:20:19Et c'est sûr que la pléthore de sollicitations médiatiques, les 5 à 7,
  1276. 1:20:27la prédominance du foot, tous ces trucs, ça ne participe pas à l'éveil des populations.
  1277. 1:20:33Ça crée de sacrés paradoxes, et ça me fait aussi penser à certaines vidéos qu'on
  1278. 1:20:37peut voir sur les réseaux sociaux qui font des millions de vues,
  1279. 1:20:39de ceux qui t'expliquent qu'il ne faut pas utiliser les réseaux sociaux,
  1280. 1:20:43que les réseaux sociaux, c'est pas bon. Les mecs, ils font des vidéos.
  1281. 1:20:45Mec, sur TikTok, arrêtez de
  1282. 1:20:47scroller sur TikTok. Et c'est marrant parce qu'il y a un espèce de truc.
  1283. 1:20:50Pour être bien, ne soyez pas... Ok, donc je sais qu'il faut que j'arrête d'être sur TikTok.
  1284. 1:20:54Et cela dit, celui qui me dit ça, il en profite aussi et ça fait son beurre.
  1285. 1:20:59Profitez du truc, bon.
  1286. 1:21:02Partagez ce podcast, ceux qui écoutent à vos enfants, pour les mettre dans des
  1287. 1:21:06bonnes conditions d'éducation et de pédagogie.
  1288. 1:21:09Et puis au plus grand nombre, puisque de toute façon, c'est ce qu'on essaie de faire.
  1289. 1:21:14Je ne suis pas celui, nous ne sommes pas ceux qui vont essayer de vous rendre
  1290. 1:21:18ensuite de l'ultra transformé ou du burger.
  1291. 1:21:20Je n'ai pas l'intention de créer une chaîne de restaurant fast-food,
  1292. 1:21:26donc a priori, je reste cohérent.
  1293. 1:21:27Ce que je voulais dire, je reste très confiant parce qu'en fait,
  1294. 1:21:30on a les moyens d'optimiser tout ça.
  1295. 1:21:33On voit malgré tout des personnes qui restent très performantes longtemps.
  1296. 1:21:39Il n'y a jamais eu autant de jeunes qui s'interrogeaient sur le sens de leur
  1297. 1:21:42vie et qui cherchent des solutions et qui sont sensibilisés à ces histoires d'hygiène de vie.
  1298. 1:21:48Je vois des fois au cabinet des jeunes qui ont 20 ans qui méditent.
  1299. 1:21:50Moi, je ne sais pas, mais moi, à 20 ans, je ne savais même pas qu'on pouvait
  1300. 1:21:52méditer. Ça va m'assurer ce que je veux dire. On voit des trucs qui se passent.
  1301. 1:21:55En fait, il y a une vague de fond qui n'est pas encore assez importante, mais ce sera un tsunami.
  1302. 1:22:01Je pense qu'on est sur un changement de paradigme de société et ou revenir vers,
  1303. 1:22:08comment dire, ça fait penser à la chanson de Souchon,
  1304. 1:22:12on avance, on n'a plus assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens,
  1305. 1:22:15mais à un moment donné, la route va s'effondrer, puis on va revenir au point
  1306. 1:22:18de départ où on a commencé à se tromper.
  1307. 1:22:20Et toutes ces connaissances-là vont permettre d'élever le QI moyen de la population,
  1308. 1:22:26d'élever le potentiel émotionnel, et c'est grâce à ça qu'on pourra vivre en
  1309. 1:22:32bonne intelligence c'est trouver des solutions et à la surpopulation éventuelle
  1310. 1:22:36et aux problématiques d'environnement,
  1311. 1:22:39de tout ce qu'on veut parce que
  1312. 1:22:40l'appât du gain ne sera plus au centre des préoccupations et des projets.
  1313. 1:22:44Mais ça, il faut encore un petit peu de temps. Mais toutes ces connaissances-là,
  1314. 1:22:48à un moment donné, elles vont être utilisées de manière fructueuse pour le bien
  1315. 1:22:53de la plupart d'entre nous.
  1316. 1:22:54Je le vois également et on y vient.
  1317. 1:22:58Et je pense qu'on s'y dirige sur les prochaines années. mais tu as parlé,
  1318. 1:23:01je reviens là-dessus, sur le bio, qui serait peut-être limité en termes de nombre de pesticides,
  1319. 1:23:08donc même s'il n'en est pas complètement dépourvu, c'est toujours mieux que
  1320. 1:23:11le traditionnel qui, lui, pour le coup, peut faire exploser le conventionnel.
  1321. 1:23:15Sur les pesticides, spécifiquement les perturbateurs endocriniens,
  1322. 1:23:18par exemple, est-ce qu'on a des explications sur les liens directs sur la perte
  1323. 1:23:23de facultés cognitives ? Un pesticide va venir entraver une synapse,
  1324. 1:23:27va venir entraver un neurotransmetteur ?
  1325. 1:23:29Oui, en fait, ça va se mettre dans toutes les structures où il y a beaucoup
  1326. 1:23:34de graisse et le cerveau, c'est une grosse boule de graisse.
  1327. 1:23:37On a 50% du poids du cerveau, c'est du gras, on est plus au top modèle.
  1328. 1:23:42Et ces graisses reçoivent des molécules liposolubles qui, par différents mécanismes,
  1329. 1:23:47ça va être un petit peu le caillou dans la chaussure, vont venir entraver le
  1330. 1:23:50bon fonctionnement neuronal.
  1331. 1:23:51Mais en même temps, quand la perturbation est chronique, il y a toujours ce
  1332. 1:23:56côté inflammatoire, oxydatif qui démarre, c'est-à-dire que quand un problème fonctionnel,
  1333. 1:24:03c'est-à-dire simplement la fonction est perturbée et chronique,
  1334. 1:24:06le problème structurel arrive toujours derrière.
  1335. 1:24:08C'est-à-dire qu'on commence par une baisse, par exemple, de la présence d'un
  1336. 1:24:11neurotransmetteur, la dopamine ou autre, et ça se poursuit par l'atteinte du
  1337. 1:24:16neurone qui utilise la dopamine.
  1338. 1:24:17C'est-à-dire que la problématique de la transition des troubles psychiatriques
  1339. 1:24:21vers la maladie neurodégénérative, autour du fait qu'on sait que certains anxiolytiques
  1340. 1:24:25augmentent le risque d'Alzheimer,
  1341. 1:24:26donc la seule bonne nouvelle dans l'histoire, c'est que quand l'Alzheimer débute,
  1342. 1:24:30les patients oublient de prendre l'anxiolytique, Ça peut peut-être les sauver,
  1343. 1:24:33mais en dehors de ça, on sait que c'est juste un passage d'un tableau à un autre,
  1344. 1:24:38mais fondamentalement, on met une béquille sur une jambe de bois,
  1345. 1:24:41on ne traite pas les causes qui sont à l'origine de ce mal-être psychiatrique de notre société.
  1346. 1:24:51Alors j'y repense aussi parce qu'on ne l'a pas complètement peut-être défini,
  1347. 1:24:55je n'ai pas insisté au tout début et je pense mieux vaut tard que jamais,
  1348. 1:24:58lorsqu'on parle de cognition, d'activité de santé cognitive,
  1349. 1:25:02il y a eu plusieurs mots, tu as parlé d'intelligence un peu d'émotionnel,
  1350. 1:25:07de qualité de gestion des émotions, tu as parlé de mémoire, on parle de quoi
  1351. 1:25:13exactement si on le définit ?
  1352. 1:25:15Est-ce que l'intelligence, tu vois, tu parles de QI aussi, qu'est-ce qu'on met
  1353. 1:25:19dans cette cognition de manière générale quand on parle de déclin ou de santé cognitive ?
  1354. 1:25:23La cognition, elle est définie par la capacité à exécuter certaines tâches en
  1355. 1:25:28faisant un minimum de fautes et dans un délai requis.
  1356. 1:25:31Donc, il y a des tests qui permettent d'évaluer, alors ça vaut ce que ça vaut,
  1357. 1:25:34mais par exemple, des mots à retrouver, ce qu'on fait sur des tests d'intelligence
  1358. 1:25:39où il faut trouver des suites, etc.
  1359. 1:25:41Chez des personnes âgées, c'est adapté aussi en fonction des compétences qu'il peut y avoir.
  1360. 1:25:46Donc ça, on évolue quelque part des capacités de mémoire, des capacités exécutives.
  1361. 1:25:50L'aspect émotionnel, il est beaucoup plus, lui, lié à des problématiques complexes
  1362. 1:25:57qui sont liées aux relations affectives qu'il y a pu y avoir,
  1363. 1:26:01aux expériences passées,
  1364. 1:26:02aux traumas, mais aussi à la capacité de certaines structures cérébrales à permettre
  1365. 1:26:08de mettre à distance ce que Boris Cyrulnik appelle la résilience.
  1366. 1:26:12Et là, ce qu'on observe clairement, c'est que l'optimisation des apports nutritionnels
  1367. 1:26:19du cerveau permet de faire cette gymnastique beaucoup plus facilement.
  1368. 1:26:23Bon, ok. Alors, ça, c'est intéressant. Sur les oméga-3, on a compris.
  1369. 1:26:28Pour toi, c'est peut-être le nutriment le plus important, si on pense cerveau
  1370. 1:26:34? Est-ce qu'il y aurait une hiérarchie d'importance ?
  1371. 1:26:37Il y a aussi la question des protéines. On oublie trop souvent que l'apport
  1372. 1:26:41en protéines, il peut être insuffisant, notamment parce que les éléments qui
  1373. 1:26:46constituent les acides aminés permettent de fabriquer nos neurotransmetteurs,
  1374. 1:26:50permettent de fabriquer les récepteurs sur lesquels les neurotransmetteurs, viennent se nicher,
  1375. 1:26:55permettent de fabriquer tous les acteurs dans nos défenses immunitaires et permettent
  1376. 1:27:00également d'assurer l'étanchéité de notre muqueuse intestinale.
  1377. 1:27:03C'est-à-dire que c'est des points d'appel où, comme je l'explique aux patients,
  1378. 1:27:07quand notre rapport protéique est insuffisant par rapport à nos besoins,
  1379. 1:27:10il y a des répercussions cognitives, des répercussions immunitaires et des répercussions
  1380. 1:27:14liées à la perméabilité intestinale.
  1381. 1:27:17Et quand on a des tableaux caractéristiques où les gens arrivent avec des fatigues
  1382. 1:27:22chroniques, problèmes de stress, désinfections récurrentes et des douleurs chroniques,
  1383. 1:27:25on peut déjà considérer, sans même avoir sous les yeux le relevé alimentaire
  1384. 1:27:29de ces personnes, qu'ils ne couvrent pas leurs besoins.
  1385. 1:27:32Tu sais que dans la littérature, on dit souvent qu'il faut entre 0,8 et 2 grammes par kilo et jour.
  1386. 1:27:37De protéines. Voilà, c'est comme si tu avais un institut de sondage et que tu
  1387. 1:27:41te présentais aux élections et que tu disais, monsieur, écoutez,
  1388. 1:27:43on a regardé, vous avez entre 15 et 65 % des intentions de vote.
  1389. 1:27:47Je suis sûr que tu payes pas.
  1390. 1:27:49Vous t'êtes ma gueule. En fait, est-ce que c'est 0,8 chez tout le monde ou 2
  1391. 1:27:53chez tout le monde ? Et là, quand tu tortures les experts pour qu'ils aillent
  1392. 1:27:57un peu plus précisément expliquer les chiffres, ils disent que ça dépend d'autres facteurs.
  1393. 1:28:02Donc, en micronutrition, on prend les choses par l'autre bout.
  1394. 1:28:05C'est de se dire, si un nutriment, on n'en couvre pas les besoins,
  1395. 1:28:11alors il y a des répercussions sur notre organisme, notamment concernant l'apport
  1396. 1:28:16en protéines, c'est ce que j'évoquais tout à l'heure, sur la cognition,
  1397. 1:28:20sur les défenses immunitaires, sur le maintien de la masse musculaire,
  1398. 1:28:24sur les mécanismes de cicatrisation.
  1399. 1:28:27Et alors, qu'est-ce qui fait qu'on
  1400. 1:28:28a une diminution de la disponibilité en protéines ou en acides aminés ?
  1401. 1:28:33Déjà la diminution de l'apport glucidique parce qu'il y a des études qui montrent
  1402. 1:28:38que chez des culturistes qui font un régime cétogène, la prise de 3 grammes
  1403. 1:28:43kilo-jour de protéines est associée à une perte de masse musculaire parce que
  1404. 1:28:47pour que les acides aminés,
  1405. 1:28:49soient transformés en protéines, il faut de l'insuline.
  1406. 1:28:52Donc voilà. Alors évidemment, à 3 grammes kilo-jour, les reins,
  1407. 1:28:55ils ne sont pas tout à fait d'accord.
  1408. 1:28:57On sait également que l'apport glucidique moyen conditionne Le fait que certains
  1409. 1:29:03acides aminés vont, au lieu de participer aux synthèses de protéines,
  1410. 1:29:08contribuer à des processus énergétiques.
  1411. 1:29:11En gros, tu es en hiver, tu oublies de livrer des bûches et tu vas prendre les
  1412. 1:29:15poutres pour te chauffer. C'est un petit peu ça.
  1413. 1:29:17Et évidemment, il y a aussi des interdépendances avec l'ensemble des apports.
  1414. 1:29:22Il y a le fait qu'à juste titre, on a tendance à réduire la consommation de
  1415. 1:29:26viande, mais réduire, ça ne veut pas dire supprimer, qu'on a tendance à écarter
  1416. 1:29:30les laitages, à écarter certaines céréales et on se retrouve au final à remplacer
  1417. 1:29:35le steak par les graines de chia.
  1418. 1:29:36Alors le chia, c'est un tout nouvel animal, c'est un croisement entre le chien et le chat.
  1419. 1:29:41Et on récupère les crottes. Non, c'est-à-dire que les gens, à un moment donné,
  1420. 1:29:46font de l'arithmétique et disent il y a des protéines dans les noisettes,
  1421. 1:29:48il y a des protéines dans les graines de chia, il y en a, donc on peut remplacer la viande.
  1422. 1:29:51Stop ! Le niveau d'apport que ça assure et la diversité des acides aminés n'est pas suffisant.
  1423. 1:29:57Un végétarien qui assume son
  1424. 1:29:59végétarisme, il associe au même repas légumes secs, céréales, oléagineux.
  1425. 1:30:05Toutes les populations qui ont adopté des régimes végétariens,
  1426. 1:30:08il y en a qui disent l'inverse qu'on peut les prendre à des moments différents je ne citerai pas,
  1427. 1:30:13la personne en particulier qui écrit ça mais quand on mange du couscous on ne
  1428. 1:30:16mange pas les pois chiches le midi et la semoule le soir quand on va aux Antilles
  1429. 1:30:19on ne mange pas l'orille le midi les haricots le soir ainsi de suite donc il
  1430. 1:30:23y a cette nécessité et beaucoup de gens qui sont des autodidactes du végétarisme
  1431. 1:30:27ont des apports en protéines qui ne sont pas adaptés ce qui fait que quand tout
  1432. 1:30:31va bien que le match n'a pas commencé il peut y avoir 12 joueurs sur le terrain
  1433. 1:30:34mais quand le match commence ils ont beaucoup de mal à gagner le match.
  1434. 1:30:38Alors ça, je trouve ça intéressant ce que tu dis, c'est qu'on peut très bien
  1435. 1:30:42se sentir parfaitement cognité, ça ne se dit pas, mais on peut se sentir bien
  1436. 1:30:49cognitivement, en pleine forme, en pleine santé, quand tout va bien,
  1437. 1:30:52parce que le stress n'est pas suffisamment haut et donc on ne se retrouve pas comme ça.
  1438. 1:30:58Et le jour où il arrive une couille, je peux me permettre d'expression,
  1439. 1:31:02là on n'a pas les ressources pour pouvoir le combattre et c'est là qu'on en paye les conséquences.
  1440. 1:31:07Et on reste à la chronicité, c'est-à-dire qu'on n'a pas les ressources pour
  1441. 1:31:10remonter. Typiquement, la personne qui fait un burn-out, le fait de se reposer,
  1442. 1:31:13lui évite simplement que ça s'aggrave.
  1443. 1:31:15C'est-à-dire qu'on arrête le match à la mi-temps et en restant dans les vestiaires,
  1444. 1:31:19il n'a aucune chance de gagner le match.
  1445. 1:31:20C'est-à-dire qu'on reste dans un état d'épuisement qui ne peut pas être corrigé
  1446. 1:31:24simplement en faisant du travail sur soi et en gardant une alimentation hypotoxique.
  1447. 1:31:29C'est-à-dire qu'on a l'impression aujourd'hui que manger nous intoxique et que
  1448. 1:31:32le jeûne nous détoxique. Il faut remettre les choses en perspective.
  1449. 1:31:35C'est un peu plus complexe que ça la nutrition c'est pas de la toxicologie la
  1450. 1:31:38toxicologie c'est ce qui étudie les perturbateurs,
  1451. 1:31:41les polluants qui sont dans notre assiette, mais les nutriments qui sont dans
  1452. 1:31:44nos aliments sont des nutriments, c'est pas des polluants et à un moment donné
  1453. 1:31:47il y a tout un discours autour de ça qui fausse complètement l'appréciation des gens.
  1454. 1:31:51Non mais c'est important de répéter que la nutrition et les aliments sont là
  1455. 1:31:58pour nous aider à combattre les infections, à aller mieux, à se régénérer etc.
  1456. 1:32:02Et non pas l'alimentation n'est pas un toxique en soi.
  1457. 1:32:05Que penses-tu par contre d'un scénario de quelqu'un qui serait complètement à côté de la plaque,
  1458. 1:32:10qui fumerait, qui aurait des gros troubles alimentaires, qui n'arriverait pas
  1459. 1:32:15à avoir suffisamment d'apport nutritionnel et qui voit qu'il a des problèmes de santé,
  1460. 1:32:21soit la cognition qui se dégrade et qui se décide de faire un stage de jeûne.
  1461. 1:32:27Non pas effectivement pour corriger puisqu'il n'aura plus rien mais pour avoir
  1462. 1:32:33un espace, un temps où il va pouvoir revenir sur soi peut-être ensuite,
  1463. 1:32:40dès la semaine suivante repartir sur une alimentation comme il faut,
  1464. 1:32:44enfin un espèce de comme un break,
  1465. 1:32:46comme une remise à zéro qui le jeûne en lui-même n'apporte rien d'un point de
  1466. 1:32:50vue physiologique mais d'un point de vue psychologique va permettre de faire
  1467. 1:32:53de passer au stade suivant qu'est-ce que tu penses de ça ?
  1468. 1:32:57C'est bien, sauf que la vraie question, c'est est-ce qu'il y a besoin de faire
  1469. 1:32:59un jeûne pour en arriver là ?
  1470. 1:33:02Effectivement, c'est la vraie question.
  1471. 1:33:03Le business du jeûne, on m'avait posé la question une fois, c'était la même
  1472. 1:33:08histoire que tu racontais, la personne allait faire sa semaine de jeûne et derrière
  1473. 1:33:14reprenait ses habitudes alimentaires, son hygiène de vie habituelle.
  1474. 1:33:17Et il me dit, qu'est-ce que vous lui conseillez ? Je lui dis,
  1475. 1:33:19je vais devenir ami avec et je vais faire en sorte qu'il couche mon nom sur son testament. Oui.
  1476. 1:33:25Je vais faire un peu bétoncourt, c'est un peu ça l'histoire c'est-à-dire qu'il n'y a pas de,
  1477. 1:33:31il y a une espèce de logique expiatrice qui est derrière ça et je veux dire, on a vu des gens,
  1478. 1:33:37changer leurs habitudes alimentaires il faut aller regarder ce qui se passe
  1479. 1:33:40avec les sages d'ibétain ou autre, ils n'ont pas besoin d'aller faire des semaines
  1480. 1:33:43de jeûne en plus c'est une pratique qui est un petit peu.
  1481. 1:33:48Plaquée comme ça sur nos modes de vie qui ne sont pas forcément appropriés,
  1482. 1:33:51moi je trouve beaucoup plus pertinent d'accompagner les gens à les aider à réfléchir
  1483. 1:33:55à quel moment dans la semaine vous pouvez consacrer à vous poser,
  1484. 1:33:59à regarder, à rien faire, à méditer, à cuisiner,
  1485. 1:34:03aller au marché, ça fait partie d'actes simples.
  1486. 1:34:06Moi, je me faisais la réflexion et pourtant, je ne suis pas inactif qu'il n'y
  1487. 1:34:11a aucun emballage alimentaire qui franchit le seuil de ma maison.
  1488. 1:34:15Voilà, je n'en fais pas une gloriole mais ce que je veux dire par là,
  1489. 1:34:18c'est le fruit d'un long raisonnement, d'un chemin de choix qui sont faits.
  1490. 1:34:21Il n'y a pas la télé, il y a tout ça.
  1491. 1:34:23Je ne dis pas ça pour pointer ceux qui ne feraient pas pareil je dis que c'est
  1492. 1:34:28des cheminements qu'on a tous et on arrive à un moment donné à un point B en
  1493. 1:34:32étant parti d'un point A et que c'est parce qu'on a la volonté de changer les choses pas à pas
  1494. 1:34:38qu'il faut chacun à sa vitesse faire des changements c'est-à-dire que les grands
  1495. 1:34:43apôtres de la révolution nutritionnelle,
  1496. 1:34:46ils demandent aux gens de grimper l'Everest alors qu'ils n'ont jamais fait de montagne je
  1497. 1:34:49pense qu'il faut accepter qu'il y ait des petits changements qui
  1498. 1:34:53petit à petit les amis à la suite des autres finissent parce que les gens ils
  1499. 1:34:56ont un vrai vrai remise en cause de leurs habitudes mais quand la marche est
  1500. 1:35:02trop haute les gens ils font demi-tour et le côté très très engagé voir cette espèce de de motivation.
  1501. 1:35:13Comment dirais-je, presque communicative ou que tous les coachs sont en toute
  1502. 1:35:20nature. Allez, c'est facile.
  1503. 1:35:21Aujourd'hui, on tutoie en général, ça fait plus proche.
  1504. 1:35:24Tu te reprends en main, tu changes ta vie, machin. Sauf que si l'autre en face,
  1505. 1:35:27il est en plein burn-out et qu'il lui faut trois cafés pour ouvrir un oeil,
  1506. 1:35:31il zappe parce qu'il dit non, mais ce n'est pas pour moi.
  1507. 1:35:33Or, il y a une grande différence entre la recommandation et le conseil.
  1508. 1:35:37La recommandation, c'est ce qu'on dit à tout le monde, ça ne nous engage pas.
  1509. 1:35:39Le conseil, c'est accompagner la personne pas à pas.
  1510. 1:35:43Pour qu'elle intègre de manière harmonieuse en faisant en quelque sorte un audit
  1511. 1:35:48de ses habitudes de vie où est-ce qu'elle peut mettre une activité physique,
  1512. 1:35:52comment elle peut amener petit à petit à améliorer son sommeil quelle plante
  1513. 1:35:56on peut lui amener pour l'aider à cela,
  1514. 1:35:59comment on peut l'aborder à comprendre le sens du stress et l'anticiper
  1515. 1:36:02pour qu'il soit moins important et ainsi de suite c'est-à-dire que c'est des
  1516. 1:36:05outils et on est obligé d'avoir cette approche systémique donc moi même si mon
  1517. 1:36:10champ de compétences initiales c'était la nutrition je ne peux pas me contenter
  1518. 1:36:13de travailler là-dessus parce que finalement la meilleure nutrition possible
  1519. 1:36:17sans tout le travail systémique,
  1520. 1:36:19ça permet juste de retarder le moment où la branche est casse mais l'idée c'est
  1521. 1:36:23que l'arbre il reste solide et qu'il résiste aux tempêtes.
  1522. 1:36:27Tu as parlé de café aussi, est-ce que c'est plutôt indiqué ou contre-indiqué
  1523. 1:36:33si on se base uniquement sur l'impact sur le cerveau et la cognition ?
  1524. 1:36:38Ça n'a pas d'impact toxique Encore une fois, tout dépend si c'est un café bio
  1525. 1:36:43ou pas, parce qu'il y a des produits
  1526. 1:36:44de torréfaction qui peuvent avoir de l'aluminium autre, mais le café,
  1527. 1:36:48à tout prendre, si tu me demandes est-ce qu'il vaut mieux que les gens consomment
  1528. 1:36:51du café que de la coque, tu connais ma réponse, mais c'est toujours pareil.
  1529. 1:36:55C'est comprendre le sens de ce qui se passe. Le café a quand même donné son
  1530. 1:37:00nom à un endroit où ce n'est pas ce qu'on va boire.
  1531. 1:37:03J'ai passé l'après-midi au café, ils n'ont pas bu des cafés,
  1532. 1:37:06mais pourquoi est-ce que la boisson a donné son nom au lieu ?
  1533. 1:37:08Ça veut quand même dire qu'il y a une dimension sociale, il y a le côté sur
  1534. 1:37:13la dopamine qui est intéressant.
  1535. 1:37:14La vraie question, c'est si quelqu'un a besoin d'en prendre cinq ou six avant
  1536. 1:37:17de se sentir performant.
  1537. 1:37:18C'est un révélateur, c'est un indicateur du niveau de fatigue de fond et c'est
  1538. 1:37:22plus une alerte qu'autre chose.
  1539. 1:37:24Ce n'est pas le café le problème, c'est les raisons pour lesquelles on a un
  1540. 1:37:27recours exagéré au café.
  1541. 1:37:29Aujourd'hui, on sait que sur le plan cardiovasculaire, il est protecteur et
  1542. 1:37:31par les polyphénols, il a plutôt un effet bénéfique sur le BDNF et donc tout
  1543. 1:37:37ce qui contribue aux connexions du cerveau.
  1544. 1:37:39Ok, donc plutôt bénéfique, évidemment pas en...
  1545. 1:37:42En surconsommation, tu recommandes de toi peut-être de faire un test sur 2,
  1546. 1:37:473, 4 jours, une semaine, de stopper complètement le café juste pour voir si
  1547. 1:37:50on est capable de le faire et si on voit des changements ?
  1548. 1:37:54Alors, c'est des fameux tests qu'on propose par rapport aux problématiques d'addiction.
  1549. 1:37:59On peut le faire. Moi, personnellement, j'ai réussi à le faire pendant 60 ans à m'en passer.
  1550. 1:38:05Puis maintenant, j'aime bien en prendre de temps en temps. Et c'est vrai que
  1551. 1:38:08ce qui détermine effectivement l'absence de nocivité d'un produit,
  1552. 1:38:15c'est le libre-rapide qu'on a face à la consommation.
  1553. 1:38:17Et ceux qui aiment le goût du café ne sont pas avantagés, enfin,
  1554. 1:38:20ou sont avantagés, ça dépend comment on voit les choses, puisqu'il y en a qui
  1555. 1:38:23le prennent uniquement pour ses effets psychotropes et qui n'aiment pas particulièrement le goût.
  1556. 1:38:27Et je pense que c'est peut-être plus facile de s'en passer ou de s'en détacher.
  1557. 1:38:31Mon cas personnel est que j'aime beaucoup le goût du café et que malheureusement
  1558. 1:38:36quand j'en prends pas même si l'effet psychotrope c'est pas celui qui me enfin
  1559. 1:38:40l'effet stimulant c'est pas ce qui me manque le plus, c'est juste le petit goût
  1560. 1:38:44du café comme ça le matin il.
  1561. 1:38:45N'y a aucun caractère de toxicité à ça souvent les gens, je terminerai peut-être
  1562. 1:38:49là-dessus mais parlent de la question de la détox dans le cadre de la thèse
  1563. 1:38:52dont je parlais tout à l'heure on recevait des patients qui venaient d'être identifiés,
  1564. 1:38:58alcooliques et qui devaient faire un sevrage d'urgence Donc,
  1565. 1:39:01ils arrivaient dans une structure qui était atteinte du côté de Melan,
  1566. 1:39:05là-bas entre Melan et Mante.
  1567. 1:39:06Et dans le cadre de l'étude que j'avais faite pour mon mémoire,
  1568. 1:39:12il fallait aussi gagner la confiance des patients, mais j'arrivais à évaluer
  1569. 1:39:16le niveau d'apport moyen au quotidien sur la période qui précédait juste leur
  1570. 1:39:23internement, parce que c'est un internement.
  1571. 1:39:24Ils étaient en moyenne à 120 grammes d'alcool par jour.
  1572. 1:39:27Pour donner une idée, dans un café, où on ne boit pas de café, tout est possible.
  1573. 1:39:33Les boissons alcoolisées servies amènent la même quantité d'alcool,
  1574. 1:39:36c'est 9 grammes que ce soit un verre de vin, un boc de bière un pastis,
  1575. 1:39:40etc. Donc, ils consommaient.
  1576. 1:39:44En moyenne 12 à 13 non, plus que ça, 14 à 15,
  1577. 1:39:50portions d'alcool dans la journée, donc évidemment les gammages étaient rentrés
  1578. 1:39:55dans le livre-corps de Guinness et si on m'avait dit, c'est le cas de le lire
  1579. 1:39:58d'ailleurs, si on m'avait dit, est-ce qu'il était justifié de faire une détox ? Oui, évidemment.
  1580. 1:40:03Aujourd'hui, il y a des gens qui sont végétariens, qui mangent bio et qui,
  1581. 1:40:08une fois par mois, vont faire une détox ou une fois par mois vont faire une
  1582. 1:40:11détox pour nettoyer leur foie.
  1583. 1:40:12Je veux dire, c'est comme s'ils passaient leur poubelle au car-shirt tous les
  1584. 1:40:15jours et puis qu'ils avaient besoin d'aller la faire nettoyer.
  1585. 1:40:19Ça n'a pas de sens. C'est-à-dire que la notion de détox, aujourd'hui,
  1586. 1:40:21a été vraiment détournée parce
  1587. 1:40:23qu'encore une fois, il y a l'idée que l'alimentation nous porte préjudice.
  1588. 1:40:28Et le concept de détox, aujourd'hui, il a pris une place démesurée par rapport
  1589. 1:40:32à la réalité des dangers encourus.
  1590. 1:40:34Tu vas parler de sélénium, est-ce que vitamine D, est-ce que les vitamines B
  1591. 1:40:38spécifiques, est-ce qu'il y a des choses qui sont vraiment primordiales pour
  1592. 1:40:42le cerveau ou finalement après, peu importe les micronutriments, il faut tout avoir ?
  1593. 1:40:49Tous sont importants, que ce soit la B9, la B12, la B6, le magnésium,
  1594. 1:40:53le fer, le zinc, le coenzyme Q10.
  1595. 1:40:56Toutes ces molécules jouent un rôle important avec des nuances d'un titre à l'autre.
  1596. 1:41:01Pour le cerveau, c'est un élément, la B9,
  1597. 1:41:04l'acide folique, est également reconnue par rapport à son influence en période
  1598. 1:41:09fétale, mais dans la mesure où il y a une plasticité permanente au niveau du
  1599. 1:41:13cerveau, la couverture de nos besoins est permanente.
  1600. 1:41:17Et puis, il y a des besoins énergétiques, c'est-à-dire le rôle du glucose qu'il ne faut pas oublier.
  1601. 1:41:20C'est-à-dire qu'on peut utiliser les corps cétoniques, mais c'est comme si on
  1602. 1:41:23mettait du diesel dans le réservoir d'un Boeing.
  1603. 1:41:27Bon, il vaut mieux mettre le bon carburant pour que le cerveau fonctionne au
  1604. 1:41:31mieux ça c'est des réalités,
  1605. 1:41:34ne parlons jamais de vue que les corps cétoniques c'est des molécules fabriquées
  1606. 1:41:37dans des situations d'urgence et de stress et que moi en tant que thérapeute
  1607. 1:41:40je ne considère pas que le stress soit une stratégie thérapeutique.
  1608. 1:41:44Mais être capable d'avoir une bonne flexibilité métabolique c'est signe de santé
  1609. 1:41:47être capable d'utiliser à la voix les graisses le sucre en fonction des efforts.
  1610. 1:41:51Le cerveau n'utilise que le sucre les corps cétoniques pour les fabriquer Ce
  1611. 1:41:55n'est pas comme si on disait « mon muscle utilise le sucre et les graisses ».
  1612. 1:41:59Naturellement, dès qu'on est à distance du repas, pour utiliser l'écorce étonique,
  1613. 1:42:04il faut être sous la dominance du cortisol au niveau métabolique.
  1614. 1:42:07Donc, naturellement, ce n'est pas une question de flexibilité,
  1615. 1:42:09ce sont des mots qu'on emploie, il n'y a pas de flexibilité.
  1616. 1:42:11Il y a un nutriment essentiel au fonctionnement du cerveau et les autres,
  1617. 1:42:17ce sont des stratégies palliatives.
  1618. 1:42:21Ok, ça c'est pour le cerveau. Pour les muscles, on est d'accord que les muscles
  1619. 1:42:24peuvent utiliser d'autres ressources ?
  1620. 1:42:27Bien sûr, et même pour brûler les graisses, ils ont besoin du sucre,
  1621. 1:42:29sinon ils utilisent des acides aminés, on pourra en parler des heures.
  1622. 1:42:32Mais le cerveau, son carburant de choix, c'est le glucose.
  1623. 1:42:38Si je peux me permettre de faire une petite recette pour conclure,
  1624. 1:42:40la recette anti-déclin cognitif et santé-longévité absolue.
  1625. 1:42:44Tout passe dans un premier temps par la capacité à gérer un stress à gérer l'environnement
  1626. 1:42:50dans lequel on est avoir du sens dans ce qu'on fait permet aussi de réduire
  1627. 1:42:54cette quantité de stress que l'on a,
  1628. 1:42:57et pour pallier à ce stress, le mieux c'est d'en avoir le moins possible c'est
  1629. 1:43:02d'avoir un environnement qui est plutôt,
  1630. 1:43:05pas confortable c'est peut-être pas le bon mot mais sur lequel on peut,
  1631. 1:43:09évoluer sans dépasser ses ressources il faut avoir une alimentation qui couvre
  1632. 1:43:14tous les micronutriments possibles,
  1633. 1:43:17ne pas avoir de manque, ne pas avoir de déficit pour avoir son cerveau qui se
  1634. 1:43:22répare bien, qui réagit bien, qui surréagit bien,
  1635. 1:43:25qui se cicatrise, qui se...
  1636. 1:43:28Les synapses se régénèrent, les neurotransmetteurs, etc.
  1637. 1:43:31Protéines glucides, oméga-3, très importants.
  1638. 1:43:36Éviter les trop doses de toxiques qui sont des doses de stress trop importantes.
  1639. 1:43:41Une activité physique appropriée, un travail de sollicitation cognitive importante,
  1640. 1:43:47avoir des projets qui fassent avancer,
  1641. 1:43:49un sommeil réparateur et puis des espaces de régénération, méditation,
  1642. 1:43:53cohérence cardiaque, prière pour ceux qui prient et ainsi de suite.
  1643. 1:43:56Ça fait partie des différents ingrédients qu'on peut mettre en œuvre.
  1644. 1:44:00Voilà, ça fait un sacré boulot et on retiendra que l'apport des glucides est
  1645. 1:44:03loin d'être problématique, bien au contraire.
  1646. 1:44:06Qu'elle aide fortement et que le jeûne n'est pas indispensable selon la raison
  1647. 1:44:12pour laquelle on veut le faire.
  1648. 1:44:13Oui, on pourrait aller sonder les prix Nobel pour savoir combien de fois dans
  1649. 1:44:15leur vie ils ont fait des jeûnes pour devenir prix Nobel.
  1650. 1:44:19Voilà la petite claque. Merci Denis, c'était intéressant.
  1651. 1:44:24Est-ce qu'il y a une dernière chose que tu veux ajouter pour clôturer ce chapitre, ce podcast chapitre ?
  1652. 1:44:30Oui, je ne me rappelle plus du tout pourquoi je devais parler avec toi.
  1653. 1:44:33Mais bon non plus je sais pas pourquoi on est là comme quoi on va devoir réécouter
  1654. 1:44:38cet épisode pour prendre les bonnes actions prendre les bonnes actions,
  1655. 1:44:41merci beaucoup c'était un plaisir tes livres tu as écrit des livres qui sont
  1656. 1:44:46lus par les plus grands et les plus grands sportifs les plus grands non sportifs
  1657. 1:44:51aussi on les mettra en description tu as ton site web j'imagine que tu as tes
  1658. 1:44:54consultations qui sont full bookées.
  1659. 1:44:56Ça fait 3 mois à peu près ouais.
  1660. 1:44:58Bon voilà pour ceux qui veulent être pris en charge de manière complètement
  1661. 1:45:01holistique par l'alimentation, avec des tests personnalisés,
  1662. 1:45:05avec une prise en charge globale,
  1663. 1:45:07vous pouvez faire appel à Denis Richer, qui est l'un des meilleurs actuellement,
  1664. 1:45:10j'en connais beaucoup, parce que j'ai fait pas mal de podcasts avec des gens
  1665. 1:45:13qui ont une certaine crédibilité dans le milieu de la santé,
  1666. 1:45:15et j'en connais beaucoup qui te prennent comme référence.
  1667. 1:45:18Tu peux pas imaginer le nombre de gens que j'ai payé pour dire du bien de moi Mais eux.
  1668. 1:45:23Je crois que tu les as pas payé, et ils ne m'ont pas payé non plus Ils ne m'ont
  1669. 1:45:27pas payé non plus On laissera tout ça, merci à tous pour vos écoutes,
  1670. 1:45:31pour votre fidélité sur le podcast.
  1671. 1:45:32Partagez-le à vos amis, à votre famille, à vos enfants.
  1672. 1:45:35Écoutez les podcasts en voiture lors de vos déplacements en voyage en famille.
  1673. 1:45:39Comme ça, ils seront bercés avec la bonne parole, la bonne éducation pour essayer
  1674. 1:45:44de vivre la meilleure vie et d'être en santé.
  1675. 1:45:47Et puis, je vous dis à tous à la semaine prochaine dans un prochain épisode.
  1676. 1:45:49Portez-vous bien. Faites pas trop les cons. Pas trop. Et puis,
  1677. 1:45:52à la semaine prochaine. Ciao.

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