Croissance mondiale : entre guerres et IA. Perspectives 2026-2027 — Transcript
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- 0:02Nous avons donc le plaisir d'être
- 0:04enregistré euh pour laisser une trace de
- 0:08cette conférence de presse. Merci à vous
- 0:11à tous d'être à l'IFE-
- 0:14FCE euh ce second étage. Alors euh je le
- 0:18dis parce que certains d'entre vous
- 0:20n'étaient pas au courant. Nous avons
- 0:22fusionné avec le CPI, c'est fait nos
- 0:24amis de l'ex CPI maintenant on devrait
- 0:25dire aussi parmi nous son 6e étage de ce
- 0:29bâtiment. Nous sommes au second et
- 0:31l'ensemble forme l'Institut français
- 0:32d'économie, un groupe d'économistes qui
- 0:36balayent à la fois bien sûr ce qui était
- 0:38les compétences de l'OFC du CPI, de
- 0:40l'économie française, les pensant turc
- 0:42aujourd'hui jusqu'à l'économie
- 0:43internationale. Donc vous apprendrez à
- 0:46connaître tout l'ensemble de nos travaux
- 0:49avec des productions, hein par les
- 0:51choses concrètes et euh et on commence
- 0:54aujourd'hui par cette prévision. Donc
- 0:57merci beaucoup. Je vais dire quelques
- 0:58mots. Ensuite, Éric rappeler les
- 1:00principaux messages et Christophe faire
- 1:03la présentation internationale et
- 1:05Mathieu Plan la présentation de France
- 1:07Christophe et Mathieu Plan qui groupe
- 1:09l'ensemble des des équipes du
- 1:11département analyse et prévision que que
- 1:14les noms vous seront communiqués et
- 1:16notamment par ce fabuleux site web qui
- 1:18est la forme la plus dynamique de
- 1:20présentation des travaux. Merci
- 1:21beaucoup. Cette conférence de presse est
- 1:23bien sûr essentielle euh pour clarifier
- 1:25le débat français dans une période de
- 1:26très grande incertitude aussi bien
- 1:28internationale que national
- 1:31sur des éléments
- 1:33centraux en terme de dynamique de
- 1:35l'énergie au niveau international en
- 1:38terme d'orientation budgétaire à venir
- 1:41qui a conduit à faire quelques scénarios
- 1:43avec un autre scénario central une
- 1:45analyse de scénario pour voir l'espace
- 1:47des possibles pour bien prévoir mais
- 1:50peut-être aussi un petit peu éclairer le
- 1:52débat plus vite dans des choix à venir.
- 1:54Voilà, j'en dis pas plus. Euh merci
- 1:56beaucoup et donc
- 1:59à l'issue de cette conférence de TR, on
- 2:00peut bien sûr prendre Café Chouquette et
- 2:02discuter avec les économistes ici dans
- 2:06la Bible.
- 2:08Merci Xavier. Bonjour à tous. Alors, je
- 2:10vais faire effectivement le petit propos
- 2:12introductif pour vous rappeler mais ça a
- 2:14été dit par Xavier que c'est un travail
- 2:15collectif donc qui a été réalisé par
- 2:18l'ensemble des équipes du département
- 2:19analys et prévision. Donc vous avez à la
- 2:21fois les noms et les thématiques sur
- 2:23lesquelles les économistes ont
- 2:25travaillé. Euh je vais pas les citer
- 2:27parce que ils sont connu. Je vais en
- 2:29citer qu'un seul, c'est Ismaël Ramage
- 2:32qui est le nouveau qui vient d'arriver
- 2:33il y a un mois. Euh donc bienvenue à lui
- 2:36et qui a travaillé sur
- 2:39dans l'équipe internationale et il va
- 2:41renforcer l'analyse du marché du travail
- 2:43et ces 6 ans à la darè vont être
- 2:45extrêmement utiles. Euh je précise
- 2:48également, ça a été dit par Xavier que
- 2:50toutes les informations euh et pas
- 2:52uniquement la présentation sont
- 2:54actuellement disponibles sur le site de
- 2:56la prévision qui est à la fois sur le
- 2:59site de l'IFE et de l'OFCE. Donc je vous
- 3:02invite vraiment à y aller parce qu'il y
- 3:03a à la fois des graphiques interactifs,
- 3:05il y a toutes les données, il y a tous
- 3:06les textes pays qui sont déjà
- 3:09disponible. Et donc d'ailleurs, j'en
- 3:10profite pour dire que ce site doit
- 3:13beaucoup à Xavier Timbau
- 3:15[raclement de gorge] qui en a assuré la
- 3:17conception et le développement jusqu'à
- 3:19des heures retardives et hier compris.
- 3:21Et donc je voulais vous dire le
- 3:23remercier pour cet outil qui nous permet
- 3:26vraiment de de vous présenter
- 3:28différemment et et à mon avis en
- 3:29amélioration nos prévisions et je tiens
- 3:32à le rassurer et l'assurer qu'on va
- 3:34prendre soin de ce de ce site pendant
- 3:36les 2 ans d'absence de Xavier et
- 3:39j'espère qu'il récupérera dans un
- 3:40meilleur état qui a laissé encore
- 3:42meilleur. Je
- 3:45précise également qu'il y a trois études
- 3:47spéciales qui sont associées à cette à
- 3:49cette prévision. Euh la première, c'est
- 3:52une étude de Xavier euh sur euh les
- 3:54différentes trajectoires pour euh
- 3:56consolider euh la et et stabiliser la
- 3:59dette publique et euh et il analyse euh
- 4:02en fonction de la rapidité et de
- 4:04l'effort le coût que ça peut avoir sur
- 4:06l'économie et sur le chômage. Donc je
- 4:09vous je vous conseille d'aller la lire.
- 4:11Il y a une deuxième étude qui est de
- 4:12Clémence Briodo. Alors, c'était une une
- 4:15étude qu'elle avait réalisé sur la
- 4:16France, sur les différents déterminants
- 4:18du taux d'épargne et donc elle l'a fait
- 4:20sur les autres pays, les six grands
- 4:22pays, donc en rajoutant l'Allemagne,
- 4:24l'Italie, l'Espagne, les États-Unis et
- 4:26le Royaume-Uni. Donc vous allez tout
- 4:27comprendre sur les déterminateurs du
- 4:29taux d'épargne et savoir s'il y a une
- 4:31spécificité française et si on arrive à
- 4:34comprendre cette épargne ailleurs. Euh
- 4:37la dernière étude spéciale qui est
- 4:39réalisée par Laura Passine qui est
- 4:41doctorante à Sciencepo Raoul Sampognaro
- 4:44et moi-même sur la diffusion d'un choc
- 4:47pétrolier sur les prix de production.
- 4:49Euh cette étude va être aussi disponible
- 4:52dans quelques jours euh sur maintenant
- 4:56ça a été dit donc juste un point de
- 4:58méthode et les trois messages clés. le
- 5:00point de méthode mais Xavier l'a rappelé
- 5:01donc c'est bien une prévision qu'on va
- 5:03vous présenter he on vous a pas trompé
- 5:04sur la marchandise mais continue
- 5:07l'incertitude
- 5:09continue de l'incertitude aujourd'hui
- 5:11qu'elle soit à la fois externe c'estàd
- 5:13géopolitique et le blocage de de D3 ou
- 5:17interne avec un autre type de blocage
- 5:19mais plutôt budgétaire on va vous
- 5:21proposer des des des scénaris
- 5:23alternatifs sur ces différents sur ces
- 5:28différents blocages et si ces blocages
- 5:30se libèrent ou pas. Donc il y a un
- 5:32compte central mais des scénaris qui
- 5:34sont associés qui sont qui vont au-delà
- 5:36des risques. Ce sont des des éléments
- 5:38qu'on a pu quantifier. Les trois
- 5:40messages clés je les répète je je enfin
- 5:43je vous les donne et ils vont être
- 5:45détaillés plus tard. Donc le premier
- 5:47c'est que effectivement on considère que
- 5:49la croissance mondiale est prêt entre
- 5:50entre la guerre et l'IA. C'est ces deux
- 5:53chocs qui ont des effets opposés sur la
- 5:56croissance et donc finalement la
- 5:57croissance mondiale va résister. En
- 5:59revanche euh elles ont des des pressions
- 6:01qui sont convergentes sur les taux et
- 6:03donc les taux vont augmenter à la fois
- 6:04les guerres alimentent l'inflation. Donc
- 6:06c'est via l'inflation et li besoins de
- 6:08financement de l'investissement. Le
- 6:12deuxème message, c'est que alors alors
- 6:14qu'on on connaît des chocs identiques
- 6:16dans les différents pays, les réponses
- 6:18en terme de politique budgétaire sont
- 6:20opposées avec un soutien
- 6:23assez fort aux États-Unis et en
- 6:25Allemagne, une neutralité en Espagne et
- 6:27des consolidations budgétaires qui sont
- 6:29fortes au Royaume-Uni et en France, un
- 6:31peu moins fortes en Italie. Et donc ça
- 6:33c'est un en terme de résultat, ça va ça
- 6:35va avoir des conséquences en terme de
- 6:37croissance en 2026-2027.
- 6:39Le dernier message, c'est sur la France,
- 6:42si on doit le résumer, c'est que
- 6:43l'intérieur se dégrade mais l'extérieur
- 6:45se redresse. On peut avoir quand même
- 6:46quelques signaux positif. Donc la
- 6:48demande effectivement intérieure est à
- 6:50tonne avec une consommation à tonne et
- 6:53un recul de l'investissement. Le chômage
- 6:55va progresser atteint 88 en 2027. Les
- 6:58efforts budgétaires vont être
- 6:59importants, mais les déficits ne vont
- 7:01quasiment pas baisser. Mais seul le
- 7:03commerce extérieur est en amélioration
- 7:05avec des gains de part de marché. Et
- 7:07voilà, tous ces messages vont être
- 7:08maintenant développés pour
- 7:09l'international par Christophe et pour
- 7:11la France par Mathieu.
- 7:15Merci. Donc effectivement l'ob
- 7:17l'objectif là c'est un peu de détailler
- 7:19un certain nombre de d'hypothèses
- 7:22sur la situation de l'économie mondiale
- 7:24et de voir un peu dans quelle quelle est
- 7:26la dynamique dans laquelle elle va
- 7:28s'inscrire avant de de passer la parole
- 7:30à à Mathieu sur la France. Donc
- 7:32effectivement, comme on l'a indiqué,
- 7:35l'économie mondiale est entre entre deux
- 7:38guerres, une guerre commerciale et une
- 7:39guerre au Moyen Orient. Euh donc si on
- 7:42analyse un peu les conséquences de ces
- 7:43deux guerres, alors pas sur toutes les
- 7:45dimensions, mais prenons le cas de la la
- 7:47guerre commerciale qui a commencé il y a
- 7:49à peu près un an et demi avec le jour du
- 7:51Libération Day, même s'il y avait eu
- 7:52quand même quelques éléments dès
- 7:54l'investiture de Donald Trump en
- 7:56janvier. Euh pour autant en fait, malgré
- 7:58une augmentation très forte des droits
- 8:00de douane imposé par les États-Unis sur
- 8:02ses partenaires, sur l'ensemble de ses
- 8:03partenaires commerciaux, euh le commerce
- 8:06mondial est resté plutôt dynamique.
- 8:07C'est si on prend la croissance des
- 8:08importations en 2025, elle était plus
- 8:11forte que celle de 2024. Et si on prend
- 8:12la dynamique euh du commerce de bien sur
- 8:16les les 7 premiers mois de l'année, on a
- 8:18une une dynamique du commerce qui reste
- 8:20qui reste favorable. Pour autant, en
- 8:23fait, ça veut pas dire que ça n'a pas eu
- 8:24d'impact, que ça n'a pas eu d'impact sur
- 8:26la croissance. Probablement que ça en a
- 8:28eu sur la croissance américaine,
- 8:29peut-être un peu moins sur les autres
- 8:30économies. Ça a eu aussi sur le commerce
- 8:32et en fait sur le la recomposition du
- 8:36commerce mondial, ce qu'on avait déjà
- 8:37évoqué [raclement de gorge]
- 8:38lors de la prévision d'avril euh donc
- 8:41dans une partie sur le commerce euh
- 8:44rédigée notamment par enfin par Elliot
- 8:46et on continue un peu cette analyse
- 8:49aujourd'hui. Et donc ce qu'on voit ici
- 8:50par exemple pour réillustrer un peu
- 8:52cette dimension, c'est les exportations
- 8:54de différents pays ou zones
- 8:55géographiques vers les États-Unis et
- 8:58vers le reste du monde. Alors, c'est pas
- 8:59en milliard, donc ça veut dire que il
- 9:00peut y avoir une dynamique en milliards
- 9:02qui est différente, mais c'est pour voir
- 9:03si il y a quelque chose relativement
- 9:05entre ce que les pays exportent vers le
- 9:07reste du monde et ce que les pays
- 9:08exportent vers les États-Unis. On voit
- 9:10que dans la grande majorité des
- 9:11situations en fait, les exportations
- 9:13vers les États-Unis ont moins augmenté,
- 9:16stagné voire diminué alors que vers le
- 9:18reste du monde, elles ont été plutôt
- 9:20plutôt dynamiques. D'accord ? Donc ça
- 9:21traduit bien cette recomposition du
- 9:25commerce mondial ici.
- 9:29Deuxème donc deuxème facteur important
- 9:31de du contexte géopolitique et de
- 9:34politique économique internationale,
- 9:36c'est la guerre au Moyen-Orient depuis
- 9:37fin février 2026 euh qui s'est traduit
- 9:40par un blocage du D3 d'Ormous, donc des
- 9:44contraintes sur la production
- 9:45d'hydrocarbure et une envolée des prix
- 9:47des matières premières, donc des prix du
- 9:49gaz et de l'énergie.
- 9:51Euh cette augmentation des prix du gaz
- 9:53et de l'énergie s'est très rapidement
- 9:55répercuté sur les prix à la
- 9:57consommation. Donc ici, on a pour
- 10:00quelques grands pays, les six grands
- 10:01pays qu'on suivent de façon plus
- 10:02attentive l'évolution de l'inflation.
- 10:05euh l'inflation, donc l'ensemble de
- 10:07l'inflation et on voit que elle est
- 10:09majoritairement tirée par la composante
- 10:11énergie. Euh mais que si on regarde en
- 10:13fait l'évolution des indices
- 10:14sous-jacents, c'est-à-dire hors énergie
- 10:16et hors alimentation, on a plutôt une
- 10:18dynamique relativement stable. Euh même
- 10:21si euh
- 10:23dans certains pays, notamment au
- 10:26Royaume-Uni, euh enfin notamment aux
- 10:28États-Unis euh aussi au Royaume-Uni
- 10:31supérieure à 2 % qui est la cible de la
- 10:33banque centrale euh américaine, c'est
- 10:36aussi la cible de la Banque centrale
- 10:37européenne et de la Banque d'Angleterre.
- 10:40Donc ça évidemment ça va avoir aussi des
- 10:42incidences sur le scénario de politique
- 10:44monétaire mais en fonction évidemment de
- 10:47scénario de pétrole qu'on va qu'on va
- 10:48détailler plus tard.
- 10:51Alors généralement [raclement de gorge]
- 10:52quand en fait il y a cette augmentation
- 10:54des prix de l'énergie et de l'inflation,
- 10:55ça crée un choc de pouvoir d'achat. Euh
- 10:57et donc on pouvait s'attendre à ce que
- 11:00la croissance se marque le pas en début
- 11:02d'année. Alors pas forcément au premier
- 11:04au premier trimestre puisque le choc il
- 11:06est de fin février. Donc ça c'est
- 11:08répercuté sur l'inflation en mars. Euh
- 11:11mais c'est plus nettement pour le 2e
- 11:12pour le 2e trimestre 2026. sort. Ce
- 11:14qu'on voit, c'est que globalement la
- 11:16croissance dans l'ensemble euh des pays
- 11:19a plutôt résisté et la consommation en
- 11:21fait des ménages a plutôt résister
- 11:22aussi. Alors pour deux raisons. La
- 11:24première c'est que parfois en fait le
- 11:26revenu disponible a continué à être
- 11:28dynamique. Donc du coup la baisse du
- 11:30pouvoir d'achat, elle s'est moins pas
- 11:31moins ou pas fait ressentir. Et deuxième
- 11:33raison, c'est que le taux d'épargne a pu
- 11:35amortir la baisse du pouvoir d'achat euh
- 11:38et donc du coup permis au ménage de
- 11:40compenser au moins temporairement cette
- 11:42baisse de pouvoir d'achat. Alors sur le
- 11:44site, vous verrez, il y a un petit
- 11:45encadré en fait qui essaie de de faire
- 11:46cette analyse et de voir si euh bah du
- 11:48coup les instruments qu'on développe
- 11:50donc à la suite de ce qu'avait fait
- 11:51effectivement Clémence Briodo comme l'a
- 11:54rappelé Éric sur la la consommation des
- 11:56ménages français, bah du coup si ces
- 11:58outilsl nous permettent de comprendre la
- 11:59dynamique de la consommation. Donc il y
- 12:01a un petit encadré qui qui développe ça.
- 12:03Euh donc il y a un premier facteur de
- 12:05résistance. Le deuxième facteur de
- 12:07résistance potentielle, c'est évidemment
- 12:09l'investissement et le boom des
- 12:11investissements liés à l'intelligence
- 12:13artificiel. Donc là, on a essayé de
- 12:16développer un certain nombre de
- 12:17d'éléments pour essayer de quantifier en
- 12:19fait euh les différents postes
- 12:21d'investissement qui pouvaient être liés
- 12:23à l'IA. on voit que il y a une forte
- 12:24croissance de ces différents postes.
- 12:26Alors, ça concerne effectivement euh des
- 12:28donc les investissements antiques, donc
- 12:30en équipement évidemment de de système
- 12:32d'information euh mais aussi des
- 12:35équipements euh la construction de data
- 12:37center et cetera. Donc là, on a les
- 12:39données annuelles donc en en semestriel
- 12:41ou enfin en trimestriel, on n pas les
- 12:43données de façon aussi détaillée pour
- 12:44tous les pays. Globalement, en fait, ces
- 12:46investissements li à Lia ont été assez
- 12:49importants. Ils ont augmenté fortement.
- 12:51Ils ont pu soutenir la croissance de
- 12:52façon très significative aux États-Unis
- 12:54et moins quand même dans les dans les
- 12:57autres pays. D'accord ? Et c'est ce
- 12:58cette ce soutien significatif à la
- 13:00croissance américaine se confirme sur
- 13:03sur le premier semestre 2026. Euh ces
- 13:05développements de l'IA va vont aussi
- 13:07influencer les flux commerciaux puisque
- 13:09ça génère évidemment des flux de
- 13:11d'importation et d'exportation de
- 13:13produits nécessaires à au développement
- 13:17de ces outils. Donc ce qu'on montre
- 13:19aussi dans la partie commerce euh
- 13:22rédigée par Elliot sur sur cette
- 13:24prévision.
- 13:26Alors donc ça c'est le point de départ
- 13:29évidemment. Donc la suite va dépendre un
- 13:31peu du scénario. Le scénario sur les
- 13:33droits de douane alors pas revenu ici
- 13:35mais donc effectivement on a vu qu'on
- 13:36avait eu un petit donc retour en arrière
- 13:39avec des insergentes de droits qui
- 13:41avaient été déclarés illégaux par la
- 13:42Cour suprême américaine. Donc du coup
- 13:45effectivement ça va probablement un peu
- 13:46moins peser sur la dynamique du
- 13:48commerce. Et puis ce qui va être plutôt
- 13:50clé ici c'est notre scénario sur les
- 13:52prix euh du pétrole et l'énergie. Donc
- 13:55on voit ici le tableau un peu plus loin,
- 13:57il y aura une un graphique avec ça et un
- 14:00scénario en variante. Donc globalement
- 14:02notre hypothèse he sur le prix du
- 14:03pétrole et le prix du gaz, c'est euh
- 14:07celle d'un conflit qui se poursuit et
- 14:10des blocages de production qui se
- 14:12poursuivent jusqu'à jusqu'au 4e
- 14:14trimestre 2026. C'est à partir de ce
- 14:16moment-là, la situation se débloque et
- 14:18du coup le déblocage de la situation va
- 14:20permettre de renclencher la production
- 14:22et une réduction assez rapide des prix
- 14:24qui converge vers un prix euh
- 14:26progressivement vers 60 dollars le
- 14:28baril. Alors, on est à 64 en fin d'année
- 14:302027 qui correspond à peu près à un prix
- 14:32qu'on estime sur s'il y avait pas eu la
- 14:35crise, on serait à peu près à à ce
- 14:37niveau-là. D'accord ? Donc du coup, ça
- 14:39c'est important. Ce qui veut dire qu'il
- 14:40y aura des tensions évidemment sur
- 14:42l'inflation jusqu'en fin d'année, mais
- 14:43que ces tensions vont probablement se
- 14:45réduire à partir du début de l'année
- 14:472027. D'accord ? Et on a un scénario
- 14:50assez [raclement de gorge] assez
- 14:51identique sur le prix du gaz.
- 14:56Alors ça ça va avoir une incidence sur
- 14:58l'inflation évidemment. Donc ce qu'on
- 15:00montre ici donc dans une partie qui est
- 15:02détaillée sur l'inflation
- 15:05par Céline Antonin, on voit en fait
- 15:08l'impact de ce choc. euh sur le prix du
- 15:10pétrole et sur le prix du gaz sur
- 15:11l'inflation dans les différents pays
- 15:14avec euh des effets du coup assez
- 15:16marqués en 2026 euh qui vont de alors
- 15:19plus modéré en France par exemple que en
- 15:21Espagne euh sur l'inflation globale et
- 15:24plus modéré dans l'ensemble dans les
- 15:25pays producteurs euh de pétrole euh que
- 15:28sont les États-Unis et le Royaume-Uni.
- 15:29il y a des effets euh mais euh ces
- 15:31effets sont euh sont un peu moins. Et
- 15:33puis ce qu'on voit c'est que en 2027, il
- 15:36y a encore des effets par rapport à un
- 15:37scénario sans crise hein de cette de
- 15:39cette situation. Mais pour entendre
- 15:41l'inflation en moyenne annuelle diminue
- 15:43et ce qui veut dire que si en fin
- 15:44d'année en fait si on prend sur
- 15:45l'ensemble de la zone euro, l'inflation
- 15:47dans la zone euro repasserait en dessous
- 15:48de 2 %. Aux États-Unis, elle resterait
- 15:51au-dessus de 2 % mais elle baisserait
- 15:52également. Le Royaume-Uni, elle
- 15:53baisserait elle baisserait aussi. Donc
- 15:55ça évidemment c'est central pour le
- 15:57scénario de politique monétaire.
- 15:59puisque l'objectif des banques centrales
- 16:02est la stabilité des prix et donc on
- 16:03voit qu'elles ont réagi assez rapidement
- 16:06en cours d'année en augmentant les taux
- 16:08d'intérêt donc pour la BCE un peu plus
- 16:10tôt que pour la banque centrale
- 16:12américaine mais en réaction à cette
- 16:13augmentation de l'inflation. On discute
- 16:16d'ailleurs dans une partie sur la
- 16:18politique monétaire de euh du coup on
- 16:20s'est comparé cette la situation
- 16:22actuelle en terme de réaction de
- 16:23politique monétaire à ce qui avait été
- 16:25fait en 2022 et les conséquences que ça
- 16:28peut avoir également sur les conditions
- 16:30de financement. Pour autant en fait
- 16:32notre hypothèse c'est celle d'un
- 16:34resserrement de politique monétaire
- 16:35relativement modéré et beaucoup moins
- 16:37important que ce qui avait été le cas en
- 16:392022. Il avait été plus tardif mais
- 16:41assez massif une fois qu'il avait été
- 16:43enclenché. Là, en gros, l'idée c'est que
- 16:44le resserrement intervient plus tôt,
- 16:46mais il est plus modéré. Alors, il est
- 16:47plus modéré parce que l'inflation est
- 16:49moins forte que ce qu'on avait observé
- 16:50en 2022. Parce que bah si les banques
- 16:53centrales avaient notre notre propre
- 16:55scénario quel anticiperaiit aussi la
- 16:57baisse de l'inflation en 2027. Donc ça,
- 16:59ça nous conduit à penser qu'il y aurait
- 17:01encore une hausse supplémentaire ou deux
- 17:03hausses supplémentaires selon les
- 17:04banques centrales, donc soit 0,25, soit
- 17:060,5 points de plus
- 17:09sur sur les taux d'intérêt direct. Ce
- 17:11qui veut dire que globalement en fait
- 17:13l'impact de la politique monétaire sera
- 17:15pas trop négatif, enfin sera pas négatif
- 17:17même sur la croissance des différents
- 17:19pays. Il est encore légèrement favorable
- 17:21en 2026 parce que il y a eu des baisses
- 17:23de taux d'intérêt en 24 et parfois
- 17:26jusqu'en début et parfois en 25 et que
- 17:28la politique monétaire se transmet avec
- 17:30des délais relativement longs et que du
- 17:33coup ce début de resserrement se
- 17:34traduirait par un soutien neutre ou
- 17:36faiblement positif aux différentes
- 17:38économies en 2027.
- 17:41Derrière forcément resserrement
- 17:43monétaire va se traduire et plus
- 17:44d'inflation va se traduire aussi par des
- 17:46tolons qui augmentent. Donc de fait les
- 17:48tolons augmente. Donc ça c'est un des
- 17:50facteurs de l'augmentation des taons,
- 17:51l'anticipation euh du resserrement de
- 17:54politique monétaire et de l'inflation
- 17:55mais pas que. Puis on regarde en fait
- 17:57des indicateurs de taux réel, c'est
- 17:58qu'on a des obligations indexées sur
- 18:01l'inflation donc dans différents pays et
- 18:02notamment aux États-Unis et en France.
- 18:05Et on voit que les taux réels augmentent
- 18:06aussi. C'estàd que derrière
- 18:07l'augmentation des taux, il y a pas que
- 18:09euh le lien avec l'inflation. Donc c'est
- 18:11pas que une hausse du taux nominal,
- 18:13c'est une hausse du taux réel. Euh c'est
- 18:15pas que l'anticipation de politique
- 18:16monétaire d'ailleurs qui est
- 18:17difficilement dissociable de l'évolution
- 18:19de l'inflation. Donc l'hypothèse c'est
- 18:21que les taux réel augmentent parce que
- 18:23euh bah du coup il y a des besoins de
- 18:24financement liés à l'IA qui sont assez
- 18:26importants et que ça ça peut faire
- 18:28monter le taux réel d'équilibre et la
- 18:31pression effectivement sur les sur les
- 18:33besoins de financement. Et puis par
- 18:34ailleurs, évidemment, il y a des
- 18:36dynamiques de la dette qui vont générer
- 18:40des primes de risque relativement enfin
- 18:43différencié selon les pays, selon leur
- 18:45situation en terme de dette et de
- 18:46déficit. Donc il nous aura pas échappé
- 18:48que effectivement le taux sur la dette
- 18:50française augmente plus vite que le taux
- 18:52sur la dette allemande. D'accord ? peut
- 18:53considérer à peu près comme le taux sans
- 18:55risque. Mais le taux sur la dette
- 18:56allemande augmente aussi du fait des
- 18:58autres facteurs dont on vient qu'on
- 18:59vient de préciser ici. Et l'augmentation
- 19:01du spread de l'écart va traduire
- 19:03notamment sans doute euh cette prime de
- 19:04risque sur laquelle Mature reviendra, me
- 19:06semble-t-il avec un petit peu plus de de
- 19:08détail de contextualisation.
- 19:10Alors, dans ce contexte-là,
- 19:13resserrement modéré de la politique
- 19:14monétaire, inflation plus élevée avec
- 19:16des coûts et un impact sur le pouvoir
- 19:19d'achat des ménages, taux d'intérêt qui
- 19:21augmente. Que font les politiques
- 19:22budgétaires ? Comment est-ce qu'elles
- 19:23peuvent gérer le choc ? D'accord ? Donc,
- 19:25il y a un choc énergie. Est-ce qu'elles
- 19:27font comme en 2022 ? Globalement non. Il
- 19:30y a quelques mesures de soutien euh
- 19:33au pouvoir d'achat des ménages, mais
- 19:34elles sont moindres que ce que il y
- 19:36avait été ce qui a été observé en 2000
- 19:38en 2022 pendant la crise énergétique qui
- 19:40avait été probablement un peu plus
- 19:42intense. Est-ce que ces ces choix sont
- 19:44contraints par la dynamique de la dette
- 19:45et le déficit et donc le risque porté
- 19:48par les taux souverains ? Bah ça dépend
- 19:49en fait, ça dépend des pays. Donc en
- 19:51France, on voit qu'effectivement ça
- 19:52devrait pousser à un ajustement
- 19:54budgétaire, une consolidation, mais
- 19:56c'est le cas aussi au Royaume-Uni, mais
- 19:57c'est pas le cas aux États-Unis. Pour
- 19:58l'instant, on fait f de cette dynamique
- 20:00de la dette et la politique budgétaire
- 20:02continue d'être expansionniste
- 20:03principalement avec le l'ensemble de
- 20:05mesures adoptées en 2025. Euh donc la le
- 20:08la loi au baras euh par Donald Trump.
- 20:11Donc on a un soutien de la politique
- 20:12budgétaire aux États-Unis principalement
- 20:15par la réforme fiscale. Donc ça joue
- 20:16plutôt sur les recettes et on a un
- 20:18soutien également en Allemagne et au
- 20:21Japon. Et en Allemagne, euh ça passe euh
- 20:23plutôt par des dépenses d'investissement
- 20:25euh en infrastructure et par des
- 20:28dépenses militaires. Donc ça donne un
- 20:29peu ce panorama assez différencié euh
- 20:32des impulsions budgétaires euh dans les
- 20:35différents pays. Donc là c'est pareil,
- 20:37on a plus de détails notamment sur
- 20:38l'impact sur le PIB donc dans la partie
- 20:42France évidemment pour la pour la France
- 20:43mais plus globalement en fait dans une
- 20:45partie sur les politiques budgétaires
- 20:47rédigées par Catherine Mathieu.
- 20:51Alors donc une fois qu'on a ce scénario
- 20:53là, le scénario de politique de prix
- 20:54d'énergie, le scénario de politique
- 20:56monétaire, notre scénario
- 20:59de de politique budgétaire, bah du coup
- 21:01ça nous permet he de décliner notre
- 21:03scénario de croissance mondiale qui
- 21:06fléchit mais qui ne ront pas. Euh donc
- 21:09ici on a les prévisions pour les
- 21:11différents pays. Alors du coup il y a
- 21:12des éléments plus détaillés sur la
- 21:14France évidemment mais l'Allemagne,
- 21:16l'Espagne, le Royaume-Uni, les
- 21:18États-Unis sur le site. Ce qu'on voit
- 21:21c'est que globalement dans les pays
- 21:22avancés, la croissance est plutôt stable
- 21:25parce que notamment aux États-Unis qui a
- 21:27des des poids lourds, des pays avancés,
- 21:28B une croissance qui diminue finalement
- 21:30assez peu. Euh à la fois, il y a un
- 21:33soutien effectivement, on a dit par la
- 21:34politique budgétaire et puis il y aura
- 21:36toujours ce soutien par
- 21:37l'investissement. euh lié au
- 21:39développement de l'intelligence
- 21:40artificielle. Un point qui est à noté
- 21:42quand même, c'est que dans la zone euro,
- 21:44euh c'est la situation économique de
- 21:45l'Allemagne euh qui s'améliore alors qui
- 21:48s'améliore déjà euh au premier semestre
- 21:50en partie liée à des facteurs
- 21:52probablement temporaires sur le commerce
- 21:53extérieur et qui grâce au soutien de la
- 21:55politique budgétaire va avoir une
- 21:57croissance plus dynamique en 2026 et en
- 22:002027.
- 22:01Euh si on prend en fait les pays
- 22:03émergents, on a un ralentissement un peu
- 22:05plus marqué, notamment un ralentissement
- 22:07de l'économie chinoise. On a aussi un
- 22:09ralentissement alors ici qui joue de
- 22:11façon un peu plus notable que ce qu'on a
- 22:12d'habitude dans nos scénarios euh par la
- 22:15les pays du Moyen-Orient qui sont
- 22:16fortement impactés évidemment par la
- 22:18situation actuelle et donc qui
- 22:20contribuent un peu à cette aussi à cette
- 22:22dynamique avec une baisse de la
- 22:23croissance mondiale en 2026 et un rebond
- 22:26en 2027. sous notre hypothèse évidemment
- 22:28que la situation se débloque euh à
- 22:30partir de de la fin de l'année.
- 22:34Euh donc euh pour autant scénario il
- 22:36comporte un certain nombre de risques.
- 22:38Évidemment, il y a un risque sur le prix
- 22:40du pétrole. On fait une hypothèse euh
- 22:42sur la situation géopolitique mais sur
- 22:44laquelle on a assez peu de assez peu de
- 22:47de de visibilité. Et donc du coup, un
- 22:49peu comme on l'avait fait la dernière
- 22:50fois, on a euh aussi repris ici l'idée
- 22:53d'un scénario avec euh Escalade où on
- 22:55voit en fait des prix euh qui
- 22:57grimperaiit au 4e trimestre euh vers les
- 22:59120 dollars avant de redescendre mais en
- 23:01étant un niveau bien plus élevé et
- 23:04pareil euh pareil pour le prix du gaz.
- 23:06Ça du coup ça on va enclencher donc un
- 23:09effet sur l'inflation plus fort. Et on
- 23:10voit que alors que tout à l'heure, si
- 23:12vous vous rappelez, en fait, on avait un
- 23:14choc sur l'inflation en 2026 et un choc
- 23:17moindre en 2027 avec une inflation qui
- 23:19diminuait, bah du coup en fait dans
- 23:21cette situation là, l'inflation en 2027
- 23:23serait supérieure à celle à celle de
- 23:262028 avec des effets toujours plus forts
- 23:29par exemple sur
- 23:31sur l'Espagne relativement à l'impact
- 23:34qu'on peut observer sur les États-Unis
- 23:36ou sur leou sur le Royaume-Uni. Mais du
- 23:38coup, ça veut dire que plus d'inflation
- 23:40en 2027 potentiellement donc des effets
- 23:42plus forts également sur la croissance
- 23:44euh sur la consommation des ménages,
- 23:46mais également probablement euh des euh
- 23:49des politiques monétaires qui
- 23:50accentueraient le resserrement et donc
- 23:51ce qui jouerait euh cette fois-ci euh du
- 23:54coup plus significativement sur la
- 23:56croissance euh 2000 2027. Donc ça c'est
- 24:00un premier risque. derrière ce risque.
- 24:02Alors, il y a pas de raison qu'il soit
- 24:03lié mais potentiellement en fait
- 24:07une des idées c'est que si a un
- 24:09inflation plus élevée, il peut y avoir
- 24:11un resserrement monétaire et du coup
- 24:12est-ce que ce resserrement monétaire
- 24:14peut avoir un impact sur l'ensemble des
- 24:16taux et donc jouer
- 24:19éventuellement sur l'évaluation des
- 24:22cours enfin sur les cours boursiers en
- 24:24fait. Globalement, il y a alors on
- 24:26développe pas ici de certitude sur cette
- 24:29situation là, mais il y a l'idée que
- 24:30potentiellement il pourrait y avoir une
- 24:31bulle boursière, que cette bulle serait
- 24:33alimentée par l'IA, par un certain
- 24:35nombre d'entreprises dont la
- 24:36valorisation est très élevée. Ce qu'on
- 24:39sait, c'est que globalement quand il y a
- 24:40des bulles, ces histoires se terminent
- 24:43pas très bien. Mais en fait la façon
- 24:46dont [raclement de gorge] elle se
- 24:46termine mal dépend un peu de la bulle,
- 24:50de des actifs qui sont concernés par
- 24:52cette bulle et du financement de cette
- 24:54bulle. D'accord ? Donc toute la
- 24:55littérature nous nous apprend cet
- 24:57élément là. Élément important
- 24:59évidemment, c'est que ce scénario
- 25:00d'éclatement de la bulle donc ça finit
- 25:03mal en général mais on sait pas quand
- 25:04est-ce que ça finit. D'accord ? Donc du
- 25:06coup, on le met plutôt en risque et que
- 25:10dans le scénario central puisqu'il est
- 25:12difficile de dire bah tel mois tout ça
- 25:14va se terminer et donc voilà ce qui va
- 25:16se passer sur la croissance. Donc pareil
- 25:19sur la croissance, on regarde un peu ce
- 25:21que nous dit la littérature sur
- 25:23éventuellement l'impact de ces bulles
- 25:24mais sans chercher à le développer
- 25:26vraiment de façon forte dans le
- 25:29scénario. Ce qui est important, ce que
- 25:30je vous ai dit, c'est que l'effet
- 25:32macroéconomique de l'éclatement des
- 25:34bulles et des crises financières dépend
- 25:36de l'actif. Globalement, généralement,
- 25:38les bulles immobilières ont des effets
- 25:39plus récessifs que les bulles boursières
- 25:42et que ça dépend du mode de financement.
- 25:43Est-ce que ça ça entraîner une dynamique
- 25:45enfin un emballement du crédit ? Alors
- 25:48euh de façon très imparfaite, ce qu'on a
- 25:50regardé ici, c'est l'endettement des
- 25:51entreprises financières non financières
- 25:53pardon américaines euh parce que
- 25:56effectivement c'est elle qui dégage les
- 25:57besoins de financement les plus
- 25:59importants pour financer éventuellement
- 26:01enfin le développement de l'IA. Ce qu'on
- 26:03voit c'est que en fait cet endettement
- 26:04des entreprises que ce soit par émission
- 26:06de dette ou par émission de crédit, il a
- 26:07eu plutôt tendance à baisser au cours
- 26:09des dernières années notamment depuis la
- 26:11crise sanitaire. Alors, ça veut pas dire
- 26:13que en fait tout va bien parce que en
- 26:14fait ce qu'on sait c'est que une partie
- 26:16de cette dette, elle est probablement
- 26:17pas contractée euh par les entreprises
- 26:19non financières euh qui font des
- 26:21montages euh un peu plus un peu plus
- 26:23subtils et qui leur permet finalement
- 26:26d'aoutsourcer en fait cette dette. Donc
- 26:27elle est peut-être ailleurs. Donc sur
- 26:29les si on prend sur les ménages ou sur
- 26:31les entreprises non financières, bah il
- 26:32y a pas de raison de s'alerter alors que
- 26:34sur les ménages, il y avait vraiment une
- 26:35hausse de l'endettement avant la crise
- 26:37financière de 200829.
- 26:39Mais potentiellement hein, il faut c'est
- 26:41pas non plus une gage de sécurité
- 26:43puisque cette dette peut être ailleurs.
- 26:45Donc le scénario de risque reste quand
- 26:46même relativement important à avoir en
- 26:49tête même si évidemment on l'intègre pas
- 26:51dans notre scénario central ici. Donc
- 26:54voilà pour la partie internationale. Je
- 26:57cède maintenant la parole à Mathieu pour
- 26:59la France.
- 27:01Merci Christophe. Bonjour à tous. Euh
- 27:03donc on va passer à la partie France,
- 27:05hein, gros dossier comme vous imaginez
- 27:08euh sur notre perspectiv
- 27:11en tout cas cette fin d'année 2027 avec
- 27:13beaucoup d'éléments hein qui ont déjà
- 27:14été euh donnés euh sur lesquels je vais
- 27:17revenir. Alors euh je me trompe pas
- 27:23euh si on fait juste en général c'est en
- 27:25trois parties. On a une première partie
- 27:27qui est un peu de revoir un peu près la
- 27:28situation actuelle, une autre qui est le
- 27:29grand cadrage et et les chocs euh tel
- 27:32qu'on les voit et une partie un peu plus
- 27:33détaillée que ce soit sur les ménages
- 27:35entreprises ou finances publiques.
- 27:36Là sur cette première partie ce que vous
- 27:39pouvez voir c'est la dynamique
- 27:40d'activité de la France. Depuis vous
- 27:43connaissez je pense ceux qui ont
- 27:44l'habitude ce graphique depuis fin 2019
- 27:47ce qu'on voit c'est que le PIB de la
- 27:48France depuis près Covid est 6,3 %
- 27:51au-dessus de son niveau d'avant-crise et
- 27:54ça correspond pile poil.
- 27:56au niveau de PIB de la zone euro hors
- 27:58Irlande, on corrige de l'Irlande,
- 28:00l'Irlande qui est quand même assez
- 28:01singulière dans sa dynamique. Ça veut
- 28:03dire que sur cette période là, on a une
- 28:05trajectoire assez proche, voire
- 28:07quasiment identique en tout cas en fin
- 28:08de période euh de l'économie française
- 28:11avec deux extrémités qu'on connaît hein,
- 28:13en tout cas sur la zone eurô Allemagne
- 28:15tout en bas sur la dynamique longue et
- 28:17les États-Unis, le fameux découplage
- 28:19dont on a souvent commenté les
- 28:22évolutions. Le deuxième point peut-être
- 28:24sur un passé plus récent et qui va
- 28:28nous intéresser un peu plus là, c'est
- 28:30regarder la dynamique depuis fin 2023
- 28:32entre la France et cette zone euro,
- 28:34notamment hors Irlande.
- 28:36On voit qu'on a pareil une dynamique
- 28:38assez proche avec un petit quand même un
- 28:40petit léger décrochage fin 2024 après la
- 28:43dissolution dont on avait parlé hein, on
- 28:45a cette phénomène là mais qui est pas
- 28:47permanent. sur l'année 2025, on a
- 28:49tendance plutôt même à avoir une forme
- 28:50de résilience ou même un petit
- 28:51rattrapage. Par contre, le chiffre qui
- 28:53est assez marquant, c'est plutôt à
- 28:55partir de 2026 au prier semestre. On
- 28:59voit que soit le premier trimestre ou le
- 29:00deuxè trimestre, on a une vraie
- 29:01sous-performance de l'économie française
- 29:03avec la prudence he qu'il faut avoir,
- 29:05c'est que ces chiffres sont pas
- 29:06définitifs et qui peuvent être révisés.
- 29:08Mais si on les prend tell qu'ils sont
- 29:09aujourd'hui, on voit une forme de début
- 29:11de décrochage dès l'économie française,
- 29:14ce qui est pas négligeable, hein, parce
- 29:15qu'on perd 08 points de PIB. euh sur
- 29:17l'espace d'un semestre. Euh et
- 29:19d'ailleurs, ça se voit dans ces
- 29:21chiffres-là.
- 29:22Si on fait une petite comparaison assez
- 29:24simple, hein, avec les chiffres qu'on a
- 29:25actuellement, les derniers chiffres
- 29:26connus euh du PIB de la des principaux
- 29:30des principales pardon économies euh de
- 29:32la zone euro, y compris on met aussi les
- 29:34États-Unis pour comparatif et le
- 29:36Royaume-Uni, euh ce qu'on voit c'est que
- 29:38la France fait quand même figure
- 29:39d'exception. Aujourd'hui
- 29:41sur le premier semestre, on est alors il
- 29:43y a l'Autriche qui est légèrement en
- 29:45baisse mais la France a une baisse de
- 29:46son PIB au premier semestre qui est pas
- 29:49une récession parce qu'on a pas de
- 29:50trimestre consécutif négatif mais par
- 29:52contre si on regarde l'évolution du PIB
- 29:54il est en territoire négatif alors même
- 29:56que la zone hors Irlande augmente de 0 %
- 29:59sur la même période. Donc on a une perte
- 30:01de 08 points de pile en un semestre ce
- 30:03qui est quand même loin d'être
- 30:04négligeable. Alors, il y a plusieurs
- 30:07facteurs qui expliquent ça, mais il y en
- 30:08a un qui est euh alors il des facteurs
- 30:10communs et des facteurs particuliers à
- 30:12la France. En tout cas, dans les
- 30:14facteurs sectoriels qu'on identifie euh
- 30:17des évolutions euh récentes, euh ce
- 30:20qu'on peut voir et ce graphique
- 30:22l'illustre, hein, c'est que en rose, on
- 30:24a isolé tout ce qui est euh secteur euh
- 30:28agricole, énergie et construction. Donc,
- 30:30on isole cette valeur ajoutée du reste
- 30:32de l'économie.
- 30:34Euh ce qu'il faut savoir c'est que ces
- 30:35trois secteurs représentent je crois
- 30:38c'est moins de 10 % du PB, je crois que
- 30:39c'est 8 % pour être précis
- 30:41[raclement de gorge]
- 30:41mais en fait ont une forte volatilité au
- 30:43premier semestre. Euh et ce que vous
- 30:45voyez c'est que cette contribution de
- 30:47ces trois secteurs qui en rose en fait
- 30:49est très négative au premier semestre
- 30:52avec un choc spécifique sur l'énergie,
- 30:54un choc spécifique euh sur l'agriculture
- 30:57avec notamment la sécheresse et les
- 30:59canicules et un choc spécifique sur la
- 31:01construction alors qu'il y a un facteur
- 31:03un peu plus commun mais on a on a eu un
- 31:05début d'année qui était très mauvais sur
- 31:07la construction. Donc ça veut dire que
- 31:09si on isole ces chocs là, le bien sûr le
- 31:11diagnostic reste mauvais mais il est
- 31:13quand même un peu moins mauvais. Euh
- 31:15voilà, ça c'est le premier point.
- 31:17Deuxième point
- 31:19euh concerne les évolutions récentes de
- 31:23ce fameux spread qui est rentré dans la
- 31:25langue française
- 31:27euh dans les foyers
- 31:30français. Euh les évolutions, donc
- 31:33l'écart de tour entre la France et
- 31:34l'Allemagne, hein, qu'on observe euh
- 31:37notamment euh [grognement] depuis un
- 31:39certain depuis récemment en fait avec
- 31:41une forte évolution. Euh là, on remet un
- 31:43graphique alors qui commence euh en 2023
- 31:47avec euh les euh différentes variations
- 31:49de ce spread et euh les différents
- 31:52éléments qui pourraient expliquer ces
- 31:54variations là. Et donc en fait ce qu'on
- 31:55voit c'est que bah le premier point
- 31:57c'est la dissolution. Ça c'est connu, on
- 31:59a une forme de rupture et après on va
- 32:00aussi beaucoup en fonction des éléments
- 32:04budgétaires qu'on va pouvoir avoir, que
- 32:05ce soit les censures, que ce soit des
- 32:07démissions, que ce soit des budgets qui
- 32:09soient adoptés ou pas. Et on voit qu'on
- 32:10a une forme de variation, une une forme
- 32:12d'exposition de ce spread à ces à ces
- 32:15mesures et à ces annonces. Et on voit
- 32:16par contre que la fin de période, on a
- 32:18une vraie augmentation enfin extrêmement
- 32:21marquée du spread. Alors après, si on
- 32:23mettait des échelles très grandes avec
- 32:24les autres pays comme l'Italie, la Grèce
- 32:28ou l'Espagne depuis 2010, ça paraîtrait
- 32:30pas très grand en réalité. Mais pour
- 32:33nous, l'échelle française en tout cas
- 32:34l'historique récent montre quelque chose
- 32:37de très particulier depuis début
- 32:39septembre. Alors, on pourra revenir
- 32:41dessus des raisons. Le dernier point
- 32:43l'inconnu, je crois que c'est c'est le 5
- 32:44octobre, mais en gros, on reste avec un
- 32:46spread autour de 13 14 depuis le début
- 32:49du mois. Euh et donc la question de
- 32:51l'évolution de ce spread est quand même
- 32:53euh extrêmement euh enfin quelque chose
- 32:55d'important pour pour la suite. Euh on
- 32:57pourra revenir dessus si vous voulez.
- 32:59Euh alors, une des particularités, c'est
- 33:01que macroéconomiquement,
- 33:03on voit bien sûr une performance
- 33:04économique française qui est mauvaise,
- 33:06mais par contre en terme de situation
- 33:08financière globale de la France, hein,
- 33:11c'est la situation nationale qui prend
- 33:12pas en compte que la situation des
- 33:15comptes publics, c'est ici hein qu'on
- 33:16peut l'avir, c'est euh notamment à
- 33:20travers la balance courante, on voit pas
- 33:22finalement un décrochage marqué de la
- 33:25balance courante. ce qu'on voit c'est
- 33:26qu'on a des déficits publics qui se
- 33:27réduisent pas mais on voit pas une
- 33:29balance courante qui se creuse. Donc
- 33:30c'est vrai que il y a ce ce ce ce ce
- 33:32différentiel entre d'un côté des
- 33:35déficits publics qui est resté levés
- 33:36mais une balance courante elle pour le
- 33:37coup qui est pas qui est proche de
- 33:39l'équipe. Malgré tout on voit ce
- 33:41décrochage des spread. Alors ça posera
- 33:43la question est-ce que c'est des
- 33:44fondamentaux économiques ? Est-ce que
- 33:46c'est lié à un risque politique ? C'est
- 33:48quand même un grand débat hein.
- 33:49Aujourd'hui, on pense quand même que le
- 33:50risque politique est assez élevé, mais
- 33:52c'est pas des facteurs macroéconomiques
- 33:54profonds de décrochage euh sur par
- 33:56exemple la balance courante qui pourrait
- 33:57euh le montrer aujourd'hui. Euh alors,
- 34:00si je regarde les évolutions et l'impact
- 34:03des chocs macroéconomiques sur la
- 34:04croissance, euh alors on a les
- 34:06hypothèses,
- 34:08je reviens pas vraiment là-dessus. Sur
- 34:09le pétrole, Christophe les a montrés.
- 34:12Sur la politique monétaire, c'est
- 34:15pareil, ça a été montré. Par contre, sur
- 34:16les taux longs, une hypothèse hein euh
- 34:19qui est extrêmement discutable, mais on
- 34:21a mis des taux OAT euh à 10 ans qui sont
- 34:24à 4,5 % sur la période de prévision.
- 34:27Certains voulont dire c'est bas,
- 34:29d'autres voulont dire c'est haut. Euh
- 34:32donc on a des scénarios après
- 34:33alternatifs autour de ça he personne est
- 34:34vraiment capable aujourd'hui de dire
- 34:36avec le risqueour tout ça à combien
- 34:38pourrait être 4,5 ça peut paraître bas
- 34:40mais ça fait un écart critique qui est
- 34:42quand même qui reste quand même très
- 34:43négatif au regard de la croissance
- 34:44potentielle et d'autres dire vu le
- 34:46risque politique on va être à 5 6 vous
- 34:48pouvez aller jusqu'à 7 enfin bon on peut
- 34:49avoir tout ce que vous voulez bon il se
- 34:51trouve que là on prend 45 ce qui
- 34:53correspond à une moyenne assez récente
- 34:55de ce qu'on observe depuis septembre
- 34:58fait en gros c'est le taux moyen depuis
- 34:59septembre
- 35:01Euh sur la politique budgétaire au gros
- 35:03dossier euh forcément euh quelle
- 35:05politique budgétaire ? Alors nous on est
- 35:08des bons élèves, on applique le projet
- 35:09de loi de finance. Euh d'abord c'est
- 35:13documenté, c'est la base de réflexion je
- 35:15pense de la plupart des prévisionnistes.
- 35:17Et donc ce PLF on va on va le bien sûr
- 35:21l'analyser de façon fine. Et donc
- 35:22qu'est-ce qui contient ? Une impulsion
- 35:23budgétaire primaire de - 08 points de
- 35:25PIB. Donc ce qui est une impulsion assez
- 35:28marquée d'ailleurs qui va ça on pourra
- 35:30revenir là-dessus légèrement au-delà des
- 35:33règles budgétaire et la recommandation
- 35:36de du Conseil européen. C'est-à-dire
- 35:38qu'on aurait une petite marge de
- 35:40manœuvre même de négociation là-dessus.
- 35:43Donc on n'est pas du tout en dehors des
- 35:44règles budgétaires si ce PLF est adopté.
- 35:46Ce qu'il faut savoir même si on a des
- 35:48déficites qui baissent le feu. C'est un
- 35:49premier point. Et puis après pour ceux
- 35:51qui connaissent un peu ces questions
- 35:52budgétaires, on a une différence entre
- 35:54l'impulsion et l'effort structurelle.
- 35:56C'est que l'effort structurelle qui
- 35:57représente pratiquement 40 milliards
- 35:59dont le gouvernement a communiqué les
- 36:02chiffres, c'est plutôt 1,2 points de
- 36:03pile. D'accord ? Donc on a une
- 36:05différence entre l'effort structurelle
- 36:07de 1,2 points de pile qui nous trouve 38
- 36:09milliards dit 40 et une impulsion qui
- 36:11est à - 08. Le passage de l'un à
- 36:13l'autre, c'est qu'on a des recettes non
- 36:15fiscales qui sont baisses. Et alors pour
- 36:16les techniciens, une élasticité des
- 36:18recettes fiscales au PIB inférieur
- 36:20unité, c'estàd que les assiettes
- 36:21fiscales sont moins dynamiques que le
- 36:23PIB. Voilà. Euh et on arrive à une
- 36:26impulsion totale de - 05 points de PIB
- 36:28une fois qu'on prend en compte la charge
- 36:29d'intérêt. Donc vous voyez le passage en
- 36:31réalité des différents chiffres.
- 36:32D'ailleurs nécessent, on essaie de faire
- 36:34ce travail pédagogique hein, d'être
- 36:37commenté et illustré. C'està dire qu'on
- 36:38entend un peu tous les chiffres. on a
- 36:39entendu 54 milliards, 40 milliards, 25
- 36:41milliards. En fait, tous ces chiffres ne
- 36:43sont pas complètement incohérents.
- 36:45C'est-à-dire ça dépend comment on les
- 36:46mesure et comment on les calcule.
- 36:49Donc, j'essaie on essaie de faire ce
- 36:50petit travail pédagogique euh sur
- 36:53l'évolution de la croissance.
- 36:54Maintenant, pour rentrer dans le dur, ce
- 36:57tableau pour les personnes qui sont un
- 36:59peu familières à ça, il montre sur la
- 37:02première ligne qu'elle devrait être la
- 37:03croissance de la France qu'on appelle
- 37:04hors choc qui est une croissance en fait
- 37:06virtuelle qui serait la croissance de
- 37:09l'économie française si on avait pas
- 37:10multitype de choc, c'estàdire que si on
- 37:11avait une neutralité de la politique
- 37:13budgétaire, de la politique euh
- 37:16monétaire et budgétaire, que on avait
- 37:18pas d'effet d'incertitude ou d'effets
- 37:19liés au commerce mondial. Donc une
- 37:20espèce de neutralité des chocs et on
- 37:22serait à 1,4 %. La résultante de notre
- 37:25analyse, c'est que pour 2026, on sera
- 37:27bien sûr pas 1 4, on sera à 04 et pour
- 37:302027, on est pas 1 4, on est à 05.
- 37:32D'accord ? Et là, vous avez la
- 37:34décomposition de savoir comment on passe
- 37:36de 14 à ces chiffres de 04 et 05.
- 37:39C'està-dire qu'on voit qu'on a les chocs
- 37:42négatifs bien sûr la politique
- 37:43budgétaire en plus de 04 points de PIB.
- 37:45Euh on a les effets de l'énergie dont tu
- 37:47as parlé euh Christophe, on perd 02
- 37:50points de PIB cette année, 03 points de
- 37:52PIB l'année prochaine. On a des effets
- 37:54d'incertitude aussi hein, on voit que
- 37:56c'est - 03 - 01. Euh et on a aussi un
- 38:00effet de la politique monétaire et la
- 38:01hausse des taux qui joue hein. On voit
- 38:03que c'était des éléments qui étaient
- 38:04légèrement positifs sur 25 26 qui passe
- 38:06en territoire négatif à partir de Donc
- 38:09en fait tous ces chocs-là aujourd'hui
- 38:11euh ou toutes les variantes qu'on peut
- 38:13avoir ont des effets négatifs. C'est
- 38:15qu'on cumule effets négatif politique
- 38:16budgétaire, politique monétaire,
- 38:19incertitude d'énergie. D'accord ? Et
- 38:21donc si vous utilisez des variantes à
- 38:23partir des modèles qu'on a, vous arrivez
- 38:25à ce chiffre là quand vous voulez
- 38:26décomposer.
- 38:28Euh alors juste pour vous montrer aussi
- 38:31à travers le choc énergie, ça ce choc
- 38:32énergie, voyez que
- 38:35on a le scénario central dont a parlé
- 38:37Christophe, mais on a un scénario
- 38:38escaladaire. Si on prend le scénario
- 38:41central en France, le choc énergie nous
- 38:43ampute de - 02 points de PIB
- 38:46en 2026 et - 03 en 2027. Donc on perd 1
- 38:51demi point de PIB sur 2 ans, d'accord ?
- 38:53Lié au choc énergie. Si on regarde le
- 38:55scénario escalade qui est très différent
- 38:57sur la dynamique notamment à partir de
- 38:59la fin d'année 2026 et 2027, on aurait
- 39:03un scénario très différent. C'est-à-dire
- 39:04que c'est pas 03 points de PIB de
- 39:06croissance qu'on perd en 2027, c'est 0,6
- 39:10liénergie auquel il faut rajouter 03
- 39:13points de pip de politique monétaire qui
- 39:15serait restrictive en plus lié au aux
- 39:17effets d'entraînement de l'inflation.
- 39:19Donc en fait l'effet du choc énergie si
- 39:22on rentre dans escalade ça serait pas -
- 39:2303 mais on serait plutôt à - 09.
- 39:26D'accord ? Des faits y compris politique
- 39:29monétaire pour 2027. Ça veut dire que
- 39:30vous retirez 06 points de pile à notre
- 39:33prévision. Une autre façon de le dire
- 39:34c'est que notre prévision du central
- 39:36avec le scénargie qu'on met aujourd'hui
- 39:38est de 0,5 % de croissance. Si on rentre
- 39:40dans le scénar escal d'énergie, on n'est
- 39:42plus à 0,5, on serait à -01. D'accord ?
- 39:46Donc dans ce cas-là, on est dans un
- 39:48scénario de récession.
- 39:53Autre facteur, alors je vais pas vous
- 39:55perdre là-dessus parce que je pense que
- 39:56d'abord c'est illisible pour les gens
- 39:58qui sont dans la salle, même en Zoom, je
- 40:00pense qu'il faut avoir une Moi, j'ai
- 40:02même mangé l'image, je dis euh mais ce
- 40:04tableau là, il est important.
- 40:07[rires] Donc je fais la promo, je fais
- 40:09la promo, c'est pas pour vous
- 40:10l'expliquer, c'est pour dire d'aller
- 40:11voir le site en fait où il y a toute
- 40:13l'explication. Il y a une partie euh qui
- 40:16a été faite qu'on a faite avec Raoul he
- 40:18sur la question des finances publiques
- 40:20et le détail du choc budgétaire. Je
- 40:22pense qu'un des apports de nos analyses,
- 40:24c'est de rentrer dans le détail du choc
- 40:25budgétaire, mesure par mesure avec des
- 40:28multiplicateurs, de comprendre la
- 40:29dynamique de tout ça. Et donc on le on
- 40:32l'explicite dans ce tableau là. Et en
- 40:33gros, c'est à partir de ça, on en déduit
- 40:36hein, à partir de certaines
- 40:38et des modèles qu'on utilise que le choc
- 40:40budgétaire enlève 04 points de PIB euh
- 40:44en 2027 la loi de finance est adoptée
- 40:46telle qu'elle. Et donc euh l'idée c'est
- 40:48qu'on a aussi des scénarios euh
- 40:50alternatifs pour euh illustrer tout ça.
- 40:54Euh alors là, c'est la le tableau en
- 40:58dynamique trimestrielle. On s'attend une
- 40:59croissance au 3e trimestre de 01 % et de
- 41:020,2 au T4. Et je vous compte pas le
- 41:05détail la croissance trimestre prim mais
- 41:07on a une croissance annuelle à 0,5 euh
- 41:10avec ce qu'a dit Éric en introduction
- 41:12hein, une consommation à tonne et un
- 41:14investissement en baisse. Et j'allais
- 41:16dire le seul peut-être facteur positif,
- 41:18c'est effectivement le commerce
- 41:19extérieur qui est pour pour le coup est
- 41:22un des rares moteurs de de croissance.
- 41:25Euh ce qu'il faut noter aussi peut-être
- 41:27hein pour les personnes qui ont passé en
- 41:29tête, c'est que notre prévision de
- 41:30croissance pour 2026 c'est 0,4 % et
- 41:33c'est une moyenne annuelle. Mais quand
- 41:35vous regardez le graphique, en
- 41:36glissement annuel, en fin 2026, la
- 41:38croissance française est à 01.
- 41:40Ça montre que on voit un cumul sur 2026
- 41:43quand même d'une dynamique trimestrelle
- 41:45qui est quand même extrêmement faible
- 41:47parce qu'on finit l'année quasiment avec
- 41:49un 0 plus quoi. Bon donc on est dans une
- 41:52situation
- 41:54de croissance très simple. Si on regarde
- 41:56le détail des agents du côté des
- 41:59entreprises, c'est pareil he je vous
- 42:00invite vraiment à aller regarder sur le
- 42:02site pour les parties détaillées. Là
- 42:04c'est Sandra d'Oignon qui a fait cette
- 42:06partie où vous avez beaucoup d'éléments
- 42:07sur la dynamique des entreprises. Euh
- 42:10voilà, on a on attend à l'investissement
- 42:12qui sera légèrement en baisse. On n pas
- 42:14un écroulement de l'investissement. Euh
- 42:16on a des modèles avec un certain nombre
- 42:18de composantes qui expliquent ça. En
- 42:19revanche, ce qui est très clair, c'est
- 42:20qu'on a une hausse du coût du capital
- 42:22avec la hausse des refinancements. Et
- 42:24ça, c'est un marqueur assez fort aussi
- 42:26du scénario. Euh si on regarde du côté
- 42:28euh de l'inflation, l'inflation s'attend
- 42:30à 2,2 % de cro euh oui d'inflation en
- 42:332026 et 1 en 2027. Bon, ça a été assez
- 42:36dit hein avec notamment l'énergie qui
- 42:37tire tout ça. N'oublions pas que ce
- 42:39scénario là, c'est avec le scénario
- 42:40central. dans le casre du scénario
- 42:42escalade, on serait plutôt à 3 % en
- 42:442027, proche de 3 %.
- 42:48Euh sur la question du des ménage et du
- 42:52pouvoir d'achat, euh on rentre dans une
- 42:55séquence assez particulière sur le
- 42:56pouvoir d'achat. On a une année 2026 qui
- 42:58a pas 25 pardon qui pas été bonne. On
- 43:00perd 0,7 % de poids d'achat par unité de
- 43:03consommation. On notre prévision c'est
- 43:04qu'on sera à - 0,8 en 2027. Donc on a 2
- 43:07années consécutives de baisse du poids
- 43:08d'achat et même 2000. 27 hein, on serait
- 43:12à - 01 de pouvoir d'achat. Donc là, on
- 43:15rentre dans une séquence, on a 3 années
- 43:16consécutifes de baisse du pouvoir
- 43:17d'achat macroéconomique par unité de
- 43:19consommation.
- 43:21Ce qui est dans l'histoire récente,
- 43:22c'est pas des épisodes si fréquents que
- 43:24ça hein. Quand on regarde depuis la
- 43:26préère, effectivement, ça a eu lieu au
- 43:28début des années 80. Euh ça a eu lieu au
- 43:31début de la décennie 2010 avec le choc
- 43:34fiscal, le fameux ralball fiscal,
- 43:35tournant d'austérité. et on le voit, on
- 43:38on l'a pas eu ça en réalité pendant la
- 43:40crise Covid et la crise énergétique de
- 43:422022. Donc on rentre dans une séquence
- 43:44un peu particulière sur la question du
- 43:45poid d'achat. Donc
- 43:48tout ça pour vous dire, c'est que
- 43:49forcément avec un tour d'achat par unité
- 43:52de consommation qui est en baisse, on ça
- 43:54on a une consommation
- 43:56qui est extrêmement peu dynamique. Et
- 43:59donc voilà le bouclage de tout ça, c'est
- 44:01l'évolution du taux d'épargne. On a les
- 44:02légères baisses du taux d'épargne mais
- 44:06on voit qu'en prévision cette on est sur
- 44:08quelque chose qui est relativement
- 44:10stable. C'est pareil hein, je vous je
- 44:12vous invite à à lire la partie de euh de
- 44:14Clémence Briodo hein, qui détaille
- 44:16justement euh tous les éléments autour
- 44:18de la dynamique des revenus, du pouvoir
- 44:20d'achat euh du taux d'épargne composante
- 44:22par composante pour comprendre pourquoi
- 44:24on a cette prévision de taux d'épargne.
- 44:26C'est pas juste qu'on ça c'est important
- 44:28hein, c'est pas juste qu'on tire un
- 44:29trait en disant on sait pas et c'est
- 44:30stable. En fait, on a derrière
- 44:32différents déterminants que ce soit les
- 44:34taux d'intérêt, que ce soit
- 44:35l'incertitude, que ce soit le RDB réel
- 44:38et cetera et cetera.
- 44:40Juste petit point que j'ai pas donné euh
- 44:44d'ailleurs y compris sur
- 44:45l'investissement des entreprises. Je
- 44:46reviens rapidement. Il y a il y a un
- 44:49petit encadré qui dit quel serait
- 44:50l'impact sur l'investissement des
- 44:51entreprises d'une hausse de un point du
- 44:53taux doit ? C'est quel canal de
- 44:55transmission ? Et c'est pas évident à
- 44:57faire en ce moment. Et vous voyez que là
- 44:59on a l'exercice une du taux de 1 point
- 45:02rédu le niveau d'investissement de 08 %
- 45:04fin 2027. C'est pour vous donner à peu
- 45:06près les ordres de grandeur quand on
- 45:08essaie de modéliser ça.
- 45:10Euh pareil sur la Je dis ça parce que
- 45:13comme on l'a dit en introduction, c'est
- 45:16extrêmement difficile de faire la
- 45:17prévision comme vous imaginez en ce
- 45:18moment. Et donc on est obligé de
- 45:20d'encadrer un peu les choses que ce soit
- 45:21sur euh euh que ce soit sur le pétrole,
- 45:25mais que ce soit sur l'investissement et
- 45:27les et les scénarios de taux, que ce
- 45:29soit aussi sur par exemple la question
- 45:31de la consommation et du taux d'épargne.
- 45:33Et là, on a un autre scénario qui est de
- 45:35dire qu'est-ce qui se passe si par
- 45:36exemple la certitude se met à remonter
- 45:38beaucoup.
- 45:39Notre scénario, il est assez
- 45:40conservateur. On maintient la certitude
- 45:41au niveau dernier point connu. Si jamais
- 45:43on a une hausse très forte de
- 45:44l'incertitude, en tout
- 45:45[raclement de gorge] cas au moins
- 45:46équivalente à ce qu'on a pu connaître en
- 45:482024 et 2025 au moment des votes des
- 45:50budgets, la consommation serait pas à 04
- 45:52% en 2027 mais à 01.
- 45:56Ce que je veux dire, c'est
- 45:56[raclement de gorge] que vous pouvez
- 45:58comme ça encadrer la prévision et c'est
- 46:00vrai que il y a un certain nombre d'alas
- 46:01qui sont plutôt à la baisse. Pour
- 46:04terminer sur le marché du travail et les
- 46:05finances publiques, pareil, je vous
- 46:07invite à à lire ce qui a été fait sur le
- 46:09tout le détail du marché de travail par
- 46:11Magalidovin.
- 46:12On a des pertes d'emplois qui se
- 46:14poursuivent notamment dans l'emploi
- 46:15salarié marchand. Un peu plus 200000
- 46:17215000 emplois perdus sur 2 ans. À la
- 46:20fois parce qu'on a des politiques de
- 46:21l'emploi moins généreuses mais aussi
- 46:23parce qu'on retrouve un peu de gain de
- 46:24productivité.
- 46:25Je je détaillerai pas vraiment là, même
- 46:27s'il y a une analyse approfondie
- 46:29là-dessus. Ce qui est à noter, c'est que
- 46:32une partie de ces emplois perdus
- 46:34salariés marchands euh sont compensés
- 46:37par des créations d'emploi pour le coup
- 46:38qui sont très dynamiques dans le secteur
- 46:41des indépendants, des non salariés. Les
- 46:43non salariés, c'est environ 90000
- 46:45créations d'emploi par an. Ce qui est un
- 46:47peu une singularité, c'est qu'on a une
- 46:49forme de découplage entre l'emploi
- 46:50salarié et l'emploi non salarié. Alors
- 46:52après, il y a toute la question de la
- 46:53contenue de ces emplois.
- 46:55euh de nombre travaillé, du revenu
- 46:57affecté et cetera. Euh bien sûr, ce
- 46:59qu'on voit c'est que c'est pas identique
- 47:00dans la réalité des choses, mais en tout
- 47:02cas d'un point de vue macroéconomique,
- 47:03on voit que l'emploi total diminue assez
- 47:05peu parce qu'on est on a une dynamique
- 47:07d'emploi non sérieux qui est forte. Si
- 47:09on intègre les dynamiques de population
- 47:11active aussi dont on a fait l'effort
- 47:13d'intégrer les nouvelles projections
- 47:14démographiques de
- 47:16euh et qu'on intègre aussi l'évolution
- 47:19des taux d'activité qui intègre aussi la
- 47:20suspension de la réforme des retraites.
- 47:22On a un ralentissement quand même de la
- 47:23population active dans 2000 en 2000
- 47:2826 et 27. Alors on n'est pas en baisse
- 47:30mais il augmente elle augmente moins
- 47:31vite qu'auparavant.
- 47:33On boucle tout ça et on arrive à un taux
- 47:35de chômage qui comme l'avait dit Éric en
- 47:37introduction finira 84 % fin 2026 et 88
- 47:42fin 2027. Donc on a cet ajustement qui
- 47:44se poursuit du marché de travail avec
- 47:46une remontée du taux de chômage. Pour
- 47:48terminer sur les finances publiques qui
- 47:50est un point quand même assez central.
- 47:53Une fois qu'on a intégré la somme des
- 47:54éléments budgétaires du projet de loi de
- 47:56finance. Donc on est vraiment sur le
- 47:57projet de loi de finance qui a été
- 47:58présenté
- 48:00tient compte de des effets de la
- 48:02croissance de la dynamique des taux et
- 48:04de la charge d'intérêt. Ce qu'on voit
- 48:05nous, c'est qu'on a un déficit public on
- 48:08site à 55. C'est vraiment on va dire
- 48:10honnêtement on est dans l'épaisseur du
- 48:12trait par rapport au gouvernement. C'est
- 48:13que le gouvernement il a un gros 54.
- 48:15Nous on a un petit 55 hein. Si on vous a
- 48:17mis deux chiffres près la virgule, on
- 48:18sera à 147 148. On pas fait le jeu de
- 48:20basculer vers l'un ou l'autre. Voilà.
- 48:22Mais je pense que c'est pas là-dessus
- 48:23que le focus est intéressant. Par contre
- 48:252027, on voit qu'on est assez différent.
- 48:28Et on est assez différent parce que
- 48:29notamment même si on a une dynamique de
- 48:31charge d'intérêt qui est assez
- 48:32semblable,
- 48:34la différence elle se fait quand même
- 48:35beaucoup sur la croissance. Nous on a
- 48:37une croissance à 05
- 48:40et on a des scénarios qui bien sûr qui
- 48:41pourraient même être en dessous mais on
- 48:42est à 05 dans notre scénario central
- 48:44quand le gouvernement est un et cette
- 48:45différence elle conduit à un écart déjà
- 48:48dans la dynamique conjoncturelle de
- 48:49l'ordre de 03 points de pif. Voilà. Euh
- 48:52donc c'est essentiellement là l'écart
- 48:54avec le gouvernement, c'est la la le
- 48:55scénario macro et de prévision. Si vous
- 48:59bouclez tout ça, on a une dynamique de
- 49:00dette qui augmente à 1223 du PB, un peu
- 49:03plus de 6 points de PIB en 2 ans, ce qui
- 49:05ça est assez compable.
- 49:07Euh pour terminer rapidement là-dessus,
- 49:10c'est compliqué en ce moment la question
- 49:12budgétaire, c'est une question
- 49:13politique, c'est une question sur
- 49:15lesquel on a quand même assez peu de de
- 49:19j'allais dire de de certitude. Donc ce
- 49:22qu'on fait c'est qu'on essaie de balayer
- 49:23les choses en disant regardons quel type
- 49:25de de budget pourra être adopté. Et on
- 49:27prend un peu les extrêmes. C'estd que si
- 49:30par exemple on on regarde ce qu'on
- 49:33appelle un budget préengagé, ce serait
- 49:34quoi un budget préengagé ? C'est un
- 49:35budget dans lequel on prend aucune
- 49:36mesure, on laisse faire les choses. Donc
- 49:39c'est une forme de d'évolution spontanée
- 49:41euh des finances publiques. Plus on
- 49:43tient nos engagements par exemple sur la
- 49:46voie de programmation militaire
- 49:47notamment. Le budget prèsengagé. Ce que
- 49:49vous voyez c'est que vous avez une
- 49:50impulsion dans ce cas-là qui est
- 49:51positive, ce qui est assez connu, hein,
- 49:53qui est de l'ordre demi-point de pile.
- 49:55Et puis on a deux autres, donc ça c'est
- 49:56en casadre le PLF par rapport au budget
- 49:58préengagé. Et puis on a deux autres
- 50:00types de scénarios.
- 50:02Un qui est dire en fait nous dans
- 50:04l'interprétation qu'on a, c'est qu'on a
- 50:07une légère marge de manœuvre pour être
- 50:09au seuil des règles européennes sans
- 50:11dire qu'on va être dans notre procédure
- 50:13d'FC excessif en disant qu'on
- 50:15respecterait pas les règles. En gros, le
- 50:17gouvernement aujourd'hui dans ce qu'on
- 50:19appelle la dépense publique nette et en
- 50:21dessous de la trajectoire qui a été
- 50:22recommandée. Donc c'est comme si on
- 50:23prenait de l'avance par rapport ce qui
- 50:25est ce qui pourrait être un choix parce
- 50:26que le cumul est important. Mais si
- 50:28jamais on dit on doit euh
- 50:31utiliser cette marge de manœuvre, le
- 50:32calcul c'est qu'on a à peu près 03
- 50:34points de PIB de marge de manœuvre dans
- 50:36les négociations budgétaires pour être
- 50:38encore dans le seuil des règles
- 50:40budgétaires de l'année 2027.
- 50:43[raclement de gorge] Alors on prend plus
- 50:44euh j'allais dire d'avance hein, mais on
- 50:46est vraiment juste à la limite.
- 50:48Si on fait ce scénario là où on dit les
- 50:50autres trois points de pib, on les
- 50:51utilise, d'accord ? Bah forcément, on a
- 50:53une impulsion budgétaire qui sera moins
- 50:55négative, d'accord ? on sera plus à -
- 50:580,8 point de PIB d'impulsion budgétaire
- 51:00primaire négative, on serait qu'à - 05.
- 51:03Ça reste quand même une consolidation
- 51:05mais une consolidation
- 51:06moins forte. Et puis on a un scénario
- 51:08qui euh ou on est hein quand même qui
- 51:11s'appelle la loi spéciale
- 51:13euh qui est euh alors c'est un scénario
- 51:15théorique hein parce que la loi spéciale
- 51:16al on l'applique sur une année, ce qui
- 51:17est quand même extrêmement compliqué à
- 51:19mettre en place, voir euh euh enfin qui
- 51:22poserait plein d'autres problèmes
- 51:23au-delà des questions économiques et et
- 51:25budgétaires, mais on suppose qu'on a une
- 51:27loi spéciale sur l'ensemble d'année. à
- 51:28la loi spéciale, ce qu'elle vous dit euh
- 51:30c'est qu'on a une impulsion qui est à
- 51:31peu près ne Alors euh si on regarde
- 51:36euh le euh
- 51:39le résultat de tout ça,
- 51:41on prend les différents les quatre
- 51:42scénarios budgétaires et on regarde leur
- 51:45impact sur le PIB à partir des
- 51:46multiplicateurs détaillés, leur impact
- 51:48du coup sur la croissance finale et le
- 51:49déficit. Bon, vous voyez que le scénario
- 51:53le du budget préengagé forcément fait
- 51:55plus de croissance. forcément vous avez
- 51:57une impulsion positive donc on serait
- 51:59pas à 05 dans ce cas-là on sera à 1 2.
- 52:01Alors attention attention
- 52:04c'est en supposant qu'il y ait pas
- 52:06d'effet de réaction lié à l'incertitude
- 52:08des taux et cetera et cetera
- 52:10d'emballement donc ça c'est très
- 52:12important c'est juste un scénario
- 52:14variantiel ok donc c'est pour vous
- 52:17montrer juste les effets budgétaires.
- 52:19Si vous prenez
- 52:21le budget au seuil des règles
- 52:22européennes, vous utilisez 03. Pp,
- 52:25forcément, vous avez un peu plus de
- 52:26croissance. On serait pas à 0,5, on sera
- 52:27à 07. Par contre, on aurait quand même
- 52:29un peu plus de déficit. On serait pas à
- 52:3154, on serait à 56. Donc, on voit qu'on
- 52:34a un arbitrage mais on n pas non plus un
- 52:37scénario qui permet d'avoir on a un peu
- 52:40plus de croissance, on a un peu plus de
- 52:41déficit. Et puis la loi spéciale. Alors
- 52:43là, la loi spéciale est quand même assez
- 52:45problématique parce que au fond on a un
- 52:47tout petit peu plus de croissance 08
- 52:49mais on a surtout plus de déficit parce
- 52:51que en fait scénario voie spéciale c'est
- 52:53un scénario aveugle qui prend pas
- 52:54forcément les décisions les plus
- 52:56efficaces. Euh et donc là on serait avec
- 52:59un déficit à 6 points de PIB. Donc ça
- 53:01vous montre que on a une fourchette.
- 53:03Alors dans le cas du PLF, on a 5 cas de
- 53:04déficit. Dans le cas de vraiment il y a
- 53:06pas de budget adopté et qu'il y a aucune
- 53:08mesure qui serait prise, on serait
- 53:09plutôt à 64. Donc on a une fourchette
- 53:12des possibles qui est assez large et je
- 53:14répète si jamais il est amené à se
- 53:16commenter être commenté ce tableau, ça
- 53:18ne tagre pas les effets de bouclage
- 53:20qu'on pourrait être important que soit
- 53:22la politique monétaire, l'esprit ou
- 53:23l'incertitude.
- 53:25Voilà. Merci, je m'arrête là.
- 53:26[grognement]
- 53:27Merci Mathieu. D'ailleurs, je complète
- 53:30bien sûr que c'est c'est c'est des
- 53:31variantes qu'on vous présente mais de la
- 53:33même manière sur la politique sur les
- 53:35sur les sur les prix du pétrole, c'est
- 53:37aussi une variante analytique. Il est
- 53:38possible que si c'était scénario
- 53:40escalade, la politique budgétaire serait
- 53:42quelque peu différente. Donc il faut
- 53:43vraiment voir prendre tous ces tous ces
- 53:45scénarios comme des variantes euh
- 53:48analytiques. On passe maintenant à vos
- 53:50questions. On commence par ceux qui sont
- 53:52dans la salle et ensuite il y a quelques
- 53:53questions en ligne et je je les dirai
- 53:56mais allez d'abord priorité à la salle.
- 53:59Tu veux poser la première question ?
- 54:03Et en posant la première question vous
- 54:05vous présentez pour que ceux qui sont en
- 54:08distantiel puissent savoir qui parle.
- 54:11[raclement de gorge]
- 54:13Euh prof à science. Merci beaucoup. Très
- 54:17intéressant. juste savoir si vous avez
- 54:19testé un scénario en en liaison de
- 54:22l'économie internationale économie
- 54:23française en particulier votre hypothèse
- 54:26sur les tolant à 10 ans à 45 en France.
- 54:28Est-ce que vous aviez testé l'hypothèse
- 54:31le disons la façon dont le macro est
- 54:33managé aujourd'hui par l'administration
- 54:36éventuellement les tentatives
- 54:39de bestent de son opération qui causé en
- 54:43fait certaines sur le marché.
- 54:47Est-ce que vous envisagez la situation
- 54:49où effectivement
- 54:50[raclement de gorge] une situation un
- 54:52peu plus tendue sur le marché de aux
- 54:55États-Unis [raclement de gorge] pourrait
- 54:56engager un mouvement de reproduction de
- 54:59portefeuille financier qui pourrait
- 55:01bénéficier éventuellement l'esprit
- 55:04d'Européen et pourrait éventuellement
- 55:05bénéficier l'esprit de Français. parce
- 55:07que c'est quelque chose que vous pensez
- 55:09d'être une variante envisageable, un
- 55:11mécalisme qui serait plutôt plus positif
- 55:14évidemment avec une crise américaine
- 55:17mais avec un effet positif sur euh les
- 55:21risques financiers, les spread et la
- 55:23croissance européenne éventuellement
- 55:24française. Xavier Timbau qui a réagi ?
- 55:27Bon, une question intéressante, on l'a
- 55:29pas on l'a pas intégré dans le dans le
- 55:32scénario de prévision parce que en fait
- 55:34si on commence à intégrer ce genre de
- 55:35scénario, les armes des possibilités se
- 55:37démultiplient. Euh mais c'est quand même
- 55:40un scénario intéressant et il y a une
- 55:42autre dimension moi que j'ajouterai,
- 55:43c'est que ça ça devrait s'accompagner
- 55:44d'une appréciation de l'euro. Donc avec
- 55:47un un effet aussi de ralentissement de
- 55:49l'inflation en Europe, donc qui peut
- 55:51modifier la politique monétaire, mais
- 55:53aussi une perte de compétitivité euh qui
- 55:57vraiment peut poser un problème. Puis je
- 55:58vous rappelle que l'euro que l'Europe a
- 56:01une position nette globalement
- 56:03excédentaire et que l'appréciation de
- 56:04l'euro n'est pas une bonne nouvelle sur
- 56:06le plan patrimonial généralement. Donc
- 56:08euh
- 56:09ça dépend de l'effet croissance,
- 56:11ça dépend de l'effet croissance mais bon
- 56:12ça ça on a quand même un énorme stock
- 56:14d'actifs à l'étranger et plutôt en
- 56:16dollar probablement et donc du coup avec
- 56:19un effet un peu adverse quand quand il y
- 56:22a appréciation de l'euro. Mais voilà,
- 56:23c'est des scénarios qui sont
- 56:24intéressants mais ils sont pas dans nos
- 56:26ils sont pas dans notre dans notre champ
- 56:28aujourd'hui parce que voilà, là on entre
- 56:31dans des finesses euh qu'on est pas
- 56:33capable d'intégrer. Euh
- 56:38merci. Est-ce qu'il y a une autre
- 56:39question ? Oui.
- 56:40Éc Albert du monde. Euh est-ce qu'il y a
- 56:42un fait IA en Europe euh ou pas pour
- 56:46l'instant ?
- 56:47Euh
- 56:51je sais pas si Clément ou Christophe
- 56:53Christophe ou Sandra
- 56:54ou Sandra pardon
- 56:56tu veux tu veux dire un
- 56:59sur alors [raclement de gorge] dans le
- 57:01sur le site donc dans la synthèse en
- 57:03détail mais là il y a pas sur la pration
- 57:05là il y a juste l'évolution
- 57:06d'investissement et donc qui est on voit
- 57:09en fait que les États-Unis investissent
- 57:12plus que les autres pays et que en plus
- 57:15l'écart s'est accru. Alors là, on a la
- 57:16dynamique depuis 2014 et on a la
- 57:18dynamique en annuel sur le site. Il y a
- 57:21les contributions à la croissance en
- 57:232025. Euh de mémoire, ça reste
- 57:27globalement
- 57:28faible dans les pays européens et j'ai
- 57:32je sais pas si tu as un chiffre en tête
- 57:34pour la France ou pour le mais je l'ai
- 57:36plus je l'ai plus là. Et on a on l'a pas
- 57:40sur le donné trimestriel là sur est-ce
- 57:43que ça a joué en 2026 ou pas.
- 57:46Euh de mémoire, ça jouera peut-être un
- 57:48peu au Royaume si on fait l'hypothèse
- 57:50que parce que il y a une hypothèse qu'on
- 57:51fait, c'est du coup dans les les
- 57:54investissements li à LIA, il y a de
- 57:55l'équipement, il y a de la donc la
- 57:59construction et potentiellement il y a
- 58:01la construction de capacité de de calcul
- 58:04mais aussi ça besoin en énergie et donc
- 58:07ça peut aussi générer des
- 58:08investissements là. Donc il me semble
- 58:10que si on a aussi un peu cette
- 58:11composante énergie, ça peut jouer. Et
- 58:13euh du coup
- 58:16surtout aux États-Unis
- 58:19euh donc en5 ça
- 58:24investissement digital en 2025
- 58:280,8 points à la réelle et donc c'est le
- 58:32plus haut point depuis 2014 et pour les
- 58:36autres pays en fait on sert pas de
- 58:39contribution plus élevé que que
- 58:42d'habitude en fait.
- 58:43Et en fait enfin comme l'a dit
- 58:46Christophe, si si on inclutement
- 58:49sur l'investissement de la branche
- 58:51énergie, dans ce cas-là, on obtient une
- 58:54contribution à la présence du plus
- 58:56élevée que au Royaume-Uni et en fait le
- 58:59problème de ce calcul qui distingue pas
- 59:02le pur efférieur de d'autres effets de
- 59:05souveraineté énergétique, transition euh
- 59:09écologique qui sont en
- 59:12Et si je peux compléter donc du coup en
- 59:14fait on prend un certain nombre de
- 59:15postes donc dedans probablement que tout
- 59:17n'est pas que li à l'IA. Donc on essaie
- 59:20de de dire s'il y en a elles sont ces
- 59:22investissements sont à peu près
- 59:24localisés ici et potentiellement il y a
- 59:26d'autres effets. C'estàd que du coup ça
- 59:28peut générer aussi des effets sur le
- 59:29commerce et sur les importations qui
- 59:31peuvent un peu baisser la contribution.
- 59:33Donc dans certains pays et ça c'est plus
- 59:35compliqué pour l'instant. Enfin dans on
- 59:37va peut-être essayer de d'améliorer
- 59:39notre analyse mais ça serait aussi plus
- 59:41compliqué donc sur la croissance
- 59:43mondiale qui entre guerre et c'est IA
- 59:47pour les US et pas grand-chose pour le
- 59:50reste.
- 59:50C'est ça pour l'Europe. Pour l'Europe
- 59:51c'est la européenne entre guerre et
- 59:53guerre guerre c'est guerre et guerre.
- 59:54Voilà, si on une grosse contribution
- 59:56pour
- 59:58si je peux peut-être juste rajouter
- 1:00:00quelques éléments juste pour le
- 1:00:01Royaume-Uni effectivement sur les deux
- 1:00:03premiers depuis un an en fait on voit
- 1:00:04une accélération en terme de valeur
- 1:00:06ajoutée de hausse de la valeur ajoutée
- 1:00:08de tous les secteurs qui sont très très
- 1:00:11avec un fort contenu en intelligence
- 1:00:13artificielle les secteurs éthiques, les
- 1:00:16secteurs informatiques et et là ça tire
- 1:00:19la croissance au Royais depuis plusieurs
- 1:00:21trimestres he j'ai une nette
- 1:00:23accélération la contribution laissance
- 1:00:24qui vient de ces là. Donc il y a un
- 1:00:27effet qui est lors de 02 à 03 points de
- 1:00:29PIB en accélération dans croissance au
- 1:00:32mini au premier semestre qui vient de
- 1:00:34ces états. Alors aujourd'hui l'Institut
- 1:00:36de statistique britannique se dit
- 1:00:39visiblement aussi bien dans les
- 1:00:41composantes d'investissement comme ça
- 1:00:42viêtre mentionné et dans les composantes
- 1:00:45valeur ajouté on voit un effet de
- 1:00:47l'intelligence artificielle mais on ne
- 1:00:49veut pas le quantifier précisément. Il
- 1:00:51se passe quand même quelque chose au
- 1:00:53Royaume-Uni. et pardon. Dernière
- 1:00:55question sur l'Europe. Euh est-ce que
- 1:00:57donc l'Allemagne soutient budgétairement
- 1:00:59euh la France négativement net en budget
- 1:01:03européen ? Est-ce queil y a un soutien ?
- 1:01:04C'est n
- 1:01:05ça de mémoire c'est assez stable en
- 1:01:07terme de déficit et de et d'IB.
- 1:01:10Euh il y a pas de là, il y a pas le il y
- 1:01:12a pas le total zone consolidé là. Mais
- 1:01:15ouais, de mémoire, ça fait quelque chose
- 1:01:16d'assez d'assez neutre et en tout cas
- 1:01:18c'est un déficit qui reste qui doit
- 1:01:21peut-être un peu augmenter
- 1:01:22mais qui reste autour de tr enfin je
- 1:01:24peux voilà
- 1:01:25pas de soutien il a pas minim
- 1:01:29[raclement de gorge] dans l'Union
- 1:01:29européenne et pas de sou
- 1:01:31voilà je je garde juste la la main parce
- 1:01:34que c'est c'était dans il y avait une
- 1:01:36question qui était identique de Paul
- 1:01:37Louis mais qui allait un tout petit peu
- 1:01:39plus loin qui demandait aussi si on
- 1:01:40mettait des effets emploi liés à l'IA
- 1:01:43Magalie est pas là donc Je réponds à sa
- 1:01:44place. Euh globalement pour la France,
- 1:01:46ce que l'on dit c'est que il y a la la
- 1:01:48productivité du des salariés, faut bien
- 1:01:52bien distinguer salarié de de tout type
- 1:01:54d'emplois qui a fortement accéléré
- 1:01:55depuis 2023. Si vous voulez avoir un
- 1:01:57ordre de grandeur, la tendance précrise
- 1:01:59c'était 0,85 et depuis 2023 on est sur
- 1:02:02des rythmes annuels de 17. Donc il y a
- 1:02:04une très forte accélération la
- 1:02:05productivité salarié par tête. Mais pour
- 1:02:09nous, on dit pas que c'est les FIA, on
- 1:02:11est encore sur des éléments de
- 1:02:12rattrapage par rapport à la période
- 1:02:142019-2023. Donc est-ce que cette
- 1:02:16accélération c'est déjà de l'IA ou
- 1:02:19est-ce que c'est du rattrapage ? On n
- 1:02:21pas tranché et pour l'instant on est
- 1:02:23plus sur des effets de rattrapage et en
- 1:02:25prévision on met une productivité aux
- 1:02:27alentours de 11 donc au-dessus des
- 1:02:29tendances mais encore une fois plus sur
- 1:02:31des effets de rattrapage que de d' mais
- 1:02:33on travaille dessus.
- 1:02:35[grognement]
- 1:02:37des échos trois petites questions.
- 1:02:39Premièrement sur les pays émergents le
- 1:02:42ralentissement de la croissance en
- 1:02:456 et la réaccélération à 27. Est-ce que
- 1:02:47c'est uniquement le Moyen-Orient ou
- 1:02:49est-ce qu'il y a autre chose à noter ?
- 1:02:51Euh deuxème question sur le commerce
- 1:02:53extérieur français, vous avez dit que ça
- 1:02:55reste et dans le sud on voit que c'est à
- 1:02:56zéro dans tableau contribution on voit
- 1:02:59que c'est à zéro. Donc est-ce que c'est
- 1:03:02d'où vient cette
- 1:03:04cet écart apparent ? Et la troisème
- 1:03:06chose sur l'investissement, je trouve
- 1:03:08que l'investiss l'impact des taux
- 1:03:10d'intérêt que vous décrivez moi me
- 1:03:12paraît très fort. J'avais en fait que
- 1:03:13c'était même les taux d'intérêt é un
- 1:03:16effet secondaire sur l'investissement
- 1:03:18par rapport à la demande anticipée. Et
- 1:03:20est-ce que c'est la guerriie ou est-ce
- 1:03:21que est-ce que les choses ont changé ou
- 1:03:23bien est-ce que c'est ça, on est dans un
- 1:03:26dans un monde différent ?
- 1:03:29C'est la première,
- 1:03:30tu commences par le Moyen-Orient après.
- 1:03:32Alors déjà, peut-être aussi préciser
- 1:03:36qu'on a pas un suivi très fin des pays
- 1:03:38du Moyen-Orient.
- 1:03:40Donc, on regarde un peu notamment ce que
- 1:03:41ce que fait le FMI dans notre prévision
- 1:03:43là. Euh en fait, il y a un
- 1:03:45ralentissement chinois donc qui joue un
- 1:03:47peu sur la dynamique, mais du coup
- 1:03:48effectivement le fait que ça fasse un
- 1:03:50clic clac avec euh du coup une baisse de
- 1:03:5207 08 points euh dans les pays émergents
- 1:03:55et une remontée à peu près euh pas aussi
- 1:03:57forte mais pas loin. Euh donc ça c'est
- 1:04:00lié à cette probablement cette dynamique
- 1:04:02euh des pays du Moyen-Orient qui
- 1:04:04auraient une forte une croissance voilà
- 1:04:06très faible en 26. Donc c'est
- 1:04:08pratiquement que ça qui fait la
- 1:04:09différence, même si je pense que en fait
- 1:04:11quand même euh la Chine joue un rôle
- 1:04:13assez important dans les économies
- 1:04:14émergentes et qu'on voit et qu'on met un
- 1:04:16ralentissement de la croissance euh
- 1:04:17enfin de l'activité économique en Chine.
- 1:04:19Donc c'est un peu masqué par ça parce
- 1:04:21que du coup ça baisse fort en 2026 et ça
- 1:04:23remonterait en 2027. Euh mais si on
- 1:04:26avait un truc plus stable, on aurait eu
- 1:04:27une baisse probablement un peu
- 1:04:29progressive de la croissance des pays
- 1:04:30émergents en lien avec le ralentissement
- 1:04:32de l'économie chinoise.
- 1:04:35Euh sur sur la France, sur la
- 1:04:37contribution du commerce extérieur, en
- 1:04:38fait, faut faire attention qu' extérieur
- 1:04:40et [raclement de gorge] les stocks.
- 1:04:42D'accord.
- 1:04:43Ouais. Euh voilà, ce qu'on voit, c'est
- 1:04:46queon a quand même une contribution du
- 1:04:48commerce à l'extérieur qui est positif
- 1:04:49de 04, 4 et 05 sur 26 et 27.
- 1:04:54Euh et d'ailleurs, c'est un des éléments
- 1:04:56assez intéressant, c'est que enfin je
- 1:04:59pense qu' là pour en dire plus sur le le
- 1:05:02l'évolution de la balance commerciale he
- 1:05:04depuis un enf maintenant depuis 202324
- 1:05:07en fait avec un commerce aussi qui est
- 1:05:08tiré beaucoup par les services
- 1:05:11couvrir les services euh et avec une
- 1:05:13contribution positive de la balance
- 1:05:15commerciale au PIB depuis 2019. Donc on
- 1:05:17a fait plus que compenser sur la balance
- 1:05:19commerce enfin sur les contributions au
- 1:05:20PIB, le choc Covid et le choc
- 1:05:22énergétique
- 1:05:24en terme de contribution he ce qui se
- 1:05:26voit pas forcément tout le temps sur les
- 1:05:27valeurs des balances commerciales ou les
- 1:05:29parts de marché mais en terme de cont
- 1:05:31enfin si je dis pas de bêtises c'est ça
- 1:05:33oui he
- 1:05:34ouais
- 1:05:34c'est quoi c'est le tourisme c'est c'est
- 1:05:36la finance
- 1:05:37alors c'est non non ça c'est
- 1:05:38essentiellement enfin il y a trois
- 1:05:40secteurs qui sont très dynamiques dans
- 1:05:41les exportations de services c'est les
- 1:05:43services aux entreprises dans les
- 1:05:45services de conseil
- 1:05:46l'information communication et les
- 1:05:49services financiers.
- 1:05:51Il a un graphique sur les exportations
- 1:05:52depuis 2019. La fiche commence extérieur
- 1:05:55qui montre très bien en différentiant
- 1:05:58bien alors des petits effets transport
- 1:05:59des petits effets de tourisme c'est pas
- 1:06:01l'histoire principale il y a vraiment un
- 1:06:03fort effetation de service. Il y a aussi
- 1:06:05un aspect qui est très intéressant
- 1:06:06récemment dans commerce extérieur c'est
- 1:06:08l'aspect géographique un commerce
- 1:06:10extérieur qui
- 1:06:11fortement rééquilibré avec la route
- 1:06:14légèrement excédentaire alors qu'on
- 1:06:16avait un déficit quasiment des deux
- 1:06:18points de pib [raclement de gorge]
- 1:06:20il y a encore une dizaine d'années. Par
- 1:06:21contre, c'est plutôt avec le reste du
- 1:06:23monde où le défic où on avait plutôt un
- 1:06:26excédent et où on est passé en déficit
- 1:06:31notamment en lien probablement avec les
- 1:06:32gains de marché chinois
- 1:06:36de nombreux pays européens
- 1:06:38[raclement de gorge]
- 1:06:39et
- 1:06:41oui non pardon par je croyais que derère
- 1:06:43question pour la oui non c'est en fait
- 1:06:46c'est modélisé hein on vous pouvez aller
- 1:06:47voir la fiche enfin l'analyse de Sandra
- 1:06:50on avait même une étude spéciale sur les
- 1:06:53déterminants de l'investissement et ça
- 1:06:55rentre dans le l'équation avec le coût
- 1:06:57du capital et donc on a une analyse
- 1:06:59propre de ce que peuvent être les effets
- 1:07:02des taux longs y compris sur
- 1:07:03l'augmentation du coût du capital. Je
- 1:07:05sais pas si moi j'ai juste
- 1:07:09en fait la variante présente là fort
- 1:07:14la variante qu'on présente là c'est une
- 1:07:15variante analytique qui simule l'effet
- 1:07:18d'une augmentation
- 1:07:20d'un point d'une augmentation permanente
- 1:07:22d'un point du colon bah c'est violent on
- 1:07:26n pas on a pas souvent ça donc du coup
- 1:07:29c'est pour ça que l'effet hyper forte
- 1:07:31après on explique comment enfin vous
- 1:07:33pouvez aussi refaire de calcul si vous
- 1:07:35voulez si vous voulez une augmentation
- 1:07:37un peu plus faible
- 1:07:40et du coup il y a
- 1:07:43cet aspect là quoi c'est là le respect
- 1:07:45qui a été présenté c'est une parole
- 1:07:46analytique et le deuxième aspect que
- 1:07:50nous notre analyse en fait on étudie la
- 1:07:53dynamique de l'investissement agrégé des
- 1:07:55entreprises financières
- 1:07:57et en fait c'est vrai que les taux
- 1:08:01d'intérêt peuvent avoir un impact
- 1:08:02différent selon les types
- 1:08:04investissement. Donc vraiment il y a il
- 1:08:07y a une littérature qui qui distingue
- 1:08:09les investissements en actif tangible.
- 1:08:12Euh donc c'est RD, logiciel et cetera
- 1:08:15actif intangible. Et c'est vrai qu'il se
- 1:08:17pourrait que en fait lesements en actif
- 1:08:20tangible soient moins en fait sensible
- 1:08:24à l'évolution des et ça du coup c'est un
- 1:08:26travail que tout c'est pas encore fini.
- 1:08:30Et petit point de précision, c'est un
- 1:08:32point de tau long permanent en plus et
- 1:08:350,8 % au bout de fin 2027 hein
- 1:08:38d'investissement entreprise en moins
- 1:08:40c'est c'est et et l'investissement des
- 1:08:41entrevistes fait un peu plus de 10 % du
- 1:08:43PIB. Donc l'effet sur le PIB c'est - 01
- 1:08:45quoi.
- 1:08:46Voilà.
- 1:08:46Et attention c'est que l'équation donc
- 1:08:48c'est une variante analytique et et
- 1:08:50partielle c'est pas mis dans le dans le
- 1:08:53modèle hein. C'est que que l'équation
- 1:08:54qui a
- 1:08:57Exactement. [raclement de gorge]
- 1:08:59Euh, bonjour V parisien. Je voulais
- 1:09:01savoir de vos prévisions sur les 10 ans.
- 1:09:04Euh, parlez de 4,5. Je savoir si ça
- 1:09:06correspondait à ce que l'on rencontre
- 1:09:07traditionnellement la présidentielle euh
- 1:09:11parce que dans les échanges qu'on a avec
- 1:09:12le gouvernement, je vous explique
- 1:09:13régulièrement que elle avait une
- 1:09:15présidentielle, il y a pas de scénario
- 1:09:16où les taux d'intérêt baissent puisque
- 1:09:18les marchés sont nerveux. Est-ce que
- 1:09:20votre scénario correspond à ça ou pas ?
- 1:09:23Euh je je pense qu'on peut tous
- 1:09:25répondre, mais euh je pense que là euh
- 1:09:28on est dans un moment un peu singulier
- 1:09:31quoi, c'est-à-dire qu'on a une situation
- 1:09:33budgétaire dégradée, une présentielle
- 1:09:34avec beaucoup d'incertitude. Donc la
- 1:09:36conséquence, on mon avis c'est des
- 1:09:37tensions sur tau. Je pense que si on
- 1:09:38prend l'historique précédent, je suis
- 1:09:39pas sûr qu'il y a eu des évolutions de
- 1:09:41spread de particulier avec du
- 1:09:43présidentiel. Alors sauf 2012, mais qui
- 1:09:44a été lié à la crise des dettes
- 1:09:45souveraines, je pense jusqu'à la
- 1:09:47présidentielle.
- 1:09:482017 tout
- 1:09:502017 peut-être un peu parce que voilà
- 1:09:52ilus mais là c'est vraiment euh je pense
- 1:09:55qu'on peut assez enfin moi je je sais
- 1:09:58pas si sera partagé mais je pense qu'on
- 1:10:00peut assez mal se référer au passé pour
- 1:10:02essayer de comprendre ce qui se passe
- 1:10:04aujourd'hui. En tout cas on est vraiment
- 1:10:05une situation qui est quand même très
- 1:10:06différente de de ce qu'on a connu dans
- 1:10:08les présidentielles
- 1:10:10précédentes quoi.
- 1:10:13Pardon ? Non, gardez la parole et après
- 1:10:15on va passer
- 1:10:17euh dans les chocs qui touchent
- 1:10:19l'économie française, vous avez parlé
- 1:10:21d'énergie, la culture et cetera, ce
- 1:10:22qu'on voit c'est visiblement c'est la
- 1:10:25capacité de nos nos responsables
- 1:10:27politiques à prendre des décisions qui
- 1:10:29pèent le plus sur la croissance
- 1:10:30française. C'est comme ça qu'il faut
- 1:10:31dire le
- 1:10:33Bah non, parce qu'en fait dans le cadre
- 1:10:35du projet de loi de finance, il y a
- 1:10:37beaucoup de mesures.
- 1:10:39C'est-à-dire que le nous ce qu'on ce
- 1:10:42qu'on regarde
- 1:10:44c'est les mesures qui sont prises et
- 1:10:45leurs effets. C'est-à-dire que après
- 1:10:48redresser les comptes publics, baisser
- 1:10:50le déficit structurel en général un
- 1:10:52effet quand même qui est négatif sur
- 1:10:54l'économie. Après, ça dépend quelle
- 1:10:55mesure vous prenez mais donc c'est pas
- 1:10:58vraiment qu'il prennent pas de mesure,
- 1:10:59c'est que les mesures qui seront prises
- 1:11:01de toute façon l'idée c'est de redresser
- 1:11:02les comptes publics sans trop dégrader
- 1:11:03la croissance. Ce qu'on dit c'est que
- 1:11:05voilà, vous faites 08 points
- 1:11:07d'impulation budgétaire primaire
- 1:11:08négative, ça vous enlève 04 points de
- 1:11:09croissance.
- 1:11:11Mais ne rien faire, c'est ce que je
- 1:11:13montre au dans le dernier hein, c'est
- 1:11:15que si vous faisiez rien, vous auriez si
- 1:11:17on suppose que les marchés bougent pas,
- 1:11:19que les tout bougent pas, vous auriez
- 1:11:20plus de croissance parce que vous donnez
- 1:11:22vous donner un peu une impulsion
- 1:11:24budgétaire sur l'économie ferait plus de
- 1:11:26croissance mais aussi beaucoup plus de
- 1:11:27déficit.
- 1:11:29Voilà. Est-ce que Mathieu je pense que
- 1:11:32je serais d'accord pour dire que 08
- 1:11:34points d'effort dans PLF
- 1:11:36c'est vrai qu'on a l'impression c'est
- 1:11:38juste que le déficit baisse peu
- 1:11:40et l'effort fait dans le PL c'est un
- 1:11:42effort très important dans l'histoire
- 1:11:44des finances publiques françaises. C'est
- 1:11:45c'est pas rien. pas croire que le
- 1:11:47chiffre du déficit c'est important parce
- 1:11:49que Mathieu des choses à croissance mais
- 1:11:51l'effort qui annoncé dans ce PF c'est un
- 1:11:53effort important pas faut pas dire que
- 1:11:55c'est mineur par rapport à à aux efforts
- 1:11:59passés et pour certains observateurs
- 1:12:01c'est un effort aussi important ce qui
- 1:12:03est un peu surprenant à la hausse en
- 1:12:04terme d'effort annoncé en PLF c'est
- 1:12:06c'est plutôt la notre lecture de PLF
- 1:12:09initial
- 1:12:10et pour aller dans ce sens là c'est pour
- 1:12:11ça que je vous ai remis ce ce graphique
- 1:12:13vous voyez que la France depuis 3 ans,
- 1:12:15enfin si le PLF est voté Ça fera 3
- 1:12:17années où il y a bah une consolidation
- 1:12:20qui est quand même assez conséquente,
- 1:12:22d'accord, et qui se qui se différencie
- 1:12:24des autres. Alors, c'est à peu près
- 1:12:26comparable avec le Royaume-Uni, mais
- 1:12:27vous voyez que il y a quand même des On
- 1:12:29peut pas dire qu'il y a pas eu d'effort
- 1:12:31de fait. En revanche, c'est vrai que ça
- 1:12:32se voit pas sur les déficits parce que
- 1:12:33les charges d'intérêt et la conjoncture
- 1:12:36compensent ces efforts là. Mais la
- 1:12:38commission nous dit, on est dans le
- 1:12:40rapport d'avancement, on est dans les
- 1:12:42clous en tout cas des engagements depuis
- 1:12:432024. Peut-être juste vraiment en 10
- 1:12:46secondes le les choses c'est que il y a
- 1:12:48pas [raclement de gorge] de mesures
- 1:12:49budgétaires fortes par exemple avec une
- 1:12:51mesure générale d'impôts ou de TVA ou
- 1:12:54des choses comme ça. Mais par contre
- 1:12:54vous avez une multitude multitude de
- 1:12:56mesures que ce soit sur la sphère de
- 1:12:57l'État, sur les collectivités locales,
- 1:13:00sur la défense sociale ou sur certaines
- 1:13:02niches fiscales. Et donc c'est ce cumul
- 1:13:04là qui a fait qu'en gros vous avez à peu
- 1:13:05près 40 milliards, un peu moins de 40
- 1:13:06milliards des fois budgétaires. Mais
- 1:13:08c'est pas une seule grande mesure quoi.
- 1:13:12Euh, bonjour euh BRE. La question
- 1:13:15traditionnelle, est-ce qu'on commence à
- 1:13:17avoir des effets de retour sur la
- 1:13:19pression ou pas ? On a pas parlé de
- 1:13:22[raclement de gorge]
- 1:13:23euh
- 1:13:25qu'est-ce que vous observez à ce stade ?
- 1:13:28Euh, c'est on parle de la France, hein.
- 1:13:30Du coup, euh la France euh non, on voit
- 1:13:33pas d'effet de sous tour. D'ailleurs,
- 1:13:34c'est très intéressant, c'est que le
- 1:13:35pour le moment
- 1:13:36le choc est très concentré dans
- 1:13:38l'énergie quoi.
- 1:13:39Mais vraiment très concentré.
- 1:13:40C'est-à-dire que euh l'énergie qui fait
- 1:13:43moins de 10 % c'est 8 % je crois de des
- 1:13:45de des de la conso euh fait plus de la
- 1:13:48moitié d'inflation quoi. Et euh et
- 1:13:51on explique pour pas
- 1:13:53que l'activité vraiment les salaires
- 1:13:55réagissent assez peu. Les salaires
- 1:13:56réagissent assez peu. L'alimentaire en
- 1:13:58fait si regardez ce qui est intéressant
- 1:14:00ce qui augmente dans l'alimentaire c'est
- 1:14:01les produits frais. Donc c'est lié
- 1:14:02plutôt aux effets saisonniers lié aux
- 1:14:03récoltes aux sécheresses. Par contre
- 1:14:05l'alimentaire transformé aujourd'hui
- 1:14:08vous avez assez peu d'inflation. Si vous
- 1:14:09enlevez en fait et vous regardez le
- 1:14:10sous-jacent, le sous-jacent en France
- 1:14:13reste, je crois qu'on est à 1 2 ou
- 1:14:15quelque chose comme ça
- 1:14:16ou un 3. Enfin bon, on est on est à des
- 1:14:18niveaux qui sont qui montrent pas du
- 1:14:20tout des effets de second. Alors nous
- 1:14:22dans notre scénario central, on a ces
- 1:14:24effets de second tour restent quand même
- 1:14:25très limités. Donc là, d'ailleurs la
- 1:14:27contrepartie c'est que c'est un peu les
- 1:14:28salariés qui payent le choc hein, c'est
- 1:14:30qu'on a des pertes de points d'achat et
- 1:14:32on a un salariel qui baisse. Mais si on
- 1:14:34rentre dans un scénario escalade, on
- 1:14:35peut avoir un effet de diffusion qui
- 1:14:37sera beaucoup plus fort, c'est sûr. Donc
- 1:14:38là, c'est vraiment dans le cas d'un
- 1:14:39scénario central.
- 1:14:40Il va y avoir des négociations
- 1:14:42salariales qui vont commencer dans les
- 1:14:43prochaines prochaines semaines. Donc on
- 1:14:46le paysage quoi.
- 1:14:47Ouais. Et nous on a une hausse de
- 1:14:48salaire pour vous montrer c'est ici hein
- 1:14:50qui fait on est à 1 en moyenne sur
- 1:14:52l'année 2026, on sera à 23 en 2027. Donc
- 1:14:55on a une légère augmentation
- 1:14:57et donc on ramène des salaires
- 1:14:58légèrement positifs euh mais qui sont
- 1:15:01euh inférieurs au gain de productivité
- 1:15:03en fait. Donc on n pas cet effet on n
- 1:15:05pas d'effet d'emballement là-dessus ce
- 1:15:07qui fait quand même qu'on a un peu
- 1:15:08d'inflation mais on n pas de on peut pas
- 1:15:11parler de spirale. Il y aura des
- 1:15:13éléments de réponse aussi dans l'étude
- 1:15:15spéciale écrite avec Laura et et Raoul
- 1:15:17sur l'incidence sur les prix de
- 1:15:19production et et on commence à voir que
- 1:15:21globalement ça a été ce choc a été quand
- 1:15:24même absorbé par les salariés en gros
- 1:15:27par la masse salariale et aussi en
- 1:15:29partie les entreprises ont fait un peu
- 1:15:31de marge et donc pourrai un peu là aussi
- 1:15:34l'absorber par les marges et donc faire
- 1:15:35en sorte que les effets de second tour
- 1:15:37soient relativement fait euh on avait
- 1:15:39pas la date de la la sortie de cette
- 1:15:42parce est pas complètement écrit.
- 1:15:43Ouais. Oui, c'est ça. C'est dans les
- 1:15:44jours qui on fera un poste pour indiquer
- 1:15:48que cette étude est sortie.
- 1:15:52Euh oui,
- 1:15:54Gérard.fr, fait vous avez parlé de
- 1:15:58l'éventuelle
- 1:16:00crise boursière aux États-Unis lié à
- 1:16:02l'éclatement de la vue al produit un
- 1:16:04graphique qui est très rassurant quand
- 1:16:07même montrant que les l'endettement des
- 1:16:10entreprises américaines était cette
- 1:16:11fois-ci plus faible qu' pu l'être avant
- 1:16:15l'éclatement d'autres crises.
- 1:16:18Ce qu'on observe c'est que ce qui se
- 1:16:21passe actuellement sur l'a très
- 1:16:22concentré sur un nombre limité
- 1:16:24d'entreprises. Est-ce que il y a pas
- 1:16:27entre macroéconomie et microéconomie
- 1:16:31les des liens très complexes en ce
- 1:16:32moment ? Par exemple, la bourse
- 1:16:34américaine, on s'aperçoit que en fait ça
- 1:16:37hausse s'explique surtout par les cours
- 1:16:39d'un nombre limité d'entreprises et par
- 1:16:42contre ces entreprises là, on s'aperçoit
- 1:16:43qu'ils se sont très fortement endettés y
- 1:16:45compris des taux parfois élevés. On a vu
- 1:16:48récemment des entreprises qui s'endêt
- 1:16:50pour faire de l'IA à des taux supérieurs
- 1:16:53à 7 %. Enfin bon, c'est donc est-ce que
- 1:16:56la les chiffres macroéconomiques ne nous
- 1:16:58disent tout ? [raclement de gorge]
- 1:17:01Bah ils disent jamais tout évidemment.
- 1:17:03Euh non mais après euh alors
- 1:17:05effectivement sur la partie valorisation
- 1:17:07boursière, c'est très concentré sur donc
- 1:17:10les SEP magnifiques souvent comme on
- 1:17:11dit.
- 1:17:12Euh donc si on enlève ça, le reste de
- 1:17:15l'indice globalement a pas la même
- 1:17:17dynamique. Euh alors du coup, il y a
- 1:17:21deux pour moi deux facteurs
- 1:17:22effectivement qui nuancent la dimension
- 1:17:26optimiste de ce graphique, c'est que
- 1:17:27effectivement ça peut être concentré
- 1:17:29mais en fait surtout ce qu'on lit un peu
- 1:17:31aujourd'hui c'est que derrière il y a
- 1:17:34des montages un peu complexes. C'estd
- 1:17:36que en fait même une partie de
- 1:17:37l'endettement pour nourrir les besoins
- 1:17:39de ces entreprises sont pas localisé
- 1:17:41dans enfin sont pas dans le le passif
- 1:17:43dans le bilan de ces entreprises mais
- 1:17:45ailleurs avec [raclement de gorge]
- 1:17:47des fonds et cetera et des montages un
- 1:17:49peu complexes. Donc c'est pour ça que ce
- 1:17:51que je disais en fait si on regarde ça,
- 1:17:52on a probablement une partie un peu
- 1:17:54tronquée puisque une partie de la dette
- 1:17:56donc pour l'instant peut-être que c'est
- 1:17:58du coup un travail c'est d'élaborer,
- 1:17:59c'est de voir où est-ce qu'il y a
- 1:18:02d'autres éléments de fragilité euh qui
- 1:18:05seraient pas si on regarde les agents
- 1:18:07non financiers, donc les ménages ou les
- 1:18:08entreprises. Donc oui, le le côté un peu
- 1:18:11concentré et le côté surtout en fait
- 1:18:16opaque parce que localiser un peu
- 1:18:17ailleurs et peut-être finalement
- 1:18:19concentrer sur ces quelques acteurs que
- 1:18:22ce soi des acteurs financiers ou
- 1:18:23financiers systémiques
- 1:18:26et donc du coup qui qui peuvent poser
- 1:18:27questions. C'est pour ça que j'ai nuancé
- 1:18:29un peu plus à l'oral que ce que montre
- 1:18:30effectivement le le graphique qui est un
- 1:18:32peu qui est un peu rassurant.
- 1:18:35Est-ce qu'il y a d'autres questions dans
- 1:18:36la salle ? Sinon, il y a quand même
- 1:18:37quelques questions en ligne. Alors,
- 1:18:39notamment celle de Christian Chavagneux
- 1:18:40qui était le premier à poser sa question
- 1:18:42et qui a attendu. Mais j'ai vu que
- 1:18:44Elliot avait répondu, c'était la bonne
- 1:18:46personne d'ailleurs pour répondre.
- 1:18:48Est-ce que Christian, tu es satisfait de
- 1:18:49la réponse ou est-ce que tu veux ouvrir
- 1:18:51ton micro et la préciser ?
- 1:18:53Non, merci, ça va merci.
- 1:18:57On C'est bon,
- 1:18:58tu as ouvert ton micro ?
- 1:18:59Ah, tu as dit oui. Ah, pardon, c'est
- 1:19:01bon. Ah, pardon, j'ai pas
- 1:19:03OK. Euh, il y avait aussi euh une
- 1:19:05question de Clément Aler de la EF info.
- 1:19:09Euh je la lis euh je la lis rapidement.
- 1:19:12C'est en fait euh c'est une comparaison
- 1:19:14avec les prévisions de la Banque de
- 1:19:16France qui estimaiit que l'économie
- 1:19:17française faisait face à des vents
- 1:19:18contraires alors que nous apparemment on
- 1:19:21était plus pessimiste. Euh comment on
- 1:19:24explique la différence entre le 0,5 et
- 1:19:25le 0 de la banque ? Je peux dire juste
- 1:19:28un [raclement de gorge] tout petit mot,
- 1:19:29c'est que oui, eux ils disent vent
- 1:19:30contraire. Nous, on dit alignement des
- 1:19:32planètes. Bon, voilà. chacun son
- 1:19:33expression et l'alignement des planètes
- 1:19:35chez nous est négative tout dans le même
- 1:19:37sens donc c'est pas des complètement des
- 1:19:40vents contraires peut-être vent je ne
- 1:19:42sais pas expliquer la différence à part
- 1:19:43si Mathieu a plus de détail euh tout ce
- 1:19:46que je peux vous dire mais là il va
- 1:19:47falloir être patient c'est que le 19
- 1:19:50novembre on va justement comparer nos
- 1:19:52prévisions
- 1:19:53ici ça s'appelle l'OFCN avec tous les
- 1:19:55instituts de conjoncture y compris la
- 1:19:57Banque de France n'est pas ouvert aux
- 1:19:58journalistes d'accord mais il y aura un
- 1:20:00compte-rendu de ce de tout ce qu'on va
- 1:20:02se dire façon un peu anonyme et essayer
- 1:20:05de comprendre nos différences notamment
- 1:20:07effectivement avec la DG trésor et avec
- 1:20:09la Banque de France qui sont dans le
- 1:20:11consensus un peu plus élevé. Ça peut
- 1:20:13être aussi une histoire de calendrier.
- 1:20:15La Banque de France a sorti un peu plus
- 1:20:16tôt sa prévision. Il est possible qu'il
- 1:20:18revoit leur leur prévision. Ça, il y a
- 1:20:21toujours une prime à celui qui la sort
- 1:20:23en dernier. Alors quand même, la Banque
- 1:20:25de France c'est bon contraire. Donc
- 1:20:27c'est mauvais alignement de planète,
- 1:20:28donc c'est plutôt la tempête parfaite
- 1:20:30[rires] euh plutôt que juste
- 1:20:31[grognement]
- 1:20:32un coup de vent quoi.
- 1:20:33Oui mais mais mais ils l'ont sorti à
- 1:20:35enfin il sorti septembre quand même.
- 1:20:37Oui mais OK mais je veux pas les
- 1:20:39défendre ils sont en septembre mais dans
- 1:20:42leur processus de fabrication de
- 1:20:44prévision puisqu'ils le font au sein de
- 1:20:46la banque centrale européenne ils sont
- 1:20:47obligés de se mettre d'accord
- 1:20:49généralement au cours de l'été ça peut
- 1:20:51jouer. Je veux pas je parle pas au nom
- 1:20:53de la
- 1:20:53avec des amis comme ça, ils ont pas le
- 1:20:56Non
- 1:20:57non mais ce qui est un point intéressant
- 1:20:58c'est bon le PLF est donc nous on est
- 1:21:00quand même assez loin du PLS avec la
- 1:21:01Banque de France à 09 peut-être qu'il
- 1:21:02révision à la baisse mais ce qui nous en
- 1:21:05intralise c'est que le 05 est pas un
- 1:21:07chiffre dans lequel on on cherche à être
- 1:21:10bas quoi. C'estd que même dans les
- 1:21:12hypothèses qu'on retient on est plutôt
- 1:21:15euh je dirais pas conservateur positif
- 1:21:17mais un peu. C'estd qu'on a beaucoup de
- 1:21:19variantes qui nous mettraient plus bas.
- 1:21:20C'estd que quand on fait tourner nos
- 1:21:21équations qu'on soit au investissement
- 1:21:23et le reste où les hypothèses qu'on
- 1:21:25retient sont pas des hypothèses ultra
- 1:21:27dures mais on voit mal comment
- 1:21:29aujourd'hui on arrive à dégager 0 ou 1 %
- 1:21:32c 300. C'est pas pour les critiquer,
- 1:21:33hein. C'est vrai qu'il y a peut-être une
- 1:21:34histoire de calendrier, mais euh mais
- 1:21:37clairement euh le
- 1:21:40c'est c'est plutôt l'inverse, c'est
- 1:21:41qu'on on narrive pas à comprendre
- 1:21:42vraiment comment on pourrait avoir
- 1:21:43beaucoup plus que que ça.
- 1:21:47Je pense que le point de vigilance
- 1:21:47[raclement de gorge]
- 1:21:48au départ des ménages qui sont hypothèse
- 1:21:51sur lesquelles
- 1:21:53diffèrent peut-être du gouvernement et
- 1:21:54de d'autres acteurs qui est lié à de
- 1:21:56l'équation. C'est pour ça que ce qui est
- 1:21:58c important ce qui vi sur compréhension
- 1:22:00et tau de départ mais c'est vraiment il
- 1:22:01y a une équation de faire au mieux euh
- 1:22:04voilà pour être réaliste parce que c'est
- 1:22:05sinon c'est une marge un peu facile
- 1:22:06d'interprétation.
- 1:22:09Il y a un autre élément, hein, c'est la
- 1:22:10politique budgétaire. C'est-à-dire que
- 1:22:12globalement, on ne sait pas s'ils ont
- 1:22:13pris vraiment le budget euh parce que
- 1:22:15c'est pas indiqué, le budget était pas
- 1:22:16encore prévu à ce moment-là. Et ensuite
- 1:22:20bah c'est toutes les effets
- 1:22:21multiplicateurs. Donc le tableau
- 1:22:22invisible de Mathieu, mais je vous
- 1:22:24conseille d'aller le voir, c'est et vous
- 1:22:26allez voir tous les les effets
- 1:22:27multiplicateurs. Et là bien sûr c'est un
- 1:22:29c'est ce que nous dit notre modèle mais
- 1:22:31peut-être le modèle de la Banque de
- 1:22:32France a des métificateurs différents en
- 1:22:34terme d'incidence de la politique
- 1:22:35budgétaire sur la croissance économique.
- 1:22:39Euh est-ce qu'il y a
- 1:22:41C'est vrai que l'avantage c'est que on
- 1:22:43est très transparent sur tous les chocs
- 1:22:44hein et donc vous pouvez voir quels sont
- 1:22:45les chocs de politique budgétaires
- 1:22:47monétaire que la Banque de France n'est
- 1:22:48pas transparent.
- 1:22:51Non mais ce que je veux dire c'est que
- 1:22:52on sait pas et je reviens sur ce que dit
- 1:22:54Eric ce qui est vrai hein c'est que par
- 1:22:55exemple on sait pas quel est l'impact de
- 1:22:56la politique budgétaire dans les scénar
- 1:22:58y compris de [raclement de gorge] Bercy
- 1:22:59ou de la Bance. Ça veut pas dire font
- 1:23:00mal leur travail c'est que nous on isole
- 1:23:02ces effetsl après
- 1:23:05ni de la politique
- 1:23:06non.
- 1:23:08Est-ce qu'il reste des questions ?
- 1:23:09surtout en ligne. N'hésitez pas à vous
- 1:23:11manifester parce que là il y a
- 1:23:13Nathalie euh je te Ah si bonjour 3 ans
- 1:23:17d'affilé de baisse du pouvoir d'achat
- 1:23:18par UC unité consommation cela n'était
- 1:23:21jamais arrivé pour l'interrogation
- 1:23:24des
- 1:23:24papier qui ont été fait [rires]
- 1:23:26euh
- 1:23:273 ans d'affilé si la prévision si la
- 1:23:29prévision se réalise he on
- 1:23:313 ans bien sûr que ça c'est c'est arrivé
- 1:23:33rarement c'est arrivé en
- 1:23:36c'est arrivé en 2011 2012 2013 et ça a
- 1:23:39été le choc le plus fort en fait hein et
- 1:23:41pourtant on éétait pas en récession.
- 1:23:43Euh et c'est au moment du tournant
- 1:23:46budgétaire et le les plans de rigueur et
- 1:23:48le fameux ralbol fiscal avec le jeu fest
- 1:23:51qu'on qui a eu sur les ménages qui est
- 1:23:53assez connu maintenant. Euh et il y a eu
- 1:23:56le début des années 80 avec le
- 1:23:58tournoiant de la rigueur, je crois qu'
- 1:23:59il y a eu aussi tr
- 1:24:01c'était que 2 ans, il y a peut-être pas
- 1:24:02eu 3 années consécutive.
- 1:24:04Euh et donc bon, vous voyez le le 2027
- 1:24:08il est à c'est par unité de
- 1:24:09consommation, on est à -01 donc ça peut
- 1:24:12encore évoluer et et c'est vrai que
- 1:24:14c'est avec le projet de loi de finance
- 1:24:16qui est intégré tel quel. Donc il faut
- 1:24:18savoir que faut attendre de voir
- 1:24:20exactement et d'ailleurs on fait
- 1:24:22toujours cet exercice c'est que nous on
- 1:24:23fait quelque chose qui intègre les
- 1:24:24effets du projet de loi de finance et
- 1:24:26après on va regarder une fois que s'il y
- 1:24:28a un budget qui est voté les effets du
- 1:24:30budget réel concret quoi. Et donc ça ça
- 1:24:34peut amener à réviser éventuellement le
- 1:24:352027 à la hausse ou à la baisse on
- 1:24:37verra. Mais c'est vrai que c'est un
- 1:24:38moment un peu un peu exceptionnel et que
- 1:24:42la réalité c'est que le poids d'achat
- 1:24:44des ménages en France avait plutôt bien
- 1:24:45résister jusqu'en
- 1:24:472024 malgré les chocs importants qu'on a
- 1:24:50eu crise Covid, crise énergétique et que
- 1:24:51c'est plutôt maintenant qu'on voit une
- 1:24:54contraction assez marquée.
- 1:24:57Merci. Bon et et ça peut faire une
- 1:24:58réponse aux deux questions précédentes.
- 1:25:00C'est-à-dire que 2027, c'est marqué tout
- 1:25:02de même par notre scénario d'emploi et
- 1:25:05de productivité qui a qui qui augmente
- 1:25:08plus vite que la tendance et donc on a
- 1:25:10quand même quasiment 100000 destructions
- 1:25:11d'emploi. Il est évident que si euh la
- 1:25:14productivité est plus faible,
- 1:25:16destruction d'emploi à croissance
- 1:25:17identique seront plus et donc il est
- 1:25:19possible que ça passe en terrain positif
- 1:25:21hein. Donc le scénario d'emploi, c'est
- 1:25:23peut-être aussi une différence qu'on a
- 1:25:24avec la Banque de France sur quelle
- 1:25:26quelle tendance de productivité en 2027.
- 1:25:29C'est
- 1:25:34s'il resterait une question entrée
- 1:25:38faudrait sortir. Sinon, on pouvait ceux
- 1:25:41qui sont dans la salle vous pouvez
- 1:25:42continuer à discuter avec les
- 1:25:43économistes qui sont [grognement] ou
- 1:25:44entre vous bien sûr autour de de de ch.
- 1:25:48Sinon pour les autres, merci d'être
- 1:25:50d'avoir [raclement de gorge] été ici en
- 1:25:52ligne et à bientôt.
- 1:25:58Oui.
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This page contains the full transcript of Croissance mondiale : entre guerres et IA. Perspectives 2026-2027 by Institut français d'économie, generated from the public captions YouTube serves with the video. The transcript has 16,246 words across 2,521 segments, with the original timestamps preserved so you can click any line to jump to that moment in the embedded player.
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