ADVF - Compétence 4 #1 — Transcript
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- 0:00Alors, compétence 4, du coup, établir
- 0:03une relation professionnelle avec une
- 0:05personne et son entourage. Alors, déjà,
- 0:08j'aimerais savoir est-ce que ça vous
- 0:09évoque ? Et puis aussi, est-ce que parmi
- 0:13ceux qui ont déjà pratiqué euh qui
- 0:15pratiquent ce métier, est-ce que ça vous
- 0:17est déjà arrivé de ne pas réussir
- 0:19justement à créer ce lien de confiance,
- 0:21hein ? On sait que les premiers
- 0:22instincts, on dit que dans quand il y a
- 0:24une rencontre hein, les 5 premières
- 0:25minutes peuvent être décisifs sur la
- 0:28suite de soit de l'accompagnement, soit
- 0:30de la du relationnel qu'on va créer du
- 0:32lien qu'on va créer avec la personne, de
- 0:35la confiance et cetera. Alors, est-ce
- 0:37que ça vous est déjà arrivé et ben
- 0:38d'avoir du mal à créer un lien, créer le
- 0:41contact ? Alors, peut-être parce que je
- 0:43sais pas, c'était peut-être vos débuts,
- 0:44c'était difficile pour vous. Euh, est-ce
- 0:46que c'était par rapport à la pathologie
- 0:48de la personne ? Vous avez eu des
- 0:49difficultés à la comprendre ? un
- 0:51problème de communication. Voilà. Alors,
- 0:54est-ce que quelqu'un voudrait euh nous
- 0:56partager son expérience ? Vous vous a
- 0:57dit "Bah là, pour créer le lien, ça a
- 1:00été compliqué."
- 1:03Alors, qui voudrait se lancer ?
- 1:06Oui, bonjour
- 1:08Aria, c'est ça ?
- 1:11Allô ? Allô ?
- 1:14Ah, Ari mis son micro mais elle doit pas
- 1:16m'entendre. Alors, est-ce qu'il voudrait
- 1:18de partager son expérience ? Les deux
- 1:20Elodie qui étent là avec moi depuis un
- 1:21petit moment, vous devez en avoir des
- 1:23expériences.
- 1:27Alors
- 1:28euh oui, mais moi je suis en voiture,
- 1:30c'est pour ça je me suis connectée donc
- 1:34j'entends pas très bien avec le le On va
- 1:37radio là.
- 1:38Tu es en voiture, c'est ça ?
- 1:39Oui, c'est ça. J'arrive sur la route.
- 1:42Ah bah sois prudent, c'est ce qui
- 1:43compte. Ouais, mais c'est pour ça je me
- 1:46j'ai préféré m'activer avant qu'on me
- 1:48met en absence ou quoi. C'est pour ça.
- 1:51Bon, pas de souci.
- 1:52J'arrive pas à faire de trucs à la fois.
- 1:54Excusez-moi. Bah, il vaut mieux que tu
- 1:55conduises bien plutôt que tu suives
- 1:57l'information à moitié, hein. La
- 1:59sécurité avant tout. Voilà. Donc,
- 2:01mets-toi sur le côté ou rentre ou
- 2:04mets-toi en sécurité. C'est ce qui
- 2:05compte.
- 2:06Ben, du coup, je vais aller voir la
- 2:07deuxième Elodie. Bonjour Elodie. Il y
- 2:09est joie.
- 2:10Bonjour.
- 2:11Pas de chance hein. Pas de chance. Ah
- 2:12bah
- 2:14non, mais avec moi en fait enfin ça
- 2:17c'est enfin depuis le début ça se passe
- 2:19bien parce que en fait quand j'ai voulu
- 2:23intégrer
- 2:25enfin à l'entreprise, ils m'ont proposé
- 2:27un stage d'immersion
- 2:30et en fait les patients enfin les
- 2:31bénéficiaires chez qui je vais
- 2:33actuellement c'est les bénéficiaires que
- 2:36j'ai rencontré pendant ma semaine de
- 2:38immersion. D'accord.
- 2:39immersion. Et en fait, ben le lien est
- 2:42bien passé parce que ma collègue qui
- 2:43était avec moi du coup m'a intégré et
- 2:46tout ça tout de suite, m'a bien présenté
- 2:48et tout. Donc je rencontre pas
- 2:50spécialement de
- 2:52problèmes majeurs. Euh hm
- 2:54hm.
- 2:56Bon, déjà, tu as une semaine d'immersion
- 2:57et on va se dire que c'est pas toujours
- 2:59le cas si tu fais partie des rares
- 3:01entreprises qui le proposent. Euh donc
- 3:03c'est toujours un plus hein. Tu vois moi
- 3:04dans mon entreprise je faisais des alors
- 3:06je faisais pas des semaines d'immersion
- 3:08mais je faisais des présentations.
- 3:09Alors, une fois que les personnes
- 3:10étaient dans mon équipe, hein, pas ceux
- 3:12qui arrivaient en alternance et cetera,
- 3:13mais une fois que tu avais un contrat
- 3:14effectivement chez moi, je te présentais
- 3:17systématiquement sur la première
- 3:18intervention de façon un toi te rassurer
- 3:21parce que généralement tu sais pas
- 3:22évidemment sur qui tu peux tomber, où tu
- 3:24vas et puis bah le bénéficiaire ça le
- 3:26rassurait aussi parce que du coup bah il
- 3:28faisait venir quand même une personne
- 3:29inconnue chez lui qui connaissait pas et
- 3:31ça permet vraiment de créer ce lien.
- 3:32Voilà. Donc je trouve que les semaines
- 3:34d'immersion c'est pas une mauvaise idée.
- 3:36Le tutora n'est pas forcément une
- 3:37mauvaise idée et puis moi ce que je
- 3:39pratiquais c'était quand même pas une
- 3:40mauvaise idée et c'est vrai qu'il y a
- 3:41pas beaucoup d'entreprises euh qui le
- 3:43font aussi. Donc du coup pas de mauvaise
- 3:45surprise Elodie.
- 3:46Ben non pour le coup ça a été bon il y a
- 3:49peut-être eu euh en fait le c'est que ma
- 3:53collègue me présentait en tant que
- 3:55stagiaire.
- 3:56Ouais. Et euh et on est arrivé chez un
- 3:58couple où euh où c'était le moment de la
- 4:02toilette et euh et la dame dit
- 4:05ça c'est ça existe pas ce mot chez moi.
- 4:07Pardon.
- 4:10Alors pour expliquer pour ceux qui
- 4:11viennent d'arriver euh je reprends
- 4:14toujours sur certains termes du
- 4:15vocabulaire professionnel parce qu'on
- 4:16attend de vous une posture
- 4:17professionnelle. Voilà. Donc
- 4:19effectivement, le terme toilette, c'est
- 4:20un terme médical et vous en tant qu'ADV,
- 4:23bah vous êtes pas habilité à faire des
- 4:24toilettes. Vous faites des aides à la
- 4:25toilette. Voilà, donc c'est pour ça que
- 4:28j'ai repris Elodie sur ce terme puisque
- 4:30c'est un mot qui peut fuiter très
- 4:31facilement le jour de l'examen et le
- 4:32jury peut vous dire "Mais désolé là,
- 4:35vous êtes hors cadre puisque c'est vous
- 4:37devez pas utiliser ce terme." Voilà,
- 4:39donc vous en tant qu'ADV, vous faites
- 4:40des aides à la toilette et non pas des
- 4:42toilettes. Je te laisse continuer Lodie.
- 4:45Donc donc c'était pour une aide à la
- 4:47toilette. Et du coup la dame a dit "Non,
- 4:49non, c'est bon, moi je veux pas de
- 4:51stagiaire pour l'aide à la toilette,
- 4:54c'est bon, j'en ai assez". Donc euh ma
- 4:57collègue m'avait prévenu comme quoi
- 4:59madame était assez assez directive et
- 5:02tout ça. Et du coup ben je lui ai dit
- 5:03ben pendant que ma collègue s'occupe de
- 5:06monsieur pour l'aide à la toilette, moi
- 5:08je vais rester avec vous et on va
- 5:10essayer de faire connaissance et tout
- 5:11ça. Et puis à l'inverse, quand ma
- 5:13collègue s'est occupée de madame et ben
- 5:15moi je je suis restée avec monsieur et
- 5:17on a parlé et voilà, ça m'a refroidi un
- 5:20petit peu sur au départ et puis après ça
- 5:22s'est bien passé et maintenant ça se
- 5:24passe à merveille qu'ils sont super
- 5:25contents quand j'arrive.
- 5:27Mais d'un côté, j'allais dire ça se
- 5:28comprend. Oui, bien sûr.
- 5:30Tu intervenais quand même pour une pour
- 5:32une prestation intime.
- 5:34Oui.
- 5:34Alors, c'est déjà difficile quand on
- 5:36connaît un peu la personne mais qui est
- 5:37pas proche de nous, mais c'est encore
- 5:39plus difficile d'avoir un autre regard
- 5:40de quelqu'un un qui n'est pas
- 5:42professionnel puisque du coup tu étais
- 5:44considéré comme stagiaire donc dans
- 5:46l'apprentissage et en plus tu étais
- 5:47quelqu'un encore de neutre qui arrivait.
- 5:49Oui, bien sûr.
- 5:50Donc ça peut être vraiment très
- 5:51déstabilisant. Et moi un jour, il y
- 5:53avait un monsieur qui m'a dit une phrase
- 5:54et je l'ai toujours gardé en tête quand
- 5:55je faisais mes conférences. Il y avait
- 5:57un monsieur qui m'a dit un jour, "Vous
- 5:58savez la maison où je vieillis
- 6:00aujourd'hui, je l'ai récupéré de mes
- 6:02parents, je me suis marié ici, j'ai
- 6:04élevé mes enfants, ils ont fait leur
- 6:05premier pas dans cette maison. Mes
- 6:08petits enfants ont grandi ici. C'est
- 6:09vraiment une maison, une institution, on
- 6:10va dire familiale. Quand je rentrais du
- 6:12travail, je fermais ma porte, j'étais
- 6:15vraiment chez moi. J'avais vraiment mon
- 6:17intimité, mon lieu de vie, mon cocon.
- 6:19C'est vraiment mon lieu privé. Puis
- 6:21aujourd'hui, j'ai perdu ma femme. Mes
- 6:23enfants sont loin, mes petits enfants,
- 6:24ben je les vois plus beaucoup. Le
- 6:26vieillissement est là, c'est toujours
- 6:28chez moi. Mais du fait que je rentre
- 6:30dans un mécanisme de dépendance, bah ce
- 6:32lieu qui m'appartenait, bah j'ai
- 6:34l'impression qu'aujourd'hui c'est devenu
- 6:35un lieu de passage parce que
- 6:37l'infirmière, elle voit, elle vient une
- 6:39à deux fois trois fois par jour. Mon
- 6:41ADVF, elle vient une à deux fois trois
- 6:43fois par jour. Le kiné vient deux fois
- 6:45par semaine. Comme je peux plus trop me
- 6:46déplacer, tout le monde a sa clé et du
- 6:49coup c'est un va et viene la journée.
- 6:51Mais j'ai l'impression que ce lieu de
- 6:53vie qui m'appartenait aujourd'hui ne
- 6:55m'appartient plus.
- 6:57Voilà.
- 6:58C'est compréhensible hein. Complètement.
- 6:59Voilà. Et tu vois ça ça me fait un petit
- 7:01peu basculer sur ce que tu disais où on
- 7:04disait bah voilà il y a une une
- 7:05stagiaire qui est là pour apprendre, il
- 7:07faut bien qu'elle débute. Il y a un
- 7:08début à tous. On a tous commencé dans
- 7:09quelque chose, mais on peut comprendre
- 7:11que de l'autre côté un, c'est difficile
- 7:13d'accepter quelqu'un chez soi et c'est
- 7:16encore plus difficile d'accepter
- 7:17quelqu'un finalement qui est en
- 7:18apprentissage.
- 7:19Oui.
- 7:20Voilà. Oui, puis ils voient tellement de
- 7:22personnes aussi différentes que enfin je
- 7:25peux comprendre qu'à un moment donné ils
- 7:27ont pas envie de ravoir encore une autre
- 7:28personne.
- 7:30Déjà les plannings changent souvent, on
- 7:32va pas se mentir.
- 7:33Euh mais si en plus c'est et on forme
- 7:36d'autres personnes, donc c'est encore
- 7:37des nouvelles têtes, bah il faut encore
- 7:38se réhabituer. Voilà, donc ça se
- 7:41comprend. Mais merci à toi pour ton
- 7:43témoignage.
- 7:44Voilà, c'est juste le c'est le seul
- 7:45point où j'ai eu au départ. Après,
- 7:47franchement, ça se passe super bien.
- 7:49Bon, tant mieux. Alors, est-ce qu'il y
- 7:51aurait une autre personne qui aurait été
- 7:52confrontée ? Alors, oui, Bastien,
- 7:57vous m'entendez ? Oui, très bien.
- 8:00Euh moi, c'était pareil lors de
- 8:04une journée de Moi, j'ai j'ai été pris
- 8:07au bout de j'ai voulu faire un stage,
- 8:09j'ai été pris euh de suite et euh après
- 8:11le le stage. Mais euh du coup, en fait,
- 8:14j'ai fait euh pendant mon stage, j'ai
- 8:16fait plus une présentation de des gens
- 8:18avec qui j'allais être que
- 8:19H. D'accord. et euh il y a un monsieur
- 8:22que je devais être souvent chez lui.
- 8:26J'ai fait la première intervention avec
- 8:27ma collègue.
- 8:32Ça ça s'est passé et puis d'un coup, il
- 8:34y a le monsieur qui s'aperçu euh au
- 8:37moment de de partir qui nous dit "Bon,
- 8:40au revoir
- 8:42euh euh" et qui dit à ma collègue à "À à
- 8:46demain". Du coup, parce que normalement,
- 8:47c'est moi qui disait de venir. Mon
- 8:48collègue qui dit "Non, mais c'est ce
- 8:49jeune homme qui revient." "Ah mais moi
- 8:51je veux pas de garçon." Peut-être
- 8:53en fait c'est ce monsieur, il avait un
- 8:55problème avec les garçons et on appris
- 8:56plus tard que c'était tous les garçons
- 8:59en général avec l'âge il avait une
- 9:02phobie des garçons. Hm
- 9:04et euh même son fils ça passait pas.
- 9:06Donc du coup euh
- 9:09il a fallu réadapter les choses.
- 9:11Il a fallu réadapter. Alors euh moi
- 9:14c'était pas ça a pas été du social sur
- 9:16social. C'est le monsieur qui avait euh
- 9:18c'était presque presque sa pathologie.
- 9:21Hm.
- 9:22Mais c'est se comprend et c'est vrai que
- 9:23tu vois moi qui comme je dis toujours,
- 9:25je fais toujours un lien avec mon
- 9:25expérience en tant que gérante aussi.
- 9:28Euh c'était très difficile pour nous
- 9:29quand on avait des hommes dans notre
- 9:30équipe de les placer sur certaines
- 9:32interventions. Donc là, c'est un homme
- 9:34qui fait un blocage. C'est très souvent
- 9:36les femmes qui vont faire un blocage,
- 9:38surtout quand il y a des accompagnements
- 9:39un peu plus spécifiques, par exemple,
- 9:40comme une aide à la toilette ou quelque
- 9:41chose comme ça. Euh c'est toujours assez
- 9:44difficile. Donc oui, créer le lien,
- 9:46pouvoir établir une relation
- 9:47professionnelle quand il y a un blocage.
- 9:49Là, c'était parce que tu étais du sexe
- 9:50masculin. Ça peut être aussi bah parce
- 9:53que la personne qui arrive, elle est
- 9:54trop jeune, c'est stagiaire, elle est
- 9:56trop âgée. Euh moi j'étais en obésité,
- 10:00on m'a déjà dit bah non parce que vous
- 10:01êtes trop grosse, vous êtes brune, vous
- 10:03avez des lunettes, vous avez des
- 10:04tatouages, vous portez le voile, vous
- 10:06voyez, c'est ça revient bien sûr aussi à
- 10:08de la discrimination mais ça existe
- 10:10aussi. Voilà, c'est ça que nous on nous
- 10:13demande de créer le lien. On a besoin de
- 10:14ce lien de confiance qui va déterminer
- 10:17aussi la suite de l'intervention. Voilà.
- 10:20Mais faut savoir aussi dans quelle
- 10:21atmosphère on va tomber. Et en fonction
- 10:24du contact et de la situation, bah comme
- 10:25tu le dis très bien Bastien, bon bah là
- 10:27tu es un homme, ça passait pas du tout.
- 10:28Voilà. Tout à l'heure c'était Elodie
- 10:31parce que bah elle était stagiaire.
- 10:33Voilà, voyez, pouvoir accepter aussi ce
- 10:36que l'autre va euh va nous dire ou ce
- 10:39qu'il va ressentir. Voilà, il a le droit
- 10:42par exemple de pas se sentir en
- 10:43confiance, si on peut le comprendre,
- 10:45quand quelqu'un intervient qui débute.
- 10:47Voilà. Parce que nous, ça veut dire que
- 10:48dans les gestes qu'on a eu, dans les
- 10:50propos qu'on a eu, on était peut-être
- 10:51pas aussi sûr de nous. Donc forcément
- 10:54euh si on on hésite, si on tâonne, si ça
- 10:58va se ressentir sans avoir besoin de le
- 11:00dire. Voilà. Là où on doit aussi prendre
- 11:04en conscience, mais que c'est plutôt là
- 11:06l'organisme pour lequel vous travaillez
- 11:08qui doit prendre aussi les choses et les
- 11:09responsabilité, c'est quand il y a de la
- 11:11discrimination sur la couleur de peau,
- 11:13sur le physique, sur l'âge de la
- 11:14personne, ça c'est encore autre chose.
- 11:16Après, concernant le sexe de la
- 11:18personne, bah c'est toujours pareil en
- 11:20fonction de l'histoire de vie. On peut
- 11:21comprendre que voilà, une femme selon le
- 11:23traumatisme qu'elle a pu vivre, ben elle
- 11:25veut pas que ce soit un homme pour une
- 11:26aide à la toilette. On peut comprendre
- 11:27qu'un homme, comme tu dis, c'était tous
- 11:29les hommes, même son fils, ça ne passait
- 11:31plus. Donc c'est que forcément il y a eu
- 11:32un traumatisme qui a été fait à un
- 11:33certain moment de sa vie. Donc notre but
- 11:36c'est comprendre les choses aussi et on
- 11:37peut pas aller en confrontation en
- 11:39disant bah là c'est comme ça et pas
- 11:41autrement.
- 11:42Par contre, après quand on fait de la
- 11:43discrimination sur le physique, sur la
- 11:46culture, sur par voilà différentes
- 11:48choses par rapport à la personne, la
- 11:50presse à l'entreprise de prendre des
- 11:51responsabilités, de dire si la personne
- 11:53fait partie de mon équipe, c'est que je
- 11:55lui fais confiance. Soit on maintient
- 11:57l'intervention, soit effectivement vous
- 11:59allez voir ailleurs. Voilà, voyez, créer
- 12:02finalement un lien de confiance, c'est
- 12:04établir une relation professionnelle,
- 12:05c'est pas si évident que ça.
- 12:08Qu'est-ce que tu en penses du coup ?
- 12:10Cathy, tiens, toi qui vient d'arriver,
- 12:14hop, je réactive le micro. Vous
- 12:15m'entendez ?
- 12:16Très bien.
- 12:17Très bien. Et ben, en fait, donc moi,
- 12:19j'ai fait ma semaine d'immersion, pareil
- 12:21et puis donc j'ai attaqué une semaine de
- 12:23formation la semaine dernière et puis
- 12:25donc là ma première classe virtuelle,
- 12:26comme je le disais tout à l'heure,
- 12:27pendant ma semaine d'immersion, j'ai pas
- 12:29eu de problème. Euh après ce qui joue
- 12:33aussi peut-être en ma faveur, c'est que
- 12:34j'ai fait 17 ans de taxi.
- 12:36Hm. Donc, tu as le relationnel déjà ?
- 12:38relationnel, j'ai l'habitude ben
- 12:40d'entrer chez les gens
- 12:41euh d'entrer dans leur intimité, même si
- 12:44bien sûr en tant que clation on fait pas
- 12:45de poette, mais déjà d'entrer chez les
- 12:46gens d'aide à la toilette, pardon,
- 12:49d'aller les chercher et cetera. Euh donc
- 12:51pour la pour l'instant, j'ai pas eu de
- 12:53souci. Ça peut venir malgré tout mais
- 12:55pour l'instant j'ai pas eu de souci.
- 12:56J'allais dire ça viendra parce que ça
- 12:58fait partie de l'expérience.
- 12:59Oui, voilà.
- 13:00Oui. Je tomberai forcément sur quelqu'un
- 13:01qui n'aimerait pas ma tête ou ou qui me
- 13:03trouvera trop grosse aussi ou trop
- 13:05vieille ou trop jeune effectivement.
- 13:06Oui,
- 13:07c'est ça. Et puis je te dis, il suffit
- 13:08d'une couleur de cheveux, il suffit d'un
- 13:09tatouage, d'un piercing, d'un
- 13:10maquillage, d'un parfum, de des fois
- 13:12c'est la moindre petite chose.
- 13:14Oui, bien sûr. Oui. Oui.
- 13:15Accepter aussi que l'autre nous refuse.
- 13:17Alors, c'est là où nous des fois en tant
- 13:18que professionnel, on se dit "Bah, on
- 13:19est là pour les aider." Donc, on doit
- 13:21bah non, on doit pas forcément, on doit
- 13:22comprendre. Voilà, c'est une fois qu'on
- 13:24a compris la situation que nous on va
- 13:26pouvoir nous adapter. Il y a des choses
- 13:27qui sont dans notre ressort. Une
- 13:29personne ne veut pas nous ouvrir, on va
- 13:30essayer de comprendre pourquoi. Ça peut
- 13:31être pathologique. Voilà. On va pas
- 13:33faire du forcing, on va s'adapter.
- 13:35Après, quand c'est un refus ou de la
- 13:37discrimination, après il y a aussi la
- 13:40direction qui doit prendre aussi ses
- 13:41responsabilités et pouvoir prendre part
- 13:44aussi face à nous. Voilà, vis-à-vis du
- 13:46client qui a signé l'intervention. Vous
- 13:48voyez, il y a plein de, on va dire, de
- 13:50dimensions différentes hein, dans la
- 13:51relation professionnelle.
- 13:54Merci beaucoup, Cathy. Alors, Lisa,
- 13:56est-ce que tu as été confronté toi déjà
- 13:58? Comme je sais que tu es, ça fait un
- 14:00petit moment que tu es avec moi.
- 14:02Oui, moi ça m'est déjà arrivé au tout
- 14:04début. Enfin, même encore maintenant
- 14:06avec cette personne,
- 14:07on a une dame qui est euh
- 14:10euh qui est sourde, mais totalement
- 14:11sourde et on communique que avec une
- 14:14ardoise. Et euh cette dame déjà, son
- 14:16tempérament euh
- 14:18son tempérament, elle est très agressive
- 14:21et euh et très fermée et même avec sa
- 14:24propre famille, elle est très
- 14:25désagréable.
- 14:27Et donc cette dame-là, moi
- 14:29personnellement, j'ai pas réussi à
- 14:31établir un contact, même au bout de 6
- 14:33mois.
- 14:34Je j' enfin j'y vais le moins possible
- 14:37parce que ça passe pas.
- 14:39Mais tu sais c'est toujours pareil.
- 14:40J'allais dire faut comprendre le
- 14:41pourquoi. Là tu me dis que c'est une
- 14:43personne qui souffre d'un handicap qui a
- 14:44une sdité. Euh est-ce que c'est une
- 14:47surdité qu'elle a depuis la naissance ?
- 14:49Donc elle a appris à grandir avec. Mais
- 14:51quand du jour au lendemain pour x
- 14:52raison, bah tu perds ton audition et tu
- 14:55te renfermes dans ton monde parce que tu
- 14:56peux plus communiquer, tu peux plus
- 14:58recevoir, euh bah tu ça peut se
- 15:00comprendre que tu deviens un peu
- 15:01agressive, agacé, tu vois, et que ça
- 15:04peut passer après avec plus personne
- 15:05parce que tu tu trouves que le monde est
- 15:07injuste et que ça tombe sur toi. Je
- 15:09schématise, mais des fois c'est un peu
- 15:10ça, tu vois.
- 15:11C'est ça. Et elle est très très âgée en
- 15:13plus.
- 15:13Voilà. Et donc la la personne qui vient
- 15:15nous aider, toi tu viens faire ton
- 15:16travail avec ta bienveillance, avec ton
- 15:18sourire, tu viens l'aider, mais
- 15:20finalement bah c'est toi qui es qui est
- 15:22là. Euh donc elle va te reprocher toutes
- 15:24les choses du monde et de la terre
- 15:25entière, pas contre toi, mais surtout
- 15:28sur ce que tu représentes. C'est-à-dire
- 15:30que tu l'as, tu es là pour l'aider, tu
- 15:32as les capacités de pouvoir le faire et
- 15:34puis elle aujourd'hui elle se prend, on
- 15:36va dire un peu en pleine face aussi qui
- 15:38a l'âge, qui elle laité qu'elle a et que
- 15:40du coup elle ne peut plus faire,
- 15:42tu vois. Voilà. Et tout ça, mine de
- 15:44rien, ça amène aussi une réflexion sur
- 15:46nous-même. C'està-dire qu' il y a des
- 15:48choses aujourd'hui peut-être que nous on
- 15:49n'accepterait pas, tu vois.
- 15:52Euh je sais pas quel âge tu es Lisa,
- 15:54mais je sais pas demain par exemple, tu
- 15:55te fais hospitaliser,
- 15:57euh tu te retrouves sur un lit
- 15:58d'hôpital, on doit venir te donner à
- 16:00manger
- 16:02quand tu es consciente de ça, tu vois.
- 16:04Oui, bien sûr.
- 16:06Quelle est la posture ou la réflexion
- 16:08qu'on va avoir sur nous-même par rapport
- 16:10à ça, tu vois ?
- 16:13Donc ça se comprend. Ça se comprend.
- 16:15Merci Lisa. Alors est-ce qu'il y a une
- 16:17autre personne qui voudrait nous
- 16:18partager voilà son expérience où
- 16:20vraiment vous avez eu des difficultés à
- 16:22créer un contact euh à créer le feeling
- 16:25ne passait pas. Voilà il y a peut-être
- 16:27même une fin d'intervention parce que
- 16:29bah le contact ne passait pas du tout.
- 16:30Voilà. Euh vous vous avez quand même
- 16:33toujours essayé ou c'est l'organisme dit
- 16:35"Bon bah là on arrête, on on change
- 16:37d'intervenant parce qu'il faut savoir
- 16:39que votre coordinatrice qui elle euh met
- 16:41en place ses interventions, c'est plus
- 16:43dur aussi euh de trouver toujours les
- 16:45bons feelings. C'estàd que quand on fait
- 16:47une évaluation d'autonomie en tant
- 16:49qu'ordinateur,
- 16:51le bénéficiaire nous explique son sa
- 16:53problématique. Il nous explique
- 16:55les difficultés, les besoins, les
- 16:57attentes, puis en fonction du plan
- 16:58d'aide, bah après votre cordiatrice,
- 17:00faut qu'elle établisse le plan d'aide.
- 17:01Voilà. Et déjà au fur et à mesure
- 17:03qu'elle découvre le bénéficiaire des
- 17:04besoins, elle pense déjà plus ou moins
- 17:06au planning qui sont établis et qui elle
- 17:08pourrait envoyer. Et est-ce que ça va
- 17:10matcher ou pas ? Tant qu'il y a pas eu
- 17:12la présentation,
- 17:14ça on ne peut pas le savoir d'avance.
- 17:17Alors, bienvenue aux personnes qui nous
- 17:18ont rejoint. Apparemment, il y avait
- 17:19aussi des petits problèmes peut-être de
- 17:21lien, donc pas de souci, vous inquiétez
- 17:23pas. Euh, Bastien, je t'écoute.
- 17:29Euh après, euh bonjour. Euh j'ai un
- 17:34autre patient aussi. Euh lui en fait
- 17:39là d'une il a pris le jus.
- 17:43Il a pris le jus, c'est-à-dire c'est
- 17:45c'est-à-dire que l'électricien, il a été
- 17:48électrocuté et euh
- 17:49Ah d'accord. OK.
- 17:51Il du coup il a pris le jus et il a fait
- 17:554 mois de coma je crois un truc comme
- 17:56ça. Et euh je crois que j'en ai déjà
- 18:00parlé. J'avais précisé juste que il
- 18:03avait plus la lumière à tous les étages.
- 18:05Mais
- 18:06je me rappelle de cette phrase là et je
- 18:07t'avais dit bon au niveau du terme
- 18:09professionnel ça te revient à toi.
- 18:12OK, je comprends mieux. Donc 4 mois de
- 18:14coma oui donc suite à un accident
- 18:16professionnel Hugo.
- 18:17Voilà suite à un accident professionnel.
- 18:19Et ce monsieur en fait euh ben euh on
- 18:22peut pas dire que ça passe mal.
- 18:25On peut pas dire que ça passe bien
- 18:26parce que en fait ce monsieur il est
- 18:28tout le temps dans le vague.
- 18:30Ouais.
- 18:31Et euh alors nous on est en intervention
- 18:35euh je crois peu près 2 heures par jour
- 18:37pour le
- 18:40le motiver de à faire des choses et
- 18:44le maintenir
- 18:46dans ce truc. Mais à ce monsieur c'est
- 18:48compliqué par exemple pour nous parce
- 18:50que ben dès qu'on lui parle d'un coup il
- 18:52s'arrête
- 18:53h
- 18:54et puis euh 20 minutes plus tard il
- 18:56recommence. C'est juste qu'il est en
- 18:58train de regarder un papillon qui
- 19:00passait.
- 19:02Mais ça ça va avec les séquelles
- 19:03effectivement du coma qu'il a eu.
- 19:05C'estàd qu'il y a une défaillance
- 19:06intellectuelle qui a été mis en place.
- 19:07il y a eu ce qu'on appelle une
- 19:09irrégulation du cerveau au niveau de
- 19:10l'oxygène. Donc il y a forcément des
- 19:13conséquences à ça. Et là, j'allais dire
- 19:15je peux comprendre que soit difficile de
- 19:16communiquer, de créer du lien, d'établir
- 19:19une relation professionnelle, mais là
- 19:20c'est vraiment à toi de t'adapter à lui
- 19:23parce que lui n'a pas la possibilité et
- 19:25capacité de pouvoir s'adapter à toi, tu
- 19:28vois.
- 19:28Oui. Oui. Mais c'est euh c'est ce qu'on
- 19:29fait. Nous on a pour consigne de le
- 19:32faire marcher dès que possible, mais euh
- 19:35on a quand on a une inter
- 19:38euh si on arrive à le faire marcher 15
- 19:40minutes,
- 19:41c'est beaucoup déjà. C'est beaucoup
- 19:43parce queen fait euh
- 19:46il est tout le temps motivé pour faire
- 19:47aller faire mais euh dans sa tête il a
- 19:51des ordres de priorité comme tout le
- 19:52monde.
- 19:53H
- 19:53et si on le le lance pas dès le début et
- 19:58ben
- 19:58il le stimule pas. C'est ça.
- 20:00Voilà. Si on le stimule pas dès le but
- 20:01et tout le tout le long et ben euh
- 20:055 minutes avant la fin de
- 20:06l'intervention, il dit "Ah ben on y va."
- 20:11Et oui, puis il doit peut-être pas avoir
- 20:12la notion du temps. Peut-être aussi il a
- 20:15plus aucune il a plus aucune notion du
- 20:17temps. H
- 20:19donc c'est toi en fait qui doit
- 20:20réorganiser, on va dire l'intervention
- 20:22et prioritiser en fonction de ce
- 20:24ressenti aussi au fur et à mesure.
- 20:27Oui. Après, c'est un monsieur qui a une
- 20:29forte tête, donc c'est un peu compliqué.
- 20:31Ah bah oui, mais si notre métier était
- 20:33simple,
- 20:34ça se saurait,
- 20:36tu vois. Mais en vrai, moi je trouve que
- 20:39c'est quand même très simple euh comme
- 20:42métier. Il suffit d'être ouvert et
- 20:45compréhensif avec les gens et euh
- 20:46je suis d'accord. D'accord.
- 20:48Et euh
- 20:49disons que si tu veux le métier en soi,
- 20:53il y a il y a pas c'est pas on ouvre pas
- 20:55une personne à cœur ouvert, on n'est pas
- 20:56chirurgien, tu vois, ou Prorata, voilà.
- 20:59Mais s'intéresser à l'autre, le
- 21:01comprendre, nous d'adapter. Euh je dis
- 21:04souvent qu'on est euh des petits
- 21:05Sherlock Holmes parce qu'on va toujours
- 21:07rechercher l'information, comprendre
- 21:08l'autre, euh rebondir, tu vois. Et ça
- 21:11c'estes capacités d'adaptation rend la
- 21:13difficulté des fois du métier en
- 21:15fonction des pathologies qu'on va avoir
- 21:16et des situations d'urgence aussi que tu
- 21:18vas devoir gérer. Tu vois, peut-être que
- 21:21demain bah monsieur qui est devant toi
- 21:22pour x raison, il va refaire un AVC ou X
- 21:25raison madame qui fait une fausse route,
- 21:26tu vois. Et c'est là que la réactivité
- 21:29de notre métier va prendre aussi un
- 21:31autre sens parce que c'est pas juste je
- 21:32fais de l'accompagnement, je vais euh
- 21:35m'occuper de l'entretien et cetera. J'ai
- 21:37aussi une vraie responsabilité en
- 21:39fonction de la pathologie de la
- 21:40personne, tu vois. Et c'est pour ça que
- 21:43je dis que le métier, bah oui, s'il
- 21:44était si simple, ça serait parce que le
- 21:46métier en soit accompagner quelqu'un,
- 21:48oui, maintenant le comprendre,
- 21:50s'adapter, rebondir, anticiper, penser à
- 21:53tout. Voilà, c'est ça qui complique des
- 21:55fois un petit peu plus les tâches.
- 21:57Voilà. Après, tu vas voir qu'avec
- 21:59l'expérience aussi, Bastien, tu
- 22:00comprendras peut-être aussi ce que je
- 22:01veux dire.
- 22:04Ça fait combien de temps que tu exerces
- 22:06maintenant, Bastien ?
- 22:08Euh
- 22:09depuis
- 22:12août,
- 22:14tu verras que moi ça va faire 25 ans.
- 22:20Donc tu verras que avec l'expérience, tu
- 22:22comprendras. Je le dis, face à certaines
- 22:23situations, la dimension de notre métier
- 22:26prend tout un sens différent.
- 22:29Alors, on va essayer de comprendre
- 22:30mieux, hein, cette relation justement
- 22:32professionnelle et créer ce lien de
- 22:34confiance. Quand vous allez rentrer dans
- 22:36la salle d'examen, euh bah le jour de
- 22:38votre certification,
- 22:40vous allez devoir créer ce lien de
- 22:41confiance. Vous avez un bénéficiaire qui
- 22:43sera là, donc qui sera joué bien sûr par
- 22:44un comédien.
- 22:46C'est une heure d'intervention,
- 22:49mais il faut quand même créer le lien
- 22:50avec cette personne-là, pas le mettre à
- 22:51l'écart. Voilà, justement être en
- 22:53capacité de comprendre, d'écouter,
- 22:55d'observer.
- 22:56Euh, il va peut-être vous dire "Ah, il
- 22:58va penser B". Bon bah, en fonction de
- 23:00certaines pathologies, on sait que ça
- 23:01existe. Voilà, il va peut-être vous
- 23:04demander des choses qui sont pas du tout
- 23:05en adéquation avec sa santé ou ses
- 23:09capacités.
- 23:10À nous une fois de plus de nous adapter
- 23:12et pas lui dire bah non, c'est pas
- 23:13possible. Voilà. faire attention au sens
- 23:16des mots et au sens des phrases aussi,
- 23:20l'impact que ça peut avoir. Moi, je me
- 23:22rappelle d'une candidate un jour euh qui
- 23:25discutait donc avec le comédien et le
- 23:27comédien lui dit "Bah voilà, maintenant
- 23:28je suis en situation de handicap, c'est
- 23:30compliqué,
- 23:31je peux plus faire je peux plus faire de
- 23:33sortie, je suis limitée et puis la la
- 23:36candidate qui va lui répondre bah au
- 23:38moins vous avez des réductions." Voyez
- 23:42en soi, oui, d'accord. Il y a des
- 23:43réductions quand on a certaines cartes.
- 23:45OK, mais c'est pas le bon mot à dire
- 23:47dans le bon sens dans ces circonstances
- 23:48là. Voyez ? Ou une autre candidate qui
- 23:52va accompagner une personne qui est
- 23:53malvoyante et qui dit "Je m'ennuie". Bon
- 23:56bah lui dire lui répond
- 23:58qu'à lire un livre.
- 24:01Ah oui mais je suis malvoyant. Bah
- 24:02regardez les images. Voyez le bon sens
- 24:07le savoir-faire le savoir-être. hein,
- 24:10c'est ça qu'on va regarder et vous avez
- 24:12que quelques minutes pour créer ce lien
- 24:13avec ce bénéficiaire là. Et comme le
- 24:14disait peut-être Bastien dans son
- 24:16exemple qui était juste, on prend la
- 24:19personnalité aussi de la personne dans
- 24:20son ensemble. Peut-être que le comédien
- 24:22dans son scénario, il aura euh qu'il
- 24:24faut être caractériel, euh qu'il faut
- 24:26peut-être vous insulter, euh qui sera
- 24:29agressif, on sait pas quel est le rôle
- 24:31qu'il va avoir à jouer, mais il va
- 24:32devoir le jouer. Voilà. Et ce qu'on
- 24:34attend de vous, c'est votre
- 24:35positionnement vis-à-vis de tout ça.
- 24:39Donc à travers cette compétence 4, donc
- 24:41elle fait référente bien sûr à votre
- 24:43présentation. Voilà l'interaction que
- 24:46vous allez avoir avec la personne que
- 24:47vous allez accompagner, peu importe son
- 24:50âge, peu importe son handicap, peu
- 24:52importe la difficulté qu'elle va avoir
- 24:54et surtout pas prendre en considération
- 24:57son passif. Voilà, on doit avoir un rôle
- 25:01de neutralité.
- 25:03Quand on accompagne quelqu'un, on
- 25:05l'accompagne pas en fonction de ce qu'il
- 25:06a fait ou de ce qu'il n'a pas fait.
- 25:09On va pas juger quelqu'un par rapport à
- 25:11un constat. Voilà, par exemple, on sait
- 25:13que on a un bénéficiaire qui a six
- 25:16enfants. Le bénéficiaire nous dit qu'il
- 25:18souffre de ne pas avoir ses enfants et
- 25:21nous on va interpréter les choses en
- 25:23disant "C'est pas normal que les enfants
- 25:24viennent pas. Il est isolé, c'est pas
- 25:26bien pour sa santé." Voyez, on va
- 25:27interpréter les choses. Nous, on doit
- 25:30avoir un devoir de neutralité. Il y a
- 25:31des faits. Voilà. Monsieur ne voit plus
- 25:34ses enfants, c'est un fait. Monsieur
- 25:37souffre de ne plus voir ses enfants,
- 25:38c'est un fait. Par contre, on peut pas
- 25:40interpréter les choses sans connaître
- 25:42tous les aboutissants et ce n'est pas de
- 25:44notre rôle. Voilà. Pourquoi je vous
- 25:46donne cet exemple là ? Parce que cet
- 25:48exemple-là, moi je l'ai connu il y a 15
- 25:49ans.
- 25:50Alors pas effectivement euh à domicile,
- 25:53c'était quand j'étais en structure. Mais
- 25:55on a un monsieur un jour qui arrive avec
- 25:56six enfants. Ces six enfants mettent le
- 25:58monsieur devant la porte avec ses
- 26:00valises et ils nous disent "On ne veut
- 26:03plus de nouvelles de notre père pourrait
- 26:05nous rappeler uniquement quand il sera
- 26:06mort." Et les six enfants partent et
- 26:09nous laissent avec le monsieur et les
- 26:10valises. Un monsieur qui a toute sa
- 26:12tête. D'accord. On récupère un peu ce
- 26:15monsieur chamboulé. Il était pas pour
- 26:19venir dans cet établissement là de cette
- 26:21façon-là non plus. Bon, on n pas le
- 26:24choix, on comprend pas trop ce qui se
- 26:26passe ni le pourquoi du comment. Mais
- 26:28voilà, on se trouve avec un monsieur qui
- 26:30se fragilise avec le temps, qui réclame
- 26:33ses enfants, qui veut appeler ses
- 26:35enfants, qui se nourrit plus.
- 26:39Il se demande pourquoi il faut continuer
- 26:40à prendre ses médicaments puisqu'il n
- 26:42voyez, on voit le le la dégradation en
- 26:44fait de ce monsieur-là et surtout on a
- 26:46des consignes qui sont mis par la
- 26:48direction qui a pas été qui a pas eu le
- 26:50choix par rapport aux enfants qui disent
- 26:53"On veut aucun contact avec vous, on
- 26:55veut plus nouvelle de notre père."
- 26:56Voilà, nous en tant que soignant, en
- 26:58tant qu'accompagnant,
- 27:00on voit ce monsieur souffrir mais on
- 27:03peut pas prendre partie. Qui a raison ?
- 27:04Qui a tort ? Ce n'est pas de nous de le
- 27:06savoir. Nous, ce monsieur, il est là, on
- 27:08doit l'accompagner au même titre que
- 27:09quelqu'un d'autre.
- 27:11Mais au fur et à mesure qu'on voit ce
- 27:13monsieur quand même continuer à
- 27:14s'affaiblir, il y a différentes quand
- 27:16même transmissions qui se font en équipe
- 27:18et voilà, on parle à la direction et on
- 27:20se dit bah pour mieux aider ce monsieur,
- 27:22on a nous on a besoin de comprendre
- 27:25que les que les enfants ne veulent plus
- 27:28nouvell de leur de leur père, c'est leur
- 27:30choix, on peut que le respecter. Par
- 27:31contre, si nous on n pas un minimum
- 27:33d'information pour vous comprendre ce
- 27:35qui a pu se passer,
- 27:38on voit quand même un monsieur qui est
- 27:39dépéri devant nous tous les jours.
- 27:41Voilà. Donc au bout d'un certain temps
- 27:43quand même, la direction a décidé
- 27:44d'appeler un des six. Alors c'est
- 27:46toujours un peu d'analyse de
- 27:47personnalité mais on sait toujours que
- 27:48dans une fraterie de 6, il y en a
- 27:50toujours un qui est un peu plus
- 27:51influencé par les autres et donc un
- 27:52petit peu plus fragile aussi que les
- 27:54autres. Et donc la directrice a choisi
- 27:56d'appeler cette personne qui était un
- 27:57peu plus fragile que les autres parce
- 27:59qu'elle savait que c'était plus simple
- 28:00de communiquer avec elle avec lui et
- 28:03peut-être que cette personne-là nous
- 28:04donnerait les bonnes informations. Et
- 28:06donc effectivement elle a pu obtenir des
- 28:09informations de un des fils en disant
- 28:11que le père bah il sortait de prison
- 28:13pour pédophilie. Voilà. Du coup on avait
- 28:16eu bah l'aboutissant de notre pourquoi.
- 28:19Voilà. Par contre, nous on pouvait pas
- 28:22interpréter les choses et on ne pouvait
- 28:24pas changer notre mode de soin par
- 28:26rapport à ce qu'il avait ou ce qu'il
- 28:28avait été. Voilà. Par contre, on on
- 28:31pouvait amener une compréhension un peu
- 28:33plus humaine sur le choix des enfants de
- 28:34ne plus avoir de contact de du père.
- 28:37Voilà. Mais ça c'est à nous de nous
- 28:39préjuger de tout ça. C'est à nous
- 28:41d'avoir une une neutralité et c'est à
- 28:44nous de garder une bonne posture
- 28:46professionnelle. Dans le domicile, c'est
- 28:48exactement pareil. vous serez confronté
- 28:50à des histoires de vie, des fois plus
- 28:52surprenantes les unes que les autres euh
- 28:55à se demander des fois si c'est vraiment
- 28:56réel, mais en aucun cas, on doit
- 28:59interpréter les choses et prendre partie
- 29:02pour les uns ou pour les autres, même si
- 29:04vous êtes confronté à des situations de
- 29:06maltraitance qui, j'espère ne vous
- 29:07arrivera pas, mais forcément vous y
- 29:09serez confronté un jour ou l'autre,
- 29:13on est humain, d'accord ? forcément
- 29:15notre cœur va forcément pencher pour la
- 29:17personne qu'on voit souffrir. Et pour
- 29:19autant, tant qu'on n pas été présent,
- 29:21qu'on n pas vu réellement ce qui se
- 29:23passe, on peut pas porter un jugement
- 29:26sur qui que ce soit. Et nous, notre rôle
- 29:28c'est pas d'accuser, ça va être juste de
- 29:30relater les faits avec un devoir de
- 29:33neutralité. Et d'ailleurs, je vous ai
- 29:35préparé une classe virtuelle que vous
- 29:36aurez sur les étapes de signalement
- 29:38autour de la maltraitance.
- 29:41Excusez-moi.
- 29:42Oui, Angélique.
- 29:43Bonjour. Excusez-moi, j'ai un gros souci
- 29:45de là, je suis sur mon téléphone parce
- 29:47que j'ai pas pu me connecter. Au niveau
- 29:49du télé le PC, ça marche pas. Bon bref,
- 29:53Alexa m'envoy un lien, donc je suis
- 29:54connectée. Par contre, j'écoute là votre
- 29:58chose, enfin ce que vous me dites. Moi,
- 30:00j'ai un monsieur qui est dans ce cas-là
- 30:01qui est en fin de vie et en fait je me
- 30:04mets à la place de ses filles
- 30:07et euh le monsieur est pas au courant.
- 30:09Il y a tout le monde qui est au courant
- 30:10qu'il va mourir mais lui il est pas au
- 30:12courant. et je me dis ça pourrait être
- 30:14mon père et à chaque fois que je vais
- 30:16chez lui donc il me fait tellement de
- 30:18peine donc il délire un peu mais bon
- 30:20c'est pas grave je lui dis on appelle
- 30:22vos filles et à chaque fois on appelle
- 30:25les deux filles et les filles ça leur
- 30:27fait du bien à me dire je vous remercie
- 30:29grâce à vous on peut l'avoir au
- 30:30téléphone parce que monsieur
- 30:33mais monsieur bah des fois il répond pas
- 30:35toujours au téléphone il sait pas trop
- 30:36s'en servir quoi. C'est c'est un
- 30:38monsieur d'entrain âge mais quand il a
- 30:40le cafard comme ça enfin je vous avoue
- 30:42que moi genre des fois ça m'arrive
- 30:44d'avoir des larmes. Tu peux pas rester
- 30:47insensible. Et comment on peut faire
- 30:49comme ça pour se blinder en fait ?
- 30:51Comment
- 30:51j'allais dire j'allais dire j'allais
- 30:53dire le temps et l'expérience
- 30:55premièrement. Après on est humain avant
- 30:58tout. La chose la plus difficile à
- 30:59maîtriser c'est la gestion de nos
- 31:01émotions. Si on fait ce métier c'est pas
- 31:04par hasard. D'accord. c'est qu'il y a eu
- 31:06un cheminement de vie qui nous a amené à
- 31:08se dire qu'à un certain moment donné, on
- 31:10veut donner un autre sens à notre vie
- 31:11professionnelle, qu'est-ce que ça va
- 31:13nous apporter personnellement et cetera.
- 31:15Donc forcément, on le fait pas par
- 31:17hasard. Voilà. La seule chose, c'est là
- 31:19où on doit être attentif à ça, c'est
- 31:21queil faut pas que ce soit ce qu'on
- 31:22appelle un métier tampon. C'est-à-dire
- 31:24quand on a besoin d'un manque affectif,
- 31:25on va vouloir faire un métier où on va
- 31:27donner pour pouvoir absolument recevoir.
- 31:29Là, ça peut être destructeur sur le long
- 31:31terme. D'accord.
- 31:33Maintenant effectivement la gestion de
- 31:34nos émotions,
- 31:36c'est celle qui est la plus difficile.
- 31:38H
- 31:39euh verser des loup quand les gens ils
- 31:41pleurent et tout. Enfin moi ça m'est
- 31:43déjà arrivé, je sais que c'est pas bien.
- 31:45Il y a une dame, elle avait tellement
- 31:47mal. Moi je j'étais la seule à l'aider à
- 31:49se coucher. Je badgeais pour pas qu'elle
- 31:51ait du dépassement, pour pas qu'elle ait
- 31:53du surplus. Mais j'étais la seule à la
- 31:55coucher, à lui mettre de la crème, du
- 31:56Saint-Bernard et ça m'est arrivé qu'elle
- 31:58pleurait dans mes bras. Mais à la base,
- 32:00on n pas le droit d'avoir de contact.
- 32:01Mais enfin
- 32:02alors que là, ce que tu as fait et ce
- 32:04que tu me décris, c'est une posture
- 32:05professionnelle dans le sens où tu l'as
- 32:07accompagné, tu l'as aidé. Voilà. Euh, tu
- 32:11as été présente à un moment où elle en
- 32:12avait besoin. Elle peut pleurer dans ses
- 32:15bras, tes bras, tu peux la prendre dans
- 32:16les bras.
- 32:18Moi, ça me change pas.
- 32:20Ah ouais, mais moi je suis dit, c'est
- 32:22peut-être pas une c'est peut-être pas
- 32:23bien, c'est peut-être pas une posture
- 32:25professionnelle, c'est
- 32:27Non, tu as répondu à un besoin imminent.
- 32:29Tu imagines quelqu'un qui pleure, qui
- 32:31est pas bien pour x raison
- 32:33et tu lui dis "Ah bah non, je vous
- 32:35touche pas, je schématise un peu ce que
- 32:36tu m'as dit. C'est ça. Voilà. Donc non,
- 32:39tu l'as aidé, tu as fait ton travail
- 32:40jusqu'au bout, tu l'as mis de la crème
- 32:42parce qu'elle en avait besoin, tu l'as
- 32:43écouté, tu l'as épaulé. Ça fait partie
- 32:45aussi de notre métier. H
- 32:47par contre les larmes, c'est à toi
- 32:50effectivement d'avoir cette maîtrise là,
- 32:52tu vois, de dire "J'ai le droit de
- 32:54pleurer par contre va devant la
- 32:56personne."
- 32:56Ouais. Ouais, c'est ça.
- 32:57Voilà. Tu rentres dans ta voiture, tu
- 32:59rentres chez toi, tu cries, tu hurles,
- 33:01tu pleures, tu évacues. Oui. Voilà.
- 33:04Tu es au domicile. La personne do
- 33:08professionnel avant tout. Voilà. Mais
- 33:10j'allais te dire, c'est l'expérience qui
- 33:11t'apprend ça et tu sais, il faut savoir
- 33:13dès le départ quand tu rentres dans ce
- 33:14métierlà, tu accompagnes forcément les
- 33:16personnes à mourir.
- 33:17Ouais, c'est ça. C'est ce que c'est ce
- 33:19que je me dis parce que justement bah le
- 33:22monsieur, j'y suis retournée et là je
- 33:24savais je connaissais même pas je savais
- 33:26même pas qu'un hôpital les infirmières
- 33:28pouvaient enfin les infirmiers de
- 33:30l'hôpital se déplacent à domicile. Ça je
- 33:32savais pas. Si
- 33:33si il y a de la chadé, il y a plein mal
- 33:34de choses qui peuvent se mettre en
- 33:35place.
- 33:36Je connaissais pas. Et en fait le
- 33:37monsieur il est en fin de vie et c'est
- 33:39vrai qu'il me fait de la peine. Je
- 33:40l'avais connu, il était bien. Bon
- 33:42maintenant il vieillit tout ça mais il
- 33:45est enfin quand l'infirmière elle m'a
- 33:47dit "Tu sais il verra sans doute pas
- 33:49l'été."
- 33:50Alors dit "Prépare-toi". Mais c'est vrai
- 33:52que c'est je sais très bien que ça va
- 33:54être sû
- 33:54c'est pas évident mais tu vois c'est
- 33:55c'est la maîtrise de soi,
- 33:57la maîtrise de nos émotions. Après moi
- 33:59ce qui m'a aidé dans ce métier, c'est
- 34:01quand j'ai fait une formation justement
- 34:02sur l'accompagnement à la fin de vie
- 34:04pour justement apprendre déjà les étapes
- 34:06et me protéger me protéger de ces
- 34:08étapesl mais ça peut être piège. Je vais
- 34:10te dire pourquoi. Quand j'ai été diplômé
- 34:13euh donc j'ai fait beaucoup
- 34:14d'accompagnements à la fin de vie.
- 34:15D'accord. Mais psychologiquement, moi
- 34:17dans ma tête, quand on me disait
- 34:19d'accompagner une personne jusqu'à la
- 34:20fin de vie,
- 34:21c'était une personne, j'ai eu
- 34:23m'accompagner principalement des
- 34:25personnes qui avaient 70, 80, 90, 100
- 34:27ans et 112 ans. Mon record 112
- 34:30voilà.
- 34:31Puis un jour, on m'appelle et on me dit
- 34:33voilà, il faut que tu accompagnes une
- 34:34famille. Et là, je me pose une autre
- 34:36question. Pourquoi une famille ? Est-ce
- 34:38que c'est un couple ? Je sais pas. Et
- 34:41quand je suis arrivé à l'hôpital que je
- 34:42me suis retrouvé face à un enfant de 3
- 34:44ans.
- 34:45Ah ouais ? Alors que là, tu vois,
- 34:46l'accompagnement va être différent.
- 34:48Ah bah c'est sûr, c'est
- 34:49parce que tu as l'enfant mais il va
- 34:51ressentir pas comprendre tous les mots.
- 34:54Donc là, l'accompagnement prend un autre
- 34:55sens parce que là c'est vraiment une
- 34:57famille.
- 34:58Ouais.
- 34:58Tu vois et c'est grâce à cette formation
- 35:01et grâce à ces expériences après du
- 35:03terrain que aujourd'hui j'ai réussi à
- 35:04entre guillemets à me blinder. Ça ne
- 35:06veut pas dire que j'éprouve pas des
- 35:07émotions, c'est faux. Je suis quelqu'un
- 35:08d'hyper sensible en plus.
- 35:10Mais juste j'ai appris à les contrôler.
- 35:12Voilà,
- 35:13pour garder cette posture
- 35:14professionnelle. Mais tu verras qu'avec
- 35:15le temps, l'expérience,
- 35:18si tu si on veut continuer en ce métier
- 35:20qui est très humain avant tout,
- 35:21la première des choses à faire, c'est se
- 35:23protéger soi-même.
- 35:25C'est ça. C'est ça.
- 35:27Hm. Mais il y a beaucoup d'expériences.
- 35:29Je vois encore hier, il y a un monsieur,
- 35:31sa fille euh sa femme, elle est tombée.
- 35:34Bon euh alors donc du coup ça fait elle
- 35:37est restée un mois à l'hôpital donc ça
- 35:39m'a choqué à quel point elle marchait et
- 35:41tout. Et en 15 jours de temps, elle
- 35:43s'est retrouvé à l'hôpital. Elle sait
- 35:44même plus marcher. Elle a même un
- 35:47comment ça s'appelle ? Un lève malade.
- 35:49Ouais. Et en fait et je l'ai vu il y a à
- 35:52peu près 15 jours et en fait là elle est
- 35:55de pire en pire elle a dé toqu c'est
- 35:57qu'elle elle a toujours l'impression
- 35:58d'avoir des selles aux fesses. Donc on
- 36:00est là-bas au 45 minutes. On va
- 36:02franchement donc on lui fait on lui
- 36:04change tout ça et une fois qu'on l'a
- 36:06changé donc elle est peut-être un quart
- 36:08d'heure avant parce qu'on est toujours
- 36:10monsieur un petit peu et et en fait elle
- 36:13dit toujours qu'elle a des selles mais
- 36:15elle répète ça déto et à gém gémie et
- 36:18même son mari il me dit vous rendez
- 36:19compte c'est ça depuis 2h du matin
- 36:21et le monsieur il pleurait il pleurait
- 36:23il me dit qu'est-ce que je vais devenir
- 36:25et et cet homme il dit bah je moi je moi
- 36:28j'étais perdu je je lui dis bah écoutez
- 36:30voyez avec le docteur alors après ma
- 36:31collègue Elle a dit faut peut-être voir
- 36:34pour un placement en maison. Mais après
- 36:37comme je dis, je dis ça peut-être que le
- 36:39docteur il va donner un médicament pour
- 36:41la calmer, pour qu'elle soit moins parce
- 36:44que je dis elle est pas malade, c'est
- 36:45juste que elle répète, elle a des
- 36:48maladies,
- 36:48elle a des troubles, elle a des troubles
- 36:50donc ça reste quand même une maladie.
- 36:51Maintenant, il y a il y a il y a la
- 36:53chute, il y a le vieillissement, il y a
- 36:54le mécanisme aussi qui est du corps he
- 36:56qui est rentré en ligne de compte. C'est
- 36:58là que nous on doit se protéger. Tu
- 36:59vois, le monsieur il tea il t'exprime
- 37:01ses émotions, on doit les ressentir. Par
- 37:04contre, on va l'orienter. Essayez de
- 37:06voir avec votre médecin. Essayer de voir
- 37:07s'il y a pas une possibilité d'augmenter
- 37:08le plan d'aide pour voir effectivement
- 37:10s'il y a pas une possibilité de
- 37:11placement.
- 37:12Mais nous, on doit se protéger
- 37:13effectivement de tout ça. Tu la verras
- 37:15et ça fait partie du mécanisme
- 37:16l'évolution, cette dégradation du corps
- 37:19mais qu'on doit aussi accepter parce que
- 37:20notre rôle c'est de l'accompagner.
- 37:22C'est ça. Mais c'est c'est choquant à
- 37:25quel point une personne reste 15 jours à
- 37:28l'été à l'hôpital, elle revient, c'est
- 37:30plus marcher.
- 37:31Et oui, bien sûr. Elle perd en muscle et
- 37:33puis il y a bien sûr aussi le problème
- 37:35de la chute qui a pu avoir.
- 37:36Ouais.
- 37:38Donc tout ça c'est une posture à avoir
- 37:40et c'est là que notre que notre rôle
- 37:42prend tout son sens.
- 37:44Et dites-moi, est-ce qu'on a un module
- 37:47sur ou une formation sur Ouais. comme
- 37:50vous disiez, le fin de vie. Euh tout ça.
- 37:53Non.
- 37:54Est-ce que je l'ai écrit ? Je réfléchis
- 37:56ce que j'ai écrit, ce que j'ai pas
- 37:57écrit. J'en écris pas mal. Ce serait
- 37:59super intéressant ça.
- 38:01Euh je sais plus. Je sais que j'ai écrit
- 38:04sur la dépendance, la perte d'autonomie.
- 38:06Oui. Est-ce que j'ai écrit sur la fin de
- 38:09vie ? Je sais plus. Là, tu me poses une
- 38:10colle comme ça qui arrive en plein.
- 38:12Module, il y a un module où on parle un
- 38:14peu de la fin de vie.
- 38:15Oui. Oui, exactement.
- 38:16C'est lequel ?
- 38:17Alors, lequel là exactement ? Je sais
- 38:19pas mais je sais que j'ai déjà fait.
- 38:21C'est dans l'accompagnement aussi.
- 38:23Ça doit être dans l'accompagnement.
- 38:24Ouais. Oui. Oui. Oui.
- 38:25Mais voilà. Je sais plus si j'en écris
- 38:26pour faire des classes virtuelles. Ça,
- 38:27je m'en souviens plus. Après, comme
- 38:29toujours, si vous avez des questions,
- 38:31bah vous me les posez quand on se voit,
- 38:33ça il y a aucun problème. Par contre,
- 38:35est-ce que j'ai préparé une classe
- 38:36virtuelle là-dessus ? Là, je ne sais
- 38:37plus. Angélique, j'ai trop d'infos moi
- 38:40aussi dans la tête à force. Là, je sais
- 38:42plus.
- 38:43D'accord.
- 38:43Mais si déjà dans tes cours, tu as une
- 38:45base et puis si tu as des questions,
- 38:46voilà, tu puis ça peut être un bon
- 38:47complément par la suite, tu vois, pour
- 38:49apprendre à te protéger. Ouais, ça
- 38:50marche.
- 38:53Donc oui, accompagner l'autre, c'est
- 38:55savoir accepter aussi les situations.
- 38:57Donc ça concerne bien sûr quand on parle
- 38:59de la relation professionnelle, bah déjà
- 39:01la tenue professionnelle que vous allez
- 39:02avoir, rien que ça. Voilà. Déplacer avec
- 39:05une tenue correcte, c'est aussi un votre
- 39:08image, mais c'est aussi l'image de
- 39:09l'entreprise pour laquelle vous
- 39:10travaillez. Faire attention à son
- 39:13vocabulaire, ça c'est essentiel. Vous ne
- 39:15parlez pas à des copains, à des copines,
- 39:17à des papis, à des mamies. Vous parlez à
- 39:19des personnes que vous accompagnez et
- 39:21donc vous devez maintenir une posture
- 39:23professionnelle. Attention aussi à ce
- 39:25que vous écrivez dans le ciaison dans
- 39:27tout ce qui va être les transmissions.
- 39:29Beaucoup trop souvent. Euh moi qui
- 39:31audite beaucoup les entreprises, je
- 39:34retrouve des bisous, bon weekend. Non,
- 39:37c'est pas le lieu de de communication
- 39:39avec ses collègues. Ou alors des
- 39:42règlements de compte entre collègues,
- 39:43c'est pas non plus le lieu. Voilà. Tu
- 39:45n'as pas fait ça. Tu n'as pas fait ça.
- 39:47J'ai encore fait ça. C'est pas le lieu
- 39:48non plus. On fait attention aussi au
- 39:51terme qu'on va employer. Voyez, je vous
- 39:52ai dis tout à l'heure toilette.
- 39:54Toilette. Non, on fait pas une toilette,
- 39:56on fait une aide à la toilette. J'ai
- 39:58ramassé la couche de madame non. Le
- 40:00terme couche est employé uniquement pour
- 40:02des enfants.
- 40:03Pour l'adulte, on va parler de
- 40:05protection.
- 40:06Voilà, voyez, c'est des petites notions
- 40:08mais qui prennent tout son sens parce
- 40:10que vous allez échanger et vous allez
- 40:12coordonner vos interventions avec des
- 40:13personnes aussi du cadre médical. Donc
- 40:16il est important qu' on ait un langage
- 40:18et une posture professionnelle. Donc
- 40:20faites attention à ça. Le le
- 40:22vocabulaire, on évite le tuto on
- 40:24favorise le vousvoiement. Bien sûr, moi
- 40:27le tuto ne va pas me déranger dans un
- 40:28certain cas. Par exemple, quand on prend
- 40:30en charge une personne atteint la
- 40:32maladie d'Alzheimer, je vous avais fait
- 40:33une classe virtuelle aussi là-dessus.
- 40:35Euh c'est des personnes qui sont souvent
- 40:37en perte d'identité. Donc quand la
- 40:39maladie elle est quand même très avancée
- 40:40et qu'on a besoin de créer un instant t
- 40:43un contact rapide avec la personne pour
- 40:46une personne qui souffre d'Alzheimer, le
- 40:47tuto ne va pas me déranger. Par contre
- 40:50pour toute autre pathologie, on est dans
- 40:52un cadre professionnel, le vousvoiement
- 40:54bien sûr est de mise.
- 40:57Donc la façon oui de communiquer la
- 40:59posture bien sûr essentielle euh faire
- 41:03attention au ressenti de la personne,
- 41:04s'adapter à la personne. Moi, j'avais
- 41:07une de vos collègues un jour qui m'a dit
- 41:08"Bah voilà, je m'occupe d'une personne
- 41:10qui était traplégique,
- 41:12bah j'arrive pas à communiquer avec elle
- 41:13puisquelle communique pas." Voilà. Donc,
- 41:15je fais ce que j'ai à faire. J'ai 2
- 41:17heures à faire d'entretien chez elle. Je
- 41:19vais la voir. Elle me dit, "Je vais voir
- 41:21juste s'il est toujours vivant ce
- 41:23monsieur puis je fais ce que j'ai à
- 41:24faire." Et je me dis, "Tu fais ton
- 41:26travail", mais c'est que de l'autre côté
- 41:28la personne qui a peut-être conscience
- 41:30qu'il y a quelqu'un dans la maison, tu
- 41:31la regardes pas, tu la touches pas, tu
- 41:34cherches pas à rentrer en communication.
- 41:36J'imagine toi aussi ce qu'elle peut
- 41:37ressentir cette notion d'indifférence.
- 41:39Voilà donc être aussi en capacité de
- 41:42s'adapter aux difficultés de l'autre. La
- 41:44communication c'est pas uniquement les
- 41:46mots, c'est aussi les gestes. C'est le
- 41:48toucher, c'est les odeurs. Voyez ?
- 41:50Travailler des fois avec les huiles
- 41:51essentielles. Il y a des bougies. Alors
- 41:53avec la sécurité bien sûr qui peut être
- 41:55de les pictogrammes. Voyez moi je me
- 41:57suis occupée d'un d'un monsieur qui
- 41:58était tétrraplégique et le seul moyen de
- 42:00communication qu'on avait c'était la
- 42:02c'était les les clinements des yeux. un
- 42:04clinement pour dire oui, deux clinements
- 42:06pour dire non. Voilà, il faut trouver
- 42:08des astuces de communication et
- 42:09s'adapter au rythme de la personne et à
- 42:12ses difficultés bien sûr.
- 42:14Savoir recueillir aussi les besoins des
- 42:17informations est importante. Qu'est-ce
- 42:19que je vais transmettre ? À qui je vais
- 42:21le transmettre et pourquoi je vais le
- 42:22transmettre. Voilà, que vous n'ayez pas
- 42:24fait le petit carré des sols de la salle
- 42:26de bain, honnêtement, c'est pas le plus
- 42:27important. Par contre que monsieur
- 42:29est-ce qu'il a mieux mangé, bien mangé,
- 42:30suffisamment mangé, comment il a mangé,
- 42:33je le trouve plus essoufflé, moins
- 42:34essoufflé, ça prend tout son sens. Le
- 42:36but c'est vraiment de communiquer et
- 42:38d'avoir un suivi sur la situation et le
- 42:40contexte donc du bénéficiaire.
- 42:44On parle justement de communication, bah
- 42:46élément essentiel, la communication
- 42:49verbale et non verbale. Dites-vous bien
- 42:52aujourd'hui que notre communication
- 42:54gestuelle,
- 42:56c'est quand même une part très
- 42:57importante de notre communication.
- 43:00Voilà, la façon dont on respire, la
- 43:03position, les gestes, les microgestes
- 43:05qu'on a pas des fois l'impression de
- 43:06faire d'ailleurs sont essentiels et
- 43:08donnent une communication à l'autre, un
- 43:10ressenti, une interprétation.
- 43:13Dites-vous bien aujourd'hui que dans
- 43:14notre métier, alors je parle pas là avec
- 43:16les bénéficiaires parce que il y a des
- 43:17fois une adaptation hein à avoir qui est
- 43:20différente par rapport à la pathologie
- 43:22mais ne serait-ce qu'avec nos collègues
- 43:24notre hiérarchie la communication c'est
- 43:2775 % de mauvaise communication énorme 75
- 43:31% voilà c'est pas parce que on ne
- 43:35communique pas c'est surtout parce qu'on
- 43:37sait pas communiquer et dans la plupart
- 43:40de nos échanges aujourd'hui qu'on va
- 43:41avoir beaucoup de de ce qu'on appelle de
- 43:43la communication qui est pas directe.
- 43:45C'est des SMS, c'est des mails, c'est du
- 43:47téléphone. On se voit pas physiquement.
- 43:49Voilà. Donc nos émotions peuvent plus
- 43:51facilement les exprimer par rapport à un
- 43:53visuel. Quand c'est que de
- 43:55l'intercommunication par SMS, mail, bah
- 43:58c'est que de l'interprétation qu'on va
- 44:00avoir. Voilà. Et aujourd'hui, on a des
- 44:03difficultés à communiquer, à comprendre
- 44:04parce qu'on interprète beaucoup plus les
- 44:06choses. Dites-vous bien que entre ce que
- 44:08vous pensez
- 44:10et ce que vous dites verbalement, vous
- 44:12perdez déjà 30 % de l'information.
- 44:15C'est énorme. Dans ma tête, je pense à
- 44:17quelque chose à 100 %. C'est ça que je
- 44:19veux dire. La façon dont vous allez le
- 44:21verbaliser, c'estd en fonction de qui
- 44:23vous avez en face de vous, de
- 44:24l'importance de l'information, du lieu,
- 44:26du moment. Est-ce que je suis plus
- 44:28fatigué, moins fatigué ? Est-ce qu'il y
- 44:29a du bruit ? Est-ce qu'il y a pas de
- 44:30bruit ? est-ce que c'est mon patron ou
- 44:32est-ce que c'est ma meilleure amie ?
- 44:32Voyez, l'intensité ne sera pas la même.
- 44:35Donc entre ce que je pense à 100 % et ce
- 44:37que je vais verbaliser, déjà on perd 30
- 44:40% de la notion. Donc la personne qui est
- 44:43de l'autre côté,
- 44:44vous lui parlez qu'à du coup vous perdez
- 44:4630 % donc vous lui perdez vous lui
- 44:48parlez qu'à 70 %. Elle va interpréter,
- 44:51elle va comprendre, bah déjà faut
- 44:53qu'elle entende. Elle va perdre encore
- 44:5510 % de l'information.
- 44:57Donc on fait beaucoup plus
- 44:58d'interprétation
- 45:00que des capacités de compréhension.
- 45:03Voilà. Donc c'est pour ça que la
- 45:05communication dans nos métiers est
- 45:06essentielle mais que c'est très
- 45:07compliqué puisque c'est que de
- 45:09l'intercommunication. SMS, mail, les
- 45:12groupes WhatsApp et cetera et cetera. Se
- 45:14trouver et se voir pour pouvoir
- 45:15échanger, bah c'est reste très complexe
- 45:18dans notre métier.
- 45:20Donc oui, la communication non verbale
- 45:22est un problème bien évidemment dans
- 45:24notre métier. Comment je vais m'adapter
- 45:27à l'autre ? Comment je vais me
- 45:28positionner ? Comment je vais rentrer en
- 45:30lien et en contact avec lui. Moi, si
- 45:32j'ai un conseil déjà à vous donner,
- 45:34c'est quand vous commencez à prendre en
- 45:37charge une personne telle qu'elle soit,
- 45:38même si la personne elle est
- 45:39communiquante, on sait qu'avec
- 45:40l'évolution, elle va perdre des
- 45:42capacités.
- 45:44instaurer le plus tôt possible de la
- 45:46communication nonverbale. Ça ne veut pas
- 45:49dire des pictogrammes dès le départ
- 45:50parce que ça peut un la choqué euh mais
- 45:54déjà le la gestuelle, le toucher, les
- 45:56sens. Voilà pour que déjà ce moyen de
- 45:59communication soit établi le plus tôt
- 46:01possible et quand elle va commencer à
- 46:03perdre des facultés,
- 46:05ces moyens de communication qui ont déjà
- 46:07été instaurés, bah ils vont prendre le
- 46:09dessus automatiquement. plutôt que se
- 46:11retrouver du jour en main avec quelqu'un
- 46:13où vous pouvez plus communiquer et se
- 46:14dire bah là je sais pas comment je vais
- 46:16faire. Voilà donc ces deux moyens de
- 46:18communication instauré là dès le départ
- 46:21verbal et nonverbal.
- 46:24Donc qu'est-ce que c'est que le verbal ?
- 46:25Bah oui, c'est tout ce qui est les mots
- 46:27et la syntaxe. On appelle le paraverbal,
- 46:31c'est l'addiction, le ton aussi de la
- 46:34voix, le rythme, le débit. Si quelqu'un
- 46:37parle très très vite, ça peut être
- 46:38quelqu'un qui est très stressé. Voilà.
- 46:41Mais n'oubliez pas aussi que les
- 46:42silences
- 46:44sont des moyens de communication. Une
- 46:46personne qui a des difficultés à
- 46:47communiquer, si vous parlez trop, vous
- 46:50parlez beaucoup trop, elle a pas le
- 46:52temps de s'exprimer. Voilà.
- 46:55Quand une personne n'arrive pas à
- 46:56communiquer, à parler par et qu'Ah vous
- 46:59avez des difficultés, par exemple, vous
- 47:00rentrez dans la chambre d'une personne,
- 47:01vous lui dites bonjour et peut-être
- 47:03qu'elle ne pourra pas vous répondre
- 47:05bonjour, mais elle va vous regarder.
- 47:07Elle va peut-être capter quelque chose,
- 47:09un silence et aussi un moyen de
- 47:10communication. Mais si on apprend pas à
- 47:12l'écouter ce silence,
- 47:15on ne travaille pas sur de la
- 47:16communication, sur le ressenti de
- 47:18l'autre.
- 47:19Et donc après tout ce qui va être non
- 47:21verbal, donc ça s'appelle la gestuelle,
- 47:24les mimiques, le regard bien sûr, la
- 47:26posture, le look va déterminer un moyen
- 47:29aussi de communication. Alors, je vous
- 47:30ai fait une petite marguerite justement
- 47:33sur tous les aspects de la communication
- 47:35non verbale, donc bien euh recentré.
- 47:38Donc on va parler bien sûr de la façon
- 47:40de se tenir hein. Le langage du corps
- 47:43parle beaucoup hein. L'apparence, les
- 47:47mouvements de la tête, tout ce qui va
- 47:49être aussi la main, hein. Comment on
- 47:51tient sa main ? Est-ce qu'elle est
- 47:52stressée, pas stressée ? Est-ce qu'on
- 47:53tient les deux mains ? Tous ces moyens
- 47:56de communication, bah c'est une analyse,
- 47:57c'est le corps qui va exprimer les
- 47:59choses. Le mouvement aussi des yeux,
- 48:02l'expression du visage, le contact
- 48:04corporel en fait partie. les sons, les
- 48:07rires, bah les gémissements pour
- 48:08certaines personnes, certains publics
- 48:10avec lequel vous allez travailler
- 48:11peuvent plus verbaliser, hein. Ils vont
- 48:13parler que par des gémissements. Alors
- 48:16vous, ça peut être agaçant mais pour eux
- 48:18c'est un moyen de communication
- 48:20et il va falloir traduire hein. Pour ça
- 48:22je dis souvent des petits Charlot
- 48:23Holmes. Que veut dire un certain
- 48:25gémissement ? Ça peut dire j'ai mal, ça
- 48:27peut dire j'ai soif, ça peut dire je
- 48:29vais bien, ça peut dire bonjour aussi.
- 48:31Voilà comment on l'interprète et comment
- 48:33on l'écoute surtout pour être capable
- 48:36après de pouvoir le comprendre.
- 48:39Voilà. Donc ça c'est vraiment essentiel.
- 48:41Communication verbale non verbale est en
- 48:44capacité de comprendre l'autre. Voilà.
- 48:47Après, il y a des choses qui peuvent se
- 48:48mettre en place com on parlait des
- 48:49pictogrammes et cetera tout à l'heure,
- 48:50ça en fait partie aussi hein dans notre
- 48:53métier.
- 48:54Donc le bon vocabulaire professionnel,
- 48:57ça c'est important aussi, on doit le
- 48:59voir apparaître bien sûr le jour de
- 49:00l'examen. Je vous conseille de le mettre
- 49:02en pratique bien sûr sur le terrain,
- 49:04mais je vous rappelle que vous avez
- 49:05aussi un DP à remplir pour le passage de
- 49:07votre examen sur c'est des choses qui
- 49:09doivent aussi apparaître.
- 49:11Donc respect et politesse. Donc bien sûr
- 49:13toujours dire bonjour, merci s'il vous
- 49:15plaît au revoir. Vous allez me dire
- 49:16c'est logique, c'est pas logique pour
- 49:18tout le monde.
- 49:20Utiliser bien sûr un ton courtois et
- 49:22chaleureux avec les bénéficiaires et les
- 49:24familles. On parle beaucoup de bien
- 49:26traitance. Alors vous, on vous demande
- 49:28bien sûr d'être bien traitant avec le
- 49:29bénéficiaire, mais le bénéficiaire doit
- 49:30aussi être bien traitant avec vous. Tout
- 49:32comme ça de famille hein, on fonctionne
- 49:34et on travaille ensemble.
- 49:36Une communication bien sûr claire. Donc
- 49:39parler lentement et distinctement
- 49:42être en capacité de capter l'attention
- 49:44de l'autre. Si vous savez que la
- 49:46personne a des troubles cognitif,
- 49:47qu'elle a des problèmes auditives et que
- 49:50par exemple elle est dans la devant sa
- 49:51télé, elle regarde sa série, que vous
- 49:53vous lui parlez, vous êtes dans la
- 49:54cuisine, vous avez tout loupé. Là, vous
- 49:57captez pas son attention. Par contre, se
- 49:59mettre à sa hauteur, par exemple, mettre
- 50:02la main, pourquoi pas sur la personne,
- 50:04capter son regard et pouvoir lui parler
- 50:07distinctement.
- 50:08Là, on capte son attention.
- 50:12Reformuler aussi pour vérifier la
- 50:14compréhension. La reformulation est
- 50:16essentielle.
- 50:18Éviter bien sûr le jorgon familier ou
- 50:21les termes trop techniques. On s'adapte
- 50:23à la personne. Évitez bien sûr les
- 50:25jugements. Préférez je comprends que
- 50:28vous soyez fatigué plutôt que c'est pas
- 50:30grave. Voyez beaucoup trop de personnes,
- 50:33moi je laisse très souvent autour de moi
- 50:34où la personne va vous dire qu'est-ce
- 50:36que je suis fatiguée. Bon bah c'est pas
- 50:37grave. Demain, ça ira mieux.
- 50:40Prendre en considération bah le ressenti
- 50:42émotionnel de l'autre. Voilà, on
- 50:44comprend que la personne elle soit pas
- 50:45fatigué. Bah, on va voir comment on va
- 50:47pouvoir l'adapter notre posture et
- 50:49comment on peut l'accompagner
- 50:50différemment.
- 50:52Donc, valoriser bien sûr les ressentis
- 50:54de la personne accompagnée.
- 50:57En terme professionnel, donc spécifique.
- 51:00Ça c'est du terme que des fois on a du
- 51:02mal à comprendre et que vous avez
- 51:03tendance des fois à confondre. On dit
- 51:07bénéficiaire plutôt que patient. Le
- 51:09terme patient est associé à un terme
- 51:10médical. Vous la limite de votre
- 51:13intervention s'arrête justement au
- 51:14médical. Donc on prend en charge des
- 51:17patients, pardon, on prend en charge des
- 51:19bénéficiaires et on prend pas en charge
- 51:20des patients.
- 51:22Si on travaille dans un établissement,
- 51:23on va prendre en charge des résidents.
- 51:26Voilà. Après, quand on est soignant à SH
- 51:29et cetera, on va prendre considération
- 51:31le mot patient. Vous le terme à
- 51:33utiliser, c'est bénéficiaire.
- 51:36On va utiliser plus ce terme
- 51:38accompagnement et non pas aider. Aider
- 51:40est un terme aussi familier.
- 51:43L'accompagnement est une posture
- 51:44professionnelle.
- 51:47On va parler aussi des soins d'hygiène
- 51:48ou d'aide à la toilette, mais pas du
- 51:51terme bien sûr toilette.
- 51:54Pareil pour adultes, je précise, on va
- 51:57parler d'activité de stimulation ou
- 51:59activité tout court. Je est un terme
- 52:02associé à l'enfance. Donc pour le CCP3,
- 52:06vous avez des actions à mener auprès des
- 52:08enfants. Donc là, vous pouvez dire je
- 52:09fais un jeu avec le petit Bastien par
- 52:11exemple. Voilà. Par contre, on va pas
- 52:13faire un jeu avec madame M qui a 90 ans.
- 52:17Voilà, on va faire une activité ludique,
- 52:19une activité de stimulation.
- 52:21Voyez, les termes et les mots prend tout
- 52:23leur sens dans la posture
- 52:24professionnelle.
- 52:26Donc, employer des phrases neutres et
- 52:28objectifs. Par exemple, madame Dupont a
- 52:30pris son repas complet à 12h15. Elle a
- 52:33exprimé sa satisfaction. Voilà, elle a
- 52:36bien mangé. Les choses sont claires.
- 52:38On respecte bien sûr la confidentialité
- 52:41et la discrétion. Pas on ne divulque pas
- 52:44bien sûr des informations personnelles
- 52:46et on parle uniquement des faits et on
- 52:49accuse personne. On garde un devoir de
- 52:51neutralité.
- 52:53Est-ce que c'est bon pour vous tout ça
- 52:54ou est-ce que vous avez des questions ?
- 53:02Hein ? C'est bon pour tout le monde ?
- 53:04Oui, c'est bon pour moi.
- 53:05Parfait.
- 53:07Donc quelques questions mais vous allez
- 53:10vite comprendre le mécanisme.
- 53:12Donc quelle est la première chose que
- 53:13fait la DVF en arrivant au domicile d'un
- 53:15bénéficiaire ? Bien sûr, on frappe ou on
- 53:18sonne même si on a la clé, je le
- 53:21précise.
- 53:23Rappelez-vous le petit monsieur dont je
- 53:24vous évoquais tout sa situation. Du fait
- 53:27que tout le monde avait les clés de chez
- 53:28lui, bah les gens partaient du principe
- 53:30que comme il peut pas se lever, ça sert
- 53:32à rien de sonner
- 53:34ou de frapper. Non, même si on a les
- 53:36clés, on frappe ou on sonne, on n'est
- 53:39pas chez nous. Selon l'agence avec
- 53:41lequel on travaille, il y a des badges,
- 53:43d'autres n'en ont pas, peu importe. On
- 53:47bien sûr précise notre présence, on se
- 53:49met en tenue, on se lave les mains et on
- 53:51pense à lire le K des. Voilà. D'autant
- 53:55plus le jour de l'examen où il peut y
- 53:58avoir des informations mis dans lequel
- 53:59il les ont pour le déroulement de votre
- 54:01intervention. Voilà. Donc ayez ce
- 54:04mécanisme là de toujours lire ces
- 54:06informations là. Donc quelle est la
- 54:09tenue et le matériel adéquate le plus
- 54:10adapté ? Bien sûr une blouse,
- 54:13chaussures, gant, tablier si besoin,
- 54:15masque. Ce n'est pas une obligation pour
- 54:17l'entreprise avec lequelle vous
- 54:19travaillez de vous fournir ces
- 54:20informations là. Voilà. Donc soit ils
- 54:22vous les fournissent s'ils ne le font
- 54:24pas et que vous en avez besoin, bah ça
- 54:25sera à vous de le mettre en place.
- 54:28Quel langage ou vocabulaire doit avoir
- 54:30donc la DVF ? La DVF doit utiliser donc
- 54:32le vousvo et le demander bien sûr en
- 54:35retour. Après un bénéficiaire peut bien
- 54:37sûr vous tutoyer. Si vous êtes en
- 54:39accord, il le fera. Par contre vous, on
- 54:41garde une posture professionnelle.
- 54:43être bien sûr toujours correct dans son
- 54:46langage, ne pas être brutal, grossier
- 54:49bien sûr avec la personne, ne pas crier
- 54:51car certaines personnes peuvent être
- 54:53sensibles ou ont du mal à comprendre.
- 54:55Alors c'est vra que des fois quand on a
- 54:56une voix qui est assez rque euh des fois
- 54:59on a l'impression qu'on crie ou qu'on
- 55:00parle fort mais c'est aussi l'intonation
- 55:02de notre voix mais dire que certaines
- 55:04personnes en fonction de la fragilité,
- 55:05la difficulté, le handicap qu'il peut
- 55:07avoir, bah cette voix d'intonation
- 55:10peut être pris comme une agression.
- 55:12Voilà. Alors quand nous dans notre
- 55:13pensée, ce n'est pas du tout le cas.
- 55:15Voilà, vous voyez comprendre le ressenti
- 55:17de l'autre et essayer bah des fois de
- 55:19réadapter un peu l'intonation de nos
- 55:20voix.
- 55:22Donc quelle posture doit adopter la DVF
- 55:25par rapport à la personne ? Bien sûr,
- 55:27savoir les limites. On en parlera
- 55:29beaucoup de vos limites d'intervention
- 55:31et ça c'est important que vous le
- 55:32sachiez. Forcément le jour de votre
- 55:34examen, on essaiera de vous tendre et
- 55:37vous donner des pièges. Voilà. Et c'est
- 55:40important de savoir ce que je peux
- 55:41faire, ce que je dois faire, ce que je
- 55:43vais être incapacité de faire. Et là,
- 55:44non, c'est hors cadre, ce n'est pas à
- 55:46moi de le faire. Voilà, une fois de
- 55:48plus, c'est la façon dont on va avancer
- 55:49les choses et puis être en capacité de
- 55:51dire "Bah non, je suis pas habilité à le
- 55:52faire." Donc, on en parlera, on fera
- 55:54différents lives et je souvent des
- 55:56notions sur les limites d'intervention.
- 55:59Donc des fois, il faut aussi recadrer
- 56:00les choses. Le bénéficiaire, il signe un
- 56:02contrat et il pense que vous allez
- 56:03pouvoir tout faire, les peintures, le
- 56:05déménagement de son appartement. Non.
- 56:08Voilà, on est là pour accompagner les
- 56:09gestes du quotidien et non pas on n'est
- 56:12pas déménageur, on n'est pas là pour
- 56:14s'occuper de tout le nettoyage des
- 56:15fenêtres et des vitres. Il y a une
- 56:16limite d'intervention qu'on doit
- 56:18respecter. On n'est pas là pour donner
- 56:19les médicaments. On n'est pas là pour
- 56:21faire des toilettes non plus. Voyez,
- 56:23tout est délimité. Mais des fois, il
- 56:24faut rappeler aussi certaines
- 56:25informations.
- 56:28Donc, quelle est la bonne manière de
- 56:29communiquer ? Bah, on reste à l'écoute
- 56:31et dans notre métier, on parle d'écoute
- 56:33active. Voilà. Parce que tout le monde
- 56:35est capable d'écouter mais tout le monde
- 56:37n'est pas capable d'écouter pour
- 56:39comprendre.
- 56:40Excusez-moi.
- 56:41Oui,
- 56:41je peux
- 56:42bien sûr Cathy.
- 56:44Euh on n'est pas censé faire les
- 56:45toilettes du tout, on est juste censé
- 56:47aider à la toilette.
- 56:49Votre rôle c'est l'accompagnement dans
- 56:51les gestes de la vie quotidienne. C'est
- 56:52le terme du vocabulaire.
- 56:54Dans votre convention et dans le droit
- 56:56du travail en tant qu'assistante de vie,
- 56:58vous êtes là pour accompagner à faire
- 57:00les gestes du quotidien. Donc les soins
- 57:02d'hygiène.
- 57:03Oui.
- 57:04Voilà, ça c'est le cadre du travail.
- 57:06Donc on parle nous d'aide à la toilette.
- 57:08OK.
- 57:09Par contre, je sais très bien que dans
- 57:10le terrain et dans la réalité du métier,
- 57:12on vous demande des toilettes des fois
- 57:14plus complexes qui pourraient être
- 57:15habilité à des soignants par manque de
- 57:17personnel.
- 57:18D'accord. OK.
- 57:19Voilà. Par contre, si c'est médicalisé
- 57:22sous ordonnance, il faut la refuser
- 57:24systématiquement.
- 57:25D'accord. OK.
- 57:26Voilà. parce que il peut y avoir des
- 57:28escars parce queil peut la personne peut
- 57:29être sous perfusion, elle peut être
- 57:30sondé
- 57:32voilà donc là vous êtes en droit de le
- 57:34dire il y a une ordonnance
- 57:37c'est un acte médical je fais pas voilà
- 57:40maintenant aujourd'hui on est toujours
- 57:41un peu bordeur
- 57:42voilà il y a ce qu'on peut faire et ce
- 57:44qu'on fait
- 57:45ce qu'il faut que tu saches Cathy c'est
- 57:46toi ton terme c'est aide à la toilette
- 57:48oui
- 57:49dans tes propos dans le DP le jour de
- 57:52l'examen c'est aide à la toilette
- 57:54après dans la réalité Bah quand une
- 57:57personne elle est souillée et qu'il faut
- 57:58euh bah il faut la changer, bah il faut
- 57:59la changer.
- 58:00C'est ça. C'est ça.
- 58:01Voilà.
- 58:03Euh pas de souci Jessica. Oui. Vas-y
- 58:05Cathy.
- 58:05Quelque part est-ce que c'est pas aussi
- 58:07se protéger de de d'être capable de dire
- 58:10bah là vraiment je peux pas intervenir
- 58:11en cas de sonde par exemple.
- 58:13Pas faire de bêtises.
- 58:15Ah bien sûr on a c'est pour ça que c'est
- 58:17important de connaître ces limites
- 58:19d'intervention et les rappeler ces
- 58:21limites d'intervention. Voilà justement
- 58:23pour te protéger. Tu imagines, tu fais
- 58:25une toilette complète à quelqu'un qui
- 58:26est sondé, qui a des escars, tu es pas
- 58:29formé pour. Tu peux savoir, on peut
- 58:31t'avoir montré, il y a plein de choses,
- 58:32hein. Mais tu n'es pas diplômé pour.
- 58:34S'il y a une problématique, qui va
- 58:36porter cette responsabilité ?
- 58:37C'est ça.
- 58:38Quand tout va bien, tout va toujours
- 58:40bien mais quand il y a une
- 58:41problématique, chacun se renvoie la
- 58:43balle.
- 58:43H tout à fait.
- 58:45Donc c'est important de connaître ces
- 58:46limites d'intervention. Donc là, oui,
- 58:47une personne qui est sondée, une
- 58:48personne qui a des escars, il y a une
- 58:50toilette qui a été programmée avec un
- 58:52certificat médical, une ordonnance,
- 58:54c'est du ressort du cadre médical.
- 58:56D'accord. OK.
- 58:57Voilà. Il y a même pas à discuter
- 58:58là-dessus.
- 58:59D'accord.
- 59:00Quand après on intervient et que on doit
- 59:02faire qu'une aide à la toilette et que
- 59:03c'est un peu plus qu'une aide à la
- 59:04toilette en réalité parce que la
- 59:06personne a une difficulté quelconque,
- 59:09tu vois, on est bordeur. Par contre, toi
- 59:10dans tes termes, ça restera l'aide à la
- 59:12toilette.
- 59:13OK, merci. de rien. Euh tout. Ben du
- 59:17coup, je sais plus où j'en suis. Donc
- 59:19voilà, être à l'écoute. Donc écoute
- 59:22active toujours pour comprendre.
- 59:24Rappelez-vous ce que je vous disais tout
- 59:25à l'heure. Entre ce que je pense à 100 %
- 59:27et ce que je verbalise, il y a que déjà
- 59:2930 % de perdu. Donc si en plus on écoute
- 59:32juste pour écouter mais pas écouter pour
- 59:34comprendre, on va faire que de
- 59:35l'interprétation et moins de
- 59:37compréhension. Voilà. Donc on n'est pas
- 59:39là pour interrompre, on pense à la
- 59:41reformulation
- 59:43parce que les choses peuvent être
- 59:44comprises et puis finalement et ben
- 59:45elles ont pas été comprises de la même
- 59:47manière de point A et du point B. Voilà.
- 59:50N'oubliez pas aussi que les silences
- 59:52sont des moyens de communication
- 59:54essentiel.
- 59:56Donc que devrait faire la DVF à la fin
- 59:58de son intervention ? Bah on évalue ce
- 1:00:00qui a pu être fait, ce qui n'a pas pu
- 1:00:02être fait aussi. On prévient toujours le
- 1:00:05bénéficiaire de notre départ très
- 1:00:07souvent, je le constate, c'est que bah
- 1:00:09madame est devant la télé ou bah on part
- 1:00:13dire au revoir déjà la base. Euh s'il y
- 1:00:16a besoin de sortir les poubelles, on les
- 1:00:17sort aussi. On pense à faire les
- 1:00:19transmissions et on prévient bien sûr de
- 1:00:21notre départ. Alors oui, si madame ou
- 1:00:23monsieur se repose, on va pas aller le
- 1:00:25réveiller en disant "Eh oh, je m'en
- 1:00:26vais." Non, on va mettre peut-être un
- 1:00:28petit mot sur la table s'il peut lire en
- 1:00:30fonction de ses capacités, hein, mais on
- 1:00:32prévient quand même de notre départ.
- 1:00:34Mais pensez à noter les informations
- 1:00:37dans lequel ilon. Quelque chose qui nous
- 1:00:40qui nous a je sais pas semblé différente
- 1:00:42d'habitude.
- 1:00:44Et on leur pose toujours la question
- 1:00:46s'ils ont besoin de quelque chose avant
- 1:00:47de partir.
- 1:00:48Voilà. Qu'est-ce qu'on va mettre à côté
- 1:00:49d'eux ? C'est ça. Bien sûr. Est-ce
- 1:00:51que je leur pose toujours si les
- 1:00:53médicaments sont bien pris ? a tout
- 1:00:55voilà
- 1:00:55que tu vas faire voilà c'estàd on mettre
- 1:00:57un verre d'eau, peut-être la
- 1:00:58télécommande, le téléphone voilà poiteré
- 1:01:01qui se déplace qui est trop de chute et
- 1:01:03cetera.
- 1:01:03Ça fait les mouchoirs ou quoi ?
- 1:01:05Les mouchoirs, redresser la personne
- 1:01:06s'il faut, la changer de position s'il
- 1:01:09faut, si elle veut se réallonger et
- 1:01:11cetera. Voilà. Mais
- 1:01:12faire attention déjà quand on parle
- 1:01:15qu'elles soit en sécurité, penser à
- 1:01:17faire les transmissions, ça c'est
- 1:01:19vraiment essentiel.
- 1:01:22Mais j'allais dire aussi s'il y a
- 1:01:24quelque chose parce que ça je le vois
- 1:01:25très souvent. Par exemple, vous venez
- 1:01:26pour le repas, quand vous quittez la
- 1:01:28personne pour le repas, dit "Ben, je
- 1:01:29vais me faire une petite sieste parce
- 1:01:30que je suis fatiguée et OK, voilà."
- 1:01:33Donc, on va la rallonger vous. Votre
- 1:01:36posture professionnelle, c'est de se
- 1:01:37dire "Bah, je vais éviter de la
- 1:01:39rallonger complètement sur le dos."
- 1:01:42Donc on va lui proposer, on va lui dire
- 1:01:43"Bah je vais vous rallonger, on va vous
- 1:01:45mettre un peu demi-assis pour que vous
- 1:01:46puissiez digérer correctement et vous
- 1:01:48reposer en même temps." Si la personne
- 1:01:50elle vous dit "Ah ben non, moi c'est
- 1:01:51complètement sur le dos parce que sinon
- 1:01:52je dors pas, j'arrive pas à dormir et
- 1:01:54cetera." Dans les transmissions, pensez
- 1:01:57à le préciser, c'estàdire en partant,
- 1:01:59j'ai remis à la demande de monsieur ou
- 1:02:01de madame sur le dos. Imaginez-vous,
- 1:02:03elle fait une fausse route, hein. On
- 1:02:05pense trop souvent que la fausse route,
- 1:02:07c'est à la dernière fourchette,
- 1:02:10pas uniquement. On a ce qu'on appelle
- 1:02:12des fausses routes tardives. C'est 1
- 1:02:14heure après la dernière fourchette. Donc
- 1:02:17si on a mis la personne demi-assis et
- 1:02:19ouais, si on l'a mis demi-assis
- 1:02:20et qu'elle peut avoir le réflexe, elle
- 1:02:22va avoir les réflexes. Par contre, une
- 1:02:24personne qui a pas trop de réflexe, qui
- 1:02:26est complètement sur le dos, bah c'est
- 1:02:28une fausse route assurée.
- 1:02:31Voilà. Donc vous voyez, on est là pour
- 1:02:33faire des recommandations. On va pas lui
- 1:02:34imposer "Ah non, mais moi je pars hein,
- 1:02:36c'est forcément demi-assis." Non, elle
- 1:02:38est chez elle, elle fait ce qu'elle
- 1:02:39veut. Voilà. Par contre, on va la
- 1:02:41recommander. Si elle n'entend pas, si
- 1:02:44elle insiste, on va faire une
- 1:02:45traçabilité toujours dans l'objectif de
- 1:02:47se de se couvrir.
- 1:02:49Voilà. Et pensez aussi dans lequel
- 1:02:52liaison, on ne doit pas voir les ras,
- 1:02:55rien à signaler. Il y a toujours quelque
- 1:02:56chose à signaler. Voilà. Une fois de
- 1:02:59plus, la personne pour x raison, elle
- 1:03:01décède.
- 1:03:02Les premières choses qui vont être
- 1:03:04regardées ara forcément une enquête,
- 1:03:06c'est le cas liaison. Aujourd'hui, le
- 1:03:08cas liaison est un document juridique.
- 1:03:12Voilà. Donc, il y a une obligation qui
- 1:03:13soit remplie.
- 1:03:15Est-ce que sur ces points-là, vous avez
- 1:03:16des questions ou est-ce que tout est bon
- 1:03:18pour vous ?
- 1:03:19Même si même si décès de de vieillesse,
- 1:03:21il va regarder le cahier de liaison. Bah
- 1:03:23qui te prouve qu'elle est décédé de vie
- 1:03:25?
- 1:03:26Ouais, c'est vrai. Mais c'est Non, mais
- 1:03:28c'est une question bête.
- 1:03:32Il y a pas de question bête mais si tu
- 1:03:34veux en fonction du de l'histoire de
- 1:03:35vie, en fonction du parcours, en
- 1:03:36fonction d'où elle va te retrouver euh
- 1:03:39bah des fois la famille elle peut se
- 1:03:40dire "Ah bah non, non, elle est pas
- 1:03:41décédée naturellement." C'est à cause
- 1:03:42d'Angélique. H mais vous savez le fameux
- 1:03:45monsieur là que je vous parlais qui va
- 1:03:47être enfant de vie et tout. Moi
- 1:03:48plusieurs fois je me dit enfin un truc
- 1:03:51tout bête, on arrive que la personne
- 1:03:53elle est décédée. Je sais même pas si je
- 1:03:55dois appeler les pompiers appeler ma
- 1:03:58response. Je serai même pas ce qu'il
- 1:04:00faut faire en fait.
- 1:04:02Alors là c'est les toutes ces
- 1:04:03situations, il y a des protocoles qui
- 1:04:05sont propres à chaque agence.
- 1:04:08Ah bon ?
- 1:04:08D'accord.
- 1:04:09Donc je connais pas ton je connais pas
- 1:04:10ton agence. Par contre, tu arrives chez
- 1:04:12quelqu'un est décédé, tuappelles ton
- 1:04:14entreprise. D'accord.
- 1:04:15Ah mais j'appelle peut-être d'abord les
- 1:04:17pompiers. Non,
- 1:04:18bah les décédés,
- 1:04:19c'est entreprise. Je suis pas sûr.
- 1:04:21Ah, si tu es pas sûr, bah là, il faut
- 1:04:22que tu aes ton premier secours pour
- 1:04:23vérifier l'état de santé. Si
- 1:04:25effectivement la personne fait un
- 1:04:26malaise et per connaissance ou quoi que
- 1:04:27ce soit ou il faut faire un massage
- 1:04:28cardiaque, là il faut que tu puisses le
- 1:04:30faire. Tu es formé pour, tu as les
- 1:04:31premiers secours.
- 1:04:32Voilà.
- 1:04:33Et bien sûr, tuappelles le Samu. Là, pas
- 1:04:35les pompiers, tuappelles le Samu. Voilà.
- 1:04:36Mais je sais que quand quelqu'un est
- 1:04:38décédé, il faut surtout pas le toucher.
- 1:04:39Moi, je sais, ma mère, je l'ai retrouvé
- 1:04:41décédée.
- 1:04:42Il faut que tu puisses vérifier si elle
- 1:04:44est décédée ou pas.
- 1:04:45Bah oui, c'est ça. C'est Ils m'ont dit
- 1:04:46qu'il fallait pas que je la touche. J'ai
- 1:04:48dit "Comment voulez et je dis comment
- 1:04:50voulez-vous que ça ?" Bon, je l'avais vu
- 1:04:51qu'elle était décédée parce qu'il y
- 1:04:53avait des mouches. Mais euh sans ça, en
- 1:04:56même temps, j'avais envie de dire "Mais
- 1:04:57comment voulez-vous que je sache qu'elle
- 1:04:59est décédée si on a pas le droit de la
- 1:05:00toucher ?"
- 1:05:00Qui voulait dire pas déplacer ?
- 1:05:02Ah d'accord.
- 1:05:03Pas déplacé. Par contre, tu vas te
- 1:05:05rapprocher du corps de la personne, tu
- 1:05:07vas vérifier si elle respire ou pas.
- 1:05:09Voilà.
- 1:05:09Si elle ventile ou pas, tu fais massage
- 1:05:11cardiaque ou pas. Ça, tout ça, tu dois
- 1:05:12l'apprendre dans les premiers secours
- 1:05:14pour savoir effectivement ce que tu dois
- 1:05:15faire.
- 1:05:16Si tu arrives et que la personne est
- 1:05:17sans vie, que tu constates qu'elle est
- 1:05:18décédée, tu appelles ton agence, c'est
- 1:05:20elle qui va débloquer, on va dire, tous
- 1:05:22les protocoles internes. Voilà.
- 1:05:24D'accord.
- 1:05:25Maintenant, la personne elle fait un
- 1:05:26malaise, elle a bah il faut pratiquer
- 1:05:28les premiers secours. Bah, il faut que
- 1:05:30tu les fasses et tuappelles le Samuel.
- 1:05:31et l'entreprise sera après. La plus
- 1:05:34d'urgence, c'est la santé vitale,
- 1:05:35l'urgence vitale de la personne. Ouais.
- 1:05:36Ouais. OK. Parce que je me suis déjà
- 1:05:38posé la question et je me suis mais que
- 1:05:40voilà, tu fais le massage cardiaque,
- 1:05:41s'il faut faire un massage cardiaque, là
- 1:05:42la personne, on sait que son engagement
- 1:05:44vital est engagé, c'est l'urgence et
- 1:05:47tuappelles le SAMU.
- 1:05:48Voilà. Et l'entreprise dans un deuxième
- 1:05:50temps, mais principal.
- 1:05:53Voilà, voyez
- 1:05:54tous ces gestions là. Après, il y a des
- 1:05:55protocoles qui sont propres, individuels
- 1:05:57à chaque agence.
- 1:05:59D'accord. Ça veut pas.
- 1:06:01Et ben, on va faire un petit étude de
- 1:06:03cas, voir où vous en êtes dans tout ça.
- 1:06:06De toute façon, vous allez faire les
- 1:06:07premiers secours, c'est une obligation
- 1:06:08he que vous les ayez pour passer votre
- 1:06:10titre d'ADV.
- 1:06:12Alors, je vous raconte une petite
- 1:06:13histoire comme on le fait à chaque fois
- 1:06:15et puis je vais vous laisser quelques
- 1:06:16petites minutes pour y réfléchir et puis
- 1:06:18vous allez me dire comment vous gérez la
- 1:06:19situation. Voilà.
- 1:06:21Donc, le contexte.
- 1:06:23Lucy, 45 ans, travaille donc comme
- 1:06:26assistante de vie auprès de monsieur
- 1:06:27Bernard, 7-8 ans, atteint de la maladie
- 1:06:30d'Alzheimer, donc à un stade modéré.
- 1:06:33Il vit chez sa fille Sophie qui
- 1:06:35travaille à temps plein. Lucci
- 1:06:38intervient chaque matin donc pour
- 1:06:40l'aider au lever, l'aide à la toilette,
- 1:06:42le petit-déjeuner et un petit peu
- 1:06:44d'animation, donc lecture, activité
- 1:06:46simples, promenade dans le jardin et
- 1:06:48cetera.
- 1:06:49Monsieur Bernard a parfois des troubles
- 1:06:51de l'humeur. Il peut venir méfiant voix
- 1:06:54agressif verbalement.
- 1:06:56Il est il oublie souvent qui est Lucy et
- 1:07:00pourquoi elle est là. Il pense parfois
- 1:07:02qu'elle est encore au travail ou que
- 1:07:04c'est sa femme décédée donc depuis 10
- 1:07:07ans.
- 1:07:08Sa fille Sophie est très stressée. Elle
- 1:07:11culpabilise ne pas pouvoir rester auprès
- 1:07:13de son père et donne beaucoup
- 1:07:14d'instructions à Lucy. Souvent au
- 1:07:16dernier moment.
- 1:07:19le déroulement de la situation. Un
- 1:07:21matin, Lucy arrive comme prévu à 8h.
- 1:07:24Monsieur Bernard refuse qu'elle entre
- 1:07:26dans sa chambre, l'accuse d'avoir volé
- 1:07:29ses affaires. Sophie, en partant
- 1:07:32rapidement au travail, lui dit : "Faites
- 1:07:34ce que vous pouvez, mais je veux qu'il
- 1:07:36soit lavé et habillé avant 9h car j'ai
- 1:07:38une visioconférence."
- 1:07:41Donc je vous laisse ma petite mise en
- 1:07:43situation devant vous, quelques petites
- 1:07:45minutes de réflexion et on va voir
- 1:07:47comment vous gérez cette situation. Donc
- 1:07:49on va dire que Lucy, bah c'est vous hein
- 1:07:51qui intervenez. Donc la fille vous met
- 1:07:53un petit peu la pression en disant "Vous
- 1:07:55vous débrouillez mais je veux que mon
- 1:07:56père soit levé habillé avant 9h parce
- 1:07:59que moi je commence à travailler. Je
- 1:08:01serai en visoconférence, je veux pas
- 1:08:02l'entendre, je veux pas qu'il soit
- 1:08:04désagréable ou quoi que ce soit. Je veux
- 1:08:05qu'il soit impeccable.
- 1:08:08Allez, je vous laisse quelques petites
- 1:08:09minutes de réflexion. Situation probable
- 1:08:11bien sûr, des choses qui peuvent
- 1:08:13arriver.
- 1:08:36Euh, excusez-moi madame. Du coup,
- 1:08:37qu'est-ce qu'on doit trouver vraiment là
- 1:08:39? J'ai pas bien compris. Bah disons que
- 1:08:41Lucy c'est toi, tu te mets à la place de
- 1:08:44Lucy et tu me tu essayes de réfléchir
- 1:08:46comment tu vas gérer cette situation là.
- 1:08:48Comment tu vas gérer donc ce monsieur
- 1:08:50parce que tu as une intervention auprès
- 1:08:52de lui donc tu dois l'aider à se lever.
- 1:08:53tu as une aide à la toilette, il doit
- 1:08:55prendre son petit- déjeuner.
- 1:08:57Pas de chance, quand tu arrives, voilà,
- 1:08:59il est dans le refus, il t'accuse euh de
- 1:09:01vol
- 1:09:03et sa fille rajoute une couche en
- 1:09:05supplément en te disant "Bah, en plus
- 1:09:07euh moi à 9h, il faut que tout soit
- 1:09:10prêt." Voilà.
- 1:09:12Voilà. Donc tu réfléchis un petit peu
- 1:09:14voilà comment tu gérerais cette
- 1:09:15situation là tout simplement. D'accord.
- 1:09:18OK.
- 1:10:11Oui, Bastien.
- 1:10:16Allô ? Allô Bastien, est-ce que tu
- 1:10:18m'entends ?
- 1:10:22Oui.
- 1:10:23Bonjour Asia.
- 1:10:24Bonjour.
- 1:10:26Alors, est-ce que tu as réfléchi à cette
- 1:10:28mise en situation Asia ?
- 1:10:31Euh non, pas encore.
- 1:10:34Je te laisse méditer dessus. Euh
- 1:10:37Bastien, est-ce que tu m'entends ? Tu
- 1:10:38remettes ton micro parce que du coup, je
- 1:10:39pas Ouais, parfait.
- 1:10:42Alors, comment tu gères toi cette
- 1:10:43situation ?
- 1:10:45Alors euh
- 1:10:47priorité euh j'essaierai de caler
- 1:10:49monsieur après je faire au maximum de ce
- 1:10:52que qui est possible de faire. Donc
- 1:10:56essayer de lever monsieur et euh
- 1:10:59et d'être conciliant au maximum parce
- 1:11:01que il va être réfracé à tout ce qu'on
- 1:11:04dit étant donné que
- 1:11:05bah surtout que là tu peux même pas
- 1:11:06rentrer dans sa chambre parce qu'il
- 1:11:07pense que tu lui as volé ses affaires.
- 1:11:11Faut essayer de discuter avec lui,
- 1:11:14négocier et essayer de de le faire
- 1:11:17changer la vie et puis faire ce que
- 1:11:20possible.
- 1:11:21Après euh
- 1:11:24les situations passager
- 1:11:27euh passé ce que je veux dire sur le
- 1:11:30coup maintenant j'ai pas encore de
- 1:11:33d'expérience suffisamment pour dire ce
- 1:11:35que je vais faire. Par contre, je sais
- 1:11:37que l'intervention finie. Et ben pour
- 1:11:41proposer à sa fille, il faudrait
- 1:11:43proposer à sa fille que qu' puisse aller
- 1:11:45à qui qu' une intervention qui l'amène à
- 1:11:48un hôpital de jour pour euh ou au
- 1:11:51minimum pour les les cas d'heimers parce
- 1:11:54que je sais que nous moi ma grand mon ma
- 1:11:56grand-mère mon grand-père a euer et euh
- 1:12:01ma grand ma grand-mère que j'entend
- 1:12:04Non non, vas-y continue Basti. ma
- 1:12:06grand-mère culpabilisait énormément de
- 1:12:08l'amener
- 1:12:09et en fait lui il était en demande parce
- 1:12:11que du coup il s'occupait de lui, il le
- 1:12:13maintenait c'est un peu cérébralement et
- 1:12:16je je pense que j'inciterai cette dame à
- 1:12:20à faire la procédure pour mettre ce son
- 1:12:23père au moins une partie du temps
- 1:12:25là-bas.
- 1:12:27Alors ça peut être une proposition
- 1:12:28effectivement hein pour décharger un
- 1:12:30petit peu émotionnellement, on va dire
- 1:12:31la fille qui a l'air de culpabiliser,
- 1:12:33qui a l'air quand même assez stressé
- 1:12:34entre son travail et son papa et cetera.
- 1:12:36Donc c'est quelque chose qu'on peut
- 1:12:37recommander. On peut pas imposer hein,
- 1:12:39mais on peut effectivement recommander.
- 1:12:41Après il faut qu'elle le veuille. On
- 1:12:42peut pas non plus une fois de plus lui
- 1:12:44imposer les choses. Et puis ça dépend
- 1:12:45des départements. Il y a des
- 1:12:46départements où il y a des listes
- 1:12:47d'attente
- 1:12:49énorme. Tu vois moi rien que sur moi sur
- 1:12:51Montpellier il il y a qu'un accueil de
- 1:12:53jour
- 1:12:55et c'est 3 ans d'attente. Donc des fois
- 1:12:58on est obligé de prendre les gens que le
- 1:12:59matin ou que l'après-midi. Alors c'est
- 1:13:00mieux que rien. C'est Je suis d'accord
- 1:13:02avec toi c'est toujours mieux que rien
- 1:13:03Bastien. Euh mais des fois en fonction
- 1:13:05aussi de l'agressivité de la personne,
- 1:13:06on peut pas toujours les prendre non
- 1:13:07plus hein. Il faut que ce reste des
- 1:13:09personnes qui soient, on va dire encore
- 1:13:11quand même un peu autonomes quand il y a
- 1:13:12une dépendance trop importante. Après,
- 1:13:14dans certains, je dis bien certains
- 1:13:15centres d'accueil, on ne peut plus les
- 1:13:17prendre parce que ce n'est pas adapté
- 1:13:19non plus à eux. Donc là, il faut voir ce
- 1:13:21qu'il est possible de faire en fonction
- 1:13:22du lieu du département et cetera et
- 1:13:23cetera. Mais du coup là, qu'est-ce que
- 1:13:25tu fais par rapport à ce monsieur ?
- 1:13:27Parce que bah sa fille, elle est très
- 1:13:28insistante. Le monsieur t'accuse de lui
- 1:13:31avoir volé ses affaires.
- 1:13:34Euh, comment tu gères ça ?
- 1:13:36Euh, j'essaierai de lui prouver par X et
- 1:13:38Y que je n'ai pas osé ses affaires en
- 1:13:41lui proposant de de le chercher avec
- 1:13:43elle et euh
- 1:13:47et de d'essayer de les trouver.
- 1:13:49Ouais.
- 1:13:50Après euh
- 1:13:53qu'il soit levé et euh
- 1:13:59habillé et tout ça, ben on l'aide au
- 1:14:01maximum. Mais euh il faut le la priorité
- 1:14:04là, c'est plutôt de regagner la un
- 1:14:08semblant de confiance avec la monsieur
- 1:14:09avant de faire quoi que ce soit. Donc
- 1:14:12euh essayer de le convaincre
- 1:14:16que c'est pas que c'est pas où et que
- 1:14:19c'est un farfadé qui l'a marqué.
- 1:14:22OK. Alors on va voir ce qu'on pense ton
- 1:14:24collègue Iliè. Est-ce que tu as eu le
- 1:14:26temps de réfléchir du coup à cette
- 1:14:28situation ?
- 1:14:30Euh ouais bah moi je
- 1:14:35euh je bah comme il a dit hein, c'est
- 1:14:39dit le préfé par X ou Y c'est pas moi.
- 1:14:42Je lui propose aussi de s'il peut se
- 1:14:44lever au cas où gen qu'on vienne
- 1:14:46chercher ensemble même appeler sa fille
- 1:14:48si c'est possible pour lui demander où
- 1:14:50est-ce que c'est et lui dire aussi qu'on
- 1:14:53a des choses à faire. Bah continue de
- 1:14:55faire mon travail qui doit se qui doit
- 1:14:57se laver euh que je dois le laver
- 1:14:59pardon. je dois changer et qu'il soit
- 1:15:01prêt pour pour 9h quoi.
- 1:15:04Ce qui est ce qui est important dans ce
- 1:15:05type de situation là, une fois de plus,
- 1:15:08moi je vais vous apprendre à analyser
- 1:15:10les situations. Voilà et c'est ça qui
- 1:15:12est essentiel que vous deviez faire.
- 1:15:15L'aide à la toilette, l'aide au lever,
- 1:15:16le petit-déjeuner, ça c'est des actes.
- 1:15:18Là, on est face à une personne 1 qui a
- 1:15:19Alzheimer, modérée
- 1:15:22et en plus vous accuse de vol, il est
- 1:15:24agressif, il est stressé. Sa fille en
- 1:15:26plus stressée parce qu'elle voit son
- 1:15:27père dans cet état-là. Vous pouvez pas
- 1:15:29rentrer dans sa chambre parce qu'il vous
- 1:15:30accuse de vol. Il y a quand même une
- 1:15:32atmosphère, on va dire anxiogène là à
- 1:15:34l'instant qui va faire que vous allez
- 1:15:36devoir forcément vous adapter et
- 1:15:38réorganiser votre temps d'intervention.
- 1:15:41Voilà, ça c'est une obligation.
- 1:15:44Euh oui, Raël.
- 1:15:48Moi, je sais pas si je dirais bien, mais
- 1:15:50je pense que j'attendrai un petit peu.
- 1:15:52J'essaierai de le calmer premièrment,
- 1:15:54d'appeler sa fille pour voir si elle
- 1:15:55elle peut le rassurer, mais d'attendre
- 1:15:57un peu et de préparer le petit déjeuner
- 1:15:59en attendant et d'y revenir après.
- 1:16:03Alors, je vais je vais reprendre un
- 1:16:04petit peu tes phrases. Je pense que la
- 1:16:06fille, il faut la laisser un peu
- 1:16:08tranquille parce que là déjà
- 1:16:09suffisamment stressée et en plus, elle
- 1:16:10vous met du stress à vous parce qu'elle
- 1:16:12vous demande de faire des choses
- 1:16:13rapidement dans un temps à parti. Donc
- 1:16:15si en plus on la sollicite, on la plant
- 1:16:17qu'elle est déjà stressé, le père est
- 1:16:18stressé, tout le monde est stressé,
- 1:16:20finalement il y a rien qui avance.
- 1:16:21Voilà, là on est face à une personne qui
- 1:16:23a un trouble effectivement alheimer face
- 1:16:25à une démence. Si on va dans
- 1:16:27l'opposition, si on essaie de lui dire
- 1:16:29ben non, c'est pas moi qui vous ai volé.
- 1:16:32Là, c'est deux personnes face- à face
- 1:16:33qui vont pas parler la même langue. Lui,
- 1:16:35il va continuer à être agressif parce
- 1:16:36qu'il va pas comprendre ce que vous
- 1:16:37dites. Et puis voyez, ça fait boule de
- 1:16:38neige, mais finalement on avance pas.
- 1:16:41Quand on est face à une crise
- 1:16:42d'agitation chez des personnes alzimers,
- 1:16:44le but c'est pas de faire du forcing ou
- 1:16:46leur faire comprendre les choses. Ils
- 1:16:47sont pas en capacité de comprendre, ils
- 1:16:49sont dans leur bulle à cette instanté
- 1:16:50là. Voilà. Soit on va détourner
- 1:16:52l'attention de la personne, soit
- 1:16:54effectivement pour apaiser comme tu le
- 1:16:56diras elle, on va passer à autre chose.
- 1:16:58Voilà. Là ce monsieur, il est dans le
- 1:17:00refus. Peut-être qu'il comprend pas ce
- 1:17:01que vous faites là, pourquoi vous êtes
- 1:17:03là. Il vous accuse en plus de vol. Donc
- 1:17:06il faut laisser redescendre la pression.
- 1:17:09On ne fait pas de forcing. Voilà, on va
- 1:17:12pourquoi pas essayer de lui trouver ses
- 1:17:14affaires ou d'autres affaires. On peut
- 1:17:15faire autre chose en attendant pour
- 1:17:18justement essayer de redescendre. Le but
- 1:17:20c'est pas de répondre impérativement à
- 1:17:22la demande de la fille en disant il faut
- 1:17:23que non, je vais faire ce que je peux en
- 1:17:26fonction de la situation. Voilà. Alors
- 1:17:28oui, monsieur bah je dois le lever mais
- 1:17:30s'il veut pas je vais pas le forcer.
- 1:17:33Oui, pour son hygiène c'est normal que
- 1:17:34je l'aide dans sa toette mais s'il veut
- 1:17:35pas le forcer non plus. Voilà, il doit
- 1:17:39manger, oui, mais s'il veut pas, bah je
- 1:17:41veux pas le forcer non plus. Voilà, on
- 1:17:43doit toujours s'adapter à l'instanté.
- 1:17:44Là, on est face à une crise d'agitation
- 1:17:47qui peut devenir violente pour lui et
- 1:17:49pour vous. Donc, vous avez beau lui dire
- 1:17:51tout ce que vous voulez en disant "C'est
- 1:17:52pas moi qui a volé ses affaires." Un, il
- 1:17:53est pas en capacité de comprendre et
- 1:17:55deux, il sera pas en capacité lui-même
- 1:17:57de gérer ses propres émotions. Donc oui,
- 1:17:59dans l'immédiat, on passe à autre chose.
- 1:18:02On fait autre chose qu'on doit faire
- 1:18:03dans la maison. et on reviendra sur le
- 1:18:05sujet de l'accompagnement de monsieur
- 1:18:07dans un autre temps. Mais en aucun cas,
- 1:18:09on va faire du forcing vis-à-vis de ça
- 1:18:11parce que ça peut créer des tensions et
- 1:18:13puis surtout vous arriverez à rien de
- 1:18:14constructif. Voilà donc les pistes de
- 1:18:16réflexion que vous devez avoir par
- 1:18:18rapport à cette situationlà. Donc quelle
- 1:18:20attitude Lucy peut-elle adopter face à
- 1:18:22l'agressivité verbale de monsieur ?
- 1:18:24Voilà une fois de plus
- 1:18:27personne qui est Alzheimer. Donc elle va
- 1:18:29exploer des mots dont des fois elle ne
- 1:18:30connaît même pas la signification.
- 1:18:33Pourquoi elle est agressive avec vous ?
- 1:18:34Parce qu'elle ne comprend pas ce que
- 1:18:36vous lui demandez. Et donc on est deux
- 1:18:38personnes face-à qui parlent pas la même
- 1:18:39langue. Donc ça sert à rien de créer une
- 1:18:40tension supplémentaire. Soit on détourne
- 1:18:43son ascension, soit on va lui trouver
- 1:18:45des moments ressources si on connaît
- 1:18:46bien monsieur. Il y a peut-être des
- 1:18:47choses qu'il aime faire, qui sait faire,
- 1:18:49qui peut apaiser ses angoisses. C'est la
- 1:18:51plus urgence à avoir, c'est apaiser les
- 1:18:53choses.
- 1:18:55Comment donc peut-elle rassurer monsieur
- 1:18:57Bernard sans le contredire frontalement
- 1:18:59? Ça sert à rien de lui dire, c'est pas
- 1:19:00vous.
- 1:19:02Et ça sert à rien de de lui dire si
- 1:19:04c'est moi, ça va être encore pire.
- 1:19:06Voilà, le but une fois de plus, c'est de
- 1:19:07détourner son attention, sa focalisation
- 1:19:10pour le détendre. Retirer ce taux
- 1:19:12d'anxiété qui est présent et très élevé.
- 1:19:15Apprenez à connaître son métier, sa
- 1:19:17passion, je sais pas le voyage qu'il a
- 1:19:20fait, ce qu'on appelle des moments
- 1:19:21ressources vis-à-vis de ce public là
- 1:19:23pour atténuer ses angoisseurs.
- 1:19:25Ouais. Regardez photo.
- 1:19:27Voilà.
- 1:19:28Voilà. 90 % des person Alzheimers
- 1:19:31souffrent d'anxiété. Voilà. Et là, on
- 1:19:33est face à une focalisation. Donc tout
- 1:19:35va être démlié et donc vous ne pourrez
- 1:19:37rien faire tant qu'on n pas apaisé cette
- 1:19:39angoisse là.
- 1:19:42Comment réagir face aux exigences de la
- 1:19:44fille tout en respectant le rythme de
- 1:19:46monsieur Bernard ? On peut comprendre
- 1:19:47que la fille soit angoissée, c'est son
- 1:19:49papa. Voilà. On peut comprendre qu'elle
- 1:19:52soit exigeante parce qu'elle commence à
- 1:19:53travailler. Ça c'est sa responsabilité.
- 1:19:56Par contre, vous en tant qu'ADVF, vous
- 1:19:58pouvez pas aller plus vite que le rythme
- 1:20:00de monsieur. Voilà. Donc, les exigences
- 1:20:02de la fille, on les met de côté et on
- 1:20:04lui explique que vous allez vous adapter
- 1:20:06au rythme de monsieur. Bien sûr, vous
- 1:20:09allez essayer de le stimuler, de
- 1:20:11l'encourager. Euh ça, ça va faire bien
- 1:20:13sûr partie de votre rôle. Par contre,
- 1:20:16vous pourrez pas lui imposer. Voilà.
- 1:20:18Donc, on va faire une traçabilité s'il y
- 1:20:19a des choses qui ne peuvent pas être
- 1:20:21faites, mais elle doit aussi entendre
- 1:20:22les choses que vous ne pourrez pas le
- 1:20:24forcer. vous êtes dans la bientraitance
- 1:20:27et donc vous devez respecter son rythme.
- 1:20:29Même s'il refuse de manger, même s'il
- 1:20:30refuse de se lever, on s'adapte au
- 1:20:32rythme de monsieur.
- 1:20:34Donc comment fixer un cadre clair
- 1:20:36professionnel tout en restant à l'écoute
- 1:20:38de l'entourage ? On prend les
- 1:20:40recommandations mais après c'est vous
- 1:20:42qui êtes professionnel avant tout et
- 1:20:43c'est vous qui devez vous adapter.
- 1:20:46Quelle stratégie peut-elle utiliser pour
- 1:20:48favoriser la coopération malgré la
- 1:20:50maladie ? Voilà, les objets euh donc les
- 1:20:53objets qu'on appelle ressources, un
- 1:20:54objet familier, des photos, un album,
- 1:20:57une musique, une chanson. Avec ce type
- 1:21:00de public là, Alzheimer, on doit
- 1:21:02apprendre à connaître des moments qui
- 1:21:04apaisent et surtout détourner son
- 1:21:06attention. Tant que le stress n'est pas
- 1:21:08retombé, on ne peut pas commencer notre
- 1:21:11action.
- 1:21:13Donc l'analyse de la situation, bah
- 1:21:15voilà, quelle attitude elle peut
- 1:21:16adopter. Ben, on reste calme et
- 1:21:18rassurante. On évite la confrontation.
- 1:21:20Vous allez pas lui dire "Bah non, c'est
- 1:21:21pas moi" ou "Oui, c'est moi." Dans sa
- 1:21:24tête, la notion de vol, c'est quand on
- 1:21:27rentre dans son intimité. Donc c'est pas
- 1:21:28contre vous, c'est surtout ce que vous
- 1:21:30représentez. Le but, c'est pas d'être
- 1:21:33dans le déni ou de lui mentir, c'est de
- 1:21:35détourner un peu sa focalisation pour
- 1:21:37apaiser le stress qui est mis là.
- 1:21:40L'agressivité donc vient de la maladie
- 1:21:42et pas de la personne en soi. Voilà.
- 1:21:45Donc, on adopte un ton qui va être doux.
- 1:21:47une posture donc non menaçante. On reste
- 1:21:49bien sûr distant s'il le faut puisque la
- 1:21:51personne peut devenir agressive. Voilà.
- 1:21:54Bonjour monsieur Bernard, je suis venue
- 1:21:55vous dire bonjour. Si vous préférez
- 1:21:57qu'on en parle plus tard, je reviens
- 1:21:58dans 5 minutes et vous acquier à vos
- 1:22:00occupations. Vous avez peut-être autre
- 1:22:02chose à faire dans le domicile. Ranger
- 1:22:04certaines choses, entretenir une
- 1:22:06certaine pièce. On va pas se focaliser
- 1:22:08sur son angoisse. Voilà, il faut apaiser
- 1:22:11la situation.
- 1:22:14Ne cherchez pas donc à corriger ou à
- 1:22:16confronter la réalité. Voilà, s'il vous
- 1:22:18parle de sa femme qui est pour lui
- 1:22:20encore vivante, ne lui dites pas qu'elle
- 1:22:22est décédée. Voilà, une personne qui
- 1:22:24Alzheimer peut revivre une émotion et
- 1:22:26faire un transfert émotionnel.
- 1:22:28Par contre, vous allez pas lui dire
- 1:22:29"Oui, c'est moi, votre femme" ou "Non,
- 1:22:31c'est pas moi, votre femme." On va
- 1:22:32toujours détourner son attention. Quand
- 1:22:35une personne Alzheimer parle de
- 1:22:36quelqu'un qui est décédé, c'est que
- 1:22:38cette personne-là a envie
- 1:22:39émotionnellement d'en parler. Donc c'est
- 1:22:41qu'il a besoin d'exprimer quelque chose
- 1:22:43à ce sujet-là. Une fois de plus, vous
- 1:22:44pouvez montrer des photos, parler d'un
- 1:22:46voyage qu'ils ont fait ensemble, mais
- 1:22:48faites attention au propos que vous
- 1:22:50utilisez, ne pas lui dire "Bah oui, elle
- 1:22:51est décédée votre femme." Non, ça bien
- 1:22:52sûr ce n'est pas une posture
- 1:22:53professionnelle.
- 1:22:56Donc garder un équilibre entre
- 1:22:57professionnalisme et empathie. Reprendre
- 1:23:00les priorités calmement,
- 1:23:02expliquer que certaines tâches devront
- 1:23:04dépendre de l'état émotionnel du moment.
- 1:23:06Il y a des choses qu'on ne pourra pas
- 1:23:07faire. Bah, il faut les accepter aussi.
- 1:23:11Proposer un retour d'information à la
- 1:23:13fille après l'intervention. Exemple là,
- 1:23:15je vais faire de mon mieux mais je
- 1:23:17préfère avancer en douceur avec votre
- 1:23:18papa. Je vous tiendrai au courant à vous
- 1:23:20midi de ce qu'on a pu faire ensemble.
- 1:23:22Bah ça sera peut-être pas 9h. On n pas
- 1:23:24le choix que de s'adapter à son rythme.
- 1:23:27Voilà, surtout avec ce type de
- 1:23:28pathologie là. Rappeler donc avec
- 1:23:31diplomatie
- 1:23:32son rôle, donc votre rôle. Intervenir
- 1:23:35donc dans le respect de la personne et
- 1:23:37de ses capacités.
- 1:23:39Ne pas être sous pression constante,
- 1:23:41garder une distance respectueuse, ni
- 1:23:43trop familière, ni autoritaire. Je vous
- 1:23:46comprends que vous soyez inquiè. Voilà,
- 1:23:47on utilise des mots adaptés. Et donc
- 1:23:50l'objectif bah c'est que donc son papa
- 1:23:53se sente en confiance. Si certaines
- 1:23:55choses ne sont pas possibles ce matin,
- 1:23:57elle expliquera pourquoi. Mais elle ne
- 1:23:58va pas forcer. Alors oui, il a pas
- 1:24:00mangé, il s'est pas levé, j'ai pas pu le
- 1:24:02changer, on n pas pu faire une aide à la
- 1:24:04toette. Et bah tant pis. Voilà, on va
- 1:24:07pas pouvoir forcer la personne. Moi ça y
- 1:24:08moi je suis resté 3 ans avec une
- 1:24:10personne, on a jamais pu la changer. On
- 1:24:12a jamais pu amener à une aide à la
- 1:24:15toilette. Voilà. Oui, pour des questions
- 1:24:17d'hygiène, c'est compliqué. Maintenant,
- 1:24:18on peut pas le prendre de force et le
- 1:24:20faire. Une personne était consciente,
- 1:24:22elle nous disait qu'elle le faisait. On
- 1:24:23savait très bien qu'elle ne le faisait
- 1:24:25pas. Il y a pas de pathologie avérée.
- 1:24:28Personne était autonome. On n pas pu la
- 1:24:31forcer. Ça n'était pas de notre ressort.
- 1:24:33Nous en tant qu'ADV, on va alerter, on
- 1:24:35va prévenir. Après, c'est le cadre
- 1:24:37médical s'il y a des protocoles à mettre
- 1:24:38en place qui devront le faire. Nous, ce
- 1:24:40n'est plus de notre ressort.
- 1:24:42Voilà. Pensez à analyser la situation.
- 1:24:45Ne restez pas bloqué sur les tâches que
- 1:24:47vous devez faire. Voilà, les tâches que
- 1:24:49vous allez devoir faire vont être
- 1:24:50organisées et optimisées en fonction de
- 1:24:53l'état de santé du bénéficiaire qui se
- 1:24:55trouve là. Là, l'urgence à gérer,
- 1:24:56c'était pas qu'il mange, qui se lave,
- 1:24:58qui se que vous l'iez, c'était comment
- 1:25:00gérer la crise d'agitation qui était
- 1:25:03mise en place pour apaiser les choses et
- 1:25:06recadrer aussi les informations auprès
- 1:25:07de sa fille qui essayait de vous mettre
- 1:25:09un peu de pression parce que elle-même
- 1:25:10était stressée. Voilà, voyez, apprenez à
- 1:25:14différencier les informations pour après
- 1:25:16vous adapter au fur et à mesure.
- 1:25:19Est-ce que vous avez des questions sur
- 1:25:21cette mise en situation
- 1:25:24ou est-ce que c'est bon pour vous ?
- 1:25:29Ça va, c'est bon pour vous. Parfait.
- 1:25:34Donc bah bien sûr cette compétence 4,
- 1:25:36elle est essentielle hein. C'est
- 1:25:37vraiment créer le lien avec le
- 1:25:39bénéficiaire. Donc le jury, bah il
- 1:25:41attend de voir tout ça pendant votre
- 1:25:43examen. Donc la ponctualité ne serait-ce
- 1:25:46que pour votre passage d'examen, au bout
- 1:25:48de 20 minutes de retard, hein, le jury
- 1:25:50peut vous refuser parce que vous décalez
- 1:25:52tout. C'est quand même une épreuve qui
- 1:25:53dure 2h. Euh bah 20 minutes de retard,
- 1:25:56ça décale à chaque fois après tout le
- 1:25:57monde. Donc soyez déjà à l'heure. Ça
- 1:26:00c'est important. Être prévoyant en ayant
- 1:26:03son matériel complet. Alors sur la
- 1:26:05convocation,
- 1:26:07il est possible que on vous dise euh de
- 1:26:09ramener gants, bloche, chaussures, enfin
- 1:26:11vous ramenez votre matériel. Si ce n'est
- 1:26:13pas le cas, ça veut dire que le centre
- 1:26:15de formation là où vous allez passer
- 1:26:17votre examen met tout à votre
- 1:26:19disposition.
- 1:26:21Donc avoir les bons gestes dès l'arrivée
- 1:26:22au domicile. Le jury vous reçoit, vous
- 1:26:25asseyez, vous donnez convocation, les
- 1:26:28premiers secours et vous donnez votre
- 1:26:29pièce d'entité. On fait une petite
- 1:26:31présentation vite faite. Vous tirez un
- 1:26:33scénario au sort, le scénario se prépare
- 1:26:36et une fois que vous rentrez dans
- 1:26:38l'appartement pédagogique, bah c'est un
- 1:26:40peu ce qu'on a vu, hein. On sonne ou on
- 1:26:42frappe, on simule tout ça, on va se
- 1:26:45présenter auprès du bénéficiaire, on se
- 1:26:47change, on se lave les mains et on lit
- 1:26:49le cahier de transmission. Voilà. Et si
- 1:26:52vous devez badger, bah vous badgez
- 1:26:53effectivement à cet instanté là aussi.
- 1:26:54Mais pensez à lire le cahier liaison.
- 1:26:58Restez bienveillant tout le long de
- 1:27:00votre intervention. Le bénéficiaire peut
- 1:27:01simuler un malaise. Le bénéficiaire ne
- 1:27:03peut ne pas être bien. Euh soyez
- 1:27:06attentif à ça. Ne restez pas focalisé
- 1:27:08uniquement sur les tâches que vous devez
- 1:27:10faire, hein. Moi, je je dis toujours cet
- 1:27:13exemple là parce qu'il m'avait quand
- 1:27:14même marqué. C'était une une candidate
- 1:27:16qui était très stressée le jour de son
- 1:27:18examen et elle doit prendre en charge un
- 1:27:20monsieur qui a le bras dans le plâtre.
- 1:27:21Elle était tellement focalisée sur je
- 1:27:22dois faire le linge, j'ai du repassage,
- 1:27:24faut que je recoue un bouton, faut que
- 1:27:25je fasse une tarte aux pommes, toutes
- 1:27:27les tâches qui lui avaient été demandé
- 1:27:29qu' aucun moment vu que monsieur était
- 1:27:31le bras dans le plâtre et qu' avait des
- 1:27:32difficultés ne serait-ce que pour faire
- 1:27:34une tartine. Pendant une heure, bah il a
- 1:27:36essayé de faire sa tartine, il a pas
- 1:27:37réussi forcément il avait dans le bras
- 1:27:38dans le plâtre. Qu'à aucun moment elle a
- 1:27:41elle a compris que le bénéficiaire était
- 1:27:43en difficulté, elle était focalisée sur
- 1:27:45toutes ses tâches à exécuter, mais elle
- 1:27:47s'est pas mis à la place du
- 1:27:48bénéficiaire.
- 1:27:50Donc devant le jury, bah il faut faire
- 1:27:52attention bien sûr lorsqu'on évoque les
- 1:27:54missions qu'on doit faire habituellement
- 1:27:55avec le bénéficiaire et attention aux
- 1:27:58limites de votre intervention. Mais ça
- 1:28:00au fur et à mesure hein que on va faire
- 1:28:02des classes virtuelles ensemble, on va
- 1:28:04l'évoquer ces limites d'intervention et
- 1:28:06ça va venir après comme une habitude.
- 1:28:09Est-ce que vous avez des questions sur
- 1:28:10les attendus du jury ?
- 1:28:20Non, c'est bon pour vous. OK. Donc bien
- 1:28:23sûr, les conseils pour l'examen, gardez
- 1:28:26le vous vois, restez dans l'idée que
- 1:28:28vous êtes auprès d'un bénéficiaire
- 1:28:29lambda que vous connaissez pas. Ça sera
- 1:28:31toujours le jour de l'examen toujours un
- 1:28:33premier une première intervention. Donc
- 1:28:35la bénéficiaire, vous ne le connaissez
- 1:28:37pas. Et que vous effectuez donc vos
- 1:28:39missions naturellement. Alors, c'est
- 1:28:41difficile d'être naturel quand on est
- 1:28:42observé mais le jury n'interviendra pas.
- 1:28:45s'il doit arrêter l'intervention, c'est
- 1:28:47que vous avez mis en danger le
- 1:28:48bénéficiaire ou qu' s'est mis en danger
- 1:28:50lui ou que vous avez mis le jury en
- 1:28:52danger. Sinon, il vous regardera bien
- 1:28:54sûr, mais en aucun cas il arrêtera
- 1:28:55l'intervention. Voilà, donc essayez le
- 1:28:57plus possible d'être le plus naturel
- 1:28:59possible. Pensez toujours hygiène
- 1:29:01sécurité.
- 1:29:03Donc ceci dans le but, voilà, de ne pas
- 1:29:05être trop stressé par le fait qu'il y
- 1:29:07ait un jury qui vous observe. Rester
- 1:29:09concentré sur le bénéficiaire. Échanger
- 1:29:10avec le bénéficiaire, c'est pas comme si
- 1:29:12on faisait une action qu'on avait
- 1:29:14personne avec qui parlait. Là, vous avez
- 1:29:15quelqu'un qui parlait, il sera
- 1:29:17communiquant ce monsieur. Moi, je suis
- 1:29:19jamais tombé sur une situation où le
- 1:29:22bénéficiaire, le comédien doit rester
- 1:29:23muet. Voilà. Donc, servez-vous de lui,
- 1:29:26de ce comédien là, pour justement
- 1:29:29essayer de mettre de côté que bah le
- 1:29:31jury est là pour vous observer. Ouais.
- 1:29:35Est-ce que vous avez des conseils sur
- 1:29:36l'examen ?
- 1:29:45Oui. Ou des questions ?
- 1:29:48Oui, c'est mieux.
- 1:29:50Non. Bon bah impeccable. On peut
- 1:29:51continuer. Donc les attendus dans la
- 1:29:54rédaction du dossier professionnel, je
- 1:29:55vous rappelle que vous avez trois
- 1:29:57parties du DP à écrire. CCP1, CCP2 et
- 1:30:01CCP3. Bien sûr, à travers ces trois CCP,
- 1:30:06on doit voir apparaître la compétence 4.
- 1:30:09Vous devez donc décrire les missions,
- 1:30:11les les détails les plus pertinents.
- 1:30:13Bien sûr, être bienveillant dans la
- 1:30:15pratique au domicile, faire ressentir à
- 1:30:18travers vos écrits votre rôle et votre
- 1:30:19posture.
- 1:30:21Bah si le bénéficiaire vous demande
- 1:30:22quelque chose qui ne correspond pas à
- 1:30:24votre action, bah pouvoir le dire aussi
- 1:30:26avec les bons mots, la bonne posture,
- 1:30:27voyez, s'adapter et vraiment donc
- 1:30:30essentiel. Donc décrire de quelle
- 1:30:32manière vous stimulez la personne à
- 1:30:34effectuer différentes tâches. Elle veut
- 1:30:36repasser, bah elle a le droit de
- 1:30:37repasser. Elle veut plier le linge, elle
- 1:30:39a le droit de replier le linge. Elle
- 1:30:40veut vous aider à faire une tarte aux
- 1:30:41pommes, bah elle a le droit. Par contre,
- 1:30:42comment on protège l'environnement ?
- 1:30:44Comment on adapte l'environnement ? Bah
- 1:30:46au capacité de la personne ou à ses
- 1:30:48difficultés ? Voilà. Oui, Bastien.
- 1:30:56Ah, il faut que tu remettes ton micro
- 1:30:57Bastien, sinon je ne t'entends pas.
- 1:31:00Voilà, c'est bon.
- 1:31:01Euh, c'est le jour de l'examen.
- 1:31:05Alors,
- 1:31:07il y a une Alors, je l'exemple typique,
- 1:31:10le monsieur tombe par terre.
- 1:31:14Oui,
- 1:31:16ça peut arriver.
- 1:31:17Voilà, ça peut arriver.
- 1:31:19Je sais que littéralement euh si on le
- 1:31:22voit tomber et que il s'est pas fait
- 1:31:24quelque chose,
- 1:31:26est-ce que je sais dans notre posture
- 1:31:29professionnelle normalement on doit pas
- 1:31:31le toucher, on doit appeler les pompiers
- 1:31:33et voilà.
- 1:31:35Mais euh s'il y a
- 1:31:38on en l'analysant un peu, on voit il a
- 1:31:41il a rien. Est-ce que on une mement
- 1:31:44possible on ne le lève on est censé
- 1:31:47l'aider à se remettre mais euh
- 1:31:50professionnellement
- 1:31:52on n'est pas censé le faire. Est-ce
- 1:31:54qu'on fait Voilà,
- 1:31:55c'est compliqué là ton truc hein.
- 1:31:57Est-ce que qu'est-ce qu'on fait ? Genre
- 1:31:59on lors de l'examen, on fait on reste
- 1:32:02extrêmement professionnel et on limite
- 1:32:04on oublie un peu l'humain ou
- 1:32:08alors déjà tu as quand même
- 1:32:11très peu de chance qui chute. Voilà
- 1:32:14justement pour ces raisonsl parce qu'on
- 1:32:15sait que il y a ce qu'on fait, ce qu'on
- 1:32:17doit faire, ce qu'on peut faire. Et le
- 1:32:19but c'est pas que vous soyez déstabilisé
- 1:32:21en ce que la pratique, la théorie et des
- 1:32:23fois l'entreprise pour laquelle vous
- 1:32:25travaillez encore une méthodologie qui
- 1:32:27est complètement différente. Tu vois,
- 1:32:29moi j'ai travaillé avec une agence
- 1:32:31pendant des années. Euh son protocole
- 1:32:33c'était situation d'urgence, tu vois,
- 1:32:36chute pour eux, c'était une situation
- 1:32:38d'urgence. Malaise cardiaque, c'était
- 1:32:39une situation d'urgence. Fausse route,
- 1:32:41c'était une situation d'urgence. Il
- 1:32:42fallait systématiquement passer par sa
- 1:32:44coordinatrice. Sauf que l'agence, elle
- 1:32:46ouverte de 8h à 17h. La personne fait
- 1:32:49une fausse route à 18h. L'intervenante
- 1:32:52avait aucune main et aucune autorisation
- 1:32:55pour appeler les secours. Fallait
- 1:32:56forcément passer par la coordinatrice
- 1:32:58mais à 17h elle avait fini sa journée.
- 1:32:59Tu vois donc ça c'est des choses qui ont
- 1:33:01dû être vu parce que c'était pas
- 1:33:02possible. Situation d'urgence, on
- 1:33:04appelle le SAMU. Là, en situation
- 1:33:06d'examen, tu auras quand même très peu
- 1:33:08de chance
- 1:33:10que le comédien tombe devant toi.
- 1:33:12Pourquoi ? Parce que oui, c'est un
- 1:33:13comédien mais c'est pas un cascadeur non
- 1:33:14plus, hein. Tu imagines si dans la
- 1:33:16journée doit faire 10 chutes, le pauvre
- 1:33:18à la fin de la journée, il a des bleus
- 1:33:19partout. Voilà. Donc au pire, il peut
- 1:33:22tomber du lit si tu as oublié de
- 1:33:23remettre les barrières de sécurité, tu
- 1:33:26vois. Il peut essayer de tribucher, ça
- 1:33:29restera quand même des petites actions
- 1:33:31pour éviter qu'il se fasse vraiment mal
- 1:33:33non plus. Voilà. Donc tu pourras
- 1:33:35intervenir, tu vérifies son état, tout
- 1:33:37fonctionne, tu feras une traçabilité, tu
- 1:33:39marqueras dans le cahison qu'il a
- 1:33:40tribuché, qu'il a peut-être eu du mal à
- 1:33:42marcher, qu'il a perdu l'équilibre et
- 1:33:43cetera, mais tu auras pas de situation
- 1:33:45dramatique au point de devoir appeler le
- 1:33:48Samu ou les urgences parce que c'est pas
- 1:33:50ce qu'on attend de toi ce jour-là, le
- 1:33:52jour de l'examen, tu vois.
- 1:33:55Est-ce que j'ai répondu à ta question,
- 1:33:56Bastien ?
- 1:33:59Euh oui et non mais
- 1:34:02non, il aura pas de simulation où tu
- 1:34:04devras appeler les secours.
- 1:34:05Non mais l'exemple typique, moi je sais
- 1:34:06que je suis très mal chanceux sur sur ce
- 1:34:09genre de choses. L'exemple typique, le
- 1:34:12comédien fait son action.
- 1:34:14Ouais.
- 1:34:14Et imprévu, il se pète la gueule et
- 1:34:17c'est euh c'était pas prévu mais on est
- 1:34:20dans l'examen. Voilà.
- 1:34:23Non non, il fera attention parce qu'il
- 1:34:24faut qu'il reste toute la journée quand
- 1:34:25même. Donc il y aura pas comme je te dis
- 1:34:27euh de situation, il va aussi lui
- 1:34:29risquer de se mettre en danger.
- 1:34:31Voilà. Et ça m'est jamais arrivé en 6
- 1:34:34ans. Alors vraiment que c'était vraiment
- 1:34:35la poids que vraiment le comédien il
- 1:34:36tombe, mais à ce moment-là, le jury est
- 1:34:38responsable aussi. S'il est vraiment
- 1:34:39tombé, c'est le jury qui doit
- 1:34:40intervenir, pas la personne qui passe
- 1:34:42l'examen. S'il est vraiment tombé, tu
- 1:34:45vois. Donc s'il simule une chute, il va
- 1:34:48peut-être essayer de tribucher. Oui.
- 1:34:50Piétiner difficilement pour voir que
- 1:34:52avec le ambulateur, il va essayer de
- 1:34:53tomber mais il ne va pas faire une
- 1:34:55grosse chute au point où tu vas devoir
- 1:34:57vraiment intervenir. S'il tombe
- 1:34:58réellement parce qu'il c'est arrivé que
- 1:35:01c'est malchance et queil est vraiment
- 1:35:02tombé, c'est pas toi d'agir, c'est au
- 1:35:04jury après de réagir. Mais là, on est
- 1:35:05hors examen, l'examen, il s'arrête
- 1:35:07puisque il y a eu une chute, une vraie
- 1:35:08pour le coup. Voilà. Donc non, le jour
- 1:35:11de l'examen, il y aura pas de grosses
- 1:35:13chutes où tu dois intervenir de ces
- 1:35:14côtés-là.
- 1:35:18Merci.
- 1:35:19Ah, j'entends plus Bastien. C'est bon.
- 1:35:22Et Zen, tu verra que ça sera pas si
- 1:35:24compliqué. C'est vraiment des petites
- 1:35:26actions. Voilà. Au pire, il a mal à la
- 1:35:27tête, il veut du dolipran, il veut que
- 1:35:29tu t'appelles l'infirmière, il veut
- 1:35:30voilà ça oui, ça c'est des choses qui
- 1:35:32peuvent arriver, je suis pas bien, j'ai
- 1:35:33le vertige, ça oui. Ça, il y a pas de
- 1:35:34souci.
- 1:35:36Moi, je je stresse pas trop. Je me je me
- 1:35:38dis qu'il suffit que je reste soi-même
- 1:35:40et que j'essaie de rester avec les
- 1:35:42trucs. Mais euh il y a des choses que
- 1:35:44bah
- 1:35:46même dans la pratique professionnelle,
- 1:35:49on sait qu'on a pas le droit de le faire
- 1:35:50mais on le fait parce qu'on est humain.
- 1:35:52Donc voilà, c'était pour
- 1:35:53C'est ça. On est on est dans un métier
- 1:35:54humain de toute manière hein.
- 1:35:56C'était pour voir s'il y avait euh
- 1:35:59de temps en temps des
- 1:36:02pièges à limitation.
- 1:36:04Là quand même non, on le but c'est pas
- 1:36:06qu'on lui demande de vous déstabiliser.
- 1:36:07C'est pas tu vois, tu feras pas une aide
- 1:36:08à la toilette complète, le comédien va
- 1:36:10pas se mettre en maillot de bain, tu
- 1:36:12vois. C'est vraiment le dos, le visage,
- 1:36:13la crème, se coiffer, c'est ça. C'est
- 1:36:15vraiment des choses lambda. Tu vas pas
- 1:36:16raser une personne non plus. Tu imagines
- 1:36:18le comédien, il y a peut-être pas envie
- 1:36:19qu'on le rase. Donc c'est vraiment une
- 1:36:21adaptation. Voilà, il y a pas des
- 1:36:23grosses actions. Voilà, c'est vraiment
- 1:36:25des petites des petits gestes du
- 1:36:26quotidien.
- 1:36:29Donc à travers la rédaction du DP, bah
- 1:36:31bien sûr, on doit voir la création que
- 1:36:33vous avez eu, le lien que vous avez créé
- 1:36:34avec le bénéficiaire. Donc oui, là la
- 1:36:36compétence 4 bien sûr, elle intervient
- 1:36:38plus plus. Voilà, donc pensez à décrire
- 1:36:41les actions, le lieu, le contexte, euh
- 1:36:44bah je sais pas ce que la personne elle
- 1:36:45aime, ce qu'elle aime pas, ce que vous
- 1:36:46avez créé. Si vous parlez avec des
- 1:36:48pictogrammes par exemple, voyez tout ça
- 1:36:51c'est important. On doit à travers votre
- 1:36:52écrit voir apparaître bien sûr cette
- 1:36:55compétence 4.
- 1:36:57Et donc pour clôturer un petit résumé
- 1:36:59donc de des choses qui sont essentielles
- 1:37:01à retenir.
- 1:37:03La communication donc peut être gênée
- 1:37:05par beaucoup de facteurs tels que le
- 1:37:07bruit, la différence de langue, les
- 1:37:09troubles cognitifs ou d'autres maladies.
- 1:37:11Il faut donc avoir une écoute active et
- 1:37:13de l'empathie à l'égard de la personne.
- 1:37:15Prêtez une attention particulière aux
- 1:37:17gestes et aux expressions donc de la
- 1:37:19personne car leur communication peut
- 1:37:21être non verbale. Donc apprenez la
- 1:37:23communication verbale et non verbale.
- 1:37:25Travailler développer aussi avec les
- 1:37:27sens. C'est des choses qui peuvent vous
- 1:37:28aider et vous sortir des fois de
- 1:37:30situations un petit peu complexes.
- 1:37:33Donc, il est important de savoir à qui
- 1:37:34on s'adresse et garder une posture
- 1:37:36professionnelle envers les personnes.
- 1:37:38Savoir quelle est notre place et quelles
- 1:37:40aussi sont nos limites d'intervention.
- 1:37:43Ça c'est important de les fixer. Des
- 1:37:44fois, il faut les rappeler. Voilà.
- 1:37:46S'adaper aux habitudes. Ah, il y a un
- 1:37:49micro qui s'est décroché. s'adapter aux
- 1:37:51habitudes et donc s'enquérir des besoins
- 1:37:54de la personne afin de mieux lui venir
- 1:37:56en aide et accompagner et qu'elle soit
- 1:37:58satisfaite. Je vous rappelle que vous
- 1:37:59travaillez dans une démarche qualité
- 1:38:01mais vous ne pouvez pas dépasser bien
- 1:38:02sûr vos limites d'intervention.
- 1:38:05Donc la qualité des liens engendrées par
- 1:38:07la proximité du travail à domicile et la
- 1:38:10garantie d'un accompagnement réussi tout
- 1:38:12en ce qu'on appelle respectant cette
- 1:38:14juste distance. Voilà, vous travaillez
- 1:38:16pas chez chez vos parents, chez vos
- 1:38:18grands-parents et on doit garder une
- 1:38:20posture professionnelle. D'où
- 1:38:22l'importance, voilà, de veiller au
- 1:38:23secret professionnel car peut avoir une
- 1:38:25grande conséquence sur la DVF et après
- 1:38:27sur l'employeur.
- 1:38:29Donc ça, il faut aussi y penser. On a
- 1:38:31une responsabilité là-dedans. En cas de
- 1:38:33problème, il est donc primordial de
- 1:38:35remonter l'information auprès de la
- 1:38:37responsable de secteur qui fera le lien
- 1:38:39avec la famille, les différents
- 1:38:40intervenants. Pensez à la traçabilité.
- 1:38:43La traçabilité, c'est aussi votre
- 1:38:45couverture et votre protection. Voilà.
- 1:38:49Est-ce que vous avez des questions sur
- 1:38:51tout ce qu'on a pu voir aujourd'hui ?
- 1:38:53Oui, moi j'ai une question.
- 1:38:55Oui, Cathy.
- 1:38:56Qui concerne pas forcément ce qu'on
- 1:38:57parlait absolument tout de suite. Euh
- 1:39:00mais euh j'ai lu plusieurs choses et
- 1:39:01j'arrive pas à voir l'information
- 1:39:02exacte. Euh est-ce qu'on a le faire les
- 1:39:05vitres chez les gens ?
- 1:39:07C'était le sujet de la semaine dernière.
- 1:39:09On a eu un débat aussi là-dessus. Alors,
- 1:39:11les vitres, c'est ce qu'on appelle
- 1:39:13souvent un taille d'homme, c'est-à-dire
- 1:39:14que tu n'as pas le droit de monter sur
- 1:39:16une échelle et un escabo de deux et
- 1:39:18trois marche en fonction de la hauteur
- 1:39:20de l'échelle et de l'escabo. Voilà. Mais
- 1:39:22tu vas pas escalader à monter sur une
- 1:39:24chaise, ça non. Donc nettoyage de vitre
- 1:39:27à hauteur d'homme. Donc c'est à ta
- 1:39:29hauteur.
- 1:39:30D'accord. Donc j'ai j'ai pas le droit de
- 1:39:31monter sur un escabo quel qu'il soit
- 1:39:32finalement.
- 1:39:33Pas plus de deux ou trois marches.
- 1:39:35D'accord. OK.
- 1:39:36Voilà. échelle ou escabo c'est pas plus
- 1:39:38de deux ou trois marches et j'ai demandé
- 1:39:39la modification dans vos cours parce qu'
- 1:39:41j'avais eu cette information que dans
- 1:39:43votre cours c'était marqué quatre
- 1:39:44marches et là j'ai dit stop non
- 1:39:45il me semblait bien que j'ai lu ça
- 1:39:47voilà non non non mais on l'a vu la
- 1:39:49semaine dernière donc tant que la
- 1:39:50semaine dernière je fasse remonter
- 1:39:51l'information encore a été modifié mais
- 1:39:54non dans la réglementation et la
- 1:39:55convention collective c'est deux trois
- 1:39:58marches en fonction de la taille de
- 1:40:00l'échelle et de l'escabo parce qu'ils
- 1:40:01ont des tailles forcément différentes.
- 1:40:02Voilà, moi dans mes équipes, je disais
- 1:40:04pas plus de deux marches comme ça, ça
- 1:40:05réglait le problème.
- 1:40:07Voilà. Après, il y a certaines agences
- 1:40:09qui refusent aussi de faire les vitres.
- 1:40:11Donc peut-être qu'il y a quelque chose
- 1:40:12qui a une convention avec le client qui
- 1:40:13a été mis en place dès le départ, il y
- 1:40:15aura pas de vitre.
- 1:40:16Ça c'est à toi de le savoir normalement.
- 1:40:18S'il y a pas, par contre, tu le sais que
- 1:40:19tu montes pas sur une chaise et c'est
- 1:40:21pas plus de deux trois marches. Escabo,
- 1:40:22échelle. Voilà.
- 1:40:23OK. OK.
- 1:40:24C'est pour ça qu'on dit souvent c'est
- 1:40:25fait à taille d'homme parce que c'est à
- 1:40:26ta taille. Hauteur d'homme.
- 1:40:28Voilà. Si c'est b vitré très haut, après
- 1:40:30c'est une entreprise qui doit se
- 1:40:31déplacer pour le faire. Ce n'est pas
- 1:40:33dans tes compétences de le faire.
- 1:40:34D'accord. Merci bien.
- 1:40:35Voilà. De rien.
- 1:40:38Alors, est-ce que vous avez d'autres
- 1:40:39questions ?
- 1:40:44Bah, apparemment non.
- 1:40:47Et ben écoutez, si vous avez pas
- 1:40:48d'autres questions, je vais vous
- 1:40:49abandonner. Euh, merci pour ce petit
- 1:40:52moment qu'on a passé ensemble. Comme je
- 1:40:54vous le dis, vous le savez maintenant,
- 1:40:55si vous avez des questions, vous les
- 1:40:56préparez pour la semaine prochaine, on
- 1:40:57se retrouvera mardi prochain pour une
- 1:40:59nouvelle compétence à laquelle on
- 1:41:00échangera voilà sur la pratique, le la
- 1:41:03théorie, les examens et cetera et
- 1:41:05cetera.
- 1:41:07Merci à tous. Oui, Angélique,
- 1:41:08excusez-moi, euh vu que je suis arrivée
- 1:41:11euh 20 minutes, ça va marquer que je
- 1:41:13suis j'ai étais absente ou pas ?
- 1:41:16C'est enregistré. Donc on regarde au fur
- 1:41:18et à mesure, il y a qui ont des
- 1:41:19problèmes de connexion, il y en a qui
- 1:41:20arrivent un petit peu après le problème
- 1:41:22c'est que j'ai même pas compris pourquoi
- 1:41:24ça a fait ça en fait.
- 1:41:25Parce que là du coup Alexia m'a envoyé
- 1:41:27un lien sur le téléphone.
- 1:41:29Du coup je suis sur le téléphone mais le
- 1:41:30PC bah j'ai pas compris pourquoi ça
- 1:41:32marche pas parce qu'en plus j'étais en
- 1:41:34attente de votre hôte et ça
- 1:41:36ça me l'a fait aussi justement. Ouais,
- 1:41:38ça en retard de 20 minutes.
- 1:41:40Bah ah oui, bon bah ça va, ça me
- 1:41:41rassure. Ah mais c'est Justine. Mais il
- 1:41:43y a plein de gens que je connais pas
- 1:41:45aujourd'hui.
- 1:41:45Oui parce qu'il y a des nouvelles
- 1:41:46personnes qui nous ont rejoint, c'est
- 1:41:48pour ça aussi.
- 1:41:48Ah ouais mais il y a une rafale alors
- 1:41:51il y a une
- 1:41:53principal du
- 1:41:55non il y en a qui sont au travail, il y
- 1:41:56en a qui peuvent pas être là, il y en a
- 1:41:57qui ont déjà passé leurs examens, il y a
- 1:41:59des nouvelles personnes qui arrivent et
- 1:42:00c'est comme ça que les groupes ils
- 1:42:02changent au fur et à mesure.
- 1:42:04D'accord. Mais du moment qu'Alexia t'a
- 1:42:05renvoyé le lien Angélique, elle sait que
- 1:42:07tu n'as pas pu être là à l'heure et donc
- 1:42:08c'est tu es pas absente puisque tu étais
- 1:42:09là si tu si tu arrivais que maintenant
- 1:42:1110 minutes avant la fin là tu aurais été
- 1:42:13marqué absente.
- 1:42:14Non mais parce que je crois qu'au début
- 1:42:16elle nous avait dit que si on dépassait
- 1:42:1810 minutes, c'était marqué comme absente
- 1:42:20et on s'était déduit de notre paye. Mais
- 1:42:22comme comme elle t'a envoyé un lien
- 1:42:25et savait que tu as eu un problème de
- 1:42:26connexion et ça t'empêche pas par
- 1:42:28exemple de lui envoyer un petit mot
- 1:42:29maintenant en lui disant bah voilà, j'ai
- 1:42:30eu 20 minutes de retard parce que j'ai
- 1:42:32eu un problème de connexion mais comme
- 1:42:33j'ai bien reçu le lien, j'ai pu suivre
- 1:42:35la formation correctement.
- 1:42:37Tu vois traçabilité.
- 1:42:38Oui, c'est vrai. C'est vrai.
- 1:42:41Je vais vous casser les pieds les
- 1:42:42nouveaux avec ça. Je vais vous casser
- 1:42:43les pieds.
- 1:42:44Les écrits restent
- 1:42:46exactement surtout dans notre domaine
- 1:42:48hein.
- 1:42:51Bon en tout cas voilà. Merci beaucoup à
- 1:42:52vous. À
- 1:42:54semaine et puis à la semaine prochaine.
- 1:42:55Alors bon courage.
- 1:42:57Merci. Au revoir.
- 1:42:57Merci à toi.
- 1:42:58À bientôt. Au revoir.
- 1:43:00Merci. Au revoir. Au revoir.
- 1:43:01Merci. Au revoir.
- 1:43:03Merci. Ah.
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