10 minutes passionnantes de psychologie, à écouter absolument — Transcript
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- 0:01[musique]
- 0:08Les billets cognitifs, c'est des sortes
- 0:09d'oristiques qui dans des circonstances
- 0:11très particulières ne marchent pas super
- 0:14bien.
- 0:15On a déjà identifié, ça c'est important,
- 0:17on a déjà identifié pas mal de biais, à
- 0:19peu près 200 et on peut parler de
- 0:23certains. On a par exemple les
- 0:24stéréotypes, on a le biais d'optimisme,
- 0:26l'ffet d'allo. Mais encore une fois, les
- 0:27biais sont tout le temps contextuels.
- 0:28C'est-à-dire les biais, c'est une sorte
- 0:30de moyen d'organiser le réel pour une
- 0:32sorte de but. Donc c'est des
- 0:33heuristiques mais qui dans un contexte
- 0:35particulier ne marche pas très bien. Par
- 0:36exemple, si je prends le biais
- 0:37d'optimisme. Être optimiste, c'est quoi
- 0:39être optimiste ? C'est réduire
- 0:40l'ambiguïté du futur. Si on utilise le
- 0:42lexique qu'on a développé ensemble ce
- 0:44soir, être Être optimiste, c'est
- 0:45utiliser
- 0:47réduire l'ambiguité du futur en se
- 0:48disant ça va bien se passer. C'est juste
- 0:51ça, c'est avoir une prédiction du futur
- 0:52positive. Mais imaginez que vous prenez
- 0:55quelqu'un d'optimiste et vous le mettez
- 0:57vous l'emmenez au casino dans un
- 0:59contexte très particulier. Si vous
- 1:00prenez un optimiste au casino, il risque
- 1:02de tomber dans ce qu'on appelle le biais
- 1:04d'optimisme. Il va jouer, il va perdre.
- 1:07Il est optimiste. Donc il va se dire au
- 1:08prochain coup je vais sûrement gagner.
- 1:10Il va rejouer, il va reperdre, il va
- 1:11rejouer, il va reperdre, il va rejouer,
- 1:13il va reperdre et son optimisme commence
- 1:15à jouer contre lui et ça devient un
- 1:17biais d'optimisme. Le stéréotypage,
- 1:19c'est un peu la même chose. Imaginez que
- 1:21je suis chasseur cuueilleur, je suis en
- 1:23forêt et je trouve un champignon rouge,
- 1:25je le mange, fait mal au ventre. Ce
- 1:28serait une très bonne horistique de se
- 1:29dire à partir de ce moment, je vais
- 1:30essayer d'éviter les champignons rouges.
- 1:32J'ai déjà mangé plein de champignons
- 1:33gris et ça se passait très très bien et
- 1:35je vais pas m'amuser à goûter tous les
- 1:37champignons rouges qui existent dans la
- 1:38nature pour m'assurer. Je vais me dire à
- 1:40partir de ce moment je stéréotype et
- 1:42j'évite les champignons rouges. Mais
- 1:44dans un autre contexte, imaginez que moi
- 1:46un jour je rencontre une personne qui a
- 1:48une couleur de peau bleue et cette
- 1:50personne est hyper antipathique et je me
- 1:52dis à partir de ce moment je pense que
- 1:53toutes les personnes qui ont la couleur
- 1:54de peau bleue sont antipathiques. Dans
- 1:56ce cas-là, ça devient un très gros biais
- 1:58et qui peut soutendre des
- 1:59discriminations, le racisme et plein de
- 2:01choses qui sont complètement falauses.
- 2:03Et donc, on a plein de biais, les normes
- 2:05sociales, les faits de hallo, la version
- 2:07à la perte et cetera et donc on va voir
- 2:09quelques biais ensemble. Je sais pas
- 2:10combien de temps il me reste encore mais
- 2:12on va dire qu'il me reste encore 15
- 2:13minutes. Pourquoi pas ? Euh donc un
- 2:17premier billet qu'on va voir, ça
- 2:18s'appelle le biais d'amorçage. Par
- 2:19exemple, Colgate il y a quelques années
- 2:20ont mis une pub euh une campagne de pub
- 2:24où il y avait une erreur assez drôle.
- 2:25Est-ce que vous pouvez la voir ? C'est
- 2:27quoi ?
- 2:29Ouais, il y a un truc sur la dent pour
- 2:30une pub de de dentifrice. C'est quand
- 2:32même assez ridicule. Et ça s'appelle le
- 2:33biais d'amorçage parce que je vous ai
- 2:35amorcé Colgate et donc vous avez regardé
- 2:37la dent. Mais c'est pas la dent qui est
- 2:38le problème. Cette main, elle est
- 2:39acquis.
- 2:44On a une perception qui est limitée et
- 2:47donc on peut pas tout voir. J'ai dit
- 2:49Colgate et ça oriente votre perception
- 2:51sur les dents et donc vous voyez pas la
- 2:53main.
- 2:54Un autre billet s'appelle le biais de
- 2:55cadrage et ça c'est utilisé souvent
- 2:57contre nous par les marketeurs qui sont
- 2:59peut-être probablement les personnes qui
- 3:00utilisent les plus de billets contre
- 3:01nous. C'est une expérience qui a été
- 3:03faite il y a quelques années dans un
- 3:04cinéma bah en France et aux États-Unis.
- 3:07On a mis à la vente un pop-corn et son
- 3:10prix. Donc un pop-corn à 3 € un pop-corn
- 3:12à 7 € ou 3 dollars et 7 dollars, ça
- 3:14change pas grand-chose. Et les
- 3:15chercheurs ont remarqué que la majorité
- 3:17des personnes achetaient le pop-corn à 3
- 3:19€. Il se disaient un pop-corn à 7 €
- 3:21c'est de l'arnaque. C'est en train de
- 3:22genre de de notre gun. euh on va
- 3:24jamais payer 7 € un pop-corn et du coup
- 3:27à peu près 80 % de leur vente était sur
- 3:29les 3 €. La semaine d'après, les
- 3:30chercheurs n'ont pas touché à la taille
- 3:31du popcorn ni à son prix. Pas touché à
- 3:33la taille du popcorn ni à son prix, ils
- 3:34ont juste changé comment la
- 3:35l'information est cadrée. Ils ont
- 3:37rajouté un pop-corn à 650 et
- 3:39soudainement ce pop-corn est devenu le
- 3:41petit pop-corn. Ce ce pop-corn est
- 3:42devenu le moyen et celui-là est devenu
- 3:44le grand. Et donc les gens se disaient
- 3:46"On va pas acheter le petit pop-corn. Le
- 3:47petit pop-corn, c'est pour les nuls. On
- 3:49va finir le pop-corn avant même que les
- 3:51bandesannonces ne soient terminées et
- 3:52après on va passer tout notre film comme
- 3:54des idiots sans pop-corn. Si 50 le
- 3:56popcorn moyen, bah autant payer 50
- 3:58centimes en plus et acheter le grand. Et
- 4:00à partir de là, il y a eu un déplacement
- 4:01des ventes de 80 % ici à peu près 60 %
- 4:04des ventes étaient sur le grand
- 4:06pop-corn. Et ça des fois ça ça cause à
- 4:09développer des lois de protection du
- 4:11consommateur. Par exemple, je sais pas
- 4:12si vous avez réalisé mais il y a
- 4:13quelques années, je sais pas il y a 5 ou
- 4:156 ans, au supermarché quelque chose a
- 4:17changé. Je sais pas si vous avez
- 4:19remarqué, est-ce quelqu'un sait de quoi
- 4:20je parle ?
- 4:22Le prix sur les items. Ouais.
- 4:25Soudainement est apparu le prix au kilo
- 4:27et ça c'était pour réinjecter pour
- 4:29palier notre manque de capacité
- 4:33cognitive parce qu'il y avait des
- 4:34marques qui s'amusaient à mettre en
- 4:35grand en rouge format familial et donc
- 4:38notre cerveau faisait l'inférence la
- 4:39réduction de l'ambiguité en se disant
- 4:40format familial ça veut dire format plus
- 4:42économique. Mais si Marc le savait et du
- 4:44coup le format familial était plus cher
- 4:46au kilo que le format pas familial. Et
- 4:48donc pour protéger le consommateur de
- 4:50ces sortes de manipulations d au fait
- 4:52que on n' pas un sens de calcul
- 4:54instantané, on a installé, on a on a on
- 4:57a rajouté le prix au kilo et maintenant
- 4:59vous pouvez comparer très facilement
- 5:01sans devoir sortir votre calculette ou
- 5:02faire des règles de 3 pour pouvoir
- 5:04décider avec plus de d'informations et
- 5:08donc réduire ce manque d'information qui
- 5:09aurait été complété par votre cerveau de
- 5:11manière biaisée en étant influencé par
- 5:13le gros ruban qui disait format
- 5:14familial.
- 5:16Des fois, les biais peuvent aussi même
- 5:17pousser à des décisions de politique qui
- 5:19sont qui peuvent être assez graves. Donc
- 5:21cette expérience, cette diapo, je l'ai
- 5:23faite avant la pandémie. J'aurais jamais
- 5:25imaginé que il y aurait une vraie
- 5:26pandémie. Mais une épidémie s'est
- 5:29déclenchée dans notre pays. Nous devons
- 5:30choisir quelle politique semble la plus
- 5:31raisonnable. Est-ce qu'il vaut mieux
- 5:32sauver 200 personnes sur 600 ou avoir
- 5:34une chance sur tro de sauver tout le
- 5:36monde ? Laquelle vous préférez ?
- 5:39Quand on fait cette expérience en
- 5:40laboratoire, 72 % des gens préfèrent la
- 5:42A. Quand on leur pose la question juste
- 5:44d'une autre manière en changeant quelque
- 5:46chose, donc laisser 400 mourir 400
- 5:47personnes ou avoir deux chances sur
- 5:48trois de sauver tout le monde, là il y a
- 5:50plus que 22 personnes qui choisissent
- 5:51la. Je vais les mettre l'un à côté de
- 5:52l'autre pour que ça soit plus clair.
- 5:54Sauver 200 personnes sur 600, c'est
- 5:56comme laisser 400 personnes mourir. Une
- 5:58chance sur trois de sauver tout le
- 5:59monde, c'est comme deux chances sur
- 6:00trois de voir tout le monde mourir. La
- 6:01seule différence, c'est qu'est-ce qu'on
- 6:02met en avant et qu'est-ce qu'on met en
- 6:04arrière ? Ici, on met en avant les
- 6:05gains. Et quand on met en avant les
- 6:06gains, on n pas envie de perdre. Et donc
- 6:08on a ce qu'on appelle un biais cognitif
- 6:10qui s'appelle l'aversion au risque. Donc
- 6:11les personnes vont choisir l'option
- 6:12certaine. Quand on met en avant les
- 6:14pertes laisser mourir 400 personnes, on
- 6:16n' pas envie de perdre. Donc on a un
- 6:17autre billet qui s'active qui s'appelle
- 6:19le biais de la prise de risque. Et donc
- 6:21là les personnes vont choisir ici il y a
- 6:22un déplacement de 150 % des voix juste
- 6:25sur comment on a présenté l'information.
- 6:28Et ça ça soulève plein de questions sur
- 6:30les sondages. On arrive à une période
- 6:32électorale, les sondages d'opinion, les
- 6:34enquêtes et cetera. Comment je pose une
- 6:36question ? parfois peut conditionner la
- 6:39réponse que je vais avoir beaucoup plus
- 6:41que l'opinion de la personne en
- 6:42elle-même. Je suis en train de
- 6:43l'influencer sur répondre. Et ça ça peut
- 6:46être aussi de la manipulation en
- 6:47politique. Par exemple, je peux mettre
- 6:48en avant plein de problématiques pour
- 6:51que les personnes se recroquvillent un
- 6:52peu sur elles-mêmes et refusent l'autre
- 6:54où je peux mettre en avant les gains et
- 6:56personnes se disent chouette on va avoir
- 6:58plus de choses. Il y a plus cette
- 6:59aversion par exemple à la perte. Par
- 7:01exemple, on peut parler 2 minutes des
- 7:02normes sociales. C'est ce que je crois
- 7:04que les autres pensent. Souvent, par
- 7:05exemple, il y a quelque chose qui
- 7:06s'appelle la conformité sociale qui est
- 7:07hyper conchiée. On dit "Ah, je suis pas
- 7:10un mouton, je vais pas suivre ce que les
- 7:11autres disent." Et ça ça tout ça vient
- 7:13d'une expérience très connue en
- 7:14psychologie sociale qui s'appelle
- 7:15l'expérience de H. On appelle ça la
- 7:17conformité normative. Et la conformité
- 7:19normative, c'est une expérience qui a
- 7:21été faite dans les années 60, je pense.
- 7:23Et du coup, c'est on prend 10 personnes,
- 7:269 personnes sont des complices de
- 7:27l'expérimentateur et une personne, c'est
- 7:28le participant. Et la tâche est très
- 7:30simple. On va leur montrer des barres.
- 7:32Il faut trouver quelle barre est la même
- 7:35que celle-ci. Donc c'est une tâche assez
- 7:36facile. Mais comment c'est fait ? C'est
- 7:38que imaginez cette rangée, vous êtes mes
- 7:40mes complices et vous êtes la personne
- 7:42sur qui on expérimente. Les personnes
- 7:44vont commencer à donner la bonne
- 7:45réponse. Donc ici la bonne réponse c'est
- 7:46quoi ? Donc vous allez dire c'est c
- 7:49c'est c'est c et la personne va
- 7:51continuer et dire c'est et à un moment
- 7:52tous les complices vont donner la
- 7:53mauvaise réponse. Donc les complices
- 7:55vont dire b
- 7:57et la personne sur qui on expérimente
- 7:59quand son
- 8:01tour revient qu'est-ce qu'elle va dire ?
- 8:03Elle va dire B. Elle va se conformer à
- 8:05ce que les autres sont en train de dire.
- 8:06Et là on a dit "Oh regardez les gens ne
- 8:07réfléchissent pas machin machin." Mais
- 8:09heureusement la science se complexifie.
- 8:10On a compris derrière qu'en fait ça
- 8:12c'est quelque chose qui est très normal
- 8:14et limite bien parce que dans le monde
- 8:15réel c'est très rare qu'on ait des
- 8:18complices qui vont essayer de prouver
- 8:20pour piéger quelqu'un. Et si vous êtes
- 8:22dans une situation où beaucoup de gens
- 8:23disent quelque chose et vous vous pensez
- 8:24autre chose,
- 8:26c'est peut-être une bonne chose de
- 8:27l'écouter. On appelle ça la conformité
- 8:29informationnelle. La conformité
- 8:30informationnelle c'est quand c'est bien
- 8:32d'être de mouton. C'est quand par
- 8:34exemple, imaginez que moi je vais au
- 8:35Japon et je connais rien au Japon.
- 8:36J'arrive au restaurant et je vois
- 8:38comment les autres Japonais sont en
- 8:39train de manger. C'est une très bonne
- 8:41chose de me conformer à eux. Je vais pas
- 8:42me dire "Non, je suis pas un mouton, je
- 8:44vais manger comme j'ai envie." La
- 8:46conformité à informationnelle, c'est
- 8:47quand on reconnaît que l'autre a des
- 8:50informations de meilleure qualité que la
- 8:51mienne. Et du coup, c'est très bien de
- 8:53déléguer
- 8:54à l'autre cette information. C'est ça
- 8:57tout tout le but de
- 9:00des animaux sociaux que nous sommes,
- 9:01c'est de savoir à qui est-ce qu'on
- 9:02délègue. Par exemple, moi si je suis pas
- 9:05euh architecte, je me dis pas non, je
- 9:08veux construire ma maison moi-même, je
- 9:10vais pas suivre ce que les experts
- 9:11architectes me disent. Si moi je suis
- 9:13pas ingénieur automobile, je vais pas me
- 9:15dire non, je vais pas aller acheter le
- 9:17truc de Renault, je vais moi construire
- 9:19ma propre voiture. Et on fait ça de
- 9:21manière très naturelle de déléguer dans
- 9:22le monde physique. Par exemple, j'ai
- 9:24délégué la création de mon téléphone
- 9:26portable, mon pull, mes chaussures, mon
- 9:29jean, mon ordinateur. Quand je prends le
- 9:31TGV, je délègue ma vie aux ingénieurs
- 9:33qui ont développé le TGV, aux
- 9:34conducteurs de la SNCF. Mais quand ça
- 9:36passe à nos raisonnements, là,
- 9:38soudainement, on ne veut plus. On veut
- 9:40penser par soi-même et ce truc de penser
- 9:42par soi-même peut être très dangereux
- 9:43quand je suis en train de penser par
- 9:44moi-même des sujets sur lesquels j'ai
- 9:46pas une bonne qualité informationnelle.
- 9:47Oui, je gagnerai énormément à être dans
- 9:50cette conformité.
- 9:51Notre cognition sociale nous permet de
- 9:53déléguer aux autres une partie de notre
- 9:55cognition. Et c'est ça qui fait notre
- 9:56effort, notre force, c'est de pouvoir
- 9:58déléguer. Une des plus grosses erreurs
- 10:00sur le raisonnement critique, c'est de
- 10:01croire que le raisonnement critique,
- 10:02c'est penser par soi-même. Quand
- 10:03quelqu'un vous dit pensez par vous-même
- 10:059 fois sur 10, cette personne est
- 10:06implicitement en train de vous dire
- 10:07faites-moi confiance et 9 fois sur 10,
- 10:09vous devrez pas lui faire confiance.
- 10:11C'est c'est complètement un truc absurde
- 10:13de croire que moi je pourrais tout seul
- 10:15dans mon coin avoir des opinions
- 10:17éclairées sur des sujets aussi complexes
- 10:19que la physique quantique, les OGM, les
- 10:23vaccins, les maladies, l'économie et
- 10:26cetera et cetera. Et donc la question
- 10:27devient à qui est-ce que je fais
- 10:28confiance ? Et ça c'est pas plus facile
- 10:30hein. C'est pas plus facile de savoir à
- 10:32qui est-ce que je fais confiance que de
- 10:33décider que je veux moi être expert en
- 10:35tout. Mais c'est juste important pour
- 10:37moi de de mettre en avant cette notion
- 10:40qu'on a besoin les uns des autres parce
- 10:41que je trouve qu'il y a un peu trop de
- 10:43récit sur chacun devrait se forger tout
- 10:46seul
- 10:48parce que nous ne sommes pas aussi
- 10:49crédules qu'on voudrait le penser
- 10:50souvent.
- 10:58[musique]
- 11:06[musique]
- 11:14[musique]
- 11:28M.
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